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Volet 3 : Opportunités en matière de durabilité et de résilience
Le facteur humain – Bâtir une durabilité et une résilience au sein de l’organisme de gestion des installations
Orvil Dillenbeck, Laboratoires Nucléaires Canadiens
L’objectif de cette présentation est  de déterminer le nombre d’immeubles qui sont plus vieux que leur exploitant et de discuter du fait qu’il est rare de trouver un ensemble complet de dessins et de manuels. En tenant compte des départs à la retraite, des réaffectations de personnel et des roulements contractuels, il est difficile de maintenir une connaissance institutionnelle qui permet l’entretien d’un immeuble résilient et efficace. Un directeur des installations expérimenté partage les leçons retenues dans l’organisation et la gestion d’une équipe qui transfère, et renforce même, ses connaissances au fil du temps.
Abstract

Il existe plusieurs manières de transmettre les renseignements nécessaires à l’exploitation et à l’entretien d’un immeuble. Comme il se doit, il y a toujours eu des efforts axés sur la mise à jour des dessins et des manuels, mais les gestionnaires d’immeubles expérimentés savent qu’ils ne sont pas suffisants. Les vingt dernières années ont vu la montée des systèmes d’information électronique, dont certains intègrent les renseignements provenant du système de contrôle automatique de bâtiments et du système informatisé de gestion de l’entretien. Cependant, ces systèmes peuvent succomber aux mêmes facteurs qui compromettent leurs précurseurs en papier.

Une gestion des bâtiments résiliente et durable dépend non seulement des dossiers en papier et des dossiers électroniques, mais aussi des communications entre les équipes expertes de l’exploitation et de l’entretien. Ces interactions, souvent connues comme « savoir tribal » ou « mémoire institutionnel », sont rarement documentées et sont sous-estimées. Ainsi elles se perdent facilement avec le roulement de l’effectif ou les changements contractuels.

Comment un gestionnaire des bâtiments devrait-il organiser et diriger une équipe qui conserve les connaissances liées à des systèmes résilients et durables des bâtiments, tout en gérant le roulement du personnel? Cette présentation couvrira la composition et les pratiques d’une équipe résiliente de gestion des installations. Le présentateur couvrira les ensembles de compétences des membres de l’équipe, les outils de communication organisationnels, les compétences et les tâches imposées par les contrôleurs, les rôles du personnel contractuel par rapport au personnel interne, l’étiquetage et d’autres outils de communication sur le terrain, le compte-rendu de l’état de l’équipement, les interactions entre l’exploitation et l’entretien et la transformation de la résolution de problèmes en mesures correctives d’entretien efficaces.

Orvil Dillenbeck, responsable de section, Laboratoires Nucléaires Canadiens
Depuis plus de vingt ans, Orvil Dillenbeck travaille dans la conception et l’exploitation des systèmes d’exploitation minière et de soins de santé, des systèmes nucléaires et commerciaux et des systèmes institutionnels de chauffage, de ventilation et de climatisation. Il est membre du comité 7.3 sur la gestion des opérations et de l’entretien d’ASHRAE et préside le [sous-comité sur le chapitre du Guide]. Il a comparé les pratiques exemplaires en matière de gestion des opérations et de l’entretien de l’Atlanta Centers for Disease Control, du Chesapeake Biological Laboratory et des campus de la Carleton University et de l’Université d’Ottawa et a fait des présentations au cours des conférences d’ASHRAE. Orvil est le responsable de section des systèmes mécaniques au campus de Chalk River de Laboratoires Nucléaires Canadiens.

 

La connectivité et les écosystèmes intelligents pour des économies durables
Liviu Craiu-Botan1 et Yves Lemoine2
1Oxford Properties Group
2Armstrong Fluid Technology
L’objectif de cette présentation est  d’informer les participants à propos des récentes avancées par rapport à la technologie de chauffage, ventilation et conditionnement d’air (CVCA) et des analyses infonuagiques qui permettent la mise en œuvre d’une gestion du rendement énergétique en temps réel des systèmes des bâtiments. Ils entendront le point de vue de l’exploitant du bâtiment à propos d’études de cas dans le cadre desquelles ces technologies ont été exploitées en vue d’améliorer le rendement des bâtiments et d’obtenir des économies importantes. Il sera également question de processus de cybersécurité à la fine pointe de la technologie qui visent à protéger les systèmes de rendement des bâtiments.
Abstract

La plupart des systèmes des bâtiments représentent une combinaison de systèmes mécaniques et numériques qui ne sont pas conçus pour fonctionner ensemble, ce qui aboutit souvent à un rendement énergétique sous-optimal des bâtiments. Des techniques comme la remise en service et la mise en service rétroactive ne règlent pas la cause fondamentale du problème.

