Les 8 au 10 juin 2020
Centre des congrès de Québec, Ville de Québec (Québec)

 

Les 24 au 26 novembre 2020
Centre Shaw, Ottawa (Ontario)

 

Les 18 et 19 mai 2021
Centre Shaw, Ottawa (Ontario)

 

Les 4 au 6 mai 2021
St. John's Convention Centre, St. John's (Terre-Neuve)

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Volet 1B - Évaluation

Les défis de l’élaboration d’un plan de gestion des risques portant sur les petits plans d’eau des ports contaminés en milieu urbain
Iris Koch, Tamsin Laing, Raphaël Lavoie, Viviane Paquin, Daniela Loock, Kela Weber 
Groupe des sciences de l’environnement, Département de chimie et génie chimique, Collège militaire royal du Canada

L’objectif de la présentation est d’aborder les défis et les approches de l’élaboration d’un plan de gestion des risques portant sur les petits plans d’eau qui se trouvent dans les ports contaminés en milieu urbain, et ce, à l’aide d’une évaluation des risques fondée sur une étude de cas.

Résumé

L’élaboration des plans de gestion des risques pour les petits plans d’eau qui se trouvent dans les ports contaminés en milieu urbain pose certains défis, car la contribution du plan d’eau au risque global à l’échelle du port est généralement faible, et parce que la probabilité de recontamination par les plans d’eau à proximité est grande lorsque des mesures correctives sont réalisées. Les gestionnaires de site doivent souvent déterminer le niveau de détail qu’exigent la caractérisation du site et le choix de l’approche d’assainissement. Cette présentation se penchera sur les résultats d’une évaluation des risques réalisée pour un plan d’eau fédéral, et elle mettra en évidence les répercussions de la gestion des petits plans d’eau des ports contaminés en milieu urbain qui peuvent être alimentés par les activités hydriques, l’utilisation des terres et le ruissellement urbain.

Une évaluation du risque pour la santé humaine et l’environnement (ERSHE) a été effectuée dans un plan d’eau appartenant au ministère de la Défense nationale. Le plan d’eau est relativement petit et il se trouve dans un grand port urbain dont les sédiments ont été contaminés à cause d’anciennes activités industrielles. Des évaluations préalables et simultanées du site du plan d’eau ont permis de détecter dans les sédiments des éléments inorganiques, des biphényles polychlorés (BPC), des hydrocarbures pétroliers (HCP) et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) à des concentrations dépassant les recommandations et les concentrations de référence en amont.

L’objectif général de l’étude était de déterminer si les contaminants présents dans les sédiments du site posent ou non un risque pour la santé humaine et l’environnement, afin d’orienter la gestion des risques et les solutions d’assainissement. Les étapes de l’ERSHE ont été (1) l’évaluation des risques potentiels pour la santé humaine par la consommation de poisson et la baignade; (2) l’évaluation du risque pour les communautés benthiques à l’aide de tests de toxicité des sédiments et d’enquêtes réalisées sur ces communautés; et (3) l’évaluation des risques pour les récepteurs trophiques supérieurs (poissons, mammifères et oiseaux) en utilisant une approche de modélisation de la chaîne alimentaire. Les résultats ont été comparés à ceux de l’ERSHE du port pour évaluer les risques propres au plan d’eau par rapport à ceux qui découlent de la contamination à l’échelle du port. Dans l’ensemble, les résultats indiquent que, bien que les risques prévus soient inacceptables pour les récepteurs humains et écologiques, ils sont généralement semblables ou inférieurs aux risques posés par les contaminants dans le port. Cette présentation se penchera sur ces résultats, sous l’angle de l’élaboration d’approches de gestion des risques réalisables pour les petits plans d’eau des ports contaminés en milieu urbain.

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Évaluation des outils servant à examiner les communautés de macroinvertébrés des plans d’eau contaminés
Gary Lawrence, Golder Associés ltée

L’objectif de la présentation est d’évaluer de façon critique les méthodes potentielles pour l’évaluation de la santé des communautés benthiques, pour que l’outil le plus informatif et efficace puisse être choisi en fonction des conditions du site.

