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Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Affiches
Orientation de Santé Canada sur l’évaluation des risques pour la santé humaine des sédiments contaminés : voie de contact directe
Deanna Lee, Meghan Roushorne, Odette Bose, Darcy Longpre, Marie-Josee Poulin, Sanya Petrovic et Louise White
Santé Canada
L'objectif de cette présentation est de faire connaître l’orientation supplémentaire de Santé Canada sur l’évaluation des risques pour la santé humaine concernant les sédiments contaminés sur la voie de contact directe.
Abstract

Contexte et objectifs
Les sites aquatiques ayant des sédiments contaminés sont souvent plus difficiles à caractériser, évaluer et gérer que les sites terrestres en raison des caractéristiques uniques associées aux sédiments. En l’absence de lignes directrices sur les sédiments fondées sur la santé humaine, les lignes directrices pour la qualité du sol en zone résidentielle pour la protection de la santé humaine ont été utilisées au lieu des valeurs fondées sur les sédiments afin de déterminer la protection de la santé humaine à la suite d’une exposition aux sédiments contaminés. Par contre, les activités humaines et les caractéristiques d’exposition aux sites aquatiques diffèrent de celles associées aux sites terrestres. L’utilisation des critères pour les sols en fonction de la santé humaine pourrait ne pas être appropriée pour les sites de sédiments en raison des activités humaines, des scénarios d’exposition, des caractéristiques des sédiments et des caractéristiques des récepteurs qui diffèrent sur les sites de sédiments comparativement aux sites terrestres. Santé Canada a conçu des lignes directrices sur l’évaluation des risques connexes afin d’évaluer l’exposition humaine aux substances chimiques contenues dans les sédiments par contact direct (c.-à-d. l’ingestion accidentelle, le contact dermique et l’inhalation des particules). Nous présenterons l’approche de Santé Canada pour l’évaluation des risques pour la santé humaine sur les sites de sédiments contaminés fédéraux canadiens.

Approche et activités
Santé Canada a récemment élaboré des lignes directrices sur l’exécution d’évaluations des risques pour la santé humaine pour les sites de sédiments contaminés. Nous fournissons les lignes directrices sur les modèles conceptuels des sites, les scénarios d’exposition et les caractéristiques des récepteurs qui sont particuliers aux sédiments. Nous discuterons de trois scénarios d’exposition aux sédiments génériques (contacts fréquents récréatifs, faibles contacts et l’industrie et du commerce) représentatifs des activités humaines typiques qui peuvent survenir sur les sites de sédiments. Les lignes directrices précises l’utilisation de caractéristiques des récepteurs propres aux sédiments comme les facteurs de charge (ou d’adhérence) dermiques, les taux d’ingestion accidentelle et les surfaces de peau exposées qui peuvent être plus appropriées pour les scénarios d’exposition aux sédiments que celles utilisées pour les activités terrestres associées au sol pour mieux estimer les risques associés à l’exposition aux sédiments contaminés.

Résultats et leçons apprises
La déviation des lignes directrices nationales sur les sédiments pour la santé humaine s’est révélée difficile en raison de la grande variation des sites de sédiments au Canada, non seulement par les différents types de sites de sédiments dictés par les caractéristiques des sédiments, les paramètres et l’emplacement, mais également par la vaste gamme d’activités humaines, la durée et la fréquence des expositions qui peuvent survenir d’un site de sédiment à un autre. En l’absence de lignes directrices nationales sur les sédiments, Santé Canada a élaboré des lignes directrices sur l’exécution de l’évaluation des risques pour la santé humaine sur les sites de sédiments contaminés au Canada. L’amélioration des estimations de l’exposition aux sédiments à l’aide de facteurs propres aux sédiments pour le contact direct peut fournir des estimations d’exposition très différentes comparativement aux sites terrestres en raison des caractéristiques propres aux sédiments.

Édulcorants artificiels comme indicateur des répercussions sur les humains : occurrence, mobilité et pratiques exemplaires de prélèvement des échantillons
Emily Saurette, InSitu Remediation Services Ltd.
L'objectif de cette présentation est de mettre en évidence la relation entre les contaminants préoccupants et les édulcorants artificiels, et de fournir un aperçu de l’occurrence, de la mobilité et des pratiques exemplaires de prélèvement d’échantillons pour les édulcorants artificiels pour faciliter leur utilisation potentielle en tant qu’outil de gestion des risques.
Abstract

Les édulcorants artificiels ont été identifiés comme étant des indicateurs de nombreux contaminants préoccupants en raison de la nature ubiquiste dans les effluents humains et occasionnellement, les effluents d’élevage. Les échantillons d’eaux souterraines et de surface prélevés et analysés pour les édulcorants artificiels ont présenté des concentrations élevées dans les zones urbaines dans l’ensemble du Canada. Ces composés peuvent aussi être utilisés comme indicateurs des eaux souterraines en raison de leur comportement conservateur. Au Canada, les édulcorants artificiels acésulfame, sucralose et saccharine sont vendus comme édulcorants de table et utilisés dans un grand nombre de produits de consommation, comme des boissons, des aliments en conserve, des condiments et de la gomme à mâcher. Les propriétés chimiques uniques des édulcorants artificiels, qui résistent à la dégradation au cours de la digestion et résultent en un produit sans calorie, permettent aussi à ces composés d’agir de manière récalcitrante dans les systèmes d'eaux souterraines et de surface. Les édulcorants artificiels ont été associés aux effluents entrant dans les eaux souterraines et de surface provenant des fosses septiques, les décharges et les usines de traitement des eaux usées – même après un traitement tertiaire.

La surveillance des édulcorants artificiels dans les points d’eau peut fournir un indicateur précis des répercussions anthropogéniques aux points d’eaux souterraines et aux points d’eaux de surface communicants. Les édulcorants artificiels sont associés à la présence d’autres contaminants comme des produits pharmaceutiques, des produits d’hygiène personnelle et les sous-produits de désinfection. Alors que les composés qui sont difficiles et dispendieux à analyser sont reconnus comme étant des contaminants préoccupants, l’analyse des édulcorants artificiels dans les échantillons d’eaux environnementaux peut devenir un outil puissant pour la gestion des risques aux sites appropriés. Les échantillons pour l’analyse des édulcorants artificiels sont faciles à prélever et peuvent être entreposés pour des périodes de temps prolongés avec relativement peu de produits de conservation, ce qui est bénéfique pour les programmes d’échantillonnage. Comprendre les préjudices potentiels des taux d’édulcorants artificiels élevés dans les espèces aquatiques et la relation entre les édulcorants artificiels et d’autres contaminants sera important puisque les populations deviennent de plus en plus denses et les concentrations environnementales actuelles de contaminants dilués augmentent.

La présentation examinera les documents actuels et antérieurs sur l’occurrence des composés des édulcorants artificiels dans l’environnement canadien, leur mobilité dans les eaux souterraines, la relation entre les édulcorants artificiels et d’autres composés préoccupants et le prélèvement et l’entreposage d’échantillons ainsi que les pratiques exemplaires.

Utilisation d’analyse à l’échelle du laboratoire pour la conception réussie de l’assainissement
Kevin French, Vertex Environmental Inc.
L'objectif de cette présentation est de démontrer les avantages de l’utilisation de l’analyse de la traitabilité à l’échelle du laboratoire pour permettre d’élaborer des concepts d’assainissement à pleine échelle plus efficaces et plus efficients et d’éviter des erreurs coûteuses sur le terrain.
Abstract

La réussite des programmes d’assainissement à grande échelle dépend de nombreux facteurs, dont certains qui peuvent être inconnus avant le début des efforts de nettoyage. L’analyse à l’échelle du laboratoire peut être utilisée pour quantifier de nombreuses variables et réduire la nécessité des suppositions qui peuvent mener à des incertitudes, des inefficacités et même, parfois, à des échecs. Par exemple, une analyse à l’échelle du laboratoire peut évaluer les types optimaux et les concentrations des modifications d’assainissement, les temps de réaction et de contact, la production de sous-produits et de résidus. L’expérimentation sur des échantillons de sol et d’eaux souterraines prélevés sur le site réel peut mener à de nombreux résultats clés qui peuvent ultimement réduire les incertitudes et maximiser les chances de réussites des efforts d’assainissement à grande échelle.

Cette affiche présentera des exemples d’expériences à l’échelle du laboratoire qui ont été effectuées pour le monde réel, les sites canadiens démontrant la gamme de résultats possibles et la façon dont ces résultats ont été incorporés dans les concepts d’assainissement à grande échelle.

L’affiche présentera également un aperçu des types d’analyses à l’échelle du laboratoire qui peuvent être effectuées, des réacteurs de [lots statiques] relativement faciles et rapides à des réacteurs [à colonne de flot continu]. Les études de cas peuvent être incluses lorsque nous avons utilisé l’analyse à l’échelle du laboratoire pour évaluer :
• l’analyse de validation que le drainage rocheux acide (DRA) peut être traité en fonction des normes de déversement aquatiques avec moins d’un jour de temps de contact;
• la méthode d’oxydation chimique optimale pour les eaux souterraines contaminées à en fonction du type de réactif, de la dose et du temps de réaction;
• la faisabilité de la stabilisation du lixiviat de plomb toxique dans le sol pour le rendre non dangereux;
• l’efficacité de différents milieux de filtration et d’absorption pour le traitement d’une source d’eaux usées complexe en appui à un concept de système de traitement.

L’affiche se conclura sur la rapidité et la rentabilité de l’application de l’analyse à l’échelle du laboratoire aux sites touchés dans le monde réel afin de démontrer la traitabilité (la capacité à respecter les objectifs d’assainissement) et de raffiner les concepts pour maximiser les économies, réduire au minimum les coûts de projet et maximiser les chances de réussite pour les efforts d’assainissement à grande échelle.

Technologie de stabilisation et de solidification du sol et des sédiments comme outil économique pour la gestion des risques liés aux métaux lourds pour les sols contaminés et les sédiments de dragage
B.J. Min et Jevins Waddell
TRIUM Environmental Inc.
L'objectif de cette présentation est de communiquer les connaissances scientifiques et partager l’expérience des projets de recherche avec le public pour améliorer la connaissance des autres options pour la gestion des risques à des sites contaminés.
Abstract

La stabilisation et la solidification du sol (S/S) est une technologie largement utilisée pour aider à la gestion fondée sur les risques et pour les options de fermeture pour les sites contaminés aux métaux lourds, y compris le pétrole et le gaz, les mines, les propriétés industrielles, les déchets dangereux et les sites de gestion des matières, les boues et les sédiments marins de dragage ou des bassins versants. La stabilisation du sol touché par les métaux lourds fonctionne en convertissant les métaux lourds en précipités insolubles alors que la stabilisation est obtenue par la sorption du contaminant dans le mélange de produits S/S et de la matrice de sol.

Nous résumerons les mécanismes des technologies S/S disponibles et leur application pour les contaminants organiques et inorganiques, ainsi qu’en tant qu’agent de stabilisation de l’humidité d’un sol mouillé. Les produits de S/S à base de ciment (comme le pozzolan) sont habituellement utilisés à cette fin. Par contre, la nature ressemblant à du ciment, le regroupage, la revégétation limitée et les capacités de réclamation inhérentes à ce produit entraînent des limitations à la gestion durable des sites contaminés.

Après l’évaluation analytique de différentes technologies S/S, cette affiche indique les méthodes durables pour stabiliser les sols touchés par des contaminants organiques et inorganiques, en mettant l’accent sur la présentation du lixiviat, la revégétation, la réclamation et l’utilisation durable des sites contaminés sous gestion des risques. Plusieurs études de cas des applications de la technologie durable à l’échelle du terrain seront incluses afin de démontrer les conclusions.

Approche graduelle à l’enquête sur les composés perfluorés, la gestion et la planification des risques et de l’assainissement – exemple d’un aéroport
James Mair, Hemmera Envirochem Inc., une entreprise d’Ausenco
L'objectif de cette présentation est de fournir un exemple rentable du monde réel d’une approche graduelle pour l’assainissement d’un site qui a été touché par les composés perfluorés. Elle présentera les méthodes efficaces pour la détection et l’assainissement des composés perfluorés dans le contexte de ce site et des utilisations à venir potentielles, et elles démontreront la détection et les stratégies d’assainissement nécessaires pour permettre le réaménagement du site.
Abstract

L’affiche mettra en évidence les enquêtes ciblées sur l’occurrence des composés perfluorés (PFC) dans le sol et les eaux souterraines sur le site d’un aéroport actif. Dans le contexte d’un aéroport, les PFC peuvent être associés aux mousses extinctrices (p. ex., les mousses à formation de pellicule aqueuse [mousses AFFF]) utilisées pour éteindre les feux causés par le carburant ainsi que dans les fluides hydrauliques d’aviation. L’utilisation des mousses AFFF a mené à une contamination des eaux souterraines et de surface dans les zones touchées, un problème aggravé par la capacité de certains PFC à migrer dans l’eau. Les organismes de réglementation ont récemment reconnu les PFC comme étant un groupe émergent de contaminants préoccupants.

Le site était auparavant des terres agricoles ayant de la végétation jusqu’à, au moins, les années 1930. Des années 1940 aux années 1970, l’Aviation royale du Canada (ARC) a occupé le site avec des casernes et d’autres structures liées aux activités de l’aviation. À la fin des années 1970, le site a été réaménagé en une installation d’entretien aéroportuaire et a été utilisée jusqu’en 2015. Comme les PFC sont devenus de plus en plus importants, l’enquête sur ces derniers en tant que contaminants préoccupants a été incluse au cours des enquêtes en cours sur le site. L’aéroport international de Vancouver (YVR) a déterminé qu’il serait rentable d’inclure les PFC dans cette enquête à des fins de renseignements généraux.

Dans notre affiche, nous utiliserons cette étude de site, qui a été touché par les PFC, afin d’illustrer une approche graduelle à la planification de l’enquête et de l’assainissement afin d’appuyer le réaménagement de la propriété. Dans ce cas, l’approche graduelle comprend les étapes suivantes, qui seront expliquées en détail sur l’affiche :
• Étape I de l’évaluation environnementale de site (EES) – comprendre la ou les sources possibles de PFC sur le site, ce qui oriente les décisions pour l’enquête ou les enquêtes sur le site, p. ex., où les enquêtes sont nécessaires.
• Élaboration du modèle conceptuel de site – utiliser un modèle conceptuel de site combiné et un modèle d’exposition écologique et humain, ainsi que la façon d’évaluer les PFC dans un contexte de modèle conceptuel de site.
• Étapes II et III de l’EES – pour mieux comprendre les caractéristiques du site et la délimitation des PFC. L’affiche mettra également en évidence les méthodes d’enquête et de programmes analytiques ou d’analyses.
• Régime réglementaire pour les PFC – YVR utilise de multiples compétences réglementaires, accompagnées de lignes directrices fédérales dans l’ébauche et les normes provinciales récemment adoptées. L’affiche mettra en évidence le régime réglementaire dans le contexte d’un site aéroportuaire en Colombie-Britannique.
• Évaluation des options et stratégie d’assainissement – l’affiche mettra en évidence les points à tenir compte de l’assainissement en évolution, ainsi que les options dont nous avons tenu compte dans cette évaluation, y compris l’évaluation des risques, le retrait de la source de contamination des eaux souterraines et le traitement ex-situ, et l’installation et le fonctionnement d’un système d’assainissement de pompage et de traitement.
• Évaluation du risque au niveau du dépistage – utilisé pour évaluer les risques associés aux concentrations d’acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) sur le site et de fournir une détermination réaliste des préoccupations environnementales et en matière de santé (le cas échéant) associées aux PFC (y compris le PFOS) indiquées dans le processus d’enquête du site. L’affiche mettra en évidence le cadre (y compris l’ébauche des lignes directrices de Santé Canada, les valeurs de dépistage et les valeurs de référence toxicologiques intérimaires pour les substances perfluoroalkyl pour lesquelles l’évaluation a été effectuée.

En résumé, une enquête graduelle bien pensée, ainsi qu’un modèle conceptuel de site, peut mener à des objectifs de gestion de site raffinés, ce qui mène à des évaluations des risques plus ciblées.

Défis liés au traitement des composés de HAP à de faibles niveaux
Jason Downey, Newterra Inc.
L'objectif de cette présentation consiste à échanger les expériences sur le traitement des composés d’hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) à de faibles niveaux.
Abstract

Alors que la réglementation sur les déversements continue d’être resserrée dans l’ensemble de l’Amérique du Nord, les fournisseurs de solutions doivent évoluer et adapter leurs produits et leurs concepts pour respecter la nouvelle réglementation.

