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Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Volet 5 – Assainissement
Défis sur la conception associés à la restauration des propriétés résidentielles contaminées par des déchets radioactifs de faible activité (DRFA) dans le cadre de l’Initiative de la région de Port Hope
Stuart Bailey, David Raymond, Steven Gable
Wood – Solutions en environnement et en infrastructure
L’objectif de cette présentation est de fournir un aperçu des défis sur la conception associés à la restauration des propriétés résidentielles dans le cadre de l’Initiative de la région de Port Hope
Abstract

L’Initiative de la région de Port Hope (IRPH) est une solution axée sur la communauté pour la gestion à long terme de déchets radioactifs de faible activité (DRFA) historique provenant des opérations de traitement de l’uranium et du radium dans le milieu urbain de Port Hope Ontario. La raffinerie Eldorado, sur les berges du lac Ontario, a commencé à raffiner du radium-226 à partir de minerai de pechblende avant de passer au raffinage du minerai d’uranium. Les résidus produits ont été déposés à l’Installation de gestion des déchets Welcome située dans la ville de Port Hope jusqu’au milieu des années 1950, puis à l’Installation de gestion des déchets à long terme de Port Granby (IGDLTPG) qui a continué à accepter des déchets jusqu’à la fin des années 1980. Au sein de la ville de Port Hope, on a effectué des sondages dans environ 5 000 propriétés individuelles pour déterminer la présence de DRFA provenant d’émissions fugitives de la raffinerie et de l’utilisation des résidus de la raffinerie comme remblai de construction au sein de la communauté. La détermination de la présence de DRFA est fondée sur de nombreuses sources de données probantes, y compris l’examen des renseignements historiques, la détection de rayons gamma et l’échantillonnage physique de quatre contaminants caractéristiques. Des 5 000 propriétés examinées, on s’attend à ce qu’environ 10 % contiennent un certain niveau de DRFA nécessitant une restauration physique.

Cette présentation décrit l’étape de conception pour la restauration du premier groupe de propriétés résidentielles comprises dans le programme des sites à petite échelle (SPE) de l’IRPH. La conception de la restauration, qui comprend l’élaboration d’estimation des coûts de catégorie « A » et qui en décrit les caractéristiques, est fondée sur un examen complet des rapports de détection des propriétés, des inspections de site et des examens topographiques, des routes de transport et des consultations avec la municipalité et les propriétaires. Au cours de l’élaboration des dossiers de conception pour les propriétés individuelles, il est important de comprendre que cette étape de restauration représente l’aspect final et le plus invasif de l’IRPH pour les propriétaires de résidence touchés. Par conséquent, la réussite du programme dépend de la façon d’incorporer les besoins et les désirs de la communauté et les propriétaires de résidence individuelle dans la conception de restauration et de la façon dont cette conception est mise en œuvre pour retirer les DRFA et pour restaurer les propriétés à leur état original (ou dans un meilleur état). Les défis précis de conception comprennent l’ampleur de l’enlèvement du sol nécessaire à plusieurs endroits, l’âge des résidences affectées et la stabilité de leurs fondations et le besoin de séquencer les travaux pour maximiser la mesure dans laquelle les résidents peuvent rester dans leur maison.

Étant donné que la satisfaction de la communauté est une mesure clé pour la réussite du projet, une communication constante et efficace à toutes les étapes du projet est nécessaire pour s’assurer que les résidents comprennent la nature et l’étendue des travaux à entreprendre, tous les inconvénients auxquels ils peuvent s’attendre pendant les travaux, les possibilités pour résoudre ces inconvénients (p. ex., le stationnement, la collecte des déchets), les mesures pour protéger la santé et la sécurité des résidents, le calendrier et l’aspect des propriétés lorsque les travaux prendront fin. Le bureau de gestion de l’IRPH a travaillé avec diligence pour nouer une relation positive de confiance avec la communauté. La conception et la mise en œuvre de ce projet pluriannuel nécessitent que l’on travaille efficacement au sein du cadre des communications établi par le bureau de gestion de l’IRPH pour s’assurer que les interactions avec la communauté (au cours des réunions en personne pour discuter de la conception de la restauration aux activités de construction dans les résidences et autour de celles-ci) sont sensibles et respectueuses des besoins de la communauté et des propriétaires de résidence individuelle.