Résumé

Selon les directives fédérales pour l’évaluation des plans d’eau contaminés, les communautés benthiques du site doivent souvent être examinées en tant qu’élément probant. Cette évaluation de la santé de la communauté benthique fournit des renseignements propres à chaque site qui peuvent servir à les comparer en fonction des données chimiques et toxicologiques. Dans bien des cas, l’échantillonnage par captage, le tamisage et l’énumération taxonomique des organismes sont adoptés par défaut, avec des paramètres d’évaluation communs concernant l’altération de la composition de la communauté et/ou des indices benthiques. Le contexte de nombreux sites fédéraux dont les sédiments sont contaminés se prête mal à ces techniques, alors que dans d’autres cas, l’outil sur la structure communautaire s’avère très efficace. L’objectif de cette présentation est d’évaluer les conditions du site qui favorisent ou qui défavorisent l’évaluation taxonomique comme principal élément probant, y compris l’examen des objectifs de l’étude, l’ampleur de la contamination, la nature des sources de contamination (gradients, sources ponctuelles ou non ponctuelles, types de facteurs de stress chimiques), la complexité de l’habitat et les facteurs de confusion potentiels dans la conception de l’étude. D’autres méthodes, comme l’imagerie visant à produire un profil sédimentaire et la vidéo sous-marine, sont évaluées en fonction de leurs avantages et de leurs inconvénients, en utilisant des exemples tirés d’évaluations de la qualité des sédiments effectuées pour des clients du secteur public. Les exemples de critères comprennent les facteurs statistiques (aptitude à discerner les réponses, facteurs de confusion), écologiques (importance biologique et fonctionnelle de diverses mesures) et pratiques (coût, logistique). L’examen de ces facteurs avant d’entreprendre la conception de l’étude devrait augmenter les chances que l’outil qui convient le mieux au travail soit choisi, et favoriser l’harmonisation des résultats avec les règles de décision pour interpréter l’importance biologique dans le cadre d’évaluation.

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Évaluation quantitative des risques écologiques pour les poissons – Exemple de cas tiré du lot 17 du port de Victoria
Norm Healey1, Patrick Allard1, Erin Shankie2  
1Azimuth Consulting Group Partnership 
2Services publics et Approvisionnement Canada 

L’objectif de la présentation est de fournir un exemple de cas d’évaluation quantitative des risques écologiques pour les poissons.

Résumé

Les poissons ne sont pas couramment inclus dans les évaluations des risques écologiques (ERE). Les raisons invoquées pour exclure les poissons des ERE comprennent leur capacité à éviter l’exposition; l’insensibilité relative des poissons aux effets toxiques de certains contaminants par rapport aux plantes aquatiques et aux invertébrés; et le manque d’orientation au sujet des poissons dans l’ERE. Toutefois, les poissons sont aussi, voire plus sensibles aux effets toxiques de certains contaminants (par exemple, l’ammoniac, le nitrite, le cadmium, le sélénium et certains HAP) que les plantes aquatiques et les invertébrés; certaines espèces de poissons de petite taille ont de petits domaines vitaux et une grande fidélité aux sites; et l’exposition de certaines espèces peut être relativement élevée dans le cas des contaminants qui se bioaccumulent ou se bioamplifient dans les réseaux alimentaires aquatiques. Par conséquent, dans certains cas, le poisson peut être un récepteur relativement sensible et son inclusion dans l’ERE en tant que récepteur préoccupant est justifiée.

Cette présentation porte sur l’exemple de cas d’une ERE tenant compte des poissons qui a été menée dans le cadre d’une ERE plus large des sédiments contaminés menée par Transports Canada dans le port de Victoria, en Colombie-Britannique. Premièrement, un modèle conceptuel de l’exposition et de la susceptibilité a été mis au point afin de déterminer les possibles espèces de poissons sentinelles pour l’évaluation détaillée. Des études ont été menées pour appuyer le développement de modèles conceptuels, notamment des relevés sur les communautés de poissons, une analyse documentaire de la biologie et de l’écologie des espèces de poissons connues dans le port de Victoria, et la mesure des biomarqueurs d’exposition (EROD hépatique et expression de métallothionéine des branchies) et des isotopes stables du carbone et de l’azote chez les espèces de poissons qui sont relativement abondantes dans les zones d’exposition et de référence. Les risques pour sept espèces sentinelles possibles (chabot de bâche, grand chaboisseau, chabot armé, faux-tringle bardé, lompénie élancée, carlottin anglais et épinoche à trois épines) ont ensuite été évalués à l’aide de mesures directes d’effet fondées sur les recommandations d’Environnement Canada pour l’évaluation des effets possibles sur la santé des communautés de poissons dans le cadre du programme d’Étude de suivi des effets sur l’environnement (ESEE). Les paramètres d’évaluation communs comprenaient l’abondance, la taille, l’état, le poids du foie et la pathologie clinique. Des différences ont été observées entre les zones d’exposition et de référence pour les espèces et les paramètres suivants : (1) la répartition de la taille entre le chabot armé, le chabot de bâche et le grand chaboisseau; (2) l’abondance du chabot de bâche; et (3) le poids du foie du chabot armé. Les différences observées dans les caractéristiques de la population du chabot de bâche et du chabot armé étaient compatibles avec les effets indésirables liés aux contaminants, mais il y avait aussi des explications plausibles liées à l’habitat pour les différences observées.