En 2015, un concept de procédés a été élaboré et une usine de traitement a été mise en place pour assainir un site Superfund fortement contaminé situé sur la rive sensible au niveau environnemental du lac Supérieur. En tant qu’ancienne usine de fabrication de gaz, ce site contient des volumes importants de liquide immiscible et de liquides non aqueux denses (LNAD) qui ont été recueillis et traités en même temps que les eaux souterraines fortement touchées et les solides provenant de nombreux puits d’extraction sur la propriété.

L’effluent de l’usine de traitement a été rejeté dans le lac Supérieur et a été assujetti à des exigences décrites dans le permis strict accompagnées de limites de rejet se trouvant dans l’intervalle des parties par billion en raison de la difficulté à traiter les composés de HAP.

L’affiche orientera le public dans les objectifs de traitement et les défis auxquels nous avons fait face au cours de l’élaboration de la solution pour ce site. Elle présentera le processus du banc d’essai, des essais pilotes et de la conception à grande échelle de l’usine de traitement et communiquera les leçons apprises par l’intermédiaire de la mise en service et du démarrage de l’usine.

En communiquant les défis, la sélection de la technologie et les expériences, les délégués seront en mesure d’appliquer ces expériences à leurs propres défis en matière de traitement des eaux et ils pourront s’appuyer sur les leçons apprises retenues.

La façon de ne pas trouver des conduites d’eau sur les réserves des Premières Nations et ce qu’il faut faire si vous en trouvez : une étude de cas d’une rupture de conduite d’eau chez la Nation crie de Kehewin
Barbara Petrunic1, Andrew Thalheimer1, Alain Joly2
1Dillon Consulting Limited
2Nation crie de Kehewin
L'objectif de cette présentation est d’illustrer que a) le fait de respecter les pratiques de l’industrie standards concernant l’emplacement des canalisations n’est pas toujours suffisant pour éviter de toucher une conduite souterraine, b) la meilleure réaction est proactive et orientée vers la solution et c) faire participer les intervenants tout au long du projet facilite la coopération et le soutien au cours d’une situation d’urgence.
Abstract

En plein milieu de l’hiver dans le nord de l’Alberta, au cours de l’assainissement d’un ancien réservoir de stockage souterrain, à la fin de la dernière journée d’excavation, une conduite d’eau non marquée a été touchée dans le centre commercial de la collectivité. Le site d’excavation s’est immédiatement rempli d’eau et les services d’approvisionnement en eau de la Nation crie de Kehewin ont été coupés. En raison de la température et des ressources disponibles, la Première Nation s’est retrouvée sans eau pendant un certain nombre de jours.

Cette affiche examinera l’approche standard de l’industrie pour localiser les canalisations dans les collectivités des Premières Nations (comme l’exemple utilisé dans ce projet) et les défis qui y sont associés; nous discuterons des conditions particulières du projet qui a mené au bris de la conduite d’eau (p. ex., le type de conduite, la profondeur de la conduite, les renseignements disponibles sur l’emplacement de la conduite); nous présenterons en détail l’intervention d’urgence qui a eu lieu pour restaurer les services d’approvisionnement en eau à la collectivité, y compris les activités auxiliaires comme le fait d’avertir les résidents et d’organiser un approvisionnement en eau temporaire dans la collectivité; nous mettrons en évidence la valeur d’une communication ouverte, la collaboration avec les intervenants (y compris le ministère des Services aux Autochtones Canada pour qui les travaux étaient effectués, Santé Canada, qui a été appelé pour résoudre le manque d’eau potable, différents ministères au sein de la Nation crie de Kehewin, y compris Kehewin Public Works, et de nombreux sous-traitants et fournisseurs) et la participation de la Première Nation; et les leçons apprises. Cette affiche communiquera plus particulièrement les points de vue des personnes qui effectuaient les travaux et des personnes touchées par le bris de la conduite ainsi que la façon dont elles ont collaboré pour résoudre le problème dans des conditions très difficiles, y compris des températures extrêmement froides, des heures de clarté réduites et une disponibilité réduite des fournisseurs de services dans cette région.

Élaboration de directives sur la qualité des sols canadiens pour les PFOS et les APFO
Luigi Lorusso1, Darcy Longpre1 et Philippa Cureton2
1 Santé Canada
2 Environnement et Changement climatique Canada
L'objectif de cette présentation est d’apporter une sensibilisation relativement aux lignes directrices en matière de qualité des sols canadiens contaminés par les PFOS et les APFO.  Le processus de dérivation et la documentation scientifique de soutien à la fois pour la santé humaine et les composantes écologiques seront abordés.
Abstract

Ces dernières années, les substances de Perfluorooctane Sulfonate (PFOS) ont été l’objet d’une grande attention en raison de leur persistance et de leurs propriétés chimiques uniques. Le perfluorooctane sulfonate (PFOS) et l’acide pentadécafluorooctanoïque (PFOA) s’introduisent généralement dans l’environnement dans des mixtures contenant de nombreuses PFOS et leurs précurseurs. Les PFOS peuvent être trouvées dans des zones éloignées de toute source étant donné l’évolution de l’environnement et le comportement de ce groupe de produits chimiques.

Les valeurs numériques pouvant être utilisées pour analyser le sol sur des sites potentiellement contaminés sont nécessaires pour évaluer et gérer les sites contaminés. Santé Canada et Environnement et Changement Climatique Canada ont mis au point des valeurs de dépistage du sol (SSV) afin d’être utilisées sur les sites fédéraux canadiens pour les PFOS dans le cadre du Protocole d’élaboration de recommandations pour la qualité des sols en fonction de l’environnement et la santé humaine (RQS) (CCME 2006). Les valeurs provisoires sont maintenant disponibles pour les PFOS (pour l’écologie et pour la santé humaine), les PFOA (santé humaine) et autres sont en cours de production. Ces mêmes valeurs, soutenues par une documentation scientifique, seront soumises à une démarche d’évaluation par les pairs avant d’être considérées comme Recommandations canadiennes de la qualité environnementale (RCQE, ou RQS dans le cas précis des sols) par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME).

Le processus de dérivation pour la détermination de valeurs pour la santé humaine pour les PFOS et les PFOA sera présenté. Les valeurs écologiques pour les PFOS seront décrites brièvement comme le fera également le travail futur.

Matériaux et méthodes
Afin de produire des lignes directrices de la qualité environnementale pour les PFOS et les PFOA, des examens ont été réalisés concernant les propriétés chimiques et physiques, les sources et les émissions au Canada, l’évolution et le comportement de l’environnement, les effets toxicologiques chez les espèces dans la nature, les humains et les animaux de laboratoire (Sanexen 2015 a; b). La toxicologie humaine et l’écotoxicologie ont été évaluées séparément afin d’identifier les effets critiques et leurs doses correspondantes. Cette information a été utilisée pour déterminer les niveaux de doses critiques (VTR) ou les concentrations qui produisent des effets néfastes chez l’humain ou chez les récepteurs écologiques occupant différents niveaux trophiques et environnements.

Résultats et discussion
Les VTR proposés pour les PFOS sont de 0,01 mg/kg pour les terrains résidentiels et agricoles et de 0,14 mg/kg pour les utilisations commerciales et industrielles des terrains. Ces valeurs de PFOS sont basées sur la protection de la santé environnementale; ces valeurs sont inférieures aux valeurs calculées pour la protection de la santé humaine. Les VTR proposées pour la santé humaine pour les PFOA sont de 0,85 mg/kg pour les terrains résidentiels et agricoles et de 1,28 mg/kg pour les utilisations commerciales ainsi que 12,1 mg/kg pour l’utilisation des terrains à des fins industrielles. Les valeurs de PFOA sont basées uniquement sur la protection de la santé humaine étant donné qu’aucune valeur pour la protection de la santé environnementale n’a pu être calculée au moment de la publication.

Les effets sur la santé des PFOS et des PFOA sont similaires et bien documentés. Néanmoins, lorsque les PFOS et les PFOA sont découverts ensemble dans le sol, il est recommandé que ces produits chimiques soient considérés comme cumulatifs lorsqu’on les compare avec les VTR.

Projet d’assainissement du sol de la Première nation Shamattawa
Syed Wasay1, Shelly Johnson1, Ken Einarsson1, Christin Didora2, Mark Hadfield3
1Ministère des Services aux autochtones Canada
2Health Canada
3AECOM
L'objectif de cette présentation est de mettre en lumière les défis d’assainissement dans les communautés éloignées.
Abstract

À la demande de la Première nation Shamattawa [PNS], les évaluations environnementales de site (EES) et l’assainissement subséquent des sols affectés ont été réalisés sur deux sites sur le territoire de la collectivité. Ces sites étaient contaminés par des hydrocarbures pétroliers (HCP) tels que BETX et Fractions F1 à F4. L’objectif de ce projet était de protéger la santé humaine et l’environnement, y compris les sites funéraires historiques dans les écosystèmes riverains et les infrastructures communautaires présentes sur le site. La PNS est située le long de la rive nord de God’s river dans le nord du Manitoba et est accessible par les airs à tout moment de l’année, de façon saisonnière par la route et par des routes de glace pendant les mois d’hiver. PNS a opéré deux sites historiques sur le territoire de la communauté, un ancien site de poste de soins infirmiers [ASPSI] et un ancien site d’école [ASE], des années 1950 aux années 1980. Les deux sites utilisaient des réservoirs de diesel et de mazout comme sources de chauffage et dans le cours de leurs opérations. Des fuites historiques et des pratiques de remplissage inadéquates pour le diesel et les réservoirs de mazout ainsi que des déversements auraient probablement contaminé les sols autour des installations.

Les phases I/II/III des EES ont déterminé que les deux sites devraient être classifiés en tant que sites de Classe 1 nécessitant de l’assainissement. Un plan d’action pour l’assainissement [PAA] a été mis au point et comprend une évaluation des technologies d’assainissement. Les résultats de l’évaluation ont indiqué que l’excavation avec l’étaiement et le traitement ex-situ du sol (épandage) était considérée comme la technologie d’assainissement la plus adaptée pour les deux sites. Cette excavation avec l’option d’étaiement a été choisie afin de protéger les sites funéraires historiques adjacents aux sites, la rive et son environnement immédiat, mais aussi l’infrastructure d’entrée d’eau de la collectivité présente sur les deux sites. Ces sols excavés contaminés avec des HCP ont été transportés vers une usine de biodégradation existante et on estime qu’environ trois ans seront nécessaires pour le traitement. Les zones excavées sur chacun des deux sites ont été remblayées avec du sol propre provenant du périmètre de l’excavation et du remplissage importé. La surface finale sera amendée avec de la tourbe de mousse, de la terre végétale propre et du couvert végétal. Finalement, les sites seront développés à nouveau à des fins commerciales et récréatives, après que le site ait été remis en état et stabilisé.

En guise de conclusion, les deux sites ont été assainis avec succès malgré les défis liés aux conditions météorologiques, aux exigences relatives à un étayage d’ampleur dans un endroit éloigné, à la protection des sites funéraires historiques, à une berge de rivière importante et à l’infrastructure communautaire.

Appliquer des approches de gestion des risques multiples et d’assainissement pour réaliser la fermeture d’un site dans un ancien site d’enfouissement
Melanie Siewert and Darren Dickson
SNC-Lavalin Inc.
L'objectif de cette présentation est de discuter des différentes étapes du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux en place pour réaliser la fermeture d’un ancien site d’enfouissement pour le gardien fédéral.
Abstract

Pour réaliser la fermeture d’un site à une institution du Service correctionnel du Canada (SCC) en Ontario, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a attribué un contrat pour fournir des services de consultation pour regrouper deux anciens sites d’enfouissement non-aménagés en une seule zone d’élimination des déchets à l’intérieur d’une zone de la propriété de l’institution retirée des récepteurs sensibles.

Les étapes de 1 à 6 du cadre décisionnel du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), complétées de 1998 à 2013, ont identifié ces sites d’enfouissement à l’intérieur de la propriété de l’institution. Un site d’enfouissement a été construit dans une ancienne carrière de pierre calcaire et a été remblayé avec divers matériaux, y compris des déchets institutionnels, des débris de construction et des déchets domestiques. L’autre site d’enfouissement était un petit ravin excavé adjacent à un terrain humide de catégorie 1 (échelle du gouvernement provincial) et un petit ruisseau coule à proximité du pied de la pente du site d’enfouissement (et sur quelques déchets résiduels) déchargé dans ce terrain humide. Des matériaux contenant éventuellement de l’amiante ont été découverts dans le second site d’enfouissement.

Étant donné que les deux zones étaient entourées par des terres agricoles actives cultivées, l’étape 5 du PASCF a compris l’achèvement de l’évaluation des risques propres à un site (SSRA) pour chaque site d’enfouissement. La modélisation de la santé humaine a compris l’évaluation des risques éventuels pour les agriculteurs participant à la culture des terres ainsi que les membres du public qui consomment des produits de l’agriculture issus du site. La modélisation n’a pas déterminé de risques significatifs pour les consommateurs humains ou pour le bétail; cependant, des préoccupations demeurent relativement aux incidences environnementales causées par la proximité de l’un des sites d’enfouissement pour le milieu récepteur sensible aquatique. Une évaluation du poids de la preuve (PP) y compris des programmes d’échantillonnage d’eaux souterraines, des sédiments, de l’eau de surface, des tissus de poissons et des tissus de plantes, a été réalisée et a apporté de nombreux éléments de preuve pour l’évaluation des sédiments (p. ex. chimie des sédiments, tests de toxicité et analyse de la structure de la communauté benthique d’invertébrés) en lien avec le cadre de travail d’Environnement Canada (2008). À partir des résultats de l’évaluation du poids de la preuve, aucun autre risque inacceptable n’a été identifié pour les récepteurs aquatiques et les résultats de la SSRA ont été validés.

En 2015, les étapes 7 à 9 du PASCF ont été achevées et la fermeture du site a été réalisée lorsque SPAC, SCC et l’entrepreneur ont complété une analyse des options d’assainissement qui recommandaient la conception et la mise en place d’un plan pour consolider les deux sites d’enfouissement en enlevant les déchets à proximité des récepteurs aquatiques sensibles. L'élaboration et les spécifications détaillées comprennent les étapes pour excaver et relocaliser les déchets, pour améliorer la catégorisation à l’ancien site d’enfouissement ainsi que la conception et la construction d’une couverture technique. Le concept a minimisé les exigences relatives aux matériaux à importer, a permis d’éviter le transport des déchets hors site et a atteint l’objectif des autorités locales de conservation pour soutenir la renaturalisation des terres humides.

Lieu national historique du Col-Rogers – Parc national des Glaciers : Défis associés à la réalisation de l’assainissement des sites contaminés dans un lieu historique national et parc en montagne
Bruno Delesalle et Albert Rand
Parcs nationaux des Glaciers et du Mont-Revelstoke, Agence Parcs Canada
L'objectif de cette présentation est de partager les défis de l’unité de gestion du Mont-Revelstoke et du parc national des Glaciers auxquels ils font face au site contaminé de col Rogers tout en réalisant de l’assainissement dans un parc en montagne et un lieu national historique.
Abstract

L’enquête d’un site contaminé, son assainissement et sa gestion sont complexes. De nombreux bâtiments historiques situés sur le dessus d’un site contaminé, combiné à un certain nombre de projets adjacents fédéraux en investissement dans l’infrastructure fédérale (FII), d’un haut potentiel pour déterrer des ressources archéologiques, enregistrer un nombre élevé de fréquentations ainsi qu’un site qui reçoit 10 mètres de chutes de neige, amplifient ces complexités.

Le col Rogers est l’un des plus vastes sites fédéraux contaminés répertoriés et gérés par Parcs Canada, qui, à la fin de 2016 a été approuvé pour le financement par l’entremise du PASCF pour réduire et démolir la portion du site consacrée à l’ancien Glacier Park Lodge (GPL) et la station-service, et assainir le site contaminé. Le site est située sur le côté Ouest de la route transcanadienne (RT) au sommet du col Rogers, directement adjacente au Centre de la découverte du Col-Rogers existant [CDCR], un centre d’interprétation et d’information pour une expérience visiteur active.

