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Comment pouvons-nous harmoniser le cycle de vie des projets sur les sites contaminés avec les stratégies « zéro déchet »?
Tracy Dannell1 et Caroline Béland-Pelletier2
1Geosyntec consultants, Inc.
2CBP
L'objectif de cette présentation est de montrer comment et où nous pouvons potentiellement introduire les principes de zéro déchet dans le cycle de vie des projets de sites contaminés. En outre, cette présentation abordera les façons dont le gouvernement et l’industrie pourraient collaborer pour discuter des déchets créés, de la faisabilité de l’élimination des déchets et des possibilités de réduction des déchets.  
Abstract

De nombreuses activités de bureau et sur le terrain associées au processus en dix étapes de l’Approche fédérale en matière de lieux contaminés (AFLC) peuvent créer des déchets tout au long du cycle de vie d’un projet de site contaminé. Les consultants, les fournisseurs et les sous-consultants fournissent des services au gouvernement fédéral pour réduire la responsabilité et/ou faire preuve de diligence raisonnable en matière de gestion du site. Ces services sont généralement définis en fonction de la conformité, par exemple en suivant des protocoles d’échantillonnage sur le terrain. Toutefois, ils ont également évolué en fonction des contraintes de demande du marché et de la rentabilité. Les praticiens ne tiennent peut-être pas compte des répercussions des ressources consommées et des déchets produits par leurs services et les gestionnaires de projets fédéraux, ils n’ont pas toujours de visibilité sur toutes les composantes du processus de l’AFLC qui produisent des déchets. La consommation de ressources entraîne un coût pour l’environnement et pour les générations futures que nous devons prendre en considération dans tous les secteurs industriels, notamment les sites contaminés. Comme tout, il s’agit d’un équilibre délicat, mais nous devons remettre en question le statu quo ensemble (c.‑à‑d. l’industrie et le gouvernement) pour que le processus de l’AFLC soit plus durable.

Cette présentation fournira un résumé de haut niveau des principales stratégies, politiques et lois qui favorisent une gestion plus écologique et plus durable du cycle de vie d’un projet ou d’un groupe de projets liés aux sites contaminés fédéraux. De plus, la présentation traitera de ce qu’est un zéro déchet et de la façon dont il pourrait être pris en compte dans le cycle de vie de la gestion des sites contaminés. L’objectif de cette présentation est de montrer comment et où nous pouvons potentiellement introduire les principes de zéro déchet dans le cycle de vie des projets de sites contaminés. En outre, cette présentation abordera les façons dont le gouvernement et l’industrie pourraient collaborer pour discuter des déchets créés, de la faisabilité de l’élimination des déchets et des possibilités de réduction des déchets.

Tracy Dannell, scientifique de projet, Geosyntec Consultants, Inc.
Tracy Dannell compte plus de 13 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’environnement dans les secteurs privé et public, ce qui comprend une connaissance approfondie et un réseau solide concernant les sites contaminés fédéraux du Canada (SCF). Elle a participé aux activités des SCF d’un point de vue public et privé et a siégé aux comités de l’atelier des SCF de l’Institut des biens immobiliers du Canada (IBIC) depuis plus de dix ans. En outre, elle possède de l’expérience dans le domaine des sciences naturelles, dans le domaine de la réglementation environnementale et de la conformité.

Tout au long de sa carrière, Tracy Dannell a entrepris une variété de projets environnementaux. Ces projets comprennent : des évaluations et des énoncés des incidences des sites écologiques, des évaluations environnementales et ses répercussions, des évaluations et d’établissement de permis, des enquêtes sur la flore et la faune, des rapports, des études, des évaluations, des services et des établissements de permis (poissons et habitat des poissons, espèces en danger/espèces en péril, évaluations des arbres et de l’habitat, écologie de la foresterie et de la végétation, enquêtes et études sur la faune), la phase I et la phase II des évaluations environnementales des sites, des évaluations des risques, des projets de réhabilitation/assainissement et de dragage, des enquêtes sur les substances désignées et les matières dangereuses, des rapports de gestion des déchets, des communications avec les intervenants, des éléments du projet de planification environnementale et de la recherche et du développement du ministère de l’Environnement.