Selon le poids de la preuve, les conclusions globales de l’ERE sur les poissons sont que (1) le chabot de bâche a le plus grand risque d’effets indésirables par rapport aux autres espèces de poissons; (2) le risque d’effets indésirables pour le chabot de bâche a varié de faible à modéré; et (3) l’incertitude concernant le risque d’effets indésirables pour le chabot de bâche était élevée. L’ERE sur les poissons du lot 17 du port de Victoria a permis de relever les espèces les plus aptes à faire l’objet d’une évaluation ou d’un suivi ultérieurs et elle a apporté un complément aux conclusions de l’ERE pour d’autres récepteurs aquatiques préoccupants. 

 

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Project d'assainissement de la mine Giant - Objectifs en matière de qualité de l'eau propres aux sites 
Jane Amphlett et Kathrine Harris
Affaires autochtones et du Nord Canada

L’objectif de cette présentation est de faire l’introduction d’un outil décisionnel pour interpréter l’acceptabilité des risques dans l’évaluation des risques écologiques. 

Résumé

La découverte d’or dans la région de Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) mène à l’ouverture officielle de la mine Giant en 1948. À la suite de la fermeture de la mine en 2004, l’entretien et le contrôle du site de la mine passent aux mains d’Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC), et la gestion des enjeux environnementaux issus de la fermeture de la mine, dont le stockage de poudre de trioxyde de diarsenic dans des chambres souterraines, devient le centre d’attention. Le Projet d’assainissement de la mine Giant voit le jour en 2005 avec l’objectif général de protéger la santé et la sécurité humaines, et l’environnement.

Le site de la mine Giant, qui s’étend à l’intérieur des terres du bassin hydrographique de la vallée du Mackenzie, est assujetti à la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie (LGRVM), loi fédérale visant à mettre en place un système intégré de protection des terres et des eaux du bassin hydrographique de la vallée du Mackenzie. Puisqu’AANC en est responsable, le site est aussi assujetti à d’autres lois fédérales, dont la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, la Loi sur les pêches et la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs, entre autres. Situé dans les limites de la ville de Yellowknife, le site doit donc aussi se conformer aux règlements municipaux de la Ville de Yellowknife et à ses exigences en matière de permis.

En vertu de la LGRVM, le projet a fait l’objet d’une évaluation environnementale (EE) qui, après sept ans, vient d’aboutir à une décision favorable s’accompagnant de 26 mesures juridiquement contraignantes, définissant la portée du projet.

L’équipe du projet travaille maintenant à dresser une liste bien définie des exigences à respecter pendant toute la durée du projet. Certains éléments particuliers du projet nécessitent l’avis des intervenants avant d’être intégrés à la nouvelle description générale du projet. Deux de ces éléments faisant l’objet de consultations publiques en cours sont le déplacement de l’émissaire des effluents traités et l’assainissement du ruisseau Baker.

Le ruisseau Baker est un petit cours d’eau qui traverse le site de la mine Giant et qui draine la zone du complexe général de la mine et du concentrateur. Les effluents traités sont évacués dans le ruisseau Baker au cours de la saison des eaux libres, habituellement une période de deux à trois mois entre juillet et septembre. Le courant dans le ruisseau Baker est saisonnier et se limite à des périodes particulières au cours de la saison des eaux libres; le courant dans les parties supérieures du ruisseau cesse au cours de l’été, alors que l’apport d’effluents traités maintient le courant dans les parties inférieures du ruisseau tout au long de la période d’évacuation. Dans le cadre du plan d’assainissement, l’évacuation actuelle des effluents traités sera retirée du ruisseau Baker et déplacée, probablement dans la baie Yellowknife du Grand lac des Esclaves.