De 1884 à 1919, ce site accueillait une activité ferroviaire historique incluant une gare. En 1956, le site a été transformé pour la construction de la RT à traves le Col-Rogers qui a ouvert ses portes en 1962, ce qui marque également le début de la construction de la GPL et de la station-service. Les opérations ferroviaires, la construction de la RT et l'exploitation de la GPL et de la station-service se sont toutes traduites par une importante contamination des sols et des eaux souterraines.

Depuis 2010, les investigations sur les sites environnementaux et les activités d’assainissement ont indiqué une contamination du sol d’une superficie importante, causée par une source d’hydrocarbures dans le sol et dans les eaux souterraines sous le GPL et de la station-service ainsi qu’en périphérie. Il est estimé qu’environ 6000 m3 de sols contaminés ont besoin d’être assainis. En plus de la contamination de source peu profonde, une contamination plus profonde (jusqu’à 12 mbgs) d’hydrocarbures pétroliers à haute viscosité, soupçonnée d’être liée aux fuites de pétrole lourd provenant des activités ferroviaires historiques, est présente dans la portion centrale du site.

L’unité de gestion du Mont-Revelstoke et du Parc national des Glaciers (MRPNG) a assumé la responsabilité tant pour le GPL que pour la station-service à la suite d’un règlement de la cour en 2016. En 2017, les deux bâtiments ont été catégorisés en tant qu’inhabitables et on a découvert qu’ils avaient été contaminés par des matériaux dangereux comme l’amiante, des moisissures du plomb et du mercure. Étant donné le mauvais état de ces bâtiments, combiné avec les matières dangereuses à l'intérieur d'eux et la contamination souterraine, la décision a été prise de réduire et de démolir les deux bâtiments et de mener l'assainissement du sol en 2018.

La démolition et la assainissement du site réduiront considérablement les risques pour la santé et la responsabilité de Parcs Canada, tout en offrant une occasion importante de réinventer une vision pour le col-Rogers, y compris une nouvelle salle de bain et une zone à utilisation en journée et un potentiel pour des accommodations futures ou une offre pour des terrains de camping.

L’achèvement avec succès de ce projet ne sera pas seulement mesuré en augmentant l’intégrité écologique et l’élimination des risques pour la santé humaine grâce à l’assainissement environnemental, mais aussi grâce à la capacité de l'unité de gestion du MRPNG à coordonner la mise en œuvre de trois autres projets de grande envergure. à proximité du projet d'assainissement.

Ce projet représente un pas en avant important dans l’assainissement d'un site contaminé de Parcs Canada, tout en préparant le site pour de futures offres d'expérience pour les visiteurs. Un programme de surveillance à long terme sera mis en œuvre à mesure que l'unité de gestion du MRPNG se dirige vers la fermeture du site en conformité avec le PASCF.

Amélioration de la qualité de l’habitat du poisson suite à la réhabilitation de sédiments contaminés, Gaspé - Sandy Beach, Québec
Marc Desrosiers1, Isabelle Lefebvre2, Linda Roberge3
1Services publics et Approvisionnement Canada
2Englobe Corp.
3Transports Canada
L'objectif de cette présentation est de démontrer les bienfaits de travaux de réhabilitation de sédiments contaminés sur l'habitat du poisson.
Abstract

Dans le but d’améliorer la qualité de l’environnement marin, Transports Canada a complété en 2016 la réhabilitation de 40 000 m3 de sédiments contaminés en cuivre et en hydrocarbures aromatiques polycycliques sur une superficie de 50 000 m2 près de ses installations à Gaspé. Des travaux de caractérisation du fond marin, de la faune et la flore effectués avant le dragage en 2012 et un an après les travaux de réhabilitation en 2017 ont permis d’apprécier les modifications apportées à l’habitat du poisson.

Les travaux de caractérisation du fond marin et d’inventaire de la flore et la faune aquatique ont été réalisés en plongée à l’aide d’une caméra sous-marine et d’un système de communication bidirectionnel. Les plongeurs transmettaient à l’équipe en surface l’information en lien avec la nature du substrat et la présence de vestiges, de végétation aquatique et de poissons ou d’organismes benthiques le long de transects définis.

Les résultats démontrent que les travaux de réhabilitation adjacent au quai de Transports Canada à Gaspé auront permis d’améliorer la qualité de l’habitat du poisson en diversifiant la nature des substrats, en augmentant les surfaces propices pour la colonisation par les laminaires et les organismes comme les moules, en augmentant l’abondance des individus tout en maintenant la diversité. Un suivi sera nécessaire au cours des prochaines années pour suivre le rétablissement de l’herbier de zostère détruit par les travaux.

La réhabilitation des sédiments à Gaspé s’inscrit dans le cadre du Plan d’action sur les sites contaminés fédéraux et est le fruit d’une étroite collaboration entre Transports Canada, Environnement Canada, Pêches et Océans Canada, Santé Canada et le gouvernement du Québec – Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les Changement climatiques.

 
Caractérisation du réacteur nucléaire de démonstration 
Meggan Vickerd1 et Paul Hurst2
1Laboratoires Nucléaires Canadiens
2Golder
L'objectif de cette présentation est de communiquer les renseignements et les résultats de la caractérisation du réacteur nucléaire de démonstration (NPD), qui s’applique autant aux exigences fédérales que provinciales pour les contaminants préoccupants radiologiques et chimiques.
Abstract

Les Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC) ont sous-traité l’exécution d’une évaluation environnementale des sites de phase deux (EES de phase deux) du réacteur nucléaire de démonstration (NPD) situé à Rolphton, en Ontario. Le NPD consiste en la fermeture d’un réacteur CANDU (abréviation de CANada Deuterium Uranium) de 20 MW qui est entré en service en 1962 et qui a été exploité jusqu’en 1987. Le propriétaire du site est Énergie atomique du Canada limitée (EACL) et il est exploité par les Laboratoires Nucléaires Canadiens conformément à un contrat gouvernemental exploité par des entrepreneurs. Le NPD est actuellement désigné comme étant des terres de la Couronne fédérale et il est un site industriel ayant un permis d’exploitation des installations nucléaires de catégorie I en vertu de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires. Les Laboratoires Nucléaires Canadiens proposent le démantèlement sécuritaire du réacteur NPD pour effectuer la fermeture du site, qui comprend la vérification des responsabilités en matière d’environnement du site.

L’EES de phase deux a été entreprise avec comme objectif général de déterminer l’état environnemental du site du NPD en termes de contaminants préoccupants, pour les paramètres radiologiques et chimiques) relativement aux normes environnementales fédérales et provinciales pour les utilisations plus délicates des terres (c.-à-d. propriétés résidentielles, parcs et institutions). En ce moment, il n’y a pas d’autres options d’utilisation des terres qui ont été élaborées pour le site. La caractérisation a été effectuée afin de définir les responsabilités. Bien que la réglementation provinciale de l’Ontario ne s’applique pas au site, les LNC respectent le règlement de l’Ontario153/04 pour l’EES de phase deux en tant que pratique exemplaire et diligence raisonnable. De plus, la caractérisation a été effectuée en fonction des exigences appropriées présentées dans la norme CSA Z769 (Évaluation environnementale de site, phase II) ainsi que dans la norme CSA N292.5-11 (Ligne directrice sur l’exemption ou la libération du contrôle réglementaire des matières contenant ou susceptibles de contenir des substances nucléaires).

L’EES de phase deux globale comprend l’échantillonnage sur le terrain du sol, des sédiments et des eaux souterraines ainsi que l’analyse de tous les contaminants préoccupants potentiels (c.-à-d. radiologiques et conventionnels) sur les lieux ciblés dans l’ensemble du site du NPD. Pour s’assurer que toutes les exigences de la norme CSA N292.5-11 ont été respectées, on a utilisé une justification statistique pour le choix des lieux d’échantillonnage en fonction d’un niveau de confiance supérieur à 95 pour cent. De plus, l’ensemble du site a été sous-divisé en unités de caractérisation et la densité de l’échantillonnage a été fondée sur le risque de répercussions historiques. Au total, plus de 400 échantillons de sol et 24 échantillons d’eaux souterraines ont été prélevés et analysés en fonction des paramètres radiologiques et conventionnels. L’EES de phase deux comprend également l’évaluation de la qualité des sédiments à 16 emplacements dans la rivière des Outaouais, en amont, à côté et en aval du site du NPD. Finalement, les LNC ont soupçonné qu’il y a eu des déchargements de déchets non autorisés dans deux zones et ils ont enquêté sur une zone où il y a eu de l’entretien de véhicules.

Les échantillons ont été présentés aux fins d’analyse en fonction des paramètres radiologiques et chimiques. L’entrepreneur a évalué et préparé le rapport d’EES de phase deux pour les contaminants préoccupants chimiques en vertu du règlement de l’Ontario153/04 à l’aide des normes du Ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique (MEACC) et des lignes directrices en matière de qualité environnementale du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME). Les LNC ont préparé un rapport de nettoyage du site pour les contaminants préoccupants radiologiques conformément à la norme CSA N292.5-11 au moyen du Règlement sur les substances nucléaires et les appareils à rayonnement (DORS/2000-207).

Cette affiche présentera les renseignements et les résultats de la caractérisation du site du NPD, qui s’applique autant aux exigences fédérales que provinciales pour les contaminants préoccupants radiologiques et chimiques.

Les exigences des mesures correctives personnalisées pour faire face aux risques tout en réduisant au minimum les dommages à l’écosystème existant
Darren Dickson, SNC-Lavalin Inc.
L'objectif de cette présentation est de montrer que les approches novatrices peuvent être mises en œuvre pour assainir et gérer les risques et, ultimement, atteindre la fermeture du site, sur des sites présentant des défis techniques et logistiques importants pour leurs gardiens.
Abstract

Construction de Défense Canada (CDC), au nom du ministère de la Défense nationale (MDN), a retenu les services d’experts-conseils en environnement pour appuyer le démantèlement de l’ancien champ de tir et de l’ancienne zone d’entraînement militaires. Les activités d’évaluation et de mesures correctives proposées sur le site ont été compliquées par l’importance historique potentielle de ce dernier en tant que site de débarquement d’invasion au cours de la guerre de 1812; la classification d’une partie du site en tant que zone d’intérêt naturel et scientifique (ZINS) comportant l’une des dernières trace de vieux peuplements de la forêt carolinienne dans le sud-ouest de l’Ontario; la présence confirmée d’espèces en péril (EP); et le besoin d’activités de nettoyage et d’évitement importantes concernant les risques potentiels liés aux munitions explosives non explosées. Cette présentation sera axée sur les mesures prises pour gérer ces complications présentant des défis au cours de la mise en œuvre des programmes d’évaluation du terrain et dans la proposition et l’exécution de mesures de gestion des risques.

L’utilisation de la propriété par le MDN depuis le début des années 1900 comprend des manœuvres d’entraînement des chars d’assaut, différents champs de tir (fusées, grenades, carabines, petites armes), l’élimination de cendres d’incinérateur résiduelles et l’enfouissement des déchets non combustibles. Les contaminants préoccupants potentiels comprennent les métaux et autres matières inorganiques, les matières énergiques (explosifs) résiduelles, les hydrocarbures de pétrole (HCP), les composés organiques volatils (COV), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les biphényles polychlorés (BPC) et les contaminants de lixiviat associés à l’ancienne décharge.

Une approche par étape a été mise en œuvre pour les activités sur le terrain en élaborant une base de données des systèmes d’information géographique (SIG) des renseignements environnementaux existants pour le site et un réseau de puits de surveillance existant est utilisé pour raffiner les enquêtes initiales. Des enquêtes supplémentaires sur le site ont ensuite été effectuées pour distinguer les conditions de fond du sol (comme un faible pH et des concentrations élevées de métaux survenant naturellement) des répercussions associées avec les anciennes utilisations du site. Les contaminants préoccupants confirmés ont été transférés à une évaluation des risques quantitative détaillée pour l’environnement et pour la santé humaine. On a effectué une évaluation sur le poids de la preuve (EPP) supplémentaire afin d’évaluer les risques environnementaux potentiels généralisés sur le site qui pourraient ne pas être résous sans le retrait ou la destruction de la ZINS et des EP connues.

L’EPP compare les conditions environnementales sur le site à des sites de références avoisinants. Les études supplémentaires comprennent un programme de trappage et de libération des petits mammifères, des évaluations de la biomasse des invertébrés dans le sol et une évaluation visuelle phytotoxique. Les résultats indiquent que les contaminants préoccupants détectés dans les ZINS (y compris la forêt de vieux peuplement) ne devraient pas avoir une incidence sur la santé environnementale de l’écosystème, et le principe de « ne pas faire de mal » suggère que les tentatives d’assainir ce qui est des concentrations élevées survenant naturellement pour certains paramètres résulteraient en une destruction environnementale injustifiable. Par conséquent, on a conclu que les recommandations d’assainissement pourraient être réduites de manière importante. Une analyse des autres options correctives pour les problèmes restant particuliers a permis d’évaluer différentes options pour résoudre le problème des contaminants préoccupants, y compris le traitement sur place des sols contenant des matières dangereuses (en raison de la présence de concentrations élevées de plomb) à l’aide des données provenant d’une étude de traitement à l'échelle du laboratoire sur des échantillons sélectionnés prélevés sur le site.

Accès au site et défis logistiques associés à l’assainissement de l’île de Nottingham
Guillaume Robert, Englobe Corp.
L'objectif de cette présentation est de présenter les défis logistiques et d’accès associés aux projets d’assainissement des sites arctiques éloignés comme l’île de Nottingham, au Nunavut.
Abstract

L’île de Nottingham, l’ancien site d’une station météorologique du ministère des Transports, est située dans le détroit d’Hudson, au large de la côte nord-ouest de la péninsule d’Ungava, du Québec et au sud de la péninsule Foxe, de l’île de Baffin, au Nunavut. L’île est inhabitée depuis les années 1970 et les collectivités les plus près sont Ivujivik, située à 80 km au sud au Nunavik, et Cape Dorset, située à 140 km au nord au Nunavut. Installée en 1884, la station météorologique a été exploitée pendant 86 ans et a ensuite été démantelée en 1970. Un transmetteur-radio a été érigé sur le site en 1927 afin de fournir des renseignements de navigation et météorologiques aux navires afin d’ouvrir le détroit d’Hudson à la navigation. L’île de Nottingham était l’un des trois sites utilisés comme aérodrome pour la première enquête de cartographie et de photographie aérienne du détroit d’Hudson effectuée par l’Aviation royale canadienne.

Le projet d’assainissement comprend la démolition de tous les édifices et de toutes les infrastructures du site, le traitement sur place de plus de 7 000 m3 de sol contaminé aux hydrocarbures, l’excavation et l’expédition au sud de 800 m3 de sol contaminé par les métaux et le retrait et l’élimination au sud d’environ 1 000 m3 de matières dangereuses provenant des édifices du site. Le climat nordique comporte des défis importants pour le traitement biologique des sols, alors que l’éloignement du site présente des défis logistiques importants. Contrairement aux projets d’assainissement les plus nordiques, le site n’a aucune forme de piste d’atterrissage et donc, nécessite un hélicoptère pour la rotation du personnel et le réapprovisionnement, ce qui comporte des défis en raison de l’emplacement de l’île – en plein océan et la prévalence du brouillard dans le détroit d’Hudson. La mobilisation et la démobilisation initiales ont été effectuées par transport maritime, mais puisque le site est dépourvu de port naturel, les fournisseurs de transport maritime devaient jeter l’ancre au large à plusieurs kilomètres de la côte sans protection et ils devaient faire face à des houles élevées et au passage de glaces marines.

Évaluation pilote des principales approches de diminution pour la réduction du plomb dissous dans les eaux de surface
Heather Lord, Samantha Clay et Taras (Terry) Obal
Maxxam Analytics
L'objectif de cette présentation est de décrire les résultats des analyses de lots en laboratoire de plusieurs solutions de traitement communes et émergentes pour la réduction du plomb dissous dans les eaux de surface.
Abstract

On a proposé de nombreuses modifications pour la diminution de la contamination aux métaux lourds dans les eaux environnementales. Les objectifs pour le site ciblent souvent la réduction de la concentration de métaux dissous afin de réduire la biodisponibilité et l’absorption par les récepteurs végétaux et animaux. L’adsorption peut être une approche efficace, suivie soit par la sédimentation, soit par la filtration. Par contre, le choix d’un amendement approprié peut être difficile. Habituellement, il faut tenir compte des coûts, de l’efficacité et de l’évitement de répercussions environnementales involontaires du processus d’amendement. L’analyse préliminaire des lots est souvent nécessaire en raison de la variabilité importante du site rencontrée. On a effectué des analyses de lots en laboratoire des eaux provenant des bassins de retenue des eaux pluviales ([environ] 250 000 m3 au total) ayant un niveau de plomb de 1 000 µg/L et un pH situé entre 3 et 4, accompagné d’un niveau > 97 % de plomb mesuré dans sa forme dissoute. L’objectif était de réduire la concentration de plomb dissous à 15 µg/L et de neutraliser le pH.