En 2018, Tracy Dannell s’est familiarisée avec les principes de l’économie circulaire et des stratégies « zéro déchet ». Depuis, elle a participé à de nombreux webinaires et a acquis des connaissances sur le sujet et a également participé à la rédaction d’une stratégie « zéro déchet » pour un ministère fédéral canadien.

Optimisation de la réutilisation des sols dans le réaménagement des sites contaminés : approche durable et leçons apprises
Krista Barfoot1, Steven Desrocher1, Meggen Janes2
1Stantec Consulting Limited
2Waterfront Toronto
L'objectif de cette présentation est d’examiner le processus appliqué et les leçons apprises dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de gestion des sols élaborée pour appuyer la gestion durable de plus d’un million de mètres cubes de sol, générés par les efforts de protection contre les inondations et de revitalisation des terrains portuaires de Toronto, en mettant l’accent sur la structure réglementaire, la technologie appliquée, les principaux paramètres décisionnels et les répercussions sur la construction.  
Abstract

Les grands projets d’infrastructure et de réaménagement peuvent créer d’importantes activités de déplacement du sol. Lorsque ces projets se déroulent dans des centres urbains plus anciens et des friches industrielles, ils peuvent être compliqués par la présence de sols qui ne répondent pas aux normes génériques. Alors que de nombreuses provinces élaborent des règlements visant à gérer les sols excédentaires (c.-à-d. le sol qui sera retiré d’une zone de projet), on met davantage l’accent sur l’évolution des processus visant à améliorer la durabilité du développement en optimisant la réutilisation du sol dans la zone du projet. L’optimisation de la réutilisation des sols sur place peut non seulement réduire les coûts du projet, mais aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre et les répercussions sur la circulation à proximité de la zone d’aménagement. L’accent mis sur l’optimisation de la réutilisation des sols comme moyen d’appuyer les pratiques de réaménagement durable a été particulièrement important dans le cadre des efforts de protection et de revitalisation des inondations qui se déroulent actuellement dans les terrains portuaires de Toronto. Les travaux du projet, qui se déroulent dans des friches industrielles sous-utilisées, devraient produire plus d’un million de mètres cubes de sol qui devront être gérés, conformément aux règlements actuels et futurs de l’Ontario, ainsi que les objectifs de durabilité des intervenants. L’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie optimale de gestion des sols pour ce site unique ont nécessité une série d’étapes complexes. À l’aide de ce site comme étude de cas, cette présentation examinera le processus appliqué et les leçons apprises dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de gestion des sols, notamment ce qui suit :

• une structure réglementaire actuelle et projetée pertinente, et ses répercussions sur la réutilisation des sols;
• la technologie (p. ex., enquête, modélisation, analyse, évaluation des risques) appliquée pour évaluer les options de réutilisation des sols;
• les principaux paramètres cernés pour appuyer la prise de décisions en matière de gestion des sols;
• les répercussions sur la gestion et la surveillance de la construction dans le cadre évolué;
• les exigences résultantes en matière de gestion des données et les outils proposés pour répondre à ces exigences.

Krista Barfoot, directrice principale, Services environnementaux, Stantec Consulting Limited
Krista Barfoot compte plus de 23 ans d’expérience dans l’industrie, avec une grande expertise en planification stratégique des sites, en évaluation des risques, en évaluation de l’intrusion de vapeur et en gestion des risques. Son expertise technique s’étend également aux contaminants émergents (y compris les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA)), à la gestion des sols excédentaires, aux liquides de la phase non aqueuse, aux mesures d’atténuation des risques et à la communication avec les intervenants. Elle a dirigé à l’élaboration de l’approche stratégique pour la revitalisation de plusieurs grandes friches industrielles de prestige en Ontario. Ces efforts ont inclus la prise en compte des SPFA comme contaminants émergents, la gestion des liquides en phase non aqueuse (LPA) en place et la réutilisation des sols.

Krista Barfoot est une personne qualifiée pour l’évaluation des risques en vertu du Règlement de l’Ontario 153/04, la présidente du Comité des friches industrielles de la Ontario Environmental Industry Association (ONEIA), une membre du sous-comité sur l’excédent des sols de l’ONEIA et une membre du conseil d’administration du Canadian Brownfields Network. Ses études et ses travaux ont porté sur les domaines de la chimie, de la toxicologie, de la pédologie, de la géologie, de l’agrologie et de l’écologie.