Deux mesures d’évaluation environnementale (EE) sont directement applicables à l’assainissement du ruisseau Baker. L’une des mesures d’EE requiert que la qualité de l’eau à l’exutoire du canal du ruisseau réponde à des objectifs en matière de qualité de l’eau propres aux sites. La deuxième mesure d’EE requiert que l’assainissement du ruisseau fasse en sorte que les changements dans la qualité de l’eau associés au ruisseau Baker n’ont pas d’effets nocifs sur les invertébrés benthiques, le plancton ou les poissons dans les environs de l’exutoire du ruisseau dans le Grand lac des Esclaves. De plus, l’exutoire du ruisseau Baker ne doit pas accroître les concentrations d’arsenic dans le Gand lac des Esclaves, ne doit pas toucher les utilisateurs traditionnels ou récréatifs et ne doit pas avoir de répercussions sur les zones utilisées comme source d’eau potable. Satisfaire à ces mesures d’EE sera un défi puisque le traitement de l’eau du ruisseau Baker n’est pas une option réalisable.

Habituellement, les objectifs de qualité d’eau sont fondés sur les Recommandations canadiennes pour la qualité des eaux (RCQE) : protection de la vie aquatique d’eau douce du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME). Toutefois, les RCQE du CCME sont génériques et visent à protéger les espèces les plus sensibles à une échelle nationale. La mine Giant est située dans la ceinture de roches vertes de Yellowknife et les concentrations en arsenic dans cette zone naturellement élevées. Par conséquent, il n’est pas approprié d’utiliser les RCQE génériques du CCME pour l’arsenic. Des travaux sont en cours pour élaborer des objectifs en matière de qualité de l’eau propres aux sites pour l’arsenic à l’exutoire du ruisseau Baker; des paramètres supplémentaires sont également analysés et évalués et des objectifs en matière de qualité de l’eau propres aux sites seront élaborés, le cas échéant.

Cette présentation décrira l’élaboration technique des objectifs en matière de qualité de l’eau propres aux sites pour le ruisseau Baker. Les exigences en matière de consultation et d’engagement du public associées à ce travail seront également abordées. 

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Usine d’épuration des effluents de la mine Giant
Karen McLean1 et Jennifer Singbeil2
1Affaires autochtones et du Nord Canada
2Services publics et Approvisionnement Canada

La présentation que voici a pour objet d’examiner la façon dont nous choisissons l’emplacement où seront déversées les eaux de l’usine d’épuration et l’étude sur la définition du projet. Cela inclura la consultation menée à terme, le modèle d’évaluation des options employé pour choisir un emplacement et comment nous l’avons élaboré, les options d’abaissement de la température abordées et les résultats des études sur le malaxage dans chacune des zones envisagées. 

Résumé

Dans le cadre du Plan de restauration à long terme du site de la mine Giant, une nouvelle usine d’épuration des effluents sera construite afin de traiter les eaux provenant de la mine souterraine. La première phase de ce projet consistait à choisir l’endroit où seront déversés les effluents une fois traités, à savoir, le long du littoral de la baie de Yellowknife. Conformément aux directives de l’Office d’examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie, les eaux épurées doivent être déversées dans un émissaire d’évacuation à proximité du littoral. La présentation traitera particulièrement des modalités ayant donné lieu au choix d’un emplacement et des plans envisagés.

La deuxième phase du projet, qui débutera en 2017, consistera à terminer l’étude préliminaire de l’écosystème aquatique à l’emplacement où se trouve l’émissaire d’évacuation. Cela donnera également lieu à des prélèvements supplémentaires d’échantillons de sédiments et à une étude plus poussée du malaxage à l’emplacement retenu. Par ailleurs, ce serait possible de mettre en place une usine pilote et de la faire fonctionner pendant trois mois au cours de 2017 afin de valider la méthode d’épuration en fonction de l’application de paramètres critiques aux effluents de la mine. 