À mesure que l’industrie de la construction évolue, des renseignements supplémentaires sont intégrés aux composantes individuelles de CVCA pour permettre leur autorégulation et pour améliorer les capacités du système d’automatisation du bâtiment. La connexion de ces appareils intelligents à l’analyse infonuagique permet aux propriétaires d’immeubles de passer d’un système d’entretien réactif comprenant, entre autres, la détection des défaillances et des diagnostics, à un entretien proactif et prédictif qui permet de gérer le rendement des bâtiments en temps réel, empêche les défaillances et les temps d’arrêt et rend le bâtiment plus résilient face aux changements imprévus liés aux exigences de rendement des bâtiments.

Cette séance permettra de partager les apprentissages et les pratiques exemplaires issus d’une élaboration conjointe avec IBM Watson en vue de créer la dernière génération d’équipement CVCA, ainsi que l’analyse à l’appui de la gestion du rendement en temps réel. Les participants entendront également le point de vue du propriétaire de l’immeuble par rapport au déploiement de cette nouvelle technologie.

Liviu Craiu-Botan, [gestionnaire national, services de l’énergie et services techniques], Oxford Properties Group
Liviu Craiu-Botan, ingénieur et C.E.M., est responsable du programme de gestion de l’énergie d’Oxford, qui est à l’avant-garde de l’industrie et qui a permis d’économiser plus de 50 millions de dollars en coûts d’énergie au cours des huit dernières années. Oxford est une des sociétés immobilières principales du Canada, avec un portefeuille de plus de 50 millions de pieds carrés de bureaux, d’immeubles de magasins, d’immeubles industriels et d’immeubles multirésidentiels au Canada, aux États-Unis et en Europe. Liviu est un membre actif de nombreuses associations professionnelles et comités techniques au Canada et à l’échelle internationale, comme ASHRAE, l’Association of Energy Engineers (AEE), le comité technique de la norme de gestion de l’énergie ISO 15000 de l’Association canadienne de normalisation, le BOMA Toronto Energy Committee et le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa).

Évaluation de la vulnérabilité des immeubles à l’aide du protocole du CVIIP – Intégrer une science qui évolue
Joanna Eyquem1, Clara Champalle1 et Laure Gerard2
1AECOM
2Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est  d’exposer une récente application du protocole du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques (CVIIP) pour deux immeubles fédéraux, ce qui comprend les événements, les leçons retenues et les stratégies recommandées qui permettent une application efficiente et efficace du protocole.
Abstract

Avec les températures qui augmentent deux fois plus vite que dans le reste du monde, les changements climatiques au Canada progressent beaucoup plus rapidement qu’on ne le pensait auparavant. La construction d’infrastructures résilientes et la gestion des risques climatiques éventuels sont donc devenues l’une des grandes priorités des propriétaires d’infrastructure, notamment pour les gouvernements provinciaux et fédéraux.

Dans ce contexte, la Direction générale des biens immobiliers de Services Publics et Approvisionnement Canada évalue activement les risques et les vulnérabilités liés au climat auxquels sont confrontées les propriétés fédérales, dans le but de déterminer les mesures d’adaptation et d’orienter les investissements à long-terme. L’évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques a donc été réalisée pour plusieurs édifices fédéraux dont un situé à Sept-Îles, au Québec, selon le protocole du Comité sur la vulnérabilité de l’ingénierie des infrastructures publiques (élaboré par Ingénieurs Canada). Ce protocole repose sur une approche multidisciplinaire et systématique pour évaluer la vulnérabilité au climat et la gravité des effets climatiques sur les composantes des immeubles.

Depuis sa première publication en 2008, le protocole du CVIIP a été utilisé au Canada et à l’international pour évaluer les vulnérabilités climatiques des infrastructures, aussi bien d’usines de traitement des eaux usées, que d’aéroports ou d’immeubles. Les objectifs de cette présentation sont de :

  • présenter une application récente du protocole pour un immeuble fédéral, en soulignant les changements depuis la première utilisation du protocole en 2008, notamment l’utilisation du nouveau portail de données du Centre canadien des services climatiques;
  • présenter les leçons retenues et de recommander des stratégies permettant une application efficace du protocole.