Résolution de façon durable des terres contaminées avec des niveaux cibles propre au site
Michelle Anderson, Tim Whalen, Cindy Ott, John Dewis
SLR Consulting (Canada) Ltd.
L'objectif de cette présentation est de montrer comment les niveaux cibles propres au site (NCPS) peuvent être utilisés pour orienter les efforts d’assainissement des sites contaminés et réduire les coûts financiers et environnementaux. Nous donnerons des exemples qui montrent comment l’utilisation des NCPS peut réduire la quantité de ressources, de déchets, d’émissions de carbone et le temps associé à un projet, ce qui peut améliorer la durabilité globale du projet et réduire l’impact environnemental.  
Abstract

Les coûts financiers et environnementaux (p. ex., la destruction de l’habitat, la production de déchets, les émissions de gaz à effet de serre) associés aux approches traditionnelles de l’assainissement des sites contaminés sont de plus en plus préoccupants. Cependant, les coûts et les problèmes éventuels peuvent être atténués en tenant davantage compte des renseignements propres au site et en se fiant davantage à ces renseignements lorsqu’on élabore une stratégie d’assainissement. Comme il est indiqué à l’étape 7 du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), il existe de multiples approches qui peuvent être utilisées pour déterminer les objectifs d’assainissement et de gestion des risques pour un site, y compris l’élaboration de niveaux cibles propre au site (NCPS) fondés sur les risques. L’élaboration et l’utilisation des NCPS peuvent entraîner à une réduction de la quantité de ressources (p. ex., le temps, l’argent, le carburant) nécessaires pour régler adéquatement un problème de contamination donné, réduire les déchets nécessitant une manutention coûteuse et l’élimination ou le traitement hors site, réduire l’empreinte carbone du projet et le temps associé au réaménagement, ce qui peut améliorer la durabilité globale du projet et réduire l’impact sur l’environnement.

Dans certains cas, la nécessité d’un assainissement physique ou de contrôles supplémentaires de gestion des risques peut être inévitable, mais une stratégie d’assainissement peut être optimisée pour la durabilité de l’environnement. Dans ces cas, on peut se servir des NCPS pour aider à déterminer l’approche d’assainissement appropriée, à élaborer des spécifications, à mettre en place un système correctif et/ou à déterminer les possibilités de gestion des risques au moyen de contrôles administratifs ou techniques plutôt que de méthodes plus invasives ou destructives. Il est également possible d’utiliser les NCPS dans les analyses de sensibilité pour déterminer si les modifications apportées à la conception d’assainissement auront une incidence sur les objectifs du projet ou si elles peuvent être utilisées pendant l’assainissement pour déterminer si des économies supplémentaires en ternes de coûts et de calendrier peuvent être réalisées si de légères modifications sont apportées à la conception.

Malgré les avantages évidents, il existe des obstacles à l’acceptation de l’assainissement basée sur les NCPS et ils feront l’objet de discussions, notamment l’éducation insuffisante des intervenants en ce qui concerne le niveau de protection ou le degré de protection du site utilisée dans la dérivation des valeurs, l’utilisation future incertaine des terres et des eaux, et le fait de ne pas se mettre suffisamment l’accent sur la durabilité environnementale comme mesure dans les évaluations et les décisions en matière d’assainissement. Tout au long de la présentation, nous mettrons en évidence des études de cas de projet afin de démontrer comment l’élaboration et l’utilisation des NCPS ont permis de réduire les risques, les coûts et les délais d’assainissement, tout en améliorant la durabilité globale, s’assurant ainsi que le projet est mené d’une manière respectueuse de l’environnement.

Michelle Anderson, directrice et toxicologue environnementale principale, SLR Consulting (Canada) Ltd.
Michelle Anderson est responsable nationale de l’évaluation des risques et de la toxicologie chez SLR Consulting (Canada) Ltd. Elle a passé la majeure partie de sa carrière à concevoir, gérer et soutenir les programmes d’évaluation des risques liés aux contaminants et d’assainissement pour les clients fédéraux, provinciaux et territoriaux. Ses principaux domaines d’expertise comprennent l’élaboration d’approches uniques pour établir des objectifs d’assainissement propres au site, la confirmation de la pertinence des programmes d’enquête et d’assainissement des sites pour atteindre les objectifs d’assainissement, ainsi que la contribution à la conception de stratégies d’assainissement et la conception de plans de gestion à long terme.

