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Volet 1A : Contaminants en Émergence  Volet 1B : Évaluation  
Volet 2A : Esquimalt - Évaluation  Volet 2B : Esquimalt - Assainissement Volet 2C : À venir
Volet 3 : Assainissement    
Volet 4A : Gestion Volet 4B : Évaluation  

Volet 3: Assainissement

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Fermeture axée sur le risque de sédiments contaminés par les pâtes et papiers au Havre Peninsula, en Ontario, en recourant au recouvrement du site par une mince couche de sable
David Wilson1, Ronald Hewitt2, John Bleiler3 et Carsten Floess3
1AECOM Canada ltée
2Services publics et Approvisionnement Canada
3AECOM

L’objectif de cette présentation est d’exposer en détail une approche novatrice à la dépollution des sédiments, soit le recouvrement par une mince couche de sable, dans le cadre d’une stratégie d’accélération du rétablissement naturel axée sur le risque à la fermeture du site et de communiquer les premiers résultats concluants de la surveillance à ce jour.

Résumé

Le Havre Peninsula est une baie d’une superficie de 12 km2 (environ 1 215 hectares) du côté de la rive nord du lac Supérieur, au Canada, qui a été recensé en 1985 par le Conseil de la qualité de l’eau de la Commission mixte internationale comme étant un secteur préoccupant. On a relevé d’importantes concentrations de mercure et de biphényles polychlorés (BPC) dans les sédiments et les poissons ainsi qu’une forte présence de fibres ligneuses et de résidus de déchets à l’intérieur de l’anse Jellicoe, dans la partie sud-est du Havre. Aussi, l’on estimait devoir appliquer au site une gestion active des sédiments en raison des risques découlant de la consommation de poissons par les Premières Nations et la population générale. Plusieurs options de gestion des sédiments ont été évaluées. Environnement et Changement climatique Canada et le ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique de l’Ontario ont retenu l’encapsulage en mince couche comme mesure d’assainissement privilégiée, en consultation avec les Premières Nations et d’autres parties prenantes de la localité. Recouvrant une superficie d’environ 252 000 m2 (environ 25 hectares), entre autres par l’épandage de quelque 15 cm de sable propre sur les sédiments contaminés au mercure et aux BPC recensés auparavant, l’encapsulage en mince couche se veut une manière d’isoler les sédiments contaminés qui se retrouvent au fond de l’eau et de procurer un milieu de culture permettant la restauration de sédiments propres, la recolonisation par des communautés benthiques et le rétablissement de la végétation aquatique. L’élaboration du dossier de projet et l’évaluation environnementale ont été achevées en 2011 et l’exécution du projet s’est déroulée en 2012. Un programme de surveillance à long terme a été conçu pour évaluer les améliorations aux sédiments et aux communautés biologiques de l’anse Jellicoe après la pose de l’encapsulage en mince couche et le dépôt naturel de sédiments qui continuera de se produire au cours d’une période de vingt ans. Les objectifs à long terme consistent à atténuer les risques associés aux sédiments contaminés et à restaurer l’état de l’environnement du secteur préoccupant. Le projet de gestion des sédiments est la dernière mesure de remédiation requise pour retirer le Havre Peninsula de la liste des secteurs préoccupants des Grands Lacs.

La présentation fera état d’un aperçu de la collecte de données historiques sur l’anse, des arguments en faveur du choix de l’encapsulage en mince couche, d’un sommaire de la conception et de la construction, et d’une discussion à fond à partir d’un bilan actualisé de la collecte de données issues de la surveillance à long terme en relation avec les objectifs à long terme du projet. 

 
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Tableau exhaustif de l’établissement de paramètres de qualité de l’eau
pour une remédiation à grande échelle de sédiments contaminés
Matt Graham, Environnement et Changement climatique Canada

L’objectif de cette présentation est de discuter le calcul de paramètres de la qualité de l’eau pour le projet à grande échelle de remédiation des sédiments et sur la façon dont ces paramètres ont été intégrés au programme global de surveillance de la qualité de l’eau. Elle fera état d’informations et de conseils destinés aux gestionnaires d’autres projets de remédiation de sédiments contaminés.