Parmi les défis et leçons retenues de l’application du protocole, les points suivants seront abordés : la définition des limites de l’analyse, le recueil et l’analyse de données sur les changements climatiques, l’établissement de seuils pertinents pour chaque paramètre lié au climat, l’inclusion de la productivité et des opérations liées à l’infrastructure, la mobilisation des intervenants pour l’atelier sur l’évaluation des risques et la mise en œuvre de mesures d’adaptation dans le cadre de la gestion stratégique des biens immobiliers fédéraux.

Joanna Eyquem, [responsable de la pratique des changements climatiques], AECOM
Joanna Eyquem est la responsable de la pratique des changements climatiques pour AECOM à l’échelle du Canada. Elle possède des connaissances approfondies dans le domaine de la science des changements climatiques, de la gestion des dangers naturels et de la planification de l’adaptation. Joanna est qualifiée sur le plan professionnel au Canada et au Royaume-Uni (R.-U.) et travaille depuis 2001 pour s’assurer que les projets de développement tiennent compte des processus naturels futurs. Elle est championne de la méthode « Freedom Space » pour la gestion des rivières, tenant compte des risques d’inondation et d’érosion au Québec. Elle a également aidé à élaborer et à mettre en œuvre le protocole du CVIIP pour l’évaluation de la vulnérabilité de l’infrastructure aux effets des changements climatiques. Son expérience antérieure au R.-U. comprend l’étude pilote « Climate Change Adaptation on the Wear » qui, en 2009, était la première étude britannique à aborder l’évaluation de la vulnérabilité et les mesures d’adaptation à l’échelle du bassin versant.

Clara Champalle, [experte en matière de changements climatiques], AECOM
Clara Champalle est une experte en matière d’adaptation aux changements climatiques à AECOM. Elle travaille sur des projets d’adaptation aux changements climatiques au Canada et à l’étranger depuis 2010. Clara possède 10 années d’expérience en gestion de projets et en coordination d’équipes multidisciplinaires dans des contextes multiculturels. Elle travaille actuellement sur la mise en place du protocole du CVIIP d’Ingénieurs Canada pour l’évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques des édifices fédéraux à Québec et sur l’élaboration d’un plan de résilience climatique pour VIA Rail à l’échelle du Canada. Avant de collaborer sur ces projets, Clara a travaillé pendant huit ans en tant qu’experte-conseil et chercheuse sur des projets dédiés à l’amélioration de la sécurité alimentaire des collectivités dépendantes de l’agriculture qui sont situées dans des pays en voie de développement, dans le contexte de résilience aux changements climatiques, pour plusieurs organismes de l’Organisation des Nations Unies, des instituts de recherche et le Climate Change Adaptation Research Group de l’Université McGill.

Laure Gérard, spécialiste en environnement, Services publics et Approvisionnement Canada

 

La méthode de la maison passive pour un portefeuille sensible au climat
Sonia Zouari, Parcs Canada
L’objectif de cette présentation est  d’examiner : la théorie, la pratique, le potentiel et l’expérience canadienne contemporaine avec la norme de construction la plus avancée au monde, la norme internationale de maison passive; la voie claire à l’amélioration du rendement énergétique qu’elle offre pour les immeubles grâce à l’option EnerPHit; la manière dont la maison passive représente un outil efficace et ambitieux pour aborder les impératifs d’envergure actuels d’atténuation et d’adaptation liés aux changements climatiques et les leçons retenues par Parcs Canada dans le cadre de projets pilotes et d’études de faisabilité.
Abstract

[« Les édifices construits selon la norme de maison passive sont à la frontière de la technologie et du savoir-faire. »] Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale de l’Organisation Nations Unies

Cette présentation fournira un résumé de la méthodologie de la maison passive (MP) et expliquera la différence entre un bâtiment solaire passif et une maison passive, la science à l’appui des différents points de référence en matière d’efficience énergétique de la maison passive et les prérequis de celle-ci en matière d’hygiène, de qualité de l’air intérieur et de confort. On examinera les différentes options de certification de maison passive pour les nouveaux bâtiments et les améliorations de rendement énergétique avec ou sans production d’énergie renouvelable sur place et on montrera les dernières évolutions en matière de typologies et de recherche dans le domaine de la construction qui appuient l’adoption de la MP à l’échelle mondiale. On expliquera également comment la norme internationale de maison passive contribue de manière efficace aux mesures d’adaptation et d’atténuation liées aux changements climatiques, assurant une durabilité extrême, une capacité de survie passive, une résistance à l’humidité, une efficacité énergétique radicale, un confort exemplaire, une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et une abordabilité des investissements de production d’énergie propre à rendement énergétique durable.

