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Transfert des responsabilités aux T.-N.-O. : Une perspective des sites contaminés du Nord
Emma Pike et Sam Kennedy
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
L'objectif de cette présentation est de fournir un aperçu et de mettre en évidence le contexte pour les sites contaminés fédéraux dans les Territoires du Nord-Ouest par rapport au transfert des responsabilités et au cadre réglementaire connexe cinq ans plus tard. Les considérations relatives aux consultations, les possibilités et les leçons tirées seront également mises en évidence du point de vue d’un gardien fédéral.  
Abstract

Les Territoires du Nord-Ouest ont subi un changement majeur de gouvernance en 2014 avec le transfert des responsabilités en matière d’administration et de contrôle des terrains publics, des ressources et des droits relatifs à l’eau du Canada au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO). Une considération majeure au cours des négociations et du processus du transfert des responsabilités était la façon de gérer les sites contaminés fédéraux, nécessitant un chapitre entier consacré exclusivement à une entente concernant ces « décharges » (environ 20 % des clauses). Au cours du transfert des responsabilités, d’importants sites contaminés fédéraux connus ont été exclus du transfert, dont la majorité est gérée dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), avec l’intention de les transférer éventuellement au GTNO avec les droits de surface et de subsurface associés. Cela a également entraîné la création du Comité de gestion des décharges publiques, lequel est formé de membres de tous les signataires à l’entente et offre la possibilité aux parties d’examiner, de discuter et de considérer les décharges et de fournir des conseils et des recommandations au Canada à leur sujet. L’entente sur le transfert des responsabilités décrit la façon dont les sites sont déterminés, la façon dont la responsabilité est attribuée et la façon dont le transfert des sites assainis au GTNO est contemplé. La majorité des implications réglementaires qui en découlent ont été résolues, alors que certaines nuances et interprétations continuent de créer des difficultés. Par conséquent, il y a des obligations, des défis et des possibilités pour les gardiens qui travaillent dans les Territoires du Nord-Ouest pour élaborer des projets robustes avec une participation importante de tous les partenaires autochtones au sein de ce nouveau cadre réglementaire complexe.

Emma Pike, gestionnaire de programme, Division des contaminants et remédiation, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Emma Pike possède un baccalauréat ès sciences en science écologique et environnementale, ainsi qu’un certificat d’enseignement supérieur en gestion de projet et elle travaille sur l’évaluation, l’assainissement et la surveillance des sites contaminés dans le Nord depuis près de 20 ans. Elle a mené à bien un large éventail de projets, y compris des sites du Réseau d’alerte avancé (DEW), des mines abandonnées de divers types et échelles, ainsi qu’un projet de puits de gaz sulfureux orphelin. Elle est maintenant gestionnaire de programme pour la Division des contaminants et remédiation au sein de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada établie à Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest, abordant des enjeux interreliés de projets et appuyant les consultations à l’intérieur d’un portefeuille de projets financés par le PASCF. Elle est également la responsable régionale du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord, lequel appuie la recherche dans le transport longue distance des contaminants dans le Nord.

Comparaison de l’imagerie par drone aérien et de l’inspection visuelle pour les enquêtes sur l’état des sites d’enfouissement du réseau DEW, Nunavut
Jamie Bonany et Paul Dewaele
Golder Associates Ltd.
L'objectif de cette présentation est d’évaluer le potentiel de la technologie de drone pour remplacer ou réduire la fréquence de l’inspection visuelle ou de l’enquête au sol régulières qui évaluent l’état physique de l’ensemble des recouvrements des sites d’enfouissement. Cela a été réalisé en comparant les photos aériennes de drones prises à basse altitude aux inspections visuelles au sol.  
Abstract