On a évalué dix approches d’amendements, y compris les réactifs chimiques pour séquestrer le plomb par précipitation et à l’aide de plusieurs milieux ainsi que le remplissage du site d’origine pour l’adsorption. Les réactifs chimiques comprennent le sulfure, le sulfate, le carbonate et le phosphate. Le milieu comprend l’alun, la chaux, le charbon activé, l’hydroxylapatite et la résine de [flexion de la dégradation cinétique (FDC)]. Tous les amendements ont été chargés à un excès molaire de 3:1. L’analyse des lots a été effectuée dans des bouteilles d’ambre de 500 ml à une température de 20 °C pendant quatre semaines. Les bouteilles ont été brassées quotidiennement et agitées sur un [rouleau à bouteilles] à un cycle opérationnel de 50 %. Il y a quatre approches – le carbonate, l’hydroxylapatite et la [FDC] – qui fournissent une neutralisation de l’eau à un pH situé entre 6 et 8. Par contre, seule l’hydroxylapatite atteint la cible de réduction du plomb, atteignant une concentration sous µg/L de plomb dissous par 15 jours. La présentation fournira les résultats complets de l’étude ainsi que les coûts relatifs, le potentiel de répercussions sur le site et les points à étudier pour l’application pratique sur le site.

Assainissement des sols dangereux à un établissement de la Défense dans le sud-est de l’Ontario
Tiffany Wong1, Scott Thompson1, Eric Kelly2, Edward Lloyd2, Chris Mcrae3 et Andrew Tam3
1Services publics et Approvisionnement Canada
2SNC-Lavalin Inc.
3Ministère de la Défense nationale
L'objectif de cette présentation est de présenter le fait que la planification appropriée et une approche de la délimitation et de l’excavation du sol prescrite sont des éléments essentiels dans l’exécution réussie d’un programme d’assainissement mis en œuvre avec des délais serrés.
Abstract

Services publics et Approvisionnement Canada, au nom du ministère de la Défense nationale, a retenu les services pour évaluer et gérer l’assainissement des sols de deux zones de préoccupation environnementale (ZPE) désignées à un établissement de la Défense situé dans le sud-est de l’Ontario. Les deux ZPE comprises dans l’assainissement sont désignées de la manière suivante :
• ZPE 3 : sol classé comme étant dangereux en raison du lixiviat et des hydrocarbures chlorés dans la phase liquide non aqueuse (dichlorobenzènes) dans la couverture du sol;
• ZPE 4 : le sol superficiel contaminé à l’arsenic, mais qui n’est pas dangereux qui chevauche partiellement la ZPE 3.

Un programme de délimitation des sols en fonction d’une grille détaillée a été mis en œuvre dans les environs des ZPE 3 et 4 afin de raffiner l’étendue latérale et verticale des sols dangereux et sans dangers avec comme objectif global de réduire la planification et les répercussions des coûts habituels associés à la vérification des étendues et des quantités au cours de l’assainissement. On a élaboré un modèle d’excavation très bien défini à partir de cette approche.

La mise en œuvre des activités d’assainissement a dû respecter plusieurs restrictions du site, y compris le fait de travailler dans un établissement de la Défense « actif », ce qui a nécessité des contrôles supplémentaires pour la sécurité (p. ex., restreindre la hauteur des piles, limiter l’exposition des travailleurs et du public aux sols contaminés, effectuer une surveillance de sécurité et avoir des exigences procédurales pour le site).

Les travaux ont également coïncidé avec un projet de construction à grande échelle adjacent, ce qui a entraîné des contraintes au niveau de la planification des tâches liées au projet (p. ex., la démolition de 800 tonnes de béton aux fins de recyclage et le déchargement de 702 000 L d’eaux souterraines traitées).

De plus, en raison des opérations et du projet de construction adjacent, l’espace disponible était restreint à une zone de 7 710 m2 au sein de laquelle l’espace comprenait une zone d’excavation de 2 290 m2 (une avance de 4 m sous la surface du sol jusqu’au substrat rocheux), une zone de 3 900 m3 de stock de sols nettoyés, un système de traitement et de décantation des eaux souterraines comprenant un réservoir de 450 000 L, des rampes d’entrée et de sortie pour le transport, le bloc de décontamination et les remorques de soutien.

• Le plan d’assainissement comprenait un processus d’excavation fondée sur une grille détaillée. Chaque bloc de la grille était représenté par une carotte de sol dont la longueur comprenait un [monte-charge des excavations]. Selon ce processus, l’excavation a été prédéterminée et mise en œuvre par étape au lieu que l’on se fie à l’échantillonnage et à l’analyse tout au long du projet. Cette façon de faire présente un certain nombre d’avantages pour la mise en œuvre globale du projet.
Le chargement actif de 1 700 tonnes de sols dangereux et de 6 300 tonnes de sols inoffensifs en fonction du classement des sols dans chaque cellule de la grille pour une élimination hors site à un établissement approprié pour atténuer les préoccupations en matière de santé et de sécurité (c.-à-d. le temps d’exposition directe aux sols dangereux), la réduction du suivi des sols dans l’ensemble de la propriété et l’utilisation efficace de l’empreinte limitée disponible, tous des éléments qui réduisent au minimum les perturbations des activités de base.

• On a prélevé des échantillons de sol à des fins de vérification prédéterminée dans les lisières d’excavation anticipées et, lorsque l’on a confirmé que ces échantillons respectaient les normes de condition du site applicables, l’excavation a remblayé, compactée et la zone a été pavée. Dans l’ensemble, l’empreinte de l’excavation originale a été étendue dans seulement deux emplacements en fonction des résultats d’analyse de vérification. Cela a augmenté les déchets globaux générés par 400 tonnes de sols inoffensifs supplémentaires, une augmentation de seulement 5 % par rapport à l’estimation, ce qui est un indicateur de rendement impressionnant pour un projet d’assainissement des sols hors site.

• Cette approche a permis de compresser le calendrier pour la mise en œuvre. Les activités d’assainissement sur place ont débuté le 12 octobre et ont pris fin le 8 décembre, pour une durée de 42 jours de travail, qui comprenaient d’autres activités importantes comme l’installation, le fonctionnement et le démantèlement le système de décantation des eaux souterraines avec une unité de traitement des eaux, l’installation d’un revêtement en argile géosynthétique, le remblayage, le compactage et le pavage pour la fermeture du site. Cela a permis à environ 80 camions d’entrer sur le site quotidiennement. De plus, les coûts associés au temps passé sur place ont été réduits de manière importante et ils ont surpassé les risques et les coûts potentiels associés au processus de prise de décision au cours de l’assainissement.

Il a été nécessaire de planifier et de faire participer les intervenants au plan afin d’entreprendre les travaux avec succès. Les approches de délimitation en fonction d’une grille, de décantation et de [monte-charge des excavations] mises en œuvre au cours du programme ont été des éléments clés pour faciliter ce programme d’assainissement rapide et efficace.

Trois études de cas : utiliser la caractérisation de site à haute résolution pour de meilleures conceptions et mises en œuvre de l’assainissement
Patrick O’Neill, Vertex Environmental Inc.
L'objectif de cette présentation est de fournir des renseignements et des exemples de la façon dont les outils de caractérisation des sites à haute résolution peuvent être utilisés sur tous les types de sites à des fins d’assainissement et de fermeture du site.
Abstract

Il est possible de prendre de bonnes décisions avec de bonnes données. Les programmes d’assainissement qui échouent citent habituellement un manque de compréhension approfondie de la subsurface. La distribution des contaminants peut être complexe et les techniques d’échantillonnage traditionnelles peuvent entraîner une grande variabilité et d’importantes lacunes en matière de données. La caractérisation du site à haute résolution (CSHR) in situ devient un composant clé de la compréhension du site et des décisions subséquentes prises concernant l’assainissement et la fermeture du site. La CSHR, dans le cadre de l’évaluation environnementale des sites (EES) de phase II, peut grandement améliorer la compréhension de la présence, de la concentration et de la distribution de contaminants à la subsurface.

Les trois technologies de caractérisation à haute résolution communément utilisées au Canada pour améliorer les EES de phase II comprennent le [sondage de l’interface de la membrane (SIM)] pour la contamination aux composés organiques volatils (COV) en phase dissoute, le sondage par fluorescence induite par laser (FIL) pour la contamination aux hydrocarbures de pétrole (HCP) en phase flottante et l’outil de profilage hydraulique (HPT) pour mesurer la perméabilité de la subsurface et, ultimement, estimer la conductivité hydraulique de la subsurface. Les trois sondes atteignent la profondeur voulue à l’aide de méthodes d’injection directe (c.-à-d., une géosonde).

Ces technologies peuvent améliorer de manière importante la compréhension de la subsurface et des répercussions connexes. Pour la collecte de milliers de points de données sur une échelle en centimètres en une journée, les outils de CSHR peuvent rapidement délimiter horizontalement et verticalement les répercussions environnementales. Les données peuvent être présentées en 3D afin de visualiser les modèles conceptuels du site (MCS) supplémentaires et d’optimiser les conceptions d’assainissement pour des sites en particulier.

Cette affiche présentera les différents outils de CSHR et la façon dont ils aident à faciliter les programmes d’assainissement sur différents sites au Canada. Le premier site a utilisé la FIL pour mieux comprendre les liquides immiscibles présents sur un site faisant l’objet de mesures d’assainissement actives à l’aide de l’extraction multiphase et de technologies d’oxydation chimiques in situ. Le deuxième site a utilisé le [SIM] pour délimiter un panache en phase dissoute important et complexe et pour optimiser un programme d’oxydation chimique in situ. Le dernier site a utilisé le HPT pour estimer la conductivité hydraulique dans la couverture pour la conception et l’installation d’un entonnoir et d’une barrière réactive perméable (BRP) d’un portail.

Substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles : naviguer au travers des incertitudes réglementaires
Shalene Thomas, David Woodward et Nathan Hagelin
Wood – Environment and Infrastructure Solutions
L'objectif de cette présentation est de fournir un portrait global de la classe de contaminants émergents, de présenter les zones géographiques qui sont considérées comme étant hautement prioritaires en fonction de la réglementation actuelle ainsi que ce dont il faut tenir compte pour gérer, atténuer et éliminer les obligations si l’on utilise actuellement ou si l’on a déjà utilisé des substances perfluoroalkyles (PFA).
Abstract

Les contaminants émergents ont été définis comme étant des substances chimiques ou des matériaux qui présentent une menace réelle, potentielle ou perçue pour la santé humaine ou pour l’environnement, ne comportent pas de normes de santé publiées et pour lesquels de nouvelles sources ou de nouveaux renseignements mécaniques sont devenus disponibles. On a élaboré les programmes de contaminants émergents il y a près de dix ans partout dans le monde. Malgré le fait qu’ils existent depuis près de dix ans, les contaminants émergents n’ont eu une visibilité élevée et étendue que très récemment en raison de la couverture sur des contaminants comme le 1,4-dioxane et les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (PFA).

Si aucun critère de santé promulgué n’est disponible et que les données scientifiques entourant ces contaminants continuent d’évoluer, comment sont-ils devenus des problèmes de responsabilité si importants mondialement? Quels sont les principaux facteurs qui nous ont mené là où nous sommes aujourd’hui et comment ces facteurs influenceront-ils l’orientation réglementaires des contaminants émergents à venir? Comment naviguerons-nous dans ce genre d’incertitude afin de gérer et de réduire les responsabilités potentielles?

Les principaux facteurs qui nous ont menés là où nous sommes aujourd’hui. En utilisant les substances PFA comme exemple, l’histoire et le calendrier des activités réglementaires, sociales et obligatoires seront présentés ainsi que les progrès, les tendances et les défis en recherche connexes qui surviennent alors que la réglementation continue d’évoluer. Nous présenterons un aperçu des différents programmes d’État, fédéraux et internationaux sur les contaminants émergents et nous discuterons de la réglementation aux États-Unis, au Canada et en Australie en lien avec leur participation à l’élévation du statut des PFA au statut prioritaire qu’ils ont actuellement aujourd’hui.

Quels sont les facteurs qui auront une incidence sur l’orientation des contaminants émergents à venir? Nous discuterons des réactions du gouvernement, du secteur de l’industrie et des responsables de l’eau face aux substances PFA. Nous présenterons la législation proactive au niveau de différents États, fédéral et international qui s’assurent que les lignes de responsabilité sont clairement définies.

Comment naviguerons-nous dans ce genre d’incertitude afin de gérer et de réduire les responsabilités potentielles? En effectuant une évaluation de la [responsabilité sur ordinateur de bureau], nous mettrons en évidence qu’il est possible de générer des renseignements pour les gestionnaires de site afin d’avoir une infrastructure programmatique avant-gardiste qualitativement pour appuyer les mesures réglementaires.

Que devons-nous éliminer? Que ce soit au sein de l’industrie, du gouvernement ou du secteur privé, les contaminants émergents continueront d’être définis pour les années à venir et une évaluation programmatique des activités historiques et actuelles permettra aux organisations de mieux se préparer faire à l’évolution et aux responsabilités à venir de ces groupes dynamiques de substances chimiques et de les gérer de manière proactive.

Données massives et réalité mélangée : l’avenir des modèles de modèles de site conceptuels est arrivé
Nick Welty1 et Jan Abbott2
1Arcadis
2Arcadis Canada Inc.
L'objectif de cette présentation est de démontrer la façon dont nous pouvons mieux comprendre les données sur le site à l’aide des technologies nouvellement élaborées.
Abstract

La prochaine génération du modèle conceptuel de site (MCS) est le MCS numérique de données massives, qui continue l’évolution dans l’industrie de MCS statiques à dynamiques et de MCS en 2D à des MCS en 3D. La première génération de MCS étaient des sections dans les rapports d’enquête – des figures statiques en 2D pour illustrer les principaux éléments comme des sections transversales géologiques, des cartes du débit des eaux souterraines et du contour des contaminants. Alors que les méthodes de caractérisation intelligentes à haute résolution sont de plus en plus adoptées, les MCS sont plus dynamiques, ce qui fait en sorte que nous devons synthétiser des « données massives » et d’élaborer des interprétations en 4D avec plus de données que jamais. Le paradigme des MCS est allé vers les MCS numériques qui exploitent mieux les nouveaux outils pour l’exploration, l’interprétation, la synthèse et la visualisation des données.

Un avantage est la présentation simplifiée : un rapport d’enquête nécessite habituellement des dizaines de sections transversales et de cartes des panaches en 2D, mais le MCS numérique permet l’élaboration de rapports intelligents qui nécessitent beaucoup moins d’efforts au moyen de l’application des interprétations en 3D et en 4D. Plutôt que de passer d’une figure ou d’un tableau à l’autre puis revenir au précédent dans un rapport, les intervenants peuvent changer de manière dynamique le champ de vision, en faisant un zoom in sur les détails et en évaluant les données derrière l’interprétation. Les solutions de logiciel comme les PDF dynamiques et les sites d’équipe de renseignements géographiques basés dans le nuage permettent d’ouvrir l’accès aux interprétations et aux données sous-jacentes.

Nous démontrerons également la prochaine frontière dans les MCS numériques – la réalité mélangée. La réalité mélangée permet à quelqu’un de combiner une vue en direct du monde physique à un renseignement généré par ordinateur – les données derrière l’interprétation. Plutôt que de regarder un modèle en 3D sur un écran d’ordinateur, la personne est en mesure d’interagir avec les renseignements dans une image holographique – à l’intérieur de la représentation – en changeant le champ de vision d’un mouvement de la main ou en choisissant des données derrière l’interprétation en sélectionnant un registre de sondage ou un emplacement d’échantillon par une commande vocale ou un geste de la main.