L’urgence liée aux changements climatiques met de nombreuses choses en perspective, de manière bien différente à ce à quoi on s’attend. Les avantages des économies d’énergie sont bien connus depuis la crise du pétrole des années 1970. Le programme était le suivant : il vaut mieux économiser au maximum, mais même des petites économies sont positives. La situation est aujourd’hui bien différente dans le contexte de l’urgence d’agir face aux changements climatiques : un peu n’est pas assez. Cette manière de faire risque d’empêcher les mesures ambitieuses en créant un effet de verrouillage qui empêche l’atteinte de l’objectif « 80 d’ici 50 » de manière abordable à l’avenir. EnerPHit ([maison passive pour la norme d’amélioration du rendement énergétique des bâtiments existants]) sera présenté comme un outil visant à réduire jusqu’à dix fois la consommation d’énergie pour le chauffage dans les immeubles existants en reconnaissant les difficultés liées à l’amélioration du rendement et en présentant une approche graduelle pour atténuer les risques d’effets de verrouillage et favoriser une mesure de réduction importante de l’énergie à long terme.

Il s’agit d’un fait que l’efficacité énergétique offre un potentiel incroyable de nous propulser vers l’[avenir, selon l’envergure souhaitée]. La MP est adoptée en tant que loi par de nombreuses villes et administrations partout en Amérique du Nord. Il sera question des exemples de la ville de Vancouver, de la province de la Colombie-Britannique (C.-B.) et de Toronto. L’analyse de rentabilité de la maison passive sera expliquée, y compris sa rentabilité et la contribution de chacune de ses mesures à l’optimisation des investissements en matière d’énergie suffisante, efficiente et renouvelable.

Expérience du Canada avec la MP : Les projets pilotes, les études de cas, les politiques et le développement de composantes certifiées de maison passive seront partagés et les obstacles à l’adoption de la MP seront analysés.

On examinera en détail l’expérience de Parcs Canada relative à la MP dans le cadre d’initiatives et d’études de faisabilité variées visant à réaliser les objectifs ambitieux de réduction des GES du gouvernement dans des environnements de service difficiles, afin d’évaluer la faisabilité technique et la viabilité économique de la norme de maison passive, de souligner les besoins supplémentaires de l’industrie en matière d’innovation dans le contexte de climats très froids et d’aborder les défis et les occasions d’adoption de la norme en tant que politique.

Sonia Zouari, architecte contemporaine, Parcs Canada
Sonia Zouari, OAA, OAQ, CPHD, TTT, est une codirectrice du Canadian Passive House Institute. Elle est nommée dans le « Top 10 Passive House Leaders » (CADCR 2019) et est une architecte primée possédant plus de 20 ans d’expérience. Sonia est reconnue comme experte en écoconception. Ses contributions à l’environnement bâti de l’Ontario et à la profession d’architecte ont également été reconnues dans la série « Women in Architecture – Ontario » du blogue « blOAAg » de l’Ordre des architectes de l’Ontario. Le travail de Sonia est axé sur les bâtiments à haut rendement énergétique et la durabilité. Ce qui la démarque le plus est son expertise qui couvre l’architecture et la modélisation de l’énergie et qui lui permet d’intégrer en douceur la science de la construction et les principes de conception à l’élaboration de solutions globales, de favoriser un rendement énergétique et de créer une prospérité environnementale, sociale et économique qui peut être mesurée.

 

Plus qu’une tempête : se préparer pour des événements climatiques importants aujourd’hui et à l’avenir
Maxime St. Denis1, Maria Mottillo1 et Neil Comer2
1Services publics et Approvisionnement Canada
2Risk Sciences International
L’objectif de cette présentation est de fournir un aperçu des projections climatiques déterminées en fonction des phénomènes météorologiques extrêmes dans le Secteur de la capitale nationale, de montrer comment Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) planifie utiliser et partager les renseignements aux fins d’adaptation au climat et d’examiner les prochaines étapes des priorités de SPAC en matière d’adaptation aux changements climatiques.
Abstract

Pour aborder l’enjeu de la mise en œuvre de la résilience climatique au sein de ses propres biens et opérations, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a entamé un projet pilote pour évaluer les dangers liés au climat auxquels sont exposés les biens immobiliers dans le Secteur de la capitale nationale (SCN). On a déterminé des paramètres pour les données climatiques de chaque danger, ainsi que leurs changements prévus dans le cadre de plusieurs scénarios climatiques futurs.