Golder Associates Ltd. (Golder) a effectué des inspections géotechniques visuelles aux sites d’enfouissement du Réseau d’alerte avancé (DEW) dans la région de Baffin au Nunavut de 2015 à 2018 dans le cadre d’un projet de surveillance du réseau DEW pour le compte du ministère de la Défense nationale (MDN). Le but des inspections visuelles était d’évaluer l’état physique de l’ensemble des recouvrements des sites d’enfouissement afin de déterminer s’ils demeurent dans un état stable ou si les changements observés suggèrent le besoin de mener d’autres évaluations ou travaux d’assainissement. L’inspection comportait une enquête visuelle détaillée des caractéristiques du site d’enfouissement par des ingénieurs en géotechnique expérimentés afin de comparer l’état actuel à celui des inspections précédentes et de remarquer tout changement notable qui pourrait avoir une incidence sur le rendement futur du site d’enfouissement.

En 2018, Golder a effectué des enquêtes par drone aérien à six des sites d’enfouissement au site du réseau DEW de Cap Dyer situé du côté est de l’île de Baffin à 475 kilomètres au nord-est d’Iqaluit. Le site est dans une région nordique éloignée avec un accès limité; l’imagerie par satellite disponible est restreinte comparativement à celle du Sud du Canada. Le climat et la nature éloignée du travail ont posé un certain nombre de défis pour l’utilisation de drones. Notamment, les drones ne peuvent pas être contrôlés lorsqu’il y a des vents violents ou du brouillard, ce qui se produit fréquemment aux sites du réseau DEW. Le cisaillement du vent est commun aux sites du réseau DEW près de l’océan et cela peut entraîner la perte ou l’endommagement des drones qui se font souffler hors de leurs parcours.

Les enquêtes par drones ont été menées à titre d’essai pour évaluer le potentiel de la technologie de drone pour remplacer ou réduire la fréquence de l’inspection visuelle ou de l’enquête au sol régulières. Cela a été réalisé en comparant les photos aériennes de drones prises à basse altitude aux inspections visuelles au sol.

Golder a utilisé un véhicule aérien sans pilote UAV à voilure fixe qui peut suivre un plan de vol programmé en prenant des photographies qui se chevauchent. Un grand nombre de photographies aériennes à haute résolution précises ont été combinées afin de créer des images orthomosaïques des sites d’enfouissement et des environs immédiats. Les images ont été traitées par un logiciel de photogrammétrie pour élaborer un modèle numérique de la surface. Les orthomosaïques ont été comparées aux caractéristiques enregistrées dans le cadre des inspections visuelles pour déterminer si les caractéristiques étaient reconnaissables sur les orthomosaïques et, le cas échéant, déterminer comment elles se présentent comparativement aux observations visuelles au sol.

On a constaté que l’imagerie par UAV offrait un outil utile pour le contrôle préliminaire des caractéristiques en vue de mener une enquête approfondie par inspection visuelle au sol. L’imagerie par UAV était utile pour l’identification préliminaire des caractéristiques plus larges comme des grandes surfaces érodées, de l’eau retenue, un contenu variable en humidité, de larges fissures, des traces de pneu, des imprégnations et un affaissement important. On a déterminé que l’imagerie ne peut pas remplacer l’inspection visuelle menée par un ingénieur en géotechnique expérimenté, puisque certaines des caractéristiques importantes ne pouvaient pas être identifiées par l’utilisation de l’imagerie par UAV à elle seule. Un avantage de l’imagerie par UAV comparativement à l’inspection visuelle est la capacité de voir les sites d’enfouissement à la verticale à partir d’une élévation plus élevée, ce qui permet de visualiser l’ensemble de certaines caractéristiques et offre également un aperçu de l’état général du site d’enfouissement lors de l’inspection visuelle. Les images prises par UAV pourraient être utiles pour suivre les changements d’année en année dans certaines caractéristiques comme l’eau retenue, l’humidité et le suintement, les imprégnations et la végétation et pourraient être utilisées aux sites d’enfouissement qui démontrent un rendement physique problématique, y compris du suintement et des imprégnations.