Déclassement in situ du réacteur nucléaire de démonstration
Graham Porter, Laboratoires Nucléaires Canadiens
L’objectif de cette présentation est de démontrer comment utiliser la cimentation comme technique d’immobilisation et de stabilisation peut être appliqué pour l’industrie nucléaire pour le déclassement sur place du réacteur nucléaire de démonstration.
Abstract

Le gouvernement du Canada, dans le cadre de ses devoirs pour réduire les responsabilités nucléaires héritées, a émis un contrat pour fermer le site du réacteur nucléaire de démonstration (réacteur NPD) à Rolphton en Ontario. Présentement au Canada il n’y a pas de dépôts appropriés pour l’élimination de déchets radioactifs générés pendant le déclassement de réacteurs nucléaires redondants. Les seules options sont l’entreposage avec surveillance ou le déclassement de l’installation avec un entreposage intérimaire des déchets à un entrepôt dédié aux déchets. De ces deux options, seulement l’entreposage avec surveillance est actuellement utilisé au Canada pour l’arrêt des réacteurs nucléaires. Sans un dépôt pour les déchets radioactifs, l’entreposage est actuellement la seule approche disponible pour s’occuper des déchets radioactifs.

Un examen des caractéristiques et de l’emplacement du réacteur NPD a identifié une option viable pour l’élimination qui serait le déclassement in situ (DIS) avec un coulis de ciment pour immobiliser et stabiliser les déchets dans la structure sous le niveau du sol. Le gouvernement du Canada a accepté la proposition du Canadian Nuclear Energy Alliance que le déclassement in situ est une solution acceptable pour réduire les héritages et les responsabilités à long terme associées avec l’installation NPD. Le projet est en cours d’évaluation environnementale fédérale conformément à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (2012) et nécessitera l’approbation de la Commission canadienne de sûreté nucléaire conformément à la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaire.

Cette présentation décrira l’approche de DSI proposée pour déclasser le réacteur NPD. Elle expliquera comment la décision pour entreprendre le DSI a été atteinte, y compris l’identification des principaux défis confrontés pour le premier système d’élimination des déchets de son genre au Canada. Utiliser du ciment pour immobiliser et stabiliser les déchets dangereux comme méthode de déclassement in situ basé sur les expériences en réhabilitation des sites contaminés dans l’ensemble de l’Amérique du Nord et l’applicabilité à un réacteur nucléaire sera discutée. L’accent sera mis sur les caractéristiques, les aspects de conception et les techniques de stabilisation et d’immobilisation qui rencontrent les exigences réglementaires et les pratiques exemplaires internationales pour changer un réacteur en une installation d’élimination des déchets. L’utilisation d’une période de contrôle institutionnel d’une durée de 100 ans, ses implications et comment elle sera atteinte sera examinée. Elle montrera ensuite comment le DIS est capable d’offrir un haut niveau de sûreté pour la protection de la population et de l’environnement contre les effets néfastes des radiations ionisantes pour des échelles de temps qui s’étendent sur des milliers d’années dans le futur. La présentation se terminera avec la détermination de l’adéquation de l’approche pour le DIS pour le réacteur NPD et comment il rencontrera les exigences de toutes les réglementations et le fera en rencontrant ou en excédant les exigences de toutes les normes de sûreté.

L’héritage de la mine Faro – 70 millions de tonnes de résidus miniers et 320 millions de tonnes de stériles
Andrea Bowie, SRK Consulting Inc.
L’objectif de cette présentation est de présenter les principaux aspects de l’approche de « stabilisation » pour restaurer l’un des projets les plus complexes pour la fermeture des mines abandonnées dans le Nord du Canada.
Abstract

Le site de la mine Faro est situé à l’extérieur de la ville de Faro à 62° de latitude Nord dans une région montagneuse subarctique du Yukon au Canada. La mine à ciel ouvert, qui a fonctionné pour environ 30 ans, était l’une des plus grandes productrices de plomb et de zinc dans le monde. En 1998, le dernier propriétaire a déclaré faillite. Aujourd’hui, le gouvernement du Yukon et le gouvernement du Canada sont les promoteurs dans la gestion et la fermeture de l’un des projets de nettoyage le plus complexes pour une mine abandonnée au Canada.