Dégradation de la dioxine et biovolatilisation des métaux à un ancien site de traitement du bois
Leslie Hardy, Wood – Environment and Infrastructure Solutions
L'objectif de cette présentation est de communiquer les résultats de l’enquête pour un site de traitement du bois qui est à l’abandon depuis plus de 50 ans. Les concentrations élevées de dioxines et de métaux ont diminué en raison de l’atténuation naturelle.
Abstract

Une évaluation de la contamination d’un ancien site de traitement du bois a été effectuée en 2015. Les travaux effectués dans les années 1990 ont fourni des résultats fiables pour un « point chaud » des métaux et des chlorophénols à l’endroit où la boue provenant du processus de traitement du bois a été brûlée en tant que pratique de gestion des déchets, de 1967 jusqu’en 1970. Les résultats de 2015 confirment que les dioxines, les chlorophénols et les métaux sont les principaux contaminants sur le site, mais l’atténuation naturelle importante de tous les contaminants est survenue depuis la fermeture du site en 1970. Ces résultats sont attribuables à la déchlorination réductive des dioxines et des chlorophénols ainsi qu’à la biovolatilisation des métaux.

Les résultats d’analyse présentent une réduction importante de la masse totale des dioxines, de l’équivalent toxique (EQT) des dioxines et un changement dans le profil des congénères vers une diminution des dioxines chlorées. La demi-vie estimée de l’EQT des dioxines en fonction de 369 analyses de sol depuis 2003 est d’environ quatre ans et elle est conforme aux demi-vies présentées dans la documentation sur la déchlorination réductive des dioxines.

Les chlorophénols ont continué de se biodégrader en même temps que le carburant diesel utilisé comme entraîneur pour le pentachlorophénol (PCP). La demi-vie du PCP dans le sol est d’environ deux ans (289 échantillons prélevés de 1990 à 1993 et 353 échantillons prélevés de 2009 à 2015). Les concentrations les plus élevées de PCP se trouvaient à la surface du sol, ce qui est conforme à l’interprétation que les processus anaérobiques ont effectué une déchlorination réductrice des dioxines et des chlorophénols.

Le chrome, le cuivre et l’arsenic (CCA) ont été utilisés comme agents de préservation avant 1967 lorsque le site est passé au PCP. Le rapport molaire de ces métaux est fixé dans le CCA, mais les résultats des concentrations de métaux dans le sol présentent une contamination provenant majoritairement de l’arsenic. L’arsenic n’a jamais été utilisé sur le site, sauf en tant que CCA et le cuivre et le chrome auraient été initialement présents dans le sol contaminé à des concentrations tenant compte du rapport molaire dans le CCA.

Depuis 1990, les concentrations d’arsenic dans le sol ont diminué et cette diminution ne peut être attribuée au transport des eaux souterraines ou aux changements dans les méthodes d’analyse des sols. La masse potentielle qui peut être retirée par le transport des eaux souterraines est beaucoup trop faible pour obtenir le changement noté dans les concentrations de métaux présentes dans le sol. On considère que les premières méthodes d’analyse des métaux sont compatibles avec les méthodes standards actuelles. Par exemple, les concentrations mesurées de cuivre et de chrome en 2015 sont très similaires aux concentrations signalées au début des années 1990. Les concentrations de métaux mesurées en 2015 à l’aide de la digestion totale de l’acide confirment que les concentrations mesurées à l’aide de la digestion des métaux standards sont représentatives des concentrations totales de métaux dans le sol.

La diminution des concentrations d’arsenic et le manque de contamination au chrome et au cuivre sont attribués à la biovolatilisation, qui est un processus biogéochimique connu pour l’arsenic depuis plus de 100 ans. La demi-vie de l’arsenic est d’environ huit ans et elle est fondée sur 276 échantillons analysés de 1990 à 1993 et sur 384 échantillons analysés de 2009 à 2015. Au début des années 1990, environ 89 % du chrome et près de 95 % du cuivre n’étaient plus mesurés dans le sol lorsqu’ils étaient évalués par rapport aux concentrations de pointe d’arsenic et du rapport molaire des métaux initialement présents dans le CCA. Les concentrations de cuivre et de chrome dans le sol se trouvent maintenant largement à des niveaux de base.

Calculer le [rejet du débit de masse] d’un cours d’eau à l’aide des signaux thermiques naturels
Paul Martin, Nelson Molina Giraldo, Sarah Rampersaud, Alanna Dickson
Matrix Solutions Inc.
L'objectif de cette présentation est d’illustrer une nouvelle approche pour estimer le débit de masse des contaminants nécessaire pour l’évaluation des risques.
Abstract

L’évaluation des risques pour les formes de vie aquatiques d’eau douce nécessite une estimation du [rejet du débit de masse] d’un cours d’eau de surface. Alors que la concentration intégrée dans un cours d’eau qui résulte des zones cumulatives de [rejet du débit et de la masse] peut être directement mesurée en prélevant des échantillons au cours d’eau pour mesurer les concentrations de contaminants préoccupants, l’évaluation des risques nécessite une caractérisation supplémentaire. Les principales questions comprennent la décharge d’eaux souterraines spatiale et temporelle qui résulte en la concentration du cours d’eau intégrée (c.-à-d. si les rejets de masse sont uniformes ou à des endroits discrets le long du cours d’eau et si le rejet se poursuit au cours des périodes de débit élevé et faible, ou si elle se limite aux périodes de débit élevé). Les mesures directes pour atteindre cette caractérisation peuvent être dispendieuses et très longues. Par contre, une méthode indirecte moins dispendieuse qui est bien établie dans la documentation est l’utilisation des signaux thermiques naturels.

Les signaux thermiques dans des eaux souterraines en dessous d’un cours d’eau sont relativement faciles à mesurer et fournissent un moyen de calculer l’interaction selon le temps entre l’eau de surface et l’eau souterraine locales en fonction des fluctuations de températures saisonnières et diurnes, et leur propagation dans la subsurface. En ayant plusieurs emplacements de chaînes de thermistors le long du cours d’eau, on peut estimer les distributions spatiale et temporelle du débit de décharge. Cette mesure du débit des eaux souterraines peut être combinée à des mesures supplémentaires des concentrations dans les eaux souterraines, les concentrations dans les eaux de surface et le débit du cours d’eau afin d’évaluer le [rejet du débit de masse]. Cette affiche présentera une application pour un système de surveillance intégré des eaux de surface et souterraines pour estimer le rejet de masse spatiale et temporelle dans un cours d’eau local.

Modèles de site conceptuels pour les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles
Jeremy Piper, Krista Barfoot, Scott Grieco, William Diguiseppi
Jacobs
L'objectif de cette présentation est de servir d’aide à l’enquête et à la délimitation de contaminants sur des sites touchés par les substances perfluoroalkyles (PFA) et d’aider à déterminer les lacunes potentielles en matière de données pour définir le destin des substances PFA dans l’environnement.
Abstract

Les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (PFA) liées aux mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) utilisées pour combattre les incendies de liquides inflammables ont été détectées sur différents sites de rejet en tant que composés d’intérêt et elles sont en général considérées comme étant des contaminants émergents en raison de leur incertitude réglementaire. Les substances PFA sont « l’ingrédient actif » dans les AFFF, qui sont communément utilisées en tant que système d’extinction des incendies de pétrole depuis le début des années 1970. On pense que la contamination aux substances PFA se trouve dans les zones d’entraînement des pompiers, les casernes de pompiers et les entrepôts connexes ainsi que sur les sites où des incendies de pétrole ont été éteints ou réprimés à l’aide de mousses (accidents de camion ou écrasements d’avion, installations manipulant du pétrole, raffineries et hangars d’avion). La force des liaisons carbone – fluor ainsi que la complexité des mélanges d’AFFF, qui peuvent contenir plus de 1 000 composés de substances PFA distincts, contribuent à leur récalcitrante et à leur difficulté à être traitées de manière adéquate. La mobilité des composés de substances PFA distincts n’est pas très bien comprise. Alors que l’on commence à évaluer les sites contaminés aux substances PFA, on doit élaborer des modèles conceptuels de site (MCS) pour aider à orienter l’enquête et l’assainissement.

On a utilisé une approche du MCS pour indiquer et organiser les réflexions actuelles sur le comportement des substances PFA dans l’eau de surface et dans les systèmes de sédiments pour aider les enquêteurs à mieux comprendre les enjeux liés à l’entreposage et à l’atténuation des substances PFA. On a créé une série de MCS pour dépeindre la façon dont les AFFF rejetées à la suite des activités liées à la lutte contre les incendies peuvent avoir une incidence sur les sols, les eaux souterraines et les sédiments et la façon dont les composés de substances PFA particuliers dans les AFFF peuvent migrer vers le système d’eau de surface avoisinant ou y demeurer. L’accent a été mis sur les modes de rejet et les transformations chimiques et géochimiques potentielles des composés. On a extrait les données de la documentation en plus d’analyser les différents processus de transformation des mélanges d’AFFF.

Les modèles doivent de servir d’aide à l’enquête et à la délimitation de contaminants sur des sites touchés par les perfluoroalkyles (PFA) et d’aider à déterminer les lacunes potentielles en matière de données pour définir le destin des substances PFA dans l’environnement. Les substances PFA sont des composés qui sont, en général, résistants à la sorption, à la biodégradation et à d’autres mécanismes de destruction qui peuvent être présents dans l’eau de surface et dans les sédiments, et donc, on s’attend à ce qu’ils migrent librement dans les eaux de surface. Par contre, dépendamment des composés de substances PFA particuliers présents dans le mélange d’AFFF, ainsi que des processus de transformation qui se sont produits depuis le moment du rejet, une quantité importante de masse de substances PFA peut être présente dans les sols ou les sédiments. Cette masse peut représenter une source continuelle de contamination des eaux de surface et souterraines en plus de transformer davantage certains de ces composants immobiles qui peuvent libérer plus de composants mobiles (p. ex., le perfluorooctane sulfonate – PFOS ou l’acide perfluorooctanoïque – APFO) qui sont les composés les plus susceptibles d’être réglementés.

Substances PFA : caractérisation intelligente pour un contaminant émergent
Patrick Curry1, Jennifer Son2, Seth Pitkin3, Joseph Quinnan1
1Arcadis US Inc.
2Arcadis Canada Inc.
3Cascade Technical Services
L'objectif de cette présentation est de décrire et de démontrer une approche adaptative à la caractérisation des substances PFA à l’aide d’un échantillonnage à haute résolution et d’un laboratoire mobile sur les substances PFA premier en son genre.
Abstract

Les avantages des modèles conceptuels fondés sur le débit dérivés de la caractérisation de site à haute résolution sont bien compris pour les solvants chlorés (composés organiques volatils chlorés (COVC)) et les hydrocarbures – les résultats indiquent que plus de 75 % du rejet de contaminants est axé sur 5 % à 10 % des aquifères (Guilbeault, 2004). Par contre, la majorité des intervenants ne savent pas que l’approche peut être utilisée pour les contaminants émergents comme les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (PFA). Par conséquent, un grand nombre reprennent l’utilisation des puits de surveillance et des analyses en laboratoire fixe pour enquêter sur les sites touchés par les substances PFA plutôt que de tirer profit des derniers développements dans la caractérisation de site à haute résolution et en temps réel. L’introduction d’un laboratoire mobile capable de produire des résultats sur les substances PFA fiables pour les sols et les eaux souterraines en quelques heures au lieu de quelques semaines nous a permis d’effectuer pour la première fois une caractérisation adaptée sur des sites contaminés par les substances PFA. Lorsqu’elle est combinée à des méthodes de consignation d’injection à haute résolution comme le WaterlooAPS et l’outil de profilage hydraulique (OPH), l’approche [de débit stratigraphique] peut cartographier les répercussions des substances PFA au sein d’un cadre du débit de masse afin de déterminer les principales voies de transport qui aident à concentrer les méthodes de restauration fondées sur l’extraction. Il s’agit actuellement de l’option la plus plausible pour la gestion des risques liés aux substances PFA.

À l’aide d’une approche adaptative pour les sites contaminés aux substances PFA, nous pouvons simplifier l’évaluation du site et réduire le processus de planification, d’enquête et de présentation de rapport progressif dispendieux. Le laboratoire mobile sur les substances PFA a permis de faire des analyses en temps réel des substances PFA, y compris les PFOS et l’APFO. Le laboratoire utilise une technique de préparation des échantillons d’extraction en phase solide suivie par des analyses par chromatographie en phase liquide et spectrométrie de masse (LC-SM/SM) qui sont fondées sur la méthode 537 de l’EPA (modifiée). Le « Labmobile sur les substances PFA » est conforme au [programme d’accréditation de laboratoire d’analyse de l’environnement (PALAE)] du ministère de la Défense ([QSM] 5.1) et est certifié par le [programme national d’accréditation de laboratoire d’analyse de l’environnement (PNALAE)]. Il peut également fournir des données sur les sols et les eaux souterraines défendables et rentables en quelques heures (contrairement à des jours ou des semaines) suivant le prélèvement des échantillons.

Jusqu’à maintenant, le laboratoire mobile sur les substances PFA a été déployé sur deux sites avec d’excellents résultats. La comparaison entre les données du laboratoire mobile et les résultats du laboratoire fixe indiquent une bonne corrélation. Le laboratoire mobile a été en mesure de traiter jusqu’à 20 échantillons d’eaux souterraines par jour, ce qui a été suffisant pour orienter deux appareils de forage et pour éliminer les déchets de forage et d’échantillonnage. La capacité d’évaluer les sites contaminés par des substances PFA en temps réel et à haute résolution a grandement amélioré notre capacité à caractériser ces sites de manière efficace à l’aide d’une approche adaptative. Cette approche permet aux intervenants de comprendre rapidement les risques associés à cet enjeu émergent et d’évaluer les mesures correctives efficaces et ciblées – en particulier l’importance donnée aux défis associés à l’assainissement des substances PFA.

Rendement des injections de peroxyde d’hydrogène in situ pour assainir les sols contaminés aux HCP de fraction F2
Francis Galbraith1, Stefan Foy1, David Fursevich1, Chris Lach1, Jordan Stones2
1SNC-Lavalin Inc.
2Services publics et Approvisionnement Canada
L'objectif de cette présentation est de décrire l’approche et le rendement des injections de peroxyde d’hydrogène pour l’assainissement in situ des sols contaminés aux hydrocarbures dans les camps d’entretien.
Abstract

Un programme d’injection de peroxyde d’hydrogène in situ a été conçu et mis en œuvre aux camps d’entretien du lac Muncho et Fireside le long de la route de l’Alaska. Les sols aux camps d’entretien (cours d’entretien des routes) ont été contaminés par des hydrocarbures de pétrole de fraction F2 (HCP de fraction F2) provenant des opérations et des activités d’entretien allant jusqu’à la construction de la route de l’Alaska. Les deux sites ont un atelier d’entretien, une remise d’entreposage du sel et des résidences.

Nous avons déterminé que l’injection de peroxyde d’hydrogène était l’approche la plus prometteuse pour assainir les sols contaminés aux hydrocarbures à des profondeurs qui excluent l’assainissement par l’excavation. La contamination par hydrocarbures désignée à des fins d’assainissement a, en général, été observée dans la zone souillée à une profondeur allant de 7,5 m à 11 m au lac Muncho et à une profondeur de plus de 8 m et associée à des sols non saturés, à des tableaux des eaux juchées ou à l’aquifère régional à Fireside. Nous avons considéré que la contamination aux hydrocarbures aux deux sites à ces profondeurs comme étant importante et nous avons estimé qu’elle couvrait une zone de 5 000 m2 au lac Muncho et de 8 400 m2 à Fireside. Nous avons ciblé la contamination par HCP de fraction F2 aux fins d’assainissement puisque s’était le paramètre qui excédait principalement les critères applicables.

Le programme d’injection de peroxyde d’hydrogène poursuit les objectifs suivants :
• effectuer l’injection de peroxyde d’hydrogène dans une zone cible représentative pour obtenir une réduction mesurable des concentrations d’HCP de fraction F2;
• recueillir des données et élaborer des méthodes qui peuvent être utilisées pour l’application optimale de peroxyde d’hydrogène aux deux camps d’entretien au cours de l’application à grande échelle;
• confirmer une approche et des coûts pour prendre des décisions éclairées concernant un programme d’assainissement au peroxyde d’hydrogène à plus grande échelle sur les sites.

Les activités suivantes ont été effectuées en 2017 dans le cadre du programme d’injection de peroxyde d’hydrogène :
• déterminer la qualité du sol et l’étendue des hydrocarbures avant l’injection dans les zones cibles aux deux sites;
• effectuer une étude de traitabilité sur les échantillons de sols pour déterminer un rapport d’application approprié pour le peroxyde d’hydrogène et une évaluation des différentes améliorations au rendement du peroxyde d’hydrogène;
• évaluer la zone d’influence et les effets in situ au cours de l’injection de peroxyde d’hydrogène;
• injecter le peroxyde d’hydrogène à un rapport d’application approprié pour atteindre une réduction des hydrocarbures dans le sol au sein des zones cibles;

évaluer la qualité du sol dans les zones cibles à la suite de l’injection de peroxyde d’hydrogène.