Les efforts réalisés dans le cadre de ce projet pilote ont permis de cerner plusieurs des dangers climatiques précis qui deviendront de plus en plus communs et extrêmes pour les immobilisations gouvernementales dans le SCN. SPAC utilisera les renseignements recueillis à partir de cette étude pour établir la priorité des mesures d’adaptation pour les types de biens immobiliers et éclairer les évaluations entreprises à l’avenir des risques liés aux changements climatiques dans le SCN. Ce projet pilote servira également de modèle pour les prochaines études dans des emplacements prioritaires de SPAC partout au pays.

Maxime Saint-Denis, gestionnaire, action climatique, GES et énergie, Services publics et Approvisionnement Canada
Maxime Saint-Denis est un ingénieur en bâtiment avec un baccalauréat en ingénierie de l’Université Concordia. Pendant la majeure partie des vingt dernières années, Max a travaillé à titre de spécialiste de l’énergie pour le gouvernement fédéral. Il a entamé sa carrière dans la recherche et le développement de systèmes de bâtiments à Ressources naturelles Canada (RNCan), puis est passé à Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), où il s’est concentré sur la gestion énergétique du portefeuille, la mise en œuvre de projets énergétiques et le contrôle de la qualité des projets de construction. Au cours des quatre dernières années, Maxime et son équipe ont offert une orientation fonctionnelle à l’échelle nationale aux services immobiliers par rapport aux mesures d’atténuation et d’adaptation liées aux changements climatiques.

Maria Mottillo, ingénieure, action climatique, GES et énergie, Services publics et Approvisionnement Canada
Maria Mottillo est une énergéticienne professionnelle de la Direction générale des services immobiliers de SPAC. Elle fait partie d’une équipe qui a dirigé l’Initiative nationale liée aux bâtiments intelligents de SPAC, ce qui a ouvert la porte à l’installation de services relatifs aux bâtiments intelligents dans 103 des édifices du ministère, dans le but de réduire de 6 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) du portefeuille de SPAC détenu par l’État. Les efforts de Maria au sein de SPAC comprennent également l’intégration de l’objectif de réduction des émissions de GES dans le processus de prise de décision de tous les projets immobiliers. Dernièrement, Maria a travaillé sur la mise en œuvre de la résilience climatique au sein des biens immobiliers et des activités de SPAC, pour permettre au ministère de réduire les risques associés aux changements climatiques. Elle a antérieurement travaillé, à titre de chef de projet à RNCan, pour élaborer un logiciel de simulation de l’énergie dans le but d’assurer une conception architecturale durable et de démontrer la conformité aux codes de l’énergie pour les secteurs de l’immeuble d’habitation et de l’immeuble commercial. Elle a également élaboré et mis en œuvre des modèles de nouvelles technologies pour en déterminer la faisabilité technique dans les domaines de l’énergie, des changements climatiques et de l’air pur.

Neil Comer, Risk Sciences International (RSI)
 

Optimisation énergétique intelligente et résilience opérationnelle par le stockage de l’énergie décentralisée
Brandie Williams, Johnson Controls
L’objectif de cette présentation est de fournir aux participants un aperçu de la manière d’intégrer la distribution des systèmes de stockage de l’énergie dans la planification de la durabilité des biens immobiliers pour améliorer la résilience opérationnelle, réduire les émissions de GES et offrir des avantages économiques.
Abstract

Un système de stockage de l’énergie décentralisée (SED) peut représenter une composante centrale des solutions liées à l’énergie et aux installations d’une organisation. La solution doit être souple pour offrir de la valeur de nombreuses manières, selon les besoins de résilience organisationnelle, les objectifs en matière d’énergie et les réalités de l’environnement des services publics. La discussion permettra d’éclairer les participants sur la méthode de mise en œuvre des systèmes de SED afin d’assurer des avantages à long terme pour leur organisation, permettant ainsi aux utilisateurs finaux de profiter au maximum de ce genre de système. Les sujets principaux à couvrir comprendront le soutien de l’énergie renouvelable, l’écrêtement de la demande de pointe, l’alimentation de réserve, la gestion de la demande et les applications de miniréseau.