 

Mesure précise de la récupération de carotte à l’aide d’une technologie améliorée de carottage par vibration
Doug McMillan1, Dave Munday2, Tom Wright2, Dave Kettlewell1, Scott Irwin
1SNC-Lavalin Inc.
2Coastline Technologies Inc.
3Construction de défense Canada

L’objectif de la présentation est de présenter une nouvelle technologie de carottage par vibration mise au point par Coastline Technologies Inc. qui offre des mesures de récupération de carotte plus précises et des données plus fiables.     

Résumé

La caractérisation et l’évaluation exactes des sédiments marins constituent une étape importante pour la caractérisation de l’environnement et l’assainissement des sites contaminés en milieu marin. De manière générale, l’étude des sédiments marins est effectuée à l’aide d’un récipient d’échantillonnage vibrant servant à carotter la couche sédimentaire marine. Les carottes extraites livrent des données liées aux profondeurs sédimentaires in situ. Les données recueillies dans le cadre des enquêtes sur les sédiments font partie intégrante de la délimitation de la contamination des sédiments et permettent d’estimer le volume de sédiments contaminés en vue des travaux d’assainissement par dragage.

Habituellement, les navires utilisés pour l’échantillonnage vibrant sont équipés de systèmes de navigation SIG et d’échosondeurs pour mesurer précisément les coordonnées des échantillons et la profondeur de l’eau (jusqu’à la boue). D’autres mesures et observations sont enregistrées au cours du carottage des sédiments et incluent la pénétration de l’entraînement, la mesure de l’espace libre et la récupération de la carotte. Ces mesures permettent aux géoscientifiques de déterminer le pourcentage de récupération, qui sert ensuite à appliquer un facteur de correction à la carotte de sédiments récupérée et à déterminer les intervalles d’échantillonnage. L’incertitude quant aux mesures de récupération de carotte et aux corrections peut grandement nuire à la précision des intervalles d’échantillonnage, et par conséquent, aux estimations du volume qui doit être assaini. Les erreurs et l’incertitude quant au volume à assainir peuvent entraîner une augmentation importante des coûts d’assainissement. 

C’est pourquoi Coastline Technologies Inc. (Coastline) a mis au point une nouvelle technologie pour mesurer la pénétration des tubes de carottage et la récupération des carottes, avec l’aide du Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Cette nouvelle technologie fournit en temps réel des mesures numériques qui peuvent servir à améliorer l’efficacité des systèmes de carottage de Coastline. En principe, l’application de ces résultats au choix des intervalles d’échantillonnage permettra de grandement préciser les mesures et les intervalles d’échantillonnage des sédiments et, par conséquent, d’accroître l’exactitude et la précision de toutes les données qui en découlent. 

Avec le nouveau système de mesure, l’opérateur peut mettre le système de mesure à zéro juste avant de prélever l’échantillon. La mesure de la pénétration du tube de carottage est une approximation de la profondeur du sédiment. Un deuxième système de mesure enregistre le niveau du sédiment lorsqu’il pénètre dans le tube. Les mesures en temps réel par intervalle de 1,0 cm sont enregistrées et comparées pour fournir un pourcentage de récupération de carotte pour chaque intervalle. L’opérateur peut donc ajuster les paramètres du dispositif vibrant afin d’optimiser la récupération de carotte. Lors de l’extraction et de la récupération, le système de mesure détecte tout changement (inversion du collecteur de carotte ou lessivage du trou, entre autres) qui puisse avoir un effet sur les données acquises à partir de la carotte avant l’échantillonnage. Les résultats de chaque échantillon sont transmis à l’équipe d’échantillonnage des carottes afin que les géoscientifiques sachent comment chaque carotte prélevée se rapporte aux profondeurs de sédiments in situ.

SNC-Lavalin et Coastline mettront cette technologie à l’épreuve dans des essais sur le terrain qui seront réalisés entre janvier et mars 2017 en vue de comparer les données et les résultats obtenus à ceux des techniques utilisées jusqu’à maintenant. SNC-Lavalin entend réaliser l’analyse et la comparaison des données à l’aide de techniques statistiques afin de fournir des preuves non seulement de la fiabilité accrue des échantillons et des estimations du volume à assainir, mais aussi de l’allègement des coûts d’enquête