Dans les conditions actuelles, le site présente un risque important pour la santé humaine et l’environnement. L’empreinte des activités minières, qui s’étendent sur approximativement 2 500 hectares, comprend environ 70 millions de tonnes de résidus miniers et 320 millions de tonnes de stériles. Une quantité importante de déchets ont un potentiel acidogène qui dépasse sa capacité de neutralisation de l’acide, ce qui signifie qu’en l’absence d’une fermeture il y a eu une dégradation importante de la qualité de l’eau avec le temps. Les métaux lourds (y compris le fer, le manganèse, le zinc et le cadmium) sont des contaminants préoccupants avec des incertitudes reliées à l’altération géochimique et le transport réactif de produits d’altération présente des défis pour la gestion à long terme sur le site.

En utilisant un modèle du type de charge pour évaluer les conditions futures pour un éventail des charges chimiques présumées, un plan de fermeture est en cours d’élaboration pour le site. L’approche de « stabilisation » proposée pour la restauration se reposera sur le détournement de l’eau potable loin des eaux de surface, des eaux souterraines et des infiltrations potentiellement contaminées; recueillir et traiter les eaux contaminées par l’utilisation d’une technologie à la fine pointe; réduire l’infiltration causée par les matériaux qui génèrent de l’acide en stabilisant et en couvrant les stériles et les résidus miniers et gérer de façon adaptative les niveaux inacceptables de contamination dans l’environnement situé en aval. Un système d’interception de l’infiltration formera la dernière ligne de défense pour protéger l’environnement récepteur. Tous les aspects de la fermeture considéreront les phénomènes complexes des régions froides y compris les sols gelés selon la saison ou de façon permanente, la congélation du sol et la formation de glace au sol, la décongélation du sol et ce qui lui est associé et le cycle de congélation-décongélation. La mise en place du plan de fermeture est prévue commencée en 2022 et prendra environ 15 ans à s’accomplir.

Cette présentation résumera et sélectionnera 30 % des conceptions techniques théoriques.

Barrière perméable réactive pour les hydrocarbures pétroliers
Bruce Tunnicliffe, Vertex Environmental Inc.
L’objectif de cette présentation est de fournir aux praticiens environnementaux avec des techniques additionnels pour nettoyer les propriétés contaminées.
Abstract

L’évaluation du risque (ER), combinée avec le rétablissement, est une approche commune pour s’adresser à la contamination sur le site, mais il est souvent difficile de compléter une ER sur les propriétés hors site en raison des différentes conditions et/ou propriétés. Gérer la contamination en phase dissoute ainsi que les limites des propriétés ou les récepteurs sensibles adjacents comme les propriétés résidentielles ou les cours d’eau est depuis longtemps un domaine d’intérêt pour l’industrie environnementale. Les mesures de gestion du risque pour la limite de la propriété sont souvent requises dans le cadre de la stratégie de restauration globale. Dans les années 1990, la première barrière perméable réactive (BPR) a été mise au point – un « mur » souterrain perméable qui faisait barrière aux contaminants, mais qui permettait au débit naturel des eaux souterraines à continuer sans entraves. La BPR initiale qui utilisait du fer à valence zéro était surnommée le « mur de fer » et il était très efficace et largement appliqué pour le traitement de composés organiques volatils chlorés. Malheureusement, la technologie du « mur de fer » était inefficace pour les hydrocarbures pétroliers (HCP). Pour plus de vingt ans, plusieurs tentatives ont été faites pour créer des BPR pour le traitement durable des HCP, mais jusqu’à récemment, chaque technique avait de sérieuses limitations et n’était pas véritablement « passive ».

Le but de cette présentation de présenter deux nouvelles méthodes in situ de BPR pour traiter passivement et de façon durable les HCP coulant par-delà les limites de la propriété.