Jamie Bonany, scientifique de projet, Golder Associates Ltd.
Jamie Bonany a plus de sept années d’expérience avec les projets de gestion de l’environnement et des déchets, y compris les sites contaminés, les sites d’enfouissement de déchets solides municipaux, les sites d’enfouissement de bioréacteurs, les décharges historiques et les carrières. Son expérience comprend la surveillance de la conformité des eaux souterraines, de l’eau de surface et des gaz de sites d’enfouissement; l’évaluation des impacts; le forage, la construction et la mise à l’essai de puits géotechniques et environnementaux; la surveillance des permis de prélèvement d’eau (PPE) et l’approbation environnementale (AE) aux carrières et aux fosses; les études de l’approvisionnement en eau, y compris la réalisation de tests de pompage et l’échantillonnage et l’inspection de la qualité; et l’entretien des puits de purge et des drains. Jamie possède de l’expérience à travailler sur des chantiers éloignés et dans les collectivités du Nord, y compris sa récente participation à la surveillance des sites d’enfouissement du réseau DEW à CAM-5, DYE-M, FOX-M, FOX-2 et FOX-3. Il a été responsable de la réalisation de rapports de surveillance pour le programme de surveillance du sol et des eaux souterraines. Au cours de ce projet, il a travaillé avec travailleurs inuits à Qikiqtarjuaq et Hall Beach et les a formés. Jamie a également participé au projet de nettoyage de déversement de carburants au Nunavut où il était responsable de la coordination et de l’exécution de la surveillance sur place, y compris l’échantillonnage de l’eau de surface et des sols.

Recherche universitaire aux sites contaminés fédéraux : Possibilités, défis et leçons tirées
Siobhan Sutherland, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
L'objectif de cette présentation est de mettre en évidence les avantages de la recherche universitaire aux sites contaminés fédéraux, de discuter des risques et des défis potentiels lorsque l’on permet de la recherche aux sites de projet d’assainissement et de faire part des leçons tirées de la participation à de la recherche, et à son appui, dans le cadre du Programme des sites contaminés du Nord.  
Abstract

Le Programme des sites contaminés du Nord (PSCN) gère 164 sites contaminés partout dans le Nord canadien. De nombreux sites contaminés du PSCN sont le résultat d’anciennes activités d’exploration minière ou minérale, d’anciennes activités militaires ou d’autres activités industrielles. L’ensemble des sites du PSCN sont situés dans les climats nordiques et souvent dans des régions éloignées. Bien qu’il y ait un nombre important de publications qui offrent des conseils ou des pratiques exemples en matière d’assainissement des sites contaminés et de remise en état des sites miniers, ces conseils sont souvent fondés sur une compréhension et une expérience scientifiques développées avec des sites du Sud.

L’emplacement nordique des sites du PSCN pose des défis particuliers pour la gestion des sites contaminés, y compris des saisons de travaux de prospection courtes, des températures froides, la présence du pergélisol et des écosystèmes nordiques délicats. Des approches propres au Nord sont souvent requises. Afin d’aider à améliorer la compréhension des sites contaminés du Nord et d’élaborer des approches qui sont efficaces dans un contexte nordique, le PSCN s’est souvent associé à des institutions de recherche afin d’appuyer les avancées dans la compréhension scientifique des environnements nordiques et l’efficacité des approches d’assainissement dans le Nord. Notre participation variait du financement des réseaux de recherche à la participation à des ateliers et de l’offre de contributions en nature, comme le transport et l’hébergement, pour permettre aux chercheurs de se rendre aux lieux éloignés à habiliter la recherche continue à long terme à nos sites.

Cette présentation décrira les avantages et les possibilités pour les gardiens fédéraux qui veulent participer à la recherche, et à l’appuyer, dans le cadre de nos projets d’assainissement, ainsi que les défis auxquels font face le PSCN pour habiliter la recherche à nos sites. La présentation abordera également les risques associés à l’accueil de chercheurs aux sites contaminés fédéraux et aux leçons tirées dans le cadre de notre expérience.