Impact du choix d’un mode de gestion d’un site contaminé sur plusieurs indicateurs de durabilité; l’exemple du Québec
Jonathan Lalande, Mélyssa Deland, Pierre-Michel Bergeron, Geneviève Plouffe, Fredrick Charbonneau, Marie-Odile Fouchécourt, Agnes Renoux
Sanexen Services environnementaux inc.
L'objectif de cette présentation est de démontrer l’importance des externalités sociales et environnementales lorsque des sites contaminés sont assainis et de démontrer comment le choix d’une stratégie de gestion peut influencer ces répercussions externes.

**Cette présentation sera livrée en français.  
Abstract

Bien que la réduction du passif environnemental et des risques toxicologiques associés aux sites contaminés soit un objectif souhaitable, l’assainissement de ces terrains est susceptible de générer plusieurs effets sociaux et environnementaux indésirables. Il semble dès lors souhaitable que la gestion de ces sites soit réalisée de façon à réduire efficacement les risques toxicologiques tout en minimisant les externalités sociales et environnementales générées par les travaux d’assainissement. En utilisant l’exemple du Québec – qui encadre de façon très rigide le recours à l’évaluation des risques dans la gestion des sites contaminés – l’impact du mode de gestion sur les risques post-réhabilitation ainsi que sur plusieurs indicateurs de durabilité a été étudié. Pour ce faire, les risques et effets associés aux émissions générées par les travaux d’excavation ainsi que par le transport, la disposition et l’importation de sols ont été considérés.

Jonathan Lalande, Directeur de projet – Analyse de risques, Sanexen Services environnementaux inc.
Jonathan Lalande œuvre dans le domaine de l’environnement depuis 2006 et détient un baccalauréat, une maîtrise ainsi qu’un doctorat en génie chimique de l’École Polytechnique de Montréal. Son cheminement multidisciplinaire l’a amené à développer des compétences variées dans le domaine de l’environnement qui incluent la modélisation environnementale, l’analyse de risques, l’écotoxicologie, la caractérisation et la réhabilitation des sols, la microbiologie moléculaire, la géostatistique ainsi que l’analyse du cycle de vie. À l’emploi de Sanexen depuis 2013, il est responsable de réaliser et diriger des projets d’évaluation des risques ainsi que de développer une expertise de pointe en modélisation environnementale au sein de l’équipe.

Assainissement de dépotoirs au centre de recherche de Valcartier – Conversion d’un dépotoir en milieu humide
Dominic Faucher1, Stéphane Picher2, Karine Gagnon3
1Defence Research and Development Canada
2Construction de Défense Canada
3Stantec Consulting Limited
L'objectif de cette présentation est de démontrer l'interdépendance des différents enjeux dans la gestion de sites contaminés.

**Cette présentation sera livrée en français.  
Abstract

Le Centre de recherches de Valcartier (CRV) est en opération depuis plus de 70 ans. Trois dépotoirs (S1, S2 et S3) ont été en opération entre 1960 et 1990, dans la partie Sud du CRV. Le dépotoir S1, présentait la particularité d’être complètement aménagé sous le niveau du sol environnant. La nappe phréatique étant en surface à cet endroit (1.3 m de profondeur), plus de la moitié des déchets qui s’y trouvaient étaient submergés. Un fossé principal draine les eaux de ruissellement et de résurgence des dépotoirs vers la rivière Nelson, située à environ 500 m en aval du dépotoir S1 et se déversant plus de 7 km plus loin dans un lac utilisé pour desservir une partie de la population de la ville de Québec en eau potable. Les dépotoirs S2 et S3 se trouvent à plus de 1.5 km en amont de la rivière Nelson.

Les diverses études menées au fil des ans à l’endroit des trois dépotoirs ont révélé la présence de contaminants (métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques ou dioxines et furanes chlorés) dans les sols, l’eau souterraine, l’eau de surface et les sédiments dans les fossés avoisinants.

L’option retenue pour les travaux d'assainissement réalisés de 2018 à 2019 fut d’excaver la totalité des déchets du dépotoir S1 afin de les réacheminer vers les dépotoirs S2 et S3, lesquels ont été profilés et recouverts de membranes imperméables et de sols propres. Du même coup, une partie des fossés drainant les dépotoirs ont été aussi imperméabilisés, dans l’objectif d’empêcher l’eau souterraine contaminée d’y faire résurgence.