Nous présenterons les résultats du programme d’injection de peroxyde d’hydrogène de 2017. Nous communiquerons également les conclusions et les points à considérer pour les injections de peroxyde d’hydrogène supplémentaires pour le programme.

Réalisation d’une analyse quantitative et exhaustive des risques dans un lieu vulnérable avec plusieurs parties prenantes fédérales : un exercice de communication collaborative
Susan Pfister1, Cindy Smith1, Jody Berry1, Lynn Kumita2, Randi Grant3 et Jennifer Sifton3
1Wood – Environment and Infrastructure Solutions
2Services publics et Approvisionnement Canada
3Pêches et Océans Canada
L'objectif de cette présentation est de discuter de l’approche à la communication fondée sur la collaboration appliquée avec plusieurs organismes fédéraux, dont Services publics et Approvisionnement Canada, Pêches et Océans Canada, Parcs Canada, Environnement Canada et Santé Canada, afin d’appuyer la réalisation d’une évaluation environnementale d’un lieu et d’une analyse des risques.
Abstract

Pêches et Océans Canada (MPO) a la garde de plusieurs lieux contaminés qui sont répertoriés dans l’Inventaire des sites contaminés fédéraux (ISCF) en raison de la nature du patrimoine foncier du MPO. Les propriétés du MPO incluent un éventail de repères à la navigation, de ports pour petits bateaux et de phares situés le long des cours d’eau et souvent avec l’intérêt de plusieurs intervenants. Souvent, ces propriétés ont été présentes de longue date étant donné leur association avec la navigation et à la signalisation. Une des préoccupations fréquentes concernant les phares est la peinture à base de plomb, ce qui entraîne la présence de métaux à l’état de traces, principalement du plomb, s’accumulant dans les sols. Dans plusieurs endroits, une analyse des risques (AR) a été adoptée pour faciliter la sélection d’une gestion appropriée des risques ou de méthodes d’assainissement, le cas échéant.

Situé dans le parc national des Mille-Îles, le feu à terre mineur de Grenadier est l’un des lieux où se réalise une analyse des risques suivie de la gestion de ces risques (AR-GR). La présentation que voici repose essentiellement sur une étude de cas qui met en évidence l’importance d’intervenir rapidement en collaboration avec les gestionnaires des biens immobiliers, les responsables et autres parties prenantes, y compris les spécialistes du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) et les ministères concernés par les lieux contaminés, au moment de mener à terme les travaux d’évaluation dans le cadre du PASCF.

La participation, dès le début des projets, des gestionnaires et des responsables de biens immobiliers fédéraux, ainsi que des consultants, aux côtés des parties prenantes et la communication entre tous simplifient la réussite de ces mêmes projets. Une approche collaborative à l’analyse des risques nécessite une participation aux premiers stades des activités dans ce domaine et une connaissance pointue de celles-ci, des exigences correspondantes en matière de synchronisation et des conditions de travail concrètes. La collaboration améliore la planification des travaux et la mise en place de stratégies de mise en œuvre par la délivrance d’avis et de permis. Lorsque l’accès à un lieu éloigné ou isolé complique la coordination et l’exécution d’activités de terrain, une communication claire est d’autant plus nécessaire à la rentabilisation pour l’État de chacun des déplacements au site en question. Une communication ouverte avec les spécialistes du PASCF et les ministères concernés au début d’un projet facilite les pratiques exemplaires en matière de collecte de données et favorise l’application des normes en vigueur et des pratiques en cours. Les discussions sur les éléments clés de l’analyse de risque (par exemple, les récepteurs, le calcul des doses moyennes, les caractéristiques de l’exposition et les choix de voies d’exposition) contribuent également au bon déroulement de l’analyse des risques.

Mentionnons parmi les aspects de ce projet où la collaboration et la communication ont contribué au bon déroulement de celui-ci la présentation du rapport préliminaire de formulation des problèmes à Santé Canada (SC) et à Environnement Canada, au MPO et à Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) avant de procéder à l’analyse quantitative et exhaustive des risques, les discussions avec SC sur les avantages d’effectuer des analyses de la bioaccessibilité pour le plomb, la coordination des activités de terrain avec le MPO-SPAC et Parcs Canada (Parcs), le travail avec Parcs pour veiller à la prise en compte adéquate des facteurs à considérer et à l’application de mesures d’atténuation des risques auxquels sont exposés des végétaux et des habitats essentiels en péril dans la région au cours des activités de terrain et le travail avec Parcs à convenir dans les meilleurs délais d’ententes sur les accès en remettant rapidement une description précise des activités de terrain et des mesures d’atténuation qui seront appliquées par le consultant (et les sous-traitants).

Évaluation du dépassement des concentrations de phtalate de bis-(2-éthylhexyle) dans les effluents sanitaires et les eaux souterraines
Lovina Pereira1, Jamal Azzeh1, Stewart Arnott1 et Yousry Hamdy2
1Arcadis Canada inc.
2Arcadis
L'objectif de cette présentation est de faire état des connaissances et de la compréhension de la problématique du dépassement des concentrations de phtalate de bis-(2-éthylhexyle) dans les effluents sanitaires et les eaux souterraines.
Abstract

Le phtalate de bis-(2-éthylhexyle), aussi connu sous le nom de phtalate de di-2-éthylhexyle (PDEH), est amplement employé comme plastifiant à base de phtalates. Le phtalate de bis-(2-éthylhexyle) est employé dans les produits en polychlorure de vinyle (PVC) pour les rendre plus souples. Il est également employé dans la fabrication de peintures, d’apprêts, de revêtements de sols et plusieurs autres produits en plastique. Chimiquement, le phtalate de bis-(2-éthylhexyle) ne se lie pas aux polymères de plastiques et peut facilement migrer de ces produits. Environnement Canada a signalé que non seulement du phtalate de bis-(2-éthylhexyle) est rejeté par les fabricants et les utilisateurs industriels, mais que les produits en plastique en rejettent aussi. Le phtalate de bis-(2-éthylhexyle) est une substance toxique qui figure à la Liste des substances d’intérêt prioritaire (LSIP).

La présence du phtalate de bis-(2-éthylhexyle) est détectée dans plusieurs établissements et puits de surveillance de la contamination des eaux souterraines; cela dit, les signalements portent généralement sur des faux positifs en raison d’une contamination de la tubulure servant au prélèvement d’échantillons, d’erreurs d’échantillonnage ou d’erreurs en laboratoire. Récemment, on a décelé la présence de phtalate de bis-(2-éthylhexyle) dans des effluents sanitaires à des concentrations supérieures aux limites permises par les règlements municipaux et dans des échantillons prélevés dans les eaux souterraines de propriétés (fédérales) à vocation industrielle ou commerciale. L’objectif premier de l’étude consiste à déterminer les sources du phtalate de bis-(2-éthylhexyle) à la fois dans les effluents sanitaires et dans les eaux souterraines de propriétés qui autrement ne comportent pas de sources de cette substance.

Différentes méthodes ont été appliquées pour déterminer les sources de phtalate de bis-(2-éthylhexyle), dont un inventaire des substances chimiques à l’emplacement à l’étude; en outre, une étude à l’échelle du laboratoire est menée afin de déterminer si les tuyaux en PVC ou le revêtement des puits laissent échapper du phtalate de bis-(2-éthylhexyle) par lixiviation dans un effluent sanitaire et les eaux souterraines, selon le cas. L’étude a également porté sur l’impact de contaminants d’intérêt (fluides hydrauliques, essence ou glycol, par exemple) qui pourrait avoir une incidence sur la lixiviation du phtalate de bis-(2-éthylhexyle) de produits de PVC. La contamination provenant d’instruments de prélèvement d’échantillons comme source de phtalate de bis-(2-éthylhexyle) a également été évaluée comme facteur possible de dépassements des concentrations permises de cette substance. Les résultats préliminaires indiquent que divers instruments de prélèvement d’échantillons (par exemple, la tubulure de plastique ou une soupape) peuvent contribuer à la présence de phtalate de bis-(2-éthylhexyle) dans des échantillons provenant tant des effluents sanitaires que des eaux souterraines, mais qu’ils ne sont pas la seule source de cette substance. D’autres études à l’échelle du laboratoire seront réalisées de sorte à confirmer les sources possibles de phtalate de bis-(2-éthylhexyle) et les méthodes permettant d’en atténuer la présence. De plus, les technologies de traitement et leur applicabilité aux effluents sanitaires et aux eaux souterraines seront évaluées.

L’évaluation de la vulnérabilité des réserves d’eau potable de bases des Forces canadiennes au Canada
Steve Usher1, Robert Till1, Ted Hergel1, Darin Burr2 et Debbie Nicholls3
1SLR Consulting (Canada) ltée
2Dillon Consulting ltée
3Ministère de la Défense nationale
L'objectif de cette présentation est de discuter des principaux points à considérer lors de la réalisation d’évaluations de la vulnérabilité dans des sites fédéraux, de décrire succinctement les mesures prises et de donner des exemples d’études menées à terme.
Abstract

La protection des eaux de source retient de plus en plus l’attention des responsables qui ont la garde de sites fédéraux. Santé Canada a publié ses Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada et certaines provinces (à savoir, l’Ontario) ont élaboré un cadre normatif pour l’évaluation de la vulnérabilité et la protection des réserves d’eau potable. Le présent projet vise à pousser plus loin les processus actuels d’évaluation et de protection des approvisionnements en eau par l’adoption de pratiques exemplaires au moment d’élaborer et d’appliquer un cadre adapté aux sites fédéraux.

Les réserves d’eau dans les bases des Forces canadiennes sont composées d’une combinaison de puits d’eau souterraine, de prises d’eau de surface et, fait à noter, d’installations de dessalement. L’affectation des sols et les activités militaires présentent un éventail de risques faibles et élevés en raison de la présence possible de contaminants d’intérêt. Au nombre des activités, mentionnons des sources ponctuelles de contamination comme l’entreposage de carburants et de petits sites d’enfouissement de déchets, ainsi que des sources de contamination diffuse comme les champs de tir ou les aires d’exercices d’extinction d’incendies. La gestion des risques associés à ces activités oblige à appliquer un cadre comportant un ordre des priorités; il faut donc absolument comprendre le milieu environnant, l’hydrogéologie, l’hydrologie et les problèmes qui pourraient survenir.

Le ministère de la Défense nationale a commandé une série d’évaluations de la vulnérabilité, suivies de plans de protection des eaux dans ses sites partout au Canada. Chaque étude comporte plusieurs mesures névralgiques. En premier lieu, l’environnement physique du site visé est établi, dont ses caractéristiques géologiques, hydrogéologiques, physiographiques et de ses eaux de surface en appliquant un modèle conceptuel. Puis, les sources d’eau et les usages sont répertoriés, y compris tous les puits et toutes les prises d’eaux de surface. Dans le cas des puits, un périmètre est tracé pour les prises d’eau et un périmètre de protection de la tête de puits est déterminé pour chacune des prises. Dans le cas des eaux de surface, des périmètres de protection des prises d’eau sont tracés.

La mesure suivante consiste à recenser les contaminants d’intérêt, les quantités et les endroits où ils se trouvent, leur migration dans les sols et les eaux de surface et la menace qu’ils constituent pour les sources d’eau. Il faut vérifier la présence d’un vaste éventail de contaminants, dont des métaux, des substances inorganiques, des nutriments, des substances perfluoroalkyliques ou polyfluoroalkyliques (SPFA) et des hydrocarbures perfluorés (PFC), des énergétiques, des hydrocarbures et autres composés organiques. Une fois que cela est établi, une analyse du risque relatif pour les diverses sources d’eau est réalisée et des programmes de surveillance et d’évaluation des priorités sont recommandés. La nature de l’exposition des bases à l’atmosphère est telle qu’il y a plusieurs sources ponctuelles et diffuses de contaminants d’intérêt et plusieurs sources d’eau à prendre en considération.

La présentation fait état des principaux points à considérer au moment de réaliser des évaluations de la vulnérabilité de ces réserves d’eau. On y décrit succinctement les mesures prises en citant des exemples tirés d’études effectuées à ce jour. On y discute des différentes dispositions réglementaires au pays. L’intention de la présentation consiste à démontrer que les principes appris de diverses administrations pour la protection générale des eaux de source et pour l’évaluation ciblée de sites contaminés peuvent être transposés avec succès et offrent une approche rigoureuse et réfléchie à l’approvisionnement en eau salubre.

Évaluation des concentrations de fond naturellement élevées d’éléments à l’état de trace à une échelle régionale pour une application à des sites le long de l’autoroute de l’Alaska, dans le nord de la Colombie-Britannique
William Culloch Dasson1, Alan Walker1, Ryan Hill1 et Rae-Ann Sharp2
1SNC-Lavalin inc.
2Services publics et Approvisionnement Canada
L'objectif de cette présentation est de brosser un tableau de l’approche et des résultats d’une évaluation des concentrations de fond d’éléments à l’état de trace recensées le long de l’autoroute de l’Alaska.
Abstract

L’autoroute de l’Alaska se trouve dans le nord de la Colombie-Britannique et relève de la compétence du gouvernement fédéral. Un jour, l’autoroute et les terrains connexes pourraient être remis au gouvernement provincial. L’évaluation du passif environnemental de ces propriétés et sa diminution est un processus de longue haleine. Par le passé, la diminution du passif a porté essentiellement sur les contaminants anthropiques connus, comme les hydrocarbures dérivés du pétrole. La pratique générale consistant à inclure une longue liste de « métaux » appartenant à une catégorie générique de possibles contaminants d’intérêt pour des évaluations préliminaires de sites présentant des indices d’activités humaines par le passé a mis en évidence des dépassements aux limites établies par règlement dans le cas de plusieurs éléments à l’état de trace dont on ne connaît pas les sources sur les sites. On a constaté que certains éléments à l’état de trace présents naturellement dans les sols et les eaux souterraines ont des concentrations supérieures aux critères numériques de détection des gouvernements fédéral et provincial. À quelques reprises, l’on a tenté de mener des programmes de démarcation des éléments à l’état de trace, puisqu’il y a peu d’indices de sources anthropiques et que les occurrences de dépassements semblent irrégulières entre des sites à bonne distance l’un de l’autre, ce qui permet de penser qu’il s’agit là de conditions naturelles. Tant les approches fédérales que provinciales aux sites contaminés prévoient la prise en compte des caractéristiques locales lors de l’évaluation des conditions de fond.

Les impacts anthropiques expliquent la présence de certains éléments à l’état de trace à des concentrations plus élevées que les concentrations de fond. Un facteur d’enrichissement (FE) a donc été employé pour estimer si les concentrations d’éléments à l’état de trace étaient enrichies aux sites avec un potentiel relativement élevé d’effets anthropiques. Le FE permet de comparer le ratio de l’élément à l’état de trace possiblement enrichi au ratio d’un élément à l’état conservateur dans un échantillon et dans un ensemble de données des conditions de fond. Dans un premier temps, l’ensemble de données de tous les éléments à l’état de trace présents sur les sites en bordure de l’autoroute de l’Alaska a été examiné et comparé aux critères numériques provinciaux-régionaux présentés au protocole 4. L’on s’attendrait à un enrichissement naturel dans un terrain hétérogène sur le plan géologique dans un ensemble de données sur une vaste zone et un vaste éventail de valeurs de FE a été relevé. Par conséquent, un élément à l’état de trace dans un échantillon a été analysé pour un possible enrichissement anthropique si son FE était anormalement élevé (autrement dit, une valeur aberrante). Les résultats indiquaient que plusieurs éléments à l’état de trace étaient considérés comme étant anthropiques; cependant, plusieurs valeurs aberrantes étaient considérées comme pouvant probablement représenter des conditions anormales, mais néanmoins naturelles.