Siobhan Sutherland, analyste de projet, Bureau de projet technique, Direction générale du Programme des sites contaminés du Nord, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Siobhan Sutherland est une analyste de projet au sein du Bureau de projet technique de la Direction générale du Programme des sites contaminés du Nord de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada. Elle possède un baccalauréat ès sciences en sciences environnementales avec une spécialisation en géologie. Elle a travaillé pendant plusieurs années à titre de géologue prospectrice avant de travailler comme expert-conseil en environnement où elle a effectué des évaluations des risques pour la santé humaine et l’environnement et éventuellement dirigé l’équipe multidisciplinaire des sciences de la santé environnementale du bureau d’Ottawa. Dans son poste actuel, elle fournit des conseils et du soutien techniques et en gestion de projet aux gestionnaires de projet régionaux afin d’assurer l’achèvement des projets complexes d’assainissement des sites contaminés dans le Nord. Son domaine d’expertise est l’intégration de l’évaluation du risque dans la remise en état et la planification de projet. Elle est une géoscientifique professionnelle.

Gestion des Sites contaminés fédéraux : L’évolution des médias sociaux, technologies des communications, générations (X, Y, Z...) – sommes-nous prêts ?
Nathalie Gaudreau1 et François Lauzon2
1Services publics et Approvisionnement Canada
2Stantec
L'objectif de cette présentation est de nous faire réfléchir au sujet de l’évolution de la gestion des sites contaminés fédéraux depuis 1989, ainsi que de l’introduction des nouvelles technologies des communications, de la transition des générations (X, Y, Z...) dans la main-d’œuvre et de l’apparition des médias sociaux pour possiblement voir et comprendre le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux d’un point de vue différent.  
Abstract

La gestion des sites contaminés fédéraux (SCF) se fait depuis 1989, lorsque le Conseil canadien des ministres de l’environnement et le gouvernement du Canada ont négocié un Programme national commun d’assainissement des lieux contaminés de 250 millions de dollars sur cinq ans. Puis, en 1990, Environnement et Changement climatique Canada a consacré 25 millions de dollars sur cinq ans pour aider les gardiens à cerner, évaluer et assainir les sites contaminés à risque élevé. Le besoin de normalisation entre les ministères et d’échange de pratiques exemplaires a entraîné la création du Groupe de travail sur la gestion des lieux contaminés (GTGLC) en 1995. Le GTGLC a commencé à travailler sur un nouveau programme en matière de sites contaminés fédéraux en 1998 et, en 2002, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a lancé l’Inventaire des sites contaminés fédéraux. Les sites contaminés fédéraux sont maintenant officiellement entrés dans l’ère d’Internet; et quel parcours accidenté ce fut! Les Baby Boomers et la Génération X ont mené la gestion des SCF au cours des 15 dernières années du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). La Génération X assume la responsabilité du programme alors que les Milléniaux et la Génération Z arrivent dans les milieux de travail qui appuient les rôles de gestion de projet et que les Baby Boomers prennent leur retraite. Depuis 2005, de nombreux joueurs sont apparus et ont renforcé leur influence sociale sur les programmes et les projets : Internet, les téléphones intelligents et les plateformes de médias sociaux comme Facebook, Instagram et Twitter. Alors que nous passons à la nouvelle phase du PASCF, les travailleurs, la technologie et les médias sociaux changent tous si rapidement. L’ère des rapports papier et des silos régionaux fait maintenant partie du passé. Les Milléniaux ont grandi dans un temps où les renseignements sont devenus disponibles instantanément. Grâce aux recherches sur Google ou Wikipédia, les réponses à des questions qui sont même plutôt compliquées peuvent être trouvées. Par conséquent, les Milléniaux se sont développés en un groupe qui veut travailler sur des problèmes nouveaux et complexes et qui nécessitent des solutions créatives. Ils sont bien éduqués, compétents avec la technologie, très confiants dans leurs propres capacités, et en mesure de faire plusieurs tâches en même temps et ils ont beaucoup d’énergie. Toutefois, ils réalisent que leur besoin de résultats immédiats dans leur travail pourrait être vu comme une faiblesse par leurs collègues plus âgés. En ce qui concerne les membres de la Génération Z, ils sont la première génération entièrement numérique, et pourtant ils recherchent l’interaction humaine au travail. En fait, 90 % de la Génération Z indique vouloir qu’une forme quelconque d’interaction humaine soit intégrée à leur travail. Cela signifie qu’un milieu de travail doit fournir un aspect technologique avec un soupçon de connexion humaine. Donc, comment les gestionnaires des SCF vont-ils s’adapter à la vitesse de l’information, aux fausses nouvelles et à la pression des médias sociaux? Quel effet ces nouvelles générations et technologies auront-elles sur la gestion des SCF à l’avenir? S’agit-il même de questions pertinentes? Comment pouvons-nous utiliser Internet et les médias sociaux afin d’appuyer la gestion des SCF? Y a-t-il une différence entre le secteur privé et le gouvernement fédéral en ce qui concerne ces questions? Cette présentation offrira certaines réflexions au sujet de ces questions et lancera, on l’espère, une nouvelle façon de voir le programme du PASCF.