Cette option permettait d’atteindre l’objectif de retirer la majeure partie des contaminants qui pouvaient éventuellement faire résurgence dans les cours d’eau récepteurs hors de la propriété et ainsi minimiser les suivis nécessaires au cours des années subséquentes.

Afin qu’aucun contaminant ne soit libéré dans les fossés exutoires, le fossé principal a été obturé durant les travaux d’excavation et un système de pompage et de traitement a été déployé afin de retirer les contaminants liés aux matières en suspension. Aussi, les travaux ont été réalisés en période d’étiage, ce qui diminuait le volume d’eau à gérer.

Une bonne partie des travaux a été réalisée en conditions hivernales, ce qui peut représenter un défi monumental au Québec.

Quelques espèces fauniques possédant un statut au niveau de la LEP ou la LCOM sont présentes dans le secteur. Les travaux ont été réalisés hors de la période de nidification ou reproduction des espèces recensées.

Enfin, le dépotoir S1, maintenant exempt de déchets, a été converti en bassin de bio-rétention. Cette approche permettra d’augmenter le potentiel de biodiversité du secteur, tout en assurant une stabilité accrue des sédiments via la croissance de tourbe.

Après un an, les résultats d’analyses de l’eau souterraine et de l’eau de surface démontrent le succès du projet et l’atteinte des objectifs : les concentrations des contaminants préoccupants ont diminué de plus de 100%. Un suivi sera maintenu pour valider la tendance.

Fait intéressant : le bilan de durabilité environnementale du projet permet de conclure que le fait d’avoir minimisé le transport de déchets, couplé à l’effet de puits de carbone du nouveau milieu humide en croissance, aura un impact global positif en terme d’émissions de gaz à effet de serre (GES), en ayant évité plus de 160 tonnes d’émissions de CO2-équivalent.

Dominic Faucher, Conseiller en Environnement, Centre de recherches Valcartier, Recherche et développement pour la défense Canada
Dominic Faucher, Environmental Advisor, Valcartier Research Center, Defense Research and Development Canada Dominic Faucher est un ancien officier du génie maritime dans les Forces canadiennes et occupe présentement le poste d'officier d'environnement pour Recherche et Développement pour la Défense Canada - centre de recherches de Valcartier (Québec). Il a également occupé le poste de coordonnateur de projets environnementaux pour le compte de Construction de Défense Canada. Son expertise touche principalement la gestion des sites contaminés, les évaluations environnementales, la gestion des matières dangereuses, les projets impliquant les munitions non explosées (UXO) et les projets de grande envergure intégrant des principes scientifiques issus des toutes dernières trouvailles en recherche et développement, particulièrement au niveau des métaux et des matériaux énergétiques. M. Faucher possède un baccalauréat en génie chimique de l'Université Laval et est membre de l'Ordre des Ingénieurs du Québec.

Utilisation bénéfique des sédiments contaminés transformés pour la résilience côtière : l’avantage de la durabilité
Brian Solomon1, Ram Mohan1, Andrew Corbin1, Margaret Carrillo-Sheridan1, Randy Brown1, Steven Coladonato2
1Anchor QEA, LLC
2Honeywell
L'objectif de cette présentation est de présenter les considérations de durabilité pour l’utilisation bénéfique des sédiments contaminés transformés.  
Abstract

Dans le nord-est des États-Unis, où les infrastructures sont menacées par l’élévation du niveau de la mer et les ondes de tempête induites par le changement climatique – la présence de sites contaminés hérités et importantes près des systèmes aquatiques offre une occasion unique d’envisager une réutilisation bénéfique des sédiments contaminés transformés (stabilisés) comme source alternative durable de matériaux de remplissage pour renforcer la résilience côtière.

Une évaluation de l’empreinte environnementale a été réalisée pour la réutilisation bénéfique des sédiments transformés dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet municipal de résilience côtière à proximité. À des fins de comparaison, un scénario de réutilisation « de référence » a également été envisagé pour le projet d’assainissement. Dans le cadre de ce « scénario de CQR », les sédiments transformés seraient utilisés comme couverture quotidienne de remplacement (CQR) dans un site d’enfouissement situé à une certaine distance du site, et des matériaux de remblai vierges propres seraient achetés pour utilisation sur le site du projet de résilience côtière.