Résumé

Le site du Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle dans le port de Hamilton est le plus important site contaminé aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui soit du côté canadien des Grands Lacs. Le projet d’assainissement consiste à gérer 695 000 mètres cubes de sédiments fortement contaminés par une combinaison de dragage hydraulique, de l’encapsulage après confinement et de l’encapsulage en mince couche. Tout projet de dragage doit tenir compte de paramètres de qualité de l’eau afin d’éviter que le dragage comme tel ne provoque des effets négatifs sur l’écosystème. Le dragage de sédiments contaminés doit tenir compte tant des effets négatifs des caractéristiques physiques du dragage (introduction de particules dans la colonne d’eau) que des effets négatifs des caractéristiques chimiques provenant des contaminants en suspension et dissous. Ils doivent également permettre de mettre au point des moyens exhaustifs et pratiques pour mesurer ces paramètres dans le milieu. La présentation portera sur le calcul des paramètres de qualité de l’eau pour le projet du récif Randle ainsi que sur la façon dont ces paramètres ont été intégrés au programme global de surveillance de la qualité de l’eau. 

 
 
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Gestion de l’eau au complexe minier Faro, Faro, Yukon
James Carss1 et Thaidra Sloane2
1Parsons inc. 
2Gouvernement du Yukon

L’objectif de cette présentation est de faire le point sur les activités en cours au complexe minier Faro, l’un des sites contaminés les plus complexes au Canada. 

Résumé

Le complexe minier Faro (CMF) est l’un des sites contaminés les plus importants et les plus complexes au Canada. Situé dans une région éloignée du centre-sud du Yukon, Faro est une mine de plomb et de zinc à ciel ouvert qui a été exploitée de 1969 à 1998. Le CMF représente une superficie d’environ 2 500 hectares et comporte 70 millions de tonnes de résidus miniers et 320 millions de tonnes de stériles. Tant les résidus que les stériles renferment de fortes concentrations de métaux lourds qui pourraient s’infiltrer dans l’environnement. Un régime de soins et d’entretien, dont la diversion d’eaux de surface propres et la collecte et le traitement d’eaux contaminées sont actuellement en place sur le site.

Les cours d’eau détournées comprennent le ruisseau Faro, le ruisseau Rose et le ruisseau Vangorda. Certains de ces détournements ont été installés il y a cinquante ans par des exploitants de la mine afin de diriger les eaux de surface autour du cratère de la mine en activité. Bien qu’ils doivent être provisoires, ces détournements sont encore en service de sorte à empêcher que les eaux propres ne se mélangent aux eaux contaminées. Comme les détournements ont pris de l’âge, de nouveaux défis à la gestion de l’eau propre ont surgi.

L’exploitation du CMF a donné lieu à la création de trois cratères et d’une vaste zone de retenue des résidus miniers qui renferment actuellement de l’eau contaminée. Le drainage minier acide causé par la décomposition des stériles par une exposition aux éléments a entraîné une contamination des eaux caractérisées par de faibles valeurs de pH et de fortes concentrations en métaux. Le zinc est le principal contaminant préoccupant dans les eaux altérées. Afin d’atténuer l’impact du zinc sur l’environnement, deux usines d’épuration des eaux sont mises à contribution pour diminuer les concentrations de métaux dans les eaux contaminées en deçà des critères acceptables pour les eaux s’écoulant du site. En 2016, les usines d’épuration des eaux ont traité plus de 4,5 milliards de litres d’eau contaminée avant de les rejeter dans l’environnement.

Au cours de la présentation, l’on discutera des efforts déployés par le passé et actuellement afin de relever les multiples défis de la gestion de l’eau au CMF.