Avantages de combiner l’oxydation chimique in situ et la stabilisation in situ : Synergies et solutions pour des sites complexes
Jean Pare1 et Brant Smith2
1CHEMCO INC.
2PEROXYCHEM
L'objectif de cette présentation est d’examiner les avantages et les limites de l’utilisation des traitements combinés d’oxydation chimique in situ (OCIS) et de stabilisation in situ (SIS) sur un sol contaminé de différents sites d’hydrocarbures pétroliers. La présentation examinera la littérature disponible et explorera les données de référence et sur le terrain qui démontrent les réussites de l’OCIS et de la SIS comme traitement combiné.  
Abstract

La solidification ou stabilisation in situ (SIS) a été utilisée à de nombreuses usines de gaz manufacturé (UGM), friches industrielles et lieux couverts par le Superfund. La SIS mélange des réactifs cimentaires aux sols contaminés, réduisant la biodisponibilité et la lixiviabilité des contaminants. La SIS peut également être optimisée pour contrôler certaines caractéristiques du sol, comme la résistance du sol à la compression et la conductivité hydraulique. Divers réactifs sont utilisés pour effectuer la SIS, y compris le ciment Portland, le laitier de haut fourneau et la poussière de fours à chaux, entre autres. Plusieurs de ces réactifs contiennent de l’oxyde de calcium (CaO), aussi appelé chaux vive. Par exemple, le ciment Portland (CP) contient de 60 % à 68 % de CaO en fonction du poids.

La SIS est souvent appliquée aux sites d’hydrocarbures pétroliers hautement contaminés, réduisant la lixiviabilité du benzène, du toluène, de l’éthylbenzène et xylène (BTEX), du naphtalène (NAP) et d’autres contaminants organiques du sol. Les réactions de cimentation réduisent également la conductivité hydraulique (K), laquelle détourne l’écoulement des eaux souterraines du sol solidifié ou stabilisé. Le traitement par SIS augment également la résistance à la compression sans étreinte, ce qui est souvent essentiel pour le réaménagement.

Toutefois, des concentrations élevées de contaminants organiques peuvent interférer avec les réactions de cimentation, nécessitant l’application d’amendements, augmentant à la fois les coûts liés à l’amendement et à l’élimination du sol déplacé. Cette limitation de la SIS peut être atténuée en utilisant une approche de traitement combinée, comme l’oxydation chimique in situ (OCIS), afin de dégrader certains des contaminants organiques présents. On a constaté que l’OCIS combinée à la SIS est en mesure d’obtenir des valeurs de lixiviabilité et de résistance du sol à la compression équivalentes ou meilleures avec une quantité générale réduite de réactifs et de sols déplacés. Combiner une ou plusieurs technologies d’assainissement génère des synergies en exploitant les forces et en atténuant les faiblesses inhérentes aux technologies individuelles. Lorsque cela fonctionne, la combinaison des traitements améliore le rendement ou réduit les coûts comparativement à l’utilisation d’une seule technologie.