Une méthode utilise une technologie basée sur le charbon actif (CA) et se fait appeler « trap and treat ». Précédemment, l’utilisation de CA en milieu souterrain a été limitée en raison de la capacité d’adsorption restreinte du CA mis en place. Par contre, un nouveau développement dans la technologie permet l’adsorption et par la suite le traitement des BCP en phases dissoutes en utilisant une approche de biodégradation anaérobique efficace. Les BPR peuvent maintenant être installées pour la saisie et le traitement durable de la traînée d’HCP pour une grande période de temps – plus longue qu’il en serait possible avec seulement l’application de CA. La présentation présentera la technologie « trap and treat » et décrira comment la technologie peut être appliquée sur les limites de la propriété, à proximité des cours d’eau ou près des autres récepteurs sensibles.

La seconde méthode pour traiter les HCP sur les limites d’une propriété utilise des oxydants à libération lente. L’utilisation de l’oxydation dans les BPR a été limitée historiquement en particulier dans les régimes d’eaux souterraines à débits rapides en raison de la grande solubilité des oxydants. La réduction de la solubilité des oxydants couramment utilisés a permis leur utilisation à long terme des BPR.

Pendant cette présentation, chaque technologie et les études de cas qui leur sont associées seront présentées et discutées. La présentation se terminera avec les recommandations générales sur les techniques d’installation pour les BPR pour le traitement des HCP.

Rendement en approvisionnement : considérations pour la construction de barrières réactives
Ken Andromalos, Canada Geo-Solutions, Inc.
L’objectif de cette présentation est de former les gardiens de site et leurs conseillers sur la capacité des barrières perméables réactives et les méthodologies d’installation in situ dans les zones réactives afin que leurs approvisionnements soient compétitifs et qu’ils donnent lieu à des projets de haute qualité à faible coût.
Abstract

Les barrières perméables réactives (BPR) et les zones réactives in situ offrent une façon durable à faible coût énergétique de restaurer les eaux souterraines in situ sur de longues périodes de temps tout en accommodant l’utilisation continue du site. Au cours des 20 dernières années, les BPR et les zones réactives in situ sont devenues relativement courantes. Les BPR ont été démontrés à grande échelle pour, par exemple, les solvants chlorés dissous, le drainage minier acide, les métaux dissous, les hydrocarbures dissous et les liquides en phase non aqueuse. Les techniques d’installation, de réparation et de réjuvénation ont été élaborées pour un éventail de milieux réactifs et de conditions du sol.

Par contre, être incapable de comprendre les compromis et les contraintes de la méthode d’installation peut mener à des processus d’approvisionnement qui omet les meilleures solutions selon une perspective de rendement et d’assurance de la qualité et/ou une compétition restreinte indûment entre les soumissionnaires ce qui augmente les coûts. À titre d’exemple, les spécifications sur la largeur installée qui sont mal choisies réduisent le nombre d’entrepreneurs potentiels pour l’installation, ce qui entraîne potentiellement une valeur pauvre pour l’État dans un appel d’offres nominal. Un autre exemple, la prescription d’une méthodologie extrêmement coûteuse (et inutile) élimine la capacité d’un entrepreneur d’expérience avec une méthode plus efficiente d’entreprendre l’installation même si c’est à leurs propres risques.

Les propriétaires et les ingénieurs qui considèrent les installations de barrières perméables ou passives devraient comprendre les avantages et les inconvénients des méthodologies de construction établies y compris :
• Creusement à ciel ouvert (c’est-à-dire une excavation conventionnelle, appuyée ou renforcée et non appuyée);
• Creusement de tranchée;
• Tranchée appuyée par biopolymère;
• Mélange des sols;
• Injection;
• Forage pour puits de fondation;
• Puits inactifs;
• Collection passive avec des cellules réactives;
• Mandrins, poutres vibrantes, forage au jet et injection de coulis.