Une fois que les cas d’influence anthropiques ont été relevés au moyen de l’approche FE, on les a retirés de l’ensemble de données et on a fait l’hypothèse que les données qui restaient représentent les conditions « naturelles ». Puis les données ont été analysées sur le plan statistique afin d’évaluer la limite supérieure des concentrations naturelles pour les principaux éléments à l’état de trace. Plusieurs variables explicatives ont été envisagées pour leur possible incidence sur les concentrations d’éléments à l’état de trace, dont l’emplacement des sites, la vocation du terrain, la profondeur à laquelle l’échantillon a été prélevé (zones d’enracinement supérieures ou inférieures et sol inerte), le pourcentage approximatif de la granulométrie et la configuration géomorphologique.

Extraction améliorée par surfactant pour accélérer l’assainissement d’une zone source de tétrachlorure de carbone près d’un élévateur à grains en activité
Eric Dulle1, John Hesemann1, George (Bud) Ivey2
1Burns & McDonnell
2Ivey International Inc.
L'objectif de cette présentation consiste à présenter une méthode améliorée pour l’assainissement des sols et des eaux souterraines contaminées par des solvants chlorés en utilisant la technologie surfactante combinée avec le matériel de traitement des données (MTD)
Abstract

Contexte et objectifs. Le site est situé à Kansas City, Kansas, et est présentement exploité en tant qu’élévateur à grains. Le site s’est joint au Voluntary Cleanup and Property Redevelopment Program (VCPRP) en 2000 à la suite de la détection, dans les eaux souterraines et dans les sols, de constituants préoccupants (CP) de fumigants pour céréales, notamment du tétrachlorure de carbone (TC) à proximité d’un ancien réservoir hors-sol (RHS) d’insecticide fumigant. À la suite d’une inspection de la zone source et d’activités de délimitation du panache pour les eaux souterraines, une extraction sous vide en deux phases (ESVDP) a été mise en œuvre en 2007 pour l’enlèvement des CP du sol et de l’eau souterraine de la zone source. On trouve de l’eau souterraine sur le site environ 7 à 8 pieds sous la surface du sol (SSS). La pétrographie dans les limites de la zone source ciblée consiste généralement de sable limoneux bien trié et peu dense jusqu’à des profondeurs d’environ 13 à 17 pieds, reposant sur du limon argileux.

Après environ six ans d’opération d’ESVDP, permettant l’enlèvement d’un total de plus de 9 000 livres (lb) de composés organiques volatils (COV), un sous-ensemble de puits d’extraction dans la zone source contenait toujours des concentrations élevées de CP dans l’eau souterraine. Une enquête supplémentaire a été menée en utilisant des techniques de caractérisation de site à haute résolution (CSHR) pour évaluer la nature et l’ampleur de la masse résiduelle de CP dans la zone source et de fournir les données requises pour l’évaluation d’autres méthodes qui pourraient accélérer l’assainissement de la zone source. Les résultats de l’enquête ont indiqué la présence d’une masse importante de CP en phase sorbe, principalement limitée aux intervalles peu profonds et sableux d’une zone délimitée par les puits d’ESVDP où on avait remarqué des concentrations élevées de CP. Des liquides légers de la phase non aqueuse (LLPNA) fortement touchés par les CP du site ont aussi été repérés. L’extraction par surfactant amélioré (ESA) a été par la suite déterminée comme étant l’option de rechange optimale pour la zone source à cause de la capacité de la technologie à extraire rapidement et efficacement une masse de contaminants concentrée, mais relativement isolée et peu profonde avec des concentrations d’applications de surfactants relativement basses. De plus, l’infrastructure existante d’ESVDP pourrait être utilisée pour mettre en œuvre l’ESA sur le site, minimisant ainsi les coûts et les activités intrusives.

Approche et activités. L’entrepreneur a effectué une étude pilote pour l’ESA en avril et mai 2015 afin d’évaluer l’efficacité de la technologie dans des conditions propres au site. Les résultats de l’étude pilote indiquent des réductions de la concentration de TC dans les eaux souterraines pouvant atteindre jusqu’à 99 %. Par conséquent, une ESA de pleine envergure a été effectuée à l’automne 2016 pour traiter la masse de CP encore présente dans la zone source. L’approche d’ESA de pleine envergure était composée de phases multiples, chacune étant composée d’injections de surfactants point par point à la zone source centrale dans la zone saturée peu profonde, suivie par des activités concurrentes d’extraction des eaux souterraines des puits utilisés initialement pour injecter le surfactant. Cette approche s’est avérée particulièrement efficace pour maximiser l’extraction des masses de CP lors du projet pilote sur l’ESA.

Résultats et leçons retenues. Le projet pilote et les efforts d’assainissement de pleine envergure de l’ESA ont permis l’extraction d’environ 700 lb de COV au total, et les concentrations de TC dans les eaux souterraines de la zone source ont diminué de 80 à 99 %. En se basant sur ces résultats, la fermeture permanente du système d’ESVDP est prévue pour 2019, permettant d’importantes économies dans le cycle de vie du projet. La présentation inclura la base de conception pour l’ESA, y compris le modèle conceptuel du site raffiné par CSHR, une discussion sur la conception de l’ESA, et la présentation des principaux résultats de surveillance du rendement ainsi que des tendances les plus importantes.

Évaluation des risques en tant qu’outil pour orienter les décisions en matière de gestion du risque – Une étude de cas des ports pour petits bateaux à Terre-Neuve et Labrador
Jody Berry1, Andrea Lundrigan1, Lisa Mcfarlane2, James Beresford3
1Wood –Environment and Infrastructure Solutions
2Services publics et Approvisionnement Canada
3Pêches et Océans Canada
L'objectif de cette présentation est de discuter de l’approche actuelle concernant les enquêtes sur les sédiments et la gestion des risques dans les ports pour petits bateaux du ministère des Pêches et Océans (MPO) à Terre-Neuve et Labrador, et de discuter de deux exemples pertinents à la santé humaine et écologique.
Abstract

Ports pour petits bateaux (PPB) est un programme d’envergure nationale administré par le ministère des Pêches et des Océans (MPO). Le programme exploite et maintient un système national des ports pour offrir aux pêcheurs commerciaux et aux autres utilisateurs portuaires des installations sécuritaires et accessibles.

La province de Terre-Neuve et Labrador compte 339 PPB en activité, dont plusieurs desservants des communautés isolées le long de la côte et des enquêtes sur les sédiments sont en cours depuis 2001. Ces ports accueillent des activités de pêche commerciale depuis les 120 dernières années et connaissent divers problèmes historiques allant des débris aux sédiments contaminés.

En 2017, une portée des travaux (PT) de niveau 1 générique pour les programmes d’échantillonnage des sédiments maritimes (PESM) à T.-N.-L. a été développée en collaboration avec le MPO et Services publics et Approvisionnement Canada pour orienter les décisions de gestion. Ces évaluations ont été développées pour une grande variété de sites avec plusieurs objectifs de gestion différents, y compris le dessaisissement, la fermeture réglementaire provinciale et la classification au niveau fédéral dans le but de déterminer la priorité du financement pour les évaluations et les assainissements futurs. La PT du PESM offre des directives générales pour les évaluations de premier niveau avec l’intention de recueillir suffisamment de données en une seule visite sur le terrain pour pouvoir évaluer les risques. L’élément de collecte de renseignements de la PT du PESM comprend : un examen des documents historiques; des entrevues avec des représentants qui sont familiers avec la manière dont la communauté locale utilise les plans d’eau et les zones sèches ainsi que les espaces avoisinants; et une reconnaissance initiale du site afin de repérer les sources de contamination potentielles et de confirmer les emplacements proposés d’échantillonnage. Le programme de prospection comprend une enquête de plongée pendant laquelle les plongeurs notent les conditions des substrats du fond et de l’habitat aquatique, et recueille des images et des séquences vidéo des communautés benthiques à chaque emplacement d’échantillonnage. Les plongeurs recueillent des échantillons de sédiment pour analyse chimique ainsi que d’autres sources de données, y compris des échantillons de sédiments en vrac pour l’évaluation des communautés benthiques et des échantillons de tissus pour analyse chimique pour les contaminants potentiellement préoccupants (CPP) bioaccumulables ou bioamplifiés. Les échantillons sont recueillis de façon stratégique à des emplacements sur des plans d’eau et des endroits de référence en suivant un modèle à la fois ciblé et quadrillé (par espacement de 30 à 50 mètres). Une démarche fondée sur le poids de la preuve est effectuée pour le plan d’eau afin de déterminer si une évaluation supplémentaire (niveau 2) est nécessaire ou si la caractérisation du risque peut être effectuée en utilisant les données obtenues sur le site.

En se fondant sur les enquêtes historiques, 46 plans d’eau de classe 1 ont été repérés dans la région de T.-N.-L. La PT du PESM a été effectuée pour 26 plans d’eau pendant l’exercice 2017-2018. Trois exemples différents d’objectifs de gestion seront présentés. Premièrement, le PPB de Ferryland, qui est un candidat pour dessaisissement. L’évaluation de niveau 1 a noté un risque potentiel à la santé humaine et les résultats des évaluations de niveau 1 et 2 seront présentés en mettant l’accent sur le désinvestissement potentiel. Deuxièmement, le PPB de Port au Choix, qui est un PPB actif et continuera de travailler avec le MPO dans un avenir prévisible. L’évaluation de niveau 1 a noté un risque écologique potentiel et les constatations des évaluations de niveau 1 et de niveau 2 seront partagées. Troisièmement, un aperçu sera offert sur la manière dont les données recueillies pour le programme de 2017-2018 peuvent être utilisées pour de futures enquêtes et décisions de gestions.

Évaluer les hydrocarbures pétroliers dans les sols à teneur naturelle élevée en matières organiques et en humidité : 5e Escadre de Goose Bay
David Rae, Wood –Environment and Infrastructure Solutions
L'objectif de cette présentation est de mettre en évidence les difficultés dans la mesure des concentrations de contaminants dans les sols à teneur élevée en matières organiques et en humidité et d’offrir un exemple d’approche pour évaluer les hydrocarbures pétroliers dans les sols tourbeux à la 5e Escadre Goose Bay.
Abstract

Appliquer les normes pancanadiennes (NPC) du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME) en matière d’hydrocarbures pétroliers (HCP) à des sols tourbeux non minéraux avec une teneur organique naturelle élevée et une teneur en humidité élevée peut entraîner un assainissement superflu et un gaspillage de l’argent des contribuables.

Les NPC pour les HCP ont été élaborées pour protéger la santé écologique et la santé humaine, en se basant sur quatre fractions d’HCP et des sols minéraux grossiers ou à grain fin. Des difficultés surviennent quand les NPC pour les HCP sont appliquées aux sols tourbeux non minéraux. Une teneur élevée en matières organiques provoque une interférence analytique par les HPC biogènes (c.-à-d., non reliés aux impacts des carburants à base de pétrole), ce qui rend plus difficile de repérer correctement les HPC pétrogènes dans l’échantillon. Une teneur élevée en humidité influence la production de rapports de laboratoire sur les résultats, ce qui, par convention, est effectué selon le poids sec, produisant de faux résultats positifs pour les sols avec une teneur élevée en humidité.

La méthode visant à corriger les résultats pour les HCP biogènes incorpore des concepts des NPC pour les HCP et repose sur la détermination de la composition chimique du combustible et de la tourbe non contaminée pour servir de référence. Les rapports de fractions des échantillons propres de tourbe sont calculés afin de déterminer le profil biogène du HCP en conditions naturelles. Pour tout échantillon de tourbe contaminé, les HCP biogènes sont calculés en fonction des rapports de fractions et des concentrations biogènes sont soustraites des concentrations rapportées en laboratoire pour ne laisser que les contributions pétrogènes aux HCP. Pour contrer les effets de l’humidité élevée des sols, tous les résultats d’échantillons sont normalisés en une seule teneur en humidité. Cela offre une base continue de comparaison des résultats aux lignes directrices et entre les échantillons avec des teneurs en humidité avec des écarts importants.

Un exemple de ces approches est offert par la 5e Escadre de Goose Bay. Le parc de réservoirs supplémentaires (PRS) occupe un espace d’environ 1 km2, à l’est de la base principale. Le PRS était utilisé pour l’entreposage en vrac des HCP comme l’essence d’aviation et le diesel, avec une capacité de stockage de 80 000 000 litres. Toute l’infrastructure a été enlevée et le site est maintenant utilisé pour des activités récréatives (p. ex. pour la conduite de véhicules tout-terrain). Le PRS repose à la fois sur du sable (parcs de stockage) et sur de la tourbe contaminée par les HCP. Les échantillons de tourbe recueillis en aval des parcs de stockage ont des propriétés fondamentalement différentes des sols sablonneux et contiennent une teneur de carbone organique pouvant atteindre de 40 à 50 %, avec une teneur en humidité de 80 à 95 %. Les résultats de laboratoire suggèrent une contamination F3 généralisée (supérieure à la NPC pour les HCP) dans la tourbe en aval des parcs de stockage. Cependant, l’approche de correction démontre que les concentrations F3 pétrogènes dans la tourbe ne dépassent pas la NPC pour les HCP. La taille des zones d’assainissement au PRS est donc grandement diminuée.

La bonne interprétation des concentrations d’HCP dans les sols à teneur élevée en matières organiques et en humidité produit d’importants bienfaits environnementaux en évitant les assainissements inutiles et la destruction d’habitats propres et riches en matières organiques.

L’utilisation des drones dans la construction de cellules d’enfouissement et dans d’autres applications environnementales
Kyle Press, Eric Draycott, Jon Dimascio
Arcadis Canada Inc.
L'objectif de cette présentation est de démontrer que l’utilisation des drones sur des grands chantiers de construction peut rendre une activité traditionnelle plus précise et plus efficace.
Abstract

Cette présentation illustrera l’utilisation de cette technologie pour faciliter la construction d’une nouvelle cellule d’enfouissement dans l’est de l’Ontario. Un drone M210 de dernier cri équipé d’un système de GPS Topcon a été déployé; ce drone est capable de voler en suivant des itinéraires prédéfinis survolant la zone de construction active. Le drone sera équipé afin de saisir des points de données chaque centimètre au-dessus de l’empreinte de la zone active, par rapport aux 5 à 10 cm utilisés pour les méthodes d’arpentage traditionnelles. Cette saisie de données permettra à nos équipes de construction de réaliser des volumes d’évaluations et des élévations de cellules plus exactes et en quelques minutes, ainsi que de traiter les données brutes obtenues par le drone en quelques heures, par contraste aux délais d’exécution hebdomadaires des entreprises d’arpentage tierces. Les données traitées sur demande nous permettront de prendre des décisions en temps réel alors que la construction se poursuit, de fournir plus rapidement des copies de sécurité pour les demandes de facturation et d’arpentage de nos clients, et de simplifier notre planification quotidienne et mensuelle des activités de construction. Le drone est capable de voler sous la pluie, par temps froids et sous des vents modérés ainsi que de saisir des images de cartographies, lidar et thermiques. Le drone offre un mécanisme permettant de recueillir des données dans des endroits qui seraient autrement inaccessibles à pied ainsi que d’arpenter des endroits fortement contaminés, réduisant le besoin d’y envoyer des humains. Les hauts points d’autres applications sélectionnées seront aussi présentés.

Traitement des eaux souterraines des sites contaminés par des hydrocarbures pétroliers dans les Premières Nations isolées du nord en utilisant un système innovateur de filtration portable des eaux
Julieta Werner1, Tara Chisholm1, Lina Letiecq1, Kerri Hurley1, Andre Legault2
1Affaires autochtones et du Nord Canada
2Activated White
L'objectif de cette présentation est d’évaluer l’efficacité des technologies innovatrices dans les efforts de nettoyage dans les sites contaminés par les hydrocarbures pétroliers sur les sites des Premières Nations du nord.
Abstract

Les projets des sites contaminés dans le nord de l’Ontario nécessitent régulièrement le traitement de grandes quantités de sols et d’eaux souterraines contaminées, ce qui nécessite la construction de grandes installations de traitement des cellules biologiques en plus de traiter l’eau souterraine sur le site. Une fois traitées, les concentrations de contaminants, particulièrement les hydrocarbures, sont assez élevées pour nécessiter l’élimination de l’eau souterraine traitée dans les étangs d’eaux usées communautaires, ce qui provoque des problèmes supplémentaires pour ces étangs. De plus, de grandes quantités de biens consommables sont entreposées sur place jusqu’à ce qu’elles puissent être soit enlevées du site en empruntant des routes d’hiver ou qu’elles soient jetées dans la décharge à ordures de la communauté. Les systèmes traitement des eaux souterraines disponibles sur le marché qui sont présentement utilisés par les projets dans le nord de l’Ontario sont généralement alimentés par des génératrices diesel, ce qui nécessite le transport et l’utilisation de davantage de carburant dans la communauté.