Cette présentation examinera les avantages et les limites de l’utilisation des traitements combinés d’OCIS et de SIS sur un sol contaminé de différents sites d’hydrocarbures pétroliers. La présentation examinera la littérature disponible et explorera les données de référence et sur le terrain qui démontrent les réussites de l’OCIS et de la SIS comme traitement combiné.

Les objectifs de cette étude élaborée par Srivastava et coll. étaient de quantifier les éléments suivants :

la capacité d’un large éventail de doses de persulfate de sodium (PS) activé par SIS de dégrader les BTEX et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP);
les répercussions de l’élimination des BTEX et des HAP de l’oxydation chimique au cours du traitement par OCIS et SIS sur les mesures de la procédure de lixiviation par précipitation synthétique (SPLP), comparativement à un large éventail de doses de SIS à elles seules;
l’effet du PS activé sur d’autres paramètres de rendement de la SIS, comme la conductivité hydraulique et la résistance à la compression sans étreinte.

Résultats et leçons tirées
Le PS activé a chimiquement oxydé une part importante des contaminants préoccupants (CP) pour tous les traitements par OCIS et SIS et la masse des CP oxydés a augmenté en fonction de l’augmentation de la dose de PS. Les contaminants du poids moléculaire le plus faible ont été oxydés de manière préférentielle. Pour la même dose de PS, le traitement combiné par OCIS et SIS était beaucoup plus efficace pour réduire la lixiviabilité des contaminants que le traitement par SIS seule en raison de l’élimination des CP obtenue par l’élément de l’OCSIS (PS activé).

Jean Pare, vice-président, Chemco Inc.
Jean Pare, ing., possède un diplôme en génie chimique de l’Université Laval. Il participe depuis les 25 dernières années à l’évaluation, au développement, à la conception et à la promotion de technologies environnementales conventionnelles et novatrices. À titre de vice-président de Chemco Inc., ses responsabilités comprennent la conception de l’assainissement, l’analyse technique-économique et l’approvisionnement de technologies pour l’oxydation et la réduction chimiques, le lavage des sols et la biorestauration améliorée. L’année dernière, il a travaillé sur plus de 400 sites, appliquant son expertise à divers types de contaminants organiques et inorganiques dans le sol et les eaux souterraines. Il participe également à de nombreuses organisations environnementales, comme l’Association canadienne de réhabilitation des sites dégradés, le Canadian Brownfields Network, l’Environmental Services Association of Alberta, la British Columbia Environment Industry Association et Réseau-Environnement, où il est un membre actif des comités techniques et un conférencier fréquent sur des sujets techniques.

Examen critique du devenir et du transport des SPFA : Trouver son chemin dans le brouillard de l’incertitude
Mahsa Shayan1, John Molson2, Reuben Dandurand1
1AECOM
2Université Laval
L'objectif de cette présentation est de faire part d’un examen critique du travail existant de modélisation des substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) afin de cerner certaines des importantes lacunes dans les connaissances et les défis de modélisation associés aux paramètres et aux processus qui contrôlent le devenir et le transport des SPFA. Afin de bénéficier le plus de la modélisation, nous démontrerons que le modèle conceptuel doit être bien défini et justifié et que les incertitudes doivent être considérées.  
Abstract

Une compréhension approfondie du transport et du devenir des substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) dans la subsurface est essentielle pour obtenir un modèle conceptuel du site (MCS) exact, mener des évaluations du risque et concevoir des mesures d’assainissement efficaces : un substitut économique pour l’échantillonnage aussi troué qu’un fromage suisse. Un défi clé de l’élaboration de modèles conceptuels et numériques du devenir et du transport pour les sites contaminés par les SPFA est de cerner, de quantifier et de répartir les divers processus d’élimination de masse qui contrôlent les concentrations et la distribution des SPFA dans la subsurface. Les approches conventionnelles et les plateformes de simulation numériques pour la modélisation du devenir et du transport d’autres catégories de contaminants devront peut-être être ajustées ou améliorées pour les SPFA.