 
 
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L’application des données de biosurveillance à l’intégration de la fonction écologique
aux objectifs de réhabilitation dans le cas de l’ancienne mine Britannia
Barbara Wernick, Golder Associés ltée

La présentation que voici a pour objet de discuter de l’application des données issues de la surveillance biologique afin d’intégrer la fonction écologique d’un littoral maritime à des objectifs réalistes d’assainissement d’une mine abandonnée.

Résumé

L’ancienne mine Britannia était exploitée près de Vancouver, au Canada, de 1904 à 1974; dans ses meilleures années, il s’agissait de la plus importante mine de cuivre du Commonwealth britannique. Au cours de ses 70 années d’exploitation, plus de 40 millions de tonnes de résidus miniers y ont été générées, dont une grande partie a été déposée dans le milieu marin adjacent à la baie de Howe et a servi de remblai le long du littoral de Britannia Beach. Les résidus miniers acidogènes et les anciennes galeries en aval rejettent du cuivre et du zinc dissous dans le ruisseau Britannia (qui s’écoule dans la baie de Howe) ainsi que directement dans la baie de Howe jusqu’à récemment lorsque le gouvernement provincial entama un ambitieux programme de remédiation qui visant à intercepter, à capter et à épurer les eaux contenant des métaux avant de les rejeter dans l’environnement. La surveillance de la qualité des eaux et l’écologie des zones intertidales procurent des renseignements qui confirment que l’état de l’environnement s’améliore dans une grande partie du littoral et que les impacts résiduels semblent se concentrer autour d’anciennes infrastructures.

Dans le cadre d’un programme d’assainissement ou de la gestion des risques, le responsable d’un site contaminé doit savoir « où s’arrêter quand il est question de propreté ». Dans un premier temps, les activités d’assainissement visaient à corriger les conditions difficiles et particulièrement mortelles pour le jeune saumon qui émigrait et cet objectif a été réalisé. Au fur et à mesure que la caractérisation du site se poursuit et que d’autres mesures d’assainissement sont prises, il faut se fixer des objectifs réalistes en matière de remédiation. Dans le cas de la mine Britannia, le rétablissement à l’état d’origine est peu probable, car l’exploitation minière sur une si longue durée a donné lieu au remblai du littoral naturel et à son remplacement par des terrassements artificiels (p. ex., des enrochements). Par ailleurs, la construction d’un corridor de transport adjacent au littoral limitera l’application de techniques intrusives de remédiation. Des « objectifs de conservation des ressources » ont donc été exprimés clairement afin d’aider aux efforts directs de remédiation. Ces objectifs consistent en une description des importantes fonctions ou caractéristiques écologiques du littoral ainsi que des niveaux acceptables de ces caractéristiques qui reposent sur : (1) les résultats du programme de surveillance qui permettent de mieux comprendre les conditions écologiques des zones à proximité du chantier et des zones de référence, dont la variabilité naturelle, (2) le mandat élargi des organismes de protection de l’environnement, à savoir de conserver ou de rétablir un écosystème sain et productif et (3) la volonté de la communauté locale d’améliorer l’environnement, mais pas à tout prix. 

 
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Étude de traitabilité d’améliorations à la bioremédiation sur place d’eaux souterraines et de sols contaminés
à la triméthylène-trinitramine dans un champ militaire de tir de démolition
Louis-B. Jugnia1, Dominic Manno1 et Meghan Hendry2
1Conseil national de recherches du Canada
2Ministère de la Défense nationale

L’objectif de cette présentation est de discuter de la biodégradation de la triméthylène-trinitramine (RDX®) par des microorganismes anaérobies indigènes par la biostimulation au moyen de déchets saturés de glycérols.