Appui à l’énergie renouvelable : De plus en plus d’entreprises cherchent activement des solutions de rechange d’énergie verte. Les systèmes de SED peuvent aider dans le cadre de cette mission en servant de pont entre les sources d’énergie traditionnelles et les autres sources. Par exemple, lorsqu’une source d’énergie renouvelable ne peut temporairement fournir assez d’énergie, un système de SED peut prendre la relève. En appuyant l’énergie renouvelable, les systèmes de SED peuvent favoriser la durabilité, baisser les coûts et améliorer la résilience énergétique en général.

Écrêtement de la demande de pointe : Le prix de l’énergie atteint généralement son sommet au cours des périodes de demande de pointe. Les systèmes de SED peuvent appuyer l’écrêtement de la demande de pointe pour réduire les coûts énergétiques élevés. Dans le cadre de l’écrêtement de la demande de pointe, la batterie du système de SED se recharge au cours des périodes de faible demande (par exemple, au cours de la nuit) et se décharge au cours des périodes de demande élevée. Cette démarche est particulièrement économique pour les entreprises dont le tarif est déterminé au cours de la période de pointe. On peut améliorer la rentabilité du stockage énergétique du système pour maximiser son efficacité.

Réaction de la demande : Les systèmes de stockage de l’énergie décentralisée sont souvent perçus comme des manières de réduire les coûts énergétiques. Cependant, la fonctionnalité de réaction de la demande permet de faire de l’argent en permettant la participation à des programmes incitatifs conçus pour réduire la consommation d’énergie au cours des périodes de demande de pointe.

Alimentation de réserve : Les systèmes de stockage de l’énergie décentralisée peuvent servir de source fiable d’alimentation de réserve en cas de panne d’alimentation en raison de mauvaises conditions météorologiques ou d’autres difficultés. En permettant aux installations de demeurer opérationnelles, les systèmes de stockage de l’énergie permettent aux clients d’éliminer les coûts de temps d’arrêt.

Applications de miniréseau : Il sera également question d’études de cas informatives qui démontrent les avantages environnementaux et économiques de la mise en œuvre du SED dans des régions éloignées et dans des centres urbains.

Brandie Williams, [directrice du développement des entreprises], Johnson Controls
Brandie Williams est la conseillère technique pour les solutions de batteries d’énergie décentralisée, dont les piles photovoltaïques et les miniréseaux. Elle est responsable de proposer et d’assurer la prestation de grandes offres de services complexes et combinées qui garantissent des économies aux organismes du secteur public et à différents segments d’affaires verticaux. Son expérience de plus de 25 ans en ingénierie et en ventes lui confère des capacités et des compétences de vente et de consultation professionnelle. Dans l’industrie de la technologie, elle a joué le rôle de porte-parole des fournisseurs d’électricité réglementaires et régionaux du service public en mettant l’accent sur les politiques fédérales et les politiques d’état. Auparavant, Brandie a occupé le poste de directrice d’ingénierie d’application et de gestion des projets à SMA America Utility and Commercial Inverter Division et a également été la propriétaire d’entreprises axées sur l’énergie propre, comme Your Energy, inc. et V2 Energy Solutions, SARL. Brandie possède une expérience solide dans la compréhension des solutions complexes et dans la traduction de la valeur de nouvelles technologies à des clients de tous les niveaux.

 

L’arrivée des miniréseaux pour des immeubles et des campus durables et résilients
Jim Fonger1, Rupp Carriveau2 et Lindsay Miller2
1Ameresco Canada inc.
2University of Windsor
L’objectif de cette présentation est  de fournir aux participants un aperçu et une compréhension des facteurs économiques qui facilitent le déploiement de miniréseaux aux fins de résilience et de réduction des émissions.
Abstract

Autant à l’échelle mondiale qu’au Canada, les miniréseaux sont mis en œuvre avec succès à l’échelle des collectivités, des campus, des bases militaires, ainsi que dans d’autres types d’installations, pour de nombreuses différentes raisons. Selon les technologies adoptées, ces systèmes de ressources énergétiques décentralisées peuvent fournir des avantages attrayants comme la prestation de services accessoires, une intégration renforcée des énergies renouvelables, une rentabilité et une résilience supérieures et des réductions d’émissions de carbone.