Chaque méthode, et l’équipement actuel ou conventionnel qui lui est associé, a des intervalles de fonctionnement typique en ce qui concerne les aspects du projet comme les conditions du sol, les conditions des eaux souterraines, la profondeur de la barrière, la largeur de la barrière, les exigences essentielles et les exigences opérationnelles (y compris, par exemple, la formulation de réactifs, la largeur de travail, la hauteur libre, la pente, la capacité portante et/ou la température). Où il y a un intérêt pour le développement de la capacité locale, il est aussi pertinent d’explorer quels composants de chaque approche peuvent être obtenus localement et lesquels nécessitent un équipement spécialisé et/ou une expertise.

Dans le cas de quelques techniques, comme l’utilisation continue de machines de tranchées, les différences entre l’équipement communément disponible et l’équipement expérimental ou entre le rendement démontré ou théorique et il peut aussi être important, avec les projets dans la « gamme conventionnelle », attirant des soumissionnaires de plus en plus compétitifs.

Comprendre les enveloppes de rendement pertinentes prévient l’élimination involontaire d’options qui pourraient offrir la meilleure valeur sur une base de rendement au fur et à mesure que les barrières passives ou perméables sont installées pour la gestion du risque à long terme et durable.

Restauration environnementale de l’ancienne Station radar de la rivière Moisie de l’Aviation royale canadienne à Sept-Îles, QC
Yvan Pouliot1, Bernard Michaud2, Josée Gagnon3, Alexis Martin1 1SNC-Lavalin Inc.
2Ministère de la Défense nationale
3Construction de Défense Canada
L’objectif de cette présentation est de monter les avantages d’un contrat axé sur le rendement de la perspective du gouvernement ainsi que de la perspective de l’entrepreneur.
Abstract

La base aérienne de Moisie près de Sept-Îles (QC) est une ancienne station radar de la ligne Pinetree qui était en opération de 1953 à 1988 dans le cadre du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Les activités de la Base ont entraîné la contamination du sol et des eaux souterraines par les hydrocarbures pétroliers (mazout et huiles usées). Des évaluations environnementales sur le site ont montré la présence d’environ 10 600 m3 de sol contaminé situé entre 4 et 10 mètres sous la surface du sol y compris 4 000 m3 sous la nappe phréatique. Le site est situé sur une pointe sableuse reposant entre une rivière importante pour le saumon atlantique (rivière Moisie) et l’estuaire du Saint-Laurent.

Les objectifs du projet étaient de restaurer le site pour les critères provinciaux ou fédéraux qui s’appliquent à l’intérieur d’une période de trois ans. En considérant que plusieurs technologies de restauration pourraient être utilisées pour répondre aux objectifs du projet, l’approche d’approvisionnement a permis à l’industrie de choisir leur technologie préférée à la place d’une approche d’approvisionnement plus traditionnelle que prescrit la technologie. L’entrepreneur était par conséquent responsable de la conception, de la construction et de l’opération du système de restauration dans le cadre du contrat axé sur le rendement.

Pour les neuf soumissionnaires qui ont répondu à la demande de proposition, différentes approches ont été présentées (in situ, ex situ et une combinaison des deux) et l’entrepreneur choisi a été choisi basé sur les évaluations techniques (70 %) et sur les coûts (30 %). Afin de garantir les résultats, le soumissionnaire choisi a conservé l’approche d’excavation du sol et de restauration du sol contaminé. En utilisant une technologie biotertre sur le site. Le contrat a été adjugé en décembre 2015.

Les défis suivants devaient être relevés :
• L’acceptation du projet par la population locale et la Première Nation Innu;
• De multiples propriétaires;
• La présence d’un bâtiment de 50 m situé au-dessus de la zone d’excavation;
• Besoin d’assécher la zone d’excavation pour accéder au sol contaminé sous la nappe phréatique et traiter les eaux souterraines pompées.
• Déplacement temporaire de 87 500 m3 de sol non contaminé au-dessus du sol contaminé pendant l’excavation.

La principale partie du sol contaminé (11 900 m3) a été placée dans le biotertre en septembre 2016 et a atteint le critère de restauration après quatre mois de traitement. La deuxième partie (2 407 m3) devrait être restaurée en juin 2018.

Jusqu’à présent, le projet a été complété à 95 % et les défis ci-dessus ont tous été réglés. Les sujets suivants seront discutés pendant la présentation : 1) la stratégie d’approvisionnement; 2) l’approche retenue et les principaux enjeux; 3) la comparaison entre les hypothèses préliminaires et les résultats actuels.