Résumé

L’effet d’un milieu de culture carboné (déchets saturés de glycérols) sur la biodégradation de la triméthylène-trinitramine (hexahydro-1,3,5- trinitro-1,3,5-triazine) a été évalué lors d’une étude à échelle préindustrielle dans un ancien champ militaire de tir de démolition (garnison Petawawa, en Ontario). Pour ce faire, un traitement sur place et à grande échelle d’un endroit précis où l’on soupçonne que de la triméthylène-trinitramine se trouve dans le sol, ainsi que dans l’eau souterraine qui lui est associée, a été effectué par l’application en surface de déchets saturés de glycérols. Les résultats indiquaient que la biodégradation de la triméthylène-trinitramine par des microorganismes indigènes anaérobies était améliorée par l’ajout d’un milieu de culture carboné. Effectivement, on n’a pas décelé de triméthylène-trinitramine dans les échantillons de sol prélevés de l’endroit traité et il n’y avait pas d’augmentation des concentrations de carbone organique total (COT) et des acides gras volatils (AGV) dans trois des puits de prélèvement à l’étude. Concurremment, il y avait une importante diminution des concentrations de triméthylène-trinitramine dans quatre des cinq échantillons d’eau souterraine provenant des puits de prélèvement visés par l’étude, avec des concentrations inférieures aux seuils de détection dans trois puits. On a décelé dans les échantillons d’eau la présence de tous les trois produits de dégradation nitrosée de la triméthylène-trinitramine, ce qui semble indiquer une dégradation anaérobie. Ces résultats sont prometteurs dans la perspective de l’application d’approches à la biodégradation des sols contaminés (par la triméthylène-trinitramine, p. ex.) par l’énergétique d’adressage. 

 
 
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Usine d’épuration des effluents de la mine Giant
Karen McLean1 et Jennifer Singbeil2
1Affaires autochtones et du Nord Canada
2Services publics et Approvisionnement Canada

La présentation que voici a pour objet d’examiner la façon dont nous choisissons l’emplacement où seront déversées les eaux de l’usine d’épuration et l’étude sur la définition du projet. Cela inclura la consultation menée à terme, le modèle d’évaluation des options employé pour choisir un emplacement et comment nous l’avons élaboré, les options d’abaissement de la température abordées et les résultats des études sur le malaxage dans chacune des zones envisagées.

 
Résumé

Dans le cadre du Plan de restauration à long terme du site de la mine Giant, une nouvelle usine d’épuration des effluents sera construite afin de traiter les eaux provenant de la mine souterraine. La première phase de ce projet consistait à choisir l’endroit où seront déversés les effluents une fois traités, à savoir, le long du littoral de la baie de Yellowknife. Conformément aux directives de l’Office d’examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie, les eaux épurées doivent être déversées dans un émissaire d’évacuation à proximité du littoral. La présentation traitera particulièrement des modalités ayant donné lieu au choix d’un emplacement et des plans envisagés.

La deuxième phase du projet, qui débutera en 2017, consistera à terminer l’étude préliminaire de l’écosystème aquatique à l’emplacement où se trouve l’émissaire d’évacuation. Cela donnera également lieu à des prélèvements supplémentaires d’échantillons de sédiments et à une étude plus poussée du malaxage à l’emplacement retenu. Par ailleurs, ce serait possible de mettre en place une usine pilote et de la faire fonctionner pendant trois mois au cours de 2017 afin de valider la méthode d’épuration en fonction de l’application de paramètres critiques aux effluents de la mine. 

 
 
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Remédiation et restauration d’une rivière tributaire d’un estuaire :
étude de cas portant sur la remédiation et le remplacement de sédiments contaminés
Jeff Earle, Dillon Consulting Limited

La présentation que voici a pour objet de discuter de la remédiation dans un habitat subaquatique vulnérable.
 