Les importantes lacunes dans notre compréhension de la distribution en subsurface des SPFA devraient être considérées dans la modélisation du devenir et du transport des SPFA. Ces défis, selon la National Ground Water Association (2017), comprennent : 1) des mélanges complexes de molécules incluant les SPFA; 2) la nature combinée hydrophobe et hydrophile des molécules de SPFA qui influence grandement leur sorption et leur mobilité; 3) le rôle des cocontaminants comme liquides en phase non aqueuse (LPNA): 4) des données limitées sur les propriétés associées au transport des SPFA autres que par le perfluorooctane sulfonate (PFOS) et l’acide perfluorooctanoïque (APFO) (p. ex., les précurseurs); 5) les défis concernant l’identification et la quantification des précurseurs et leur rôle pour maintenir une colonne de contaminants vers l’aval; 6) des mécanismes complexes de sorption; 7) les mécanismes de rétention des SPFA dans la zone non saturée; 8) les interactions entre les eaux souterraines et l’eau de surface; et 9) des données limitées sur le transport atmosphérique des SPFA et le dépôt subséquent. Une autre lacune concerne les incertitudes dans l’historique de l’utilisation des SPFA et l’histoire de diffusion massive aux sites touchés.

Les SPFA offrent une possibilité unique de se détourner de l’analyse de routine et présentent un ensemble intéressant de nouveaux défis en termes de modélisation du devenir et du transport. Il est excitant de voir la différence des approches des modélisateurs à ce défi et de suivre le renforcement ou l’expansion des capacités des logiciels de modélisation afin d’étudier les propriétés relatives au devenir et au transport qui étaient auparavant inconnues. Cette présentation offre un aperçu des principaux mécanismes de devenir et de transport des SPFA et présente un examen de la littérature portant sur quelques-unes des études de modélisation des SPFA existantes, leurs limitations, leurs avantages et les leçons tirées. De plus, une analyse de sensibilité visant à déterminer les paramètres clés qui contrôlent le devenir et le transport du SPFA sera menée sur les modèles conceptuels au moyen des ensembles de données sur le terrain.

L’examen critique du travail existant de modélisation des SPFA a cerné certaines des importantes lacunes dans les connaissances et les défis de modélisation associés aux paramètres et aux processus qui contrôlent le devenir et le transport des SPFA. Afin de bénéficier le plus de la modélisation, nous démontrons que le modèle conceptuel doit être bien défini et justifié et que les incertitudes doivent être considérées.

Mahsa Shayan, ingénieure en environnement, Région du Canada, responsable des SPFA, AECOM
Mahsa Shayan, Ph. D., est une ingénieure en environnement avec plus de dix ans d’expérience professionnelle et de recherche-développement (R-D) en matière de caractérisation du site et d’assainissement, spécialisée dans les études du devenir et du transport des contaminants et l’analyse des options correctives pour les sites touchés par une vaste gamme de contaminants émergents et classiques. L’expérience de Mahsa comprend également les analyses du devenir et du transport des contaminants de subsurface au moyen de modèles numériques et l’application d’outils diagnostics moléculaires environnementaux, y compris l’analyse des isotopes propres aux composés et des techniques de biologie moléculaire. Au cours des deux dernières années, Mahsa s’est concentrée sur les SPFA et a tenu le rôle de responsable des SPFA de la Région du Canada à AECOM. Au cours de cette période, elle a assuré les fonctions d’experte technique des SFPA pour des projets relatifs aux SPFA, elle s’est familiarisée avec les méthodes de tests analytiques et d’échantillonnage des SPFA et elle a préparé des propositions et des plans de travail pour un large éventail de clients.

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