L’analyse de rentabilité de la mise en œuvre de miniréseaux est complexe et peut dépendre des caractéristiques régionales ou propres au site. Un modèle financier a été élaboré en 2018 par l’Environmental Energy Institute (EEI) de l’Ontario, de l’University of Windsor, dirigé par Rupp Carriveau, Ph. D., et Lindsay Miller, Ph. D., pour appuyer le processus décisionnel financier de la mise en œuvre de systèmes de miniréseaux, à l’aide d’un projet de miniréseau déployé dans une école secondaire du sud-ouest de l’Ontario, à titre d’exemple en direct pour la mise à l’essai du modèle. L’objectif du projet était d’offrir de la résilience à l’école, tout en atteignant la neutralité carbonique et en participant aux possibilités de revenu du marché énergétique de l’Ontario liées à l’énergie et aux services auxiliaires. On a choisi une combinaison de technologies, dont la géothermique, l’énergie solaire, le stockage énergétique, les miniréseaux et les contrôles de l’îlotage des réseaux, les contrôles du chargement des véhicules électriques et des immeubles et une plateforme d’analyse. Le modèle créé par EEI a été conçu pour évaluer la rentabilité de ce type de système en particulier et comprend un modèle financier sur 30 ans qui examine l’entrecroisement entre les prix de l’énergie, la technologie et les politiques. Le modèle prend en compte plusieurs facteurs, dont les dépenses en immobilisations du projet, les coûts d’électricité et de gaz naturel prévus à l’avenir, les valeurs des crédits de CO2, les coûts décroissants des nouvelles technologies, les économies dues à la mise en œuvre de mesures d’efficacité et l’atténuation des ajustements mondiaux. La première partie de la présentation décrira l’étude de cas de ce projet et offrira des constatations pertinentes à l’auditoire.

En s’appuyant sur cette étude de cas, le modèle financier s’appliquera à l’évaluation de la possibilité de reproduire des miniréseaux dans différents types d’installations partout au Canada, y compris dans le portefeuille d’immeubles existants et de nouveaux immeubles du gouvernement fédéral. Un ensemble d’exemples d’analyse de sensibilité sera présenté à l’auditoire, où des variables au sein du modèle seront modifiées pour démontrer l’influence de chaque variable sur les résultats de valeur actualisée nette. Par exemple, chaque province a différentes structures de prix de l’énergie et différents incitatifs, profils de production d’électricité et crédits, ce qui pourrait avoir d’importantes conséquences sur la rentabilité. De plus, cette analyse visera à déterminer les caractéristiques des installations et des emplacements qui appuient, sur le plan financier, une décision par les entreprises d’agir en tant que service public intégré, contrôlant l’approvisionnement énergétique aux systèmes innovateurs de miniréseaux. Enfin, ces travaux présenteront un cadre de surveillance des paramètres pertinents comme les économies de coût, les réductions des émissions de carbone et les améliorations de l’efficience énergétique par rapport aux paramètres de référence pour produire des analyses de rentabilité pour ces types de projets et démontrer la réussite de leur mise en œuvre.

Jim Fonger, [vice-président, production décentralisée], Ameresco Canada Inc.
Jim Fonger dirige actuellement le développement des biens de production d’énergie décentralisée (PED) d’Ameresco Canada, y compris les miniréseaux. Il a dirigé le développement par Ameresco du plus grand réseau de la région du Grand Toronto, connectée à un système de stockage de l’énergie de 16 MWh qui assure aujourd’hui l’approvisionnement en énergie et la prestation de services auxiliaires au réseau géré par la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité de l’Ontario. Il est également responsable du développement du premier miniréseau commercial du Canada dans une école secondaire de London, en Ontario. Jim est entré dans l’industrie énergétique à titre de fondateur d’une entreprise en démarrage axée sur le stockage de l’énergie en 2006, puis s’est joint à Ameresco en 2010.

Rupp Carriveau, Ph. D., professeur, University of Windsor
Rupp Carriveau, Ph. D., est professeur de génie civil à la University of Windsor. Il est le directeur du Environmental Energy Institute et du Turbulence and Energy Laboratory. Ses activités générales de recherche portent sur les systèmes énergétiques en milieu terrestre et extracôtier, le stockage énergétique, les marchés de l’énergie, l’optimisation des systèmes, les interactions entre les structures et les fluides et les nouvelles pratiques agricoles. Rupp participe actuellement à de nombreuses collaborations industrielles, y compris des partenariats avec des fournisseurs de services publics d’énergie et de services d’eau, des producteurs d’énergie éolienne, des fabricants d’automobiles et des producteurs agricoles.