Résumé

Traditionnellement, on ne prend pas de mesures correctives directes dans le cas de sites subaquatiques contaminés où se trouvent des habitats naturels vulnérables – comme des sédiments de rivière ou de fleuve, des lacs, des terres humides ou autres zones d’importance écologique – à moins d’un motif sérieux. De crainte que « le remède soit pire que le mal », les professionnels responsables de sites contaminés hésitent à mettre en œuvre des mesures correctives pouvant s’avérer dévastatrices dans des habitats vulnérables. En effet, comme nombre d’études de cas le confirment, les évaluations de risques pour l’environnement mènent souvent à des approches écologiquement viables à l’assainissement afin d’atténuer, autant que faire se peut, la destruction d’habitats et d’adopter des mesures de remédiation à échelle restreinte, progressive ou d’interception ou, la plupart du temps, une surveillance sur une durée longue. De fait, les gestionnaires de sites contaminés opteraient plutôt en faveur de la décomposition naturelle, avec peu ou pas d’interventions humaines.

Maintenant, penchons-nous sur un cas où des impacts d’origine chimique se déposant sur une longue période dans un habitat vulnérable ont clairement des répercussions sur l’habitat aquatique au point que les poissons et les invertébrés évitent la zone perturbée. Par ailleurs, prenons acte du fait qu’après quinze ou vingt ans, l’atténuation naturelle ne semble pas avoir eu d’effets… ou bien peu. Prenons en considération que les autorisations de rejet dans l’environnement liées aux activités d’une usine d’épuration des eaux usées d’une exploitation industrielle majeure dépendent de l’amélioration de l’habitat détérioré par une augmentation mesurée du nombre des espèces aquatiques caractéristiques de ce milieu estuarien et des populations de celles-ci. Quelles sont les solutions qui seraient viables? Quelles sont les solutions qui seraient permises? Et, en dernière analyse, quelles sont les solutions qui sont réalisables?

Au cours de la présentation, nous ferons la démonstration qu’il est possible d’appliquer des mesures de remédiation dans des sites contaminés en milieu aquatique lorsque le risque associé au statu quo est supérieur au risque associé à une intervention, et ce, sur les plans tant environnemental et social qu’économique. L’étude de cas porte sur l’examen d’approches pratiques adoptées afin de gérer le risque pour l’environnement au cours de la restauration de sédiments. Au cours de la présentation, nous traiterons de la planification, de l’obtention de permis, de la mise en œuvre, de la restauration et de la surveillance du retrait de masses de sédiments au fond de cours d’eau, suivi de la restauration d’un milieu de culture ou de son remplacement. Nous explorerons également l’innovation d’une approche à la délivrance de permis qui est tournée vers l’avenir, l’équipement retenu pour effectuer les travaux ainsi que les améliorations pouvant être apportées aux habitats. 

 
 
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Le Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle :
mise en œuvre des Activités de construction et de gestion de l’environnement, Phase 1
Erin Hartman1 et Dave Lawrence2
1Environnement et Changement climatique Canada
2Services publics et Approvisionnement Canada

L’objectif de cette présentation est de discuter le Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle, phase 1, ainsi que des activités de surveillance et de gestion de l’environnement en cours d’exécution. 

Résumé

Le Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle est le plan de nettoyage d’une partie particulièrement contaminée du port de Hamilton, sur le lac Ontario. Le récif de Randle est le plus vaste site du côté canadien des Grands Lacs, dont les sédiments (695 000 m3) à être contaminé par des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Le projet de nettoyage consiste à construire une installation de confinement technique (ICT) et à procéder au dragage et au transfert des sédiments contaminés à l’intérieur de l’ICT. Le projet se compose de trois stades :

  1. la construction de l’ICT;
  2. le dragage des sédiments contaminés et leur transfert à l’intérieur de l’ICT;
  3. l’encapsulage dans l’ICT.

Le concept qui sous-tend le Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle a été mis au point en 2003. Quant à l’élaboration du projet comme tel et les consultations, elles ont été réalisées progressivement au cours des années qui ont suivi. Des ententes de financement et de partenariat dans le cadre du projet ont été conclues en 2013. Un financement de 138,9 millions de dollars a été accordé au projet par différentes parties prenantes, dont Environnement et Changement climatique Canada, le ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique de l’Ontario, l’Administration portuaire de Hamilton, la société U. S. Steel Canada, les municipalités de Hamilton et de Burlington et la région d’Halton.