Dans le cadre du programme d’innovation Construire au Canada (PICC), un système portable de filtration de l’eau a été mis à l’essai dans une Première Nation isolée. La Première Nation Eabametoong, située à environ 360 km au nord de Thunder Bay, en Ontario, est une communauté isolée accessible uniquement par des vols réguliers et par route d’hiver, si les conditions météorologiques le permettent. Du sol et des eaux souterraines contaminés par les hydrocarbures pétroliers ont été trouvés dans sept sites au sein de la communauté. Les mesures correctives envisagées pour les sites comprennent l’excavation et l’élimination du sol contaminé ainsi que le traitement des eaux souterraines contaminées. En se fondant sur des calculs préliminaires, environ 75 000 litres d’eau souterraine contaminée devraient être traités avant de pouvoir être déversés dans l’étang des eaux usées des Premières Nations.

Après l’excavation du sol contaminé, la totalité de l’eau infiltrée a été extraite par pompe de la zone d’excavation et traitée soit en utilisant le système commercialement disponible de charbon actif granulé (CAG) ou l’innovation du PICC. L’innovation du PICC était composée de quatre filtres contenant un polymère avancé capable de lier les hydrocarbures de façon plus efficace que les systèmes de CAG disponibles commercialement. De plus, un écran HydroSense a été ajouté au quatrième système afin de fournir temps réel les concentrations d’hydrocarbure dans l’eau traitée. Le filtre est constitué de matériaux biodégradables et peut être jeté de façon sécuritaire dans le site d’enfouissement de la communauté, ce qui fait en sorte que moins de matériel jetable a besoin d’être enlevé de la communauté. Le système du PICC est capable de traiter d’importants volumes d’eau (jusqu’à 1 300 litres d’eau par jour par cellule), permettant aux projets d’assainissement d’être complétés plus rapidement, ce qui est crucial dans des zones de projet où la saison de la construction est relativement courte.

L’utilisation de ce système était aussi une occasion de réduire les émissions de gaz à effet de serre, car la technologie du PICC a permis l’utilisation d’une génératrice de 1 000 watts au lieu d’une génératrice de diesel, rendant ce système de traitement plus viable pour l’environnement.

Lors des travaux d’assainissement dans la Première Nation Eabametoong, des échantillons d’eau souterraine ont été recueillis en zone d’excavation avant la mise en place des systèmes afin de déterminer les concentrations d’hydrocarbures pétroliers avant le traitement, après l’installation du séparateur huile-eau et avant la décharge. Tous les échantillons ont été soumis à un laboratoire certifié par Canadian Association of Laboratory Accreditation Inc. (CALA) pour analyse, et les résultats ont été mis en tableau pour comparaison. Une évaluation comparative des deux technologies a été complétée pour évaluer les facteurs de coûts, d’efficacité, de facilité d’utilisation dans un milieu isolé, de capacités de traitement, et de viabilité. Les résultats seront utilisés pour déterminer la viabilité du déploiement de cette technologie sur d’autres sites isolés contaminés par le pétrole dans le portefeuille du ministère des Services aux Autochtones.

Analyses de la stabilité du panache et rôles au sein du cadre de gestion des LLPNA
Matthew Michaelis, Wood – Solutions en environnement et d’infrastructuree
L'objectif de cette présentation est de discuter des processus pour mener une analyse de la stabilité du panache et de discuter du rôle de cette méthode d’analyse au sein d’un cadre de gestion des LLPNA.
Abstract

L’évaluation et la réhabilitation des liquides légers en phase non aqueuse (LLPNA) ont toujours présenté un grand enjeu pour les spécialistes en environnement et les gardiens de sites. La présence d’un corps LLPNA dans la subsurface pourrait présenter des risques graves et à long terme aux humains et aux récepteurs écologiques. Toutefois, même dans des scénarios dans lesquels les récepteurs ont été démontrés comme étant absents, les règlements exigent fréquemment que tous les LLPNA soient extraits de la subsurface. De telles exigences réglementaires ont été difficiles à surmonter puisque l’extraction complète des LLPNA est fréquemment déterminée comme étant non pratique. Dans de tels scénarios où un facteur de motivation pour la réhabilitation axée sur les risques n’existe pas, l’industrie commence à effectuer la transition vers la mise en œuvre de cadres de gestions des LLPNA afin de réaliser des fermetures conditionnelles de sites à l’aide de plans de surveillance à long terme et à faible fréquence.

Un cadre de gestion des LLPNA est une stratégie de gestion des LLPNA durable axée sur les risques qui examine si des récepteurs sont actuellement affectés ou risquent d’être affectés à l’avenir. La stabilité et le degré de recouvrement du corps LLPNA ainsi que l’étendue à laquelle l’atténuation naturelle se produit sont aussi évalués. La mise en œuvre de cadre de gestion des LLPNA n’est pas seulement plus pratique que l’élimination entière d’un corps LLPNA, mais fournit aussi les avantages de réduction des échéanciers de réhabilitation et de réduction des coûts comparativement à des approches de réhabilitation conventionnelles.

L’orientation technique pour l’application de cadres de gestion des LLPNA prescrit une approche à plusieurs sources de données démontrant que le corps LLPNA est soit stable ou diminue. L’une des sources de données principales pour la démonstration de la stabilité des corps LLPNA est une analyse de la stabilité du panache de la phase dissoute associée qui examine les tendances statistiques dans la région générale du panache, la concentration moyenne du contaminant, la masse du contaminant et le centre de la masse du panache au fil du temps. L’examen de ces tendances permet l’évaluation du panache en tant qu’entité globale fournissant une compréhension approfondie de la stabilité du panache entier.

Des données sur les niveaux des eaux souterraines et des fluides ont été recueillies sur une base trimestrielle depuis le premier trimestre de 2014 à un site des provinces de l’Atlantique où un corps LLPNA et un panache en phase dissoute sont présents dans la subsurface. Les réservoirs de stockage souterrains (RSS) ont été retirés du site en 2001. Au moment de ces activités, des hydrocarbures pétroliers ont été observés dans l’excavation et des sols affectés ont été retirés du site. En 2004, une évaluation environnementale de site (EES) de phase 2 a été achevée et a révélé la présence de produits libres dans de nombreux puits de surveillance. Un système d’élimination des LLPNA a été installé et exploité de 2008 à 2014, extrayant plus de 100 000 L de produit; toutefois, les taux de rétablissement ont éventuellement atteint un plateau et l’exploitation du système a été annulée. Les programmes de surveillance menés à la suite de la fermeture du système ont démontré que des produits libres sont toujours présents dans plusieurs puits de surveillance. Les données trimestrielles recueillies ont été incorporées dans des mises à jour d’une analyse de la stabilité du panache en phase dissoute en cours ayant comme objectif final de démontrer la stabilité du panache en phase dissoute et du corps LLPNA associé afin de pouvoir être utilisée pour appuyer la fermeture du site.

Enjeux causés par la présence de fer dans les projets de dépollution des eaux souterraines : Étude de cas
Jason Downey, Newterra Inc.
L'objectif de cette présentation est de faire part des enjeux et des expériences associés au traitement de la présence de fer dans la mise en œuvre de gestion des risques de zones désaffectées.
Abstract

Du fer naturel sous forme dissoute est fréquemment retrouvé dans les eaux souterraines de l’Amérique du Nord. Cet élément qui semble inoffensif peut entraîner de nombreux enjeux pour les ingénieurs environnementaux travaillant à réhabiliter des terrains dont l’eau souterraine est contaminée où du fer est présent.

Du fer sous forme dissoute peut aisément être convertit en un précipité de couleur rouille nommé oxyde de fer lorsqu’il est exposé à de l’air dans les puits de récupération, les pompes pneumatiques, les conduites de traitement d’extraction sous vide, les dispositifs de stripage à l’air et les réservoirs. Les particules d’oxyde de fer sont normalement de taille de 0,5 à 2 micromètres et peuvent se lier ensemble pour devenir de plus grosses particules. Sous forme d’oxyde, le composé de fer se dépose et bouche les canalisations, les réservoirs, les puits de réinjection, les filtres pour carbone, les dispositifs de stripage à l’air et les sacs filtrants, ce qui cause continuellement des enjeux d’exploitation et d’entretien et des dépassements de coûts d’exploitation.

Le déversement d’eau contaminée par du fer est rigoureusement réglementé dans la majorité des régions. Ceci est principalement en raison du potentiel d’oxydation du fer dissous, qui consomme de l’oxygène des rivières et des ruisseaux et augmente aussi la turbidité, et de la sédimentation du fer précipité. Les règlements de plus en plus stricts entourant les eaux contaminées par le fer exigent dans de nombreux cas que les ingénieurs spécialisés en assainissement extraient le fer de l’eau avant de ne pouvoir la déverser.

Travaillant avec une équipe de conseillers en environnement, le présentateur a éprouvé ces enjeux de première main sur un site de réaménagement de zone désaffectée à Belleville, en Ontario. Sur ce site, le niveau des eaux souterraines est surveillé et contrôlé afin de prévenir l’écoulement d’eau contaminée à l’extérieur du terrain.

Une étude de cas sur ce projet sera présentée surlignant les enjeux observés sur ce site, le processus utilisé pour qualifier et quantifier les problèmes associés au fer et les étapes entreprises pour déterminer la meilleure solution pour le traitement. De plus, l’étude de cas décrira les technologies sélectionnées pour gérer les enjeux causés par le fer pour ce projet.

En faisant part de ces enjeux, ces méthodes de sélection de technologies et de ces leçons apprises, les représentants seront en mesure d’appliquer ces expériences à leurs propres enjeux de traitement de l’eau et de bâtir sur les expériences qui seront communiquées.

Biorestauration sur les lieux de sols et d’eaux souterraines contaminés de RDX sur le site d’un ancien terrain de démolition militaire : Aspects écotoxicologiques, génomiques et de la dégradation
Louis-B. Jugnia1, Dominic Manno1, Sabine Dodard1, Charles Greer1 et Meghan Hendry2
1Conseil national de recherches du Canada
2Ministère de la Défense nationale
L'objectif de cette présentation est de présenter une approche de traitement sur les lieux qui utilise du carbone modifié (glycérol résiduaire) appliqué sur la surface pour améliorer l’assainissement de sols et d’eaux souterraines contaminés de RDX.
Abstract

Les effets d’un carbone modifié (glycérol résiduaire) sur la biodégradation du RDX (1,3,5-trinitro-1,3,5-triazine) ont été évalués au cours d’une étude à l’échelle de projet pilote sur le site d’un ancien terrain de démolition militaire (garnison Petawawa, ON). En tant qu’approche de traitement sur les lieux à grande échelle, du glycérol résiduaire a été appliqué sur la surface d’un point d’activité soupçonné de contamination par le RDX et les sols et les eaux souterraines ont été surveillées au cours d’une période de temps pour évaluer l’efficacité du traitement en déterminant la concentration résiduelle du RDX, la dynamique des populations bactériennes à l’aide de la génomique et les répercussions écologiques à l’aide d’essais écotoxicologiques. Les résultats ont indiqué que la dégradation du RDX par les microorganismes autochtones anaérobiques avait été améliorée par le carbone modifié, de telle façon qu’aucune présence de RDX n’a été détectée dans les échantillons de sols recueillis de la zone traitée et une forte réduction de la concentration de RDX dans quatre des cinq puits de surveillance des eaux souterraines, dont la concentration avait été réduite à un niveau sous le seuil de détection dans trois des puits. Chacun des trois métabolites de dégradation des composés nitreux du RDX a été détecté dans les échantillons d’eaux souterraines, indiquant ainsi la présence d’une voie de dégradation anaérobique. Les analyses génomiques des échantillons d’eaux souterraines ont révélé la présence de bactéries diverses et différentes de celles retrouvées dans les zones contaminées traitées (Geobacter, Clostridium, Sulfuricurvum et Klebsiella) comparativement aux zones témoin non contaminées et non traitées (bactéroidales et alphaprotéobactéries) et aux zones témoin contaminées non traitées (nitrospirales). Les résultats des analyses de la toxicité étaient variables sur les différents organismes récepteurs (bactéries, algues, daphnies, vers de terres et végétaux) avec une indication générale que le glycérol résiduaire devrait être appliqué à de faibles concentrations, puisque des concentrations plus élevées ont eu des effets négatifs sur certains de ces organismes. Ces résultats présentent de bonnes possibilités pour l’utilisation d’approches à utilisation de carbones modifiés dans le traitement de la réhabilitation de sites contaminés de substances énergétiques (p. ex., le RDX).

Examen des dangers, des risques et des règlements associés aux remorqueurs et aux barges sur les lieux de projets de dragage de sédiments
Doug McMillan, SNC-Lavalin inc.
L'objectif de cette présentation est de souligner l’importance des exigences réglementaires pour les pratiques exemplaires pour les remorqueurs et les barges.
Abstract

Les enquêtes et les projets de réhabilitation de sédiments dans des milieux marins et d’eau douce exigent l’utilisation d’une panoplie d’équipement, de vaisseaux et d’embarcations. L’exploitation de vaisseaux et d’équipement dans des ports et des voies d’eau est associée à des risques et des dangers additionnels à la sécurité et à l’infrastructure, comme des heurts ou des collisions. L’exploitation de vaisseaux et d’équipement pour les projets sous-marins relève d’une différente série de règlements, d’exigences et de pratiques exemplaires. Cette présentation sera un examen de l’équipement et des vaisseaux typiquement utilisés dans le cadre de projets de réhabilitation de sédiments. Les exigences réglementaires applicables, les normes industrielles, les pratiques exemplaires de gestion et les procédures de sécurité seront aussi présentées. Finalement, le présentateur fera part de plusieurs études de cas d’incidents documentés et des leçons apprises de ceux-ci.

Désorption thermique pour la réhabilitation de sols de sites éloignés : Utilisation de conduction thermique améliorée pour la réhabilitation d’un site d’exploration minérale hérité au Yukon
Chad Belenky, Iron Creek Group Inc.
Cette présentation soulignera la polyvalence du processus de conduction thermique améliorée comme ajout rentable à la boîte d’outils du spécialiste en réhabilitation et présentera aussi des leçons apprises du déploiement de cette technologie dans ce lieu de projet éloigné et unique.
Abstract

Les technologies de conduction thermique améliorée (CTA) ont été utilisées avec succès sur les lieux d’un site d’exploration minérale hérité situé dans une région extrêmement éloignée du Yukon, au Canada. Ce site unique est situé dans un terrain montagneux, à environ 250 km du village le plus près et peut seulement être accédé par voie aérienne à l’aide d’une bande d’atterrissages d’arrière-pays d’une longueur de 335 m (1100 pi). Environ 2 000 tonnes de sols contaminés de carburant diesel ont été traitées à l’aide d’une version modifiée du traitement à CTA qui a été construit sur mesure pour être en mesure d’être placé dans un aéronef DHC-6 Twin Otter afin de pouvoir être déployé sur ces lieux.

La contamination des sols sur ce site a été causée par le déversement historique d’un réservoir de stockage de carburant diesel et a été caractérisée par la présence de paramètres de BTEX ainsi que de HPEL10 à 19 (hydrocarbures pétroliers extractibles légers) et de HPEH19 à 32 (hydrocarbures pétroliers extractibles lourds) dépassant tous les critères correspondant à un site territorial contaminé. Dans certaines portions du sol contaminé, des concentrations initiales de résidu organique diesel dépassant 22 000 mg/kg ont été mesurées. Une vaste gamme de types de sols et de et contenus d’humidité de sols ont été traités dans le cadre de ce projet, allant d’argiles imperméables saturées à capacité au champ à des matériaux fluviaux humides et comprenant même du matériel de pergélisol discontinu. Les travaux ont été achevés au cours des mois d’été sans gelée du sol avec des conditions météorologiques extrêmes et des pluies abondantes survenant régulièrement au cours de l’entièreté du projet. Les échantillonnages et les analyses de fermeture qui ont été menées après le processus de conduction thermique ont révélé que tous les échantillons avaient atteint les normes réglementaires pour les sites contaminés territoriaux exigeant des niveaux d’hydrocarbures pétroliers extractibles de moins de 1 000 mg/kg pour chacune des fractions de HPEL10 à 19 et de HPEH19 à 32. À la suite de la réhabilitation, les sols propres traités thermiquement ont été utilisés pour remblayer la zone excavée pour faciliter la réclamation à succès du site.

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