L’empreinte environnementale a été évaluée principalement en fonction des émissions de gaz à effet de serre (GES), bien que la consommation totale de carburant, les déplacements par transport et les répercussions sur l’infrastructure et les résidents le long des corridors de transport en commun aient également été évalués. Les émissions directes de GES ont été estimées en fonction des différences suivantes entre les activités et les hypothèses liées au transport des matériaux.

Scénario de résilience
• Transport de ciment Portland (CP) par barge (160 milles) pour stabiliser les sédiments en vue de leur utilisation comme matériau de remblai (12 % en poids présumé);
• Transport des sédiments par barge (10 milles) après stabilisation sur le site du projet de résilience situé à proximité.

Scénario CQR (référence)
• Transport du CP par barge (160 milles) pour stabiliser les sédiments en vue de leur utilisation en tant que CQR (8 % en poids présumé); • Transport des sédiments par camion (65 milles) après la stabilisation vers le site d’enfouissement pour utilisation en tant que CQR; • Chargement et transport de matériaux de remblai propres par barge (100 milles) pour utilisation sur le site du projet de résilience côtière.

On a estimé que les émissions directes de GES étaient près de 14 fois plus faibles dans le scénario de résilience, principalement en raison de deux composantes du scénario de référence : 1) transporter des sédiments stabilisés par camion (par rapport à des barges) sur une distance de 65 milles (par rapport à 10 milles); et 2) la nécessité de transporter des matériaux de remblai propres pour utilisation dans le cadre du projet de résilience côtière.

Les émissions indirectes de GES (cycle de vie) ont été estimées pour la production du CP, en raison de son processus de fabrication énergivore et du volume relativement élevé prévu pour la stabilisation des sédiments, ainsi que l’excavation, le traitement et le stockage des matériaux de remblai vierges associés au projet de résilience côtière (dans le cadre du scénario CQR (référence). Les émissions pour la production du CP se sont révélées relativement élevées (par rapport aux émissions directes) – 60 fois plus élevées pour le scénario de résilience (le CP a supposé un taux d’application de 12 % en poids) et trois fois plus élevées pour le scénario de référence (le CP a supposé un taux d’application de 8 % en poids). Pour comprendre les répercussions de cette considération de conception, on a également évalué une gamme de taux d’application du CP (8 % à 15 % en poids). Des modifications de remplacement pour la stabilisation ou des techniques de stabilisation de remplacement (si elles sont jugées acceptables sur le plan technique) augmenteront les aspects de durabilité du projet.

La combinaison du projet d’assainissement avec le projet de résilience côtière permet de réduire au minimum les dépenses d’énergies liées au transport pour répondre aux besoins des deux projets et se traduit par une empreinte écologique plus faible. Alors que, indépendamment, ces projets auraient des besoins énergétiques considérables pour transporter deux fois le matériel, sur des distances beaucoup plus longues. En outre, l’exploitation des voies navigables régionales (c.-à-d. le transport par barge ou par camion) limite les perturbations pour les résidents locaux et les répercussions sur l’infrastructure terrestre.

Brian Solomon, scientifique principal en environnement, Anchor QEA, LLC
Brian Solomon est scientifique principal en environnement chez Anchor QEA, LLC, et compte plus de 16 ans d’expérience dans l’évaluation de sites contaminés et l’évaluation de la nature et de l’étendue, ainsi que du devenir chimique et du transport des constituants chimiques dans les sédiments, le sol et les eaux souterraines. Brian Solomon a effectué un certain nombre d’inventaires de gaz à effet de serre (GES) liés aux projets d’assainissement des sédiments et des sols. UÀ l’aide des lignes directrices largement reconnues en matière de comptabilité et de production de rapports, Brian Solomon a déterminé les limites des inventaires et les sources d’émissions de GES, et a quantifié les estimations des émissions attribuables à l’utilisation de l’équipement de construction, au transport des matériaux par camion, par train et par navire océanique, ainsi qu’aux technologies de traitement et d’élimination. Brian Solomon détient une certification de quantificateur d’inventaire des gaz à effet de serre par l’entremise de CSA America, et ses évaluations des GES ont été très bien accueillies par un groupe d’experts en évaluation des GES au sein d’une importante organisation cliente industrielle.

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