En juillet 2015, Services publics et Approvisionnement Canada a attribué à McNally Construction (de Hamilton, en Ontario) le marché de la construction de l’ICT de la Phase 1 à la suite d’une nouvelle demande de propositions. La demande de propositions de 2015 qui a abouti s’est faite à la suite de la demande initiale de propositions faite en 2014 (où les montants de toutes les propositions étaient supérieurs au budget), au terme d’une réévaluation du projet, incluant des consultations auprès de l’industrie et une modification aux plans de l’ICT et d’autres éléments du projet, permettant ainsi de réaliser des économies. Un contrat de service a également été attribué en juillet 2015 à Riggs Engineering (de London, en Ontario) pour la construction de la Phase 1, l’administration des contrats et les services au site d’hébergement.

Les travaux sur le chantier du récif Randle ont commencé en avril 2016 à la suite de la mobilisation des équipements nautiques provenant de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse et la livraison de palplanches provenant d’Iuka, au Mississippi. La construction de la première moitié de l’ICT, consistant à poser deux palplanches et à effectuer un dragage et un remblai entre les palplanches, s’est réalisée selon le calendrier en décembre 2016. Après l’interruption prévue au cours de l’hiver, les travaux de construction de la deuxième moitié de l’ICT ont commencé et devraient s’achever en décembre 2017.

Un plan de surveillance de l’environnement a été mis en œuvre au cours de la construction de la Phase 1. La qualité de l’eau, la qualité de l’air et la vérification de l’enlèvement des sédiments contaminés, de même qu’un plan de communication, comptent parmi les éléments du plan de surveillance de l’environnement. La qualité de l’air peut être une source d’inquiétude au cours de la Phase 1 du projet en raison de l’exposition de sédiments contaminés à l’air libre pendant les travaux de dragage. Le principal contaminant préoccupant est le naphtalène en raison de sa volatilité et de son odeur. La surveillance périmétrique au moyen de détecteurs à photo-ionisation (DPI) est employée comme outil de détection de possibles dépassements des critères de qualité de l’air.

Comme plusieurs partenaires participent à ce projet, on a demandé d’inclure un plan de communication dans le plan de surveillance de l’environnement. Le plan indique la façon dont les dépassements lors de la surveillance seront communiqués et par qui. Cela s’avère extrêmement important, car les partenaires doivent être au courant des activités sur le site, et devient davantage compliqué en raison du fait que la province n’est pas simplement un partenaire, mais qu’elle maintient ses obligations en matière d’application de la loi.

La présentation fera état du contexte de la Phase 1 du Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle, des avancées et de la situation de la construction et de la mise en œuvre du programme de gestion environnemental.

 

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L’identification et la caractérisation des contaminants pour réhabiliter efficacement les sédiments
Jason Christensen, Keystone Environmental Ltd. 

L’objectif de cette présentation est de discuter l’application de méthodes de recherche innovantes avec une planification adéquate pour élaborer un plan de réhabilitation des sédiments. Compte tenu du coût élevé de la réhabilitation de sédiments, investir du temps pour bien se préparer est rentable. 

 Résumé

Un terrain aux abords de la baie Burrard a été autrefois le lieu de plusieurs établissements industriels depuis le début du XXe siècle. Les activités industrielles sur ce terrain incluaient la fabrication de pesticides et le transfert intermodal (maritime-ferroviaire) et entreposage de marchandises, dont le transport de minerais et de concentrés de cuivre. La formation de grès tout le long de la rive a été recouverte de remblais. 