Lindsay Miller, Ph. D., professeure auxiliaire, University of Windsor
Lindsay Miller, Ph. D., est professeure auxiliaire et instructrice dans le département d’ingénierie de la University of Windsor. Sa recherche actuelle est axée sur l’énergie renouvelable et sur le financement et l’approvisionnement innovateurs en matière d’énergie. Lindsay a été active dans le cadre de discussions avec des producteurs d’énergie renouvelable et des entreprises avant-gardistes en vue de comprendre les besoins et les défis mutuels liés à l’élaboration de projets et à l’approvisionnement d’énergie propre. Lindsay possède une expérience solide par rapport aux incidences environnementales et économiques de l’énergie et elle poursuit des objectifs de recherche axés sur l’obtention d’une énergie durable et économique à l’avenir.

 

La consommation énergétique et la résilience simplifiées
Don Grant et Tomasz Smetny-Sowa
Programme d’acquisition de services énergétiques, Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est  de mieux faire comprendre aux gestionnaires immobiliers, aux gestionnaires de portefeuille et aux locataires comment la modernisation du réseau énergétique de quartier dans la région de la capitale nationale réduira les émissions de GES fédérales associées aux opérations de chauffage et de refroidissement jusqu’à 90 % d’ici 2030.
Abstract

Le Programme d’acquisition de services énergétiques (PASE) a enfin entamé la modernisation de 1,6 milliard de dollars du réseau énergétique de quartier qui assure le chauffage de 80 immeubles et le refroidissement de 67 immeubles. En ce qui concerne les locataires faisant du système, la modernisation répond à tous les caractéristiques, soit la résilience, l’efficience et l’aspect écologique, et libère de l’espace qui serait normalement réservé aux fournaises et aux tours de refroidissement dans un bâtiment normal.

De plus, les nouvelles centrales à Cliff Street et dans le pré Tunney parviendront à un niveau d’excellence en matière de conception qui a rarement été vu dans les installations industrielles comme celles-ci. Par ailleurs, des établissements d’enseignement seront intégrés aux deux sites. Grâce à cette aide, le PASE pourrait se confondre avec ses voisins, l’édifice de la Cour suprême du Canada et les autres édifices dans le Plan directeur pour le pré Tunney, mais il représentera la voie principale pour l’échange de messages à propos de la réduction du GES et pour la transition vers une société à faibles émissions de carbone dotée d’étudiants, de visiteurs et d’employés fédéraux.

La modernisation du système ouvre également la voie à l’expansion vers d’autres bâtiments gouvernementaux, ainsi que vers des bâtiments du secteur privé qui font l’objet d’investissements en immobilisations pour le chauffage et le refroidissement. De plus, le nouveau système sera bien placé pour être connecté à de nouveaux aménagements dans les plaines LeBreton et dans le cœur du centre-ville. En fin de compte, la modernisation du PASE pourrait contribuer de manière importante à la réduction des GES au sein de la collectivité et à l’échelle de la région de la capitale nationale.

Donald Grant, mobilisation, Programme d’acquisition de services énergétiques, Services publics et Approvisionnement Canada
Donald Grant a obtenu un B.A. de la Carleton University et une maîtrise de la Royal Roads University de Victoria, en C.-B. Il travaille actuellement pour Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) en tant que gestionnaire des communications et de la mobilisation. Donald est environnementaliste depuis 25 ans et a travaillé au cours de cette période dans le secteur privé, le secteur à but non lucratif et le gouvernement.

Donald était copropriétaire de la société d’experts-conseils Innovative Management Systems, avant que celle-ci ne fasse partie de Jacques Whitford, puis de Stantec. Donald était le directeur principal de l’Ottawa Centre EcoDistrict avant de se joindre à SPAC.

Tomasz Smetny-Sowa, directeur principal, Programme d’acquisition de services énergétiques, Services publics et Approvisionnement Canada
Tomasz Smetny-Sowa a obtenu une maîtrise en génie mécanique avec spécialisation en systèmes de bâtiments à la Gdansk Technical University, en Pologne. Il a travaillé dans le secteur privé en tant qu’expert-conseil pendant huit ans et, après s’être joint à SPAC à titre d’ingénieur mécanique, est devenu gestionnaire de l’équipe de génie mécanique et électrique en 2009. Après l’explosion d’une chaudière à la centrale Cliff, Tomasz a dirigé l’équipe d’installation de la chaudière temporaire, de la conception à la mise en service.

Tomasz est directeur principal de programme du PASE depuis juin 2012 et dirige une équipe diversifiée qui est responsable du programme de modernisation du PASE.

 

 

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