On a relevé une contamination des sols, des eaux souterraines et des sédiments relativement peu profonds par des métaux associés aux minerais, aux concentrés et aux remblais. Les remblais contaminés sont clairsemés sur tout le site et se trouvent à différentes profondeurs. On a relevé une contamination par les pesticides des eaux souterraines et des milieux sédimentaires. À une certaine profondeur, on a relevé dans les sols et les eaux souterraines une contamination aux hydrocarbures extractibles de pétrole léger et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dont on ne connaît pas la source, mais dont les caractéristiques s’apparentent au créosote ou au goudron de houille. Des liquides denses en phase non aqueuse ont migré verticalement vers l’interface sédiments-substratum et se sont infiltré le long de la surface du substratum ou dans les interlits des sédiments naturels. Les répartitions des concentrations d’hydrocarbures extractibles de pétrole léger et de HAP indique les infiltrations d’origine étaient limitées à des couloirs verticaux en direction de la partie supérieure du substratum exposée aux éléments et à des couloirs horizontaux vers l’est et l’ouest. 

Plusieurs techniques de recherche ont été employées pour déterminer avec précision la limite de la contamination et ont permis, en association avec une évaluation des risques, de diminuer considérablement le volume de sédiments à retirer par dragage. Voici quelques exemples des techniques de recherche appliquées.

  • Le recours à un levé géophysique par réfraction sismique permettant de cartographier avec précision l’interface morts-terrains et surface du substratum sous-jacent son utilisation pour cibler la recherche
  • La mise au point d’une méthode novatrice de prélèvements d’échantillons pour recueillir par intermittence des échantillons d’eau provenant de l’intérieur des sédiments et du substratum sous le plancher océanique
  • L’analyse des caractéristiques des contaminants et de la forme minérale des métaux afin de déterminer la biodisponibilité et le risque 

Le levé géophysique par réfraction sismique a été mis au point en tenant compte de profils de sondage (carottes) de sorte à raffiner l’interprétation des caractéristiques géophysiques de la surface du substratum. La carte détaillée des contours de la surface du substratum qu’a généré le levé a donné des indications du corridor de migration des panaches de contaminants. Les données du levé semblaient conformes à la configuration de la surface du substratum après avoir procédé à une corrélation stratigraphique de la migration des liquides denses en phase non aqueuse. À l’aide de 1 mg/l de naphtalène isoplèthe pour obtenir une approximation de l’étendue des liquides denses en phase non aqueuse, le contour coïncidait à peu de choses près avec les affaissements de la surface du substratum révélés par le levé par réfraction sismique. Les résultats du levé géophysique ont servi à cibler le programme de recherche et à délimiter la zone contaminée. 

Par ailleurs, au cours de la recherche sur le site, une méthodologie novatrice a été mise au point pour effectuer par intermittence des prélèvements d’échantillons d’eau provenant des carottes de sédiments et de substratum sous le plancher océanique. Cette méthodologie a permis de prélever des échantillons d’eau du substratum avec une turbidité moindre et un mélange vertical moindre avec l’eau au-dessus de la zone de prélèvement. L’équipement sur mesure était doté de collecteurs pneumatiques pour prélever par intermittence des échantillons au cours des forages soniques depuis la plateforme d’une barge. 

On a également analysé les échantillons de sédiments prélevés afin de déterminer la spéciation des métaux et la forme minérale. Ces résultats ont été utilisés avec les résultats des eaux interstitielles pour effectuer une estimation de la biodisponibilité des métaux et ont servi de complément aux résultats des épreuves de toxicité réalisées dans le cadre de l’évaluation des risques. L’évaluation des risques a permis de dégager des valeurs de référence de la toxicité des sédiments de chaque site; ces valeurs ont servi l’objectif de la réhabilitation des lieux. Puis, les données des valeurs de référence de la toxicité TRV ont été intégrées aux tracés de contours des concentrations de sorte à délimiter la zone à réhabiliter. Ensuite, les zones à réhabiliter situées à l’intérieur des zones de navigation ont été aménagées en qualité de zones à réhabiliter par dragage avec les autres zones de réhabilitation auxquelles un plafond a été imposé. 

La recherche exhaustive, l’évaluation des risques et le plan de réhabilitation ont été présentés au ministère de l’Environnement aux fins d’une approbation de principe. Le ministère de l’Environnement a délivré l’approbation de principe et les travaux de réhabilitation sont en cours d’exécution.