Déchlorination réductrice améliorée des solvants chlorés à l’ancien site d’enfouissement de Gloucester et un bref historique des activités du site
Stephen Livingstone1, Chuck Durrant2, Lynn Warner3 et Clayton Truax4
1GeoCentric Environmental Inc.
2Arcadis Canada Inc.
3Transports Canada
4Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est de fournir un aperçu de la riche histoire des activités de l’ancien site d’enfouissement de Gloucester et d’utiliser cet aperçu pour présenter la déchlorination réductrice améliorée des eaux souterraines contaminées de l’aire des déchets spéciaux. On présentera le modèle de site conceptuel et l’analyse des options d’assainissement, la méthodologie et les résultats de l’étude pilote ainsi que le concept définitif.
Abstract

L’ancien site d’enfouissement de Gloucester est situé sur une propriété de Transports Canada voisine de l’aéroport international Macdonald-Cartier d’Ottawa. Ce site a servi de site d’enfouissement municipal des déchets de 1957 à 1980, environ. À compter de 1969 et jusqu’en 1980, une partie du site a été utilisé pour l’élimination des déchets provenant de différents ministères du gouvernement fédéral. Ces déchets (principalement des huiles et des solvants de nettoyage dans des tonneaux ou en vrac) ont été éliminés dans une aire des déchets spéciaux (ADS).

Depuis la fin des années 1970, l’ancien site d’enfouissement de Gloucester a fait l’objet de nombreuses études hydrogéologiques et d’évaluations environnementales. Au cours des précédentes enquêtes en subsurface et des précédents programmes d’analyse chimique, il est devenu clair que les principaux produits chimiques préoccupants étaient les composés organiques volatils (COV) halogénés et non halogénés sélectionnés. Ce sont également les substances qui représentent une proportion relativement importante des déchets qui ont été éliminés dans l’ADS.

Le panache émanant de cette source est appelé le panache des déchets spéciaux (PDS). La source des COV est potentiellement distribuée dans l’ensemble de la zone saturée sous forme de ganglion en fonction des résultats de l’analyse historique des eaux souterraines de l’ADS. Le PDS est principalement présent dans les formations aquifères profondes, situées sous une unité de confinement dans de la matière non consolidée au-dessus du substratum rocheux.

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), au nom de Transports Canada (TC), a commandé une étude pilote d’assainissement de l’eau souterraine et l’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité du bioassainissement in-situ des solvants chlorés dans l’ADS.

Par conséquent, l’objectif des activités de l’étude pilote de 2016 à l’ancien site d’enfouissement de Gloucester était d’observer la déchlorination réductrice améliorée (DRA) à une distance suffisante d’un puits d’injection pour une conception faisable à grande échelle.

Selon l’essai pilote effectué jusqu’à maintenant et l’évaluation technique, ce qui suit est un résumé des principaux résultats :

  • L’étude pilote a réussi à obtenir un « projet de validation de concept » que la DRA est survenue dans la zone d’analyse (Quartier municipal 16-01). Cette conclusion est fondée sur la présence de conditions réductrices dans la formation aquifère ciblée, une population saine de Dehalococcoides mccartyi (Dhc), une quantité adéquate de carbone organique dissous et la destruction des COV.
  • L’étude pilote a également réussi à déterminer les principaux paramètres de conception pour évaluer le substrat de mélasse et pour calculer le rayon d’influence (RI) potentiel nécessaire pour la conception à grande échelle.
  • L’essai pilote de 2016 a déterminé ce qui suit :
    • La mélasse est un substrat très efficace et elle remplit le rôle clé de fournir une source de carbone rentable ayant une excellente distribution en subsurface.
    • Selon le poids des données probantes, y compris les réactions hydrauliques, la distribution de carbone dissous ainsi que la présence et la croissance des Dhc, on estime que le RI efficace est de 5,5 mètres en aval et de 4 m à même hauteur. Ces résultats sont considérés comme étant très bons et permettent d’avoir une conception à grande échelle rentable.
    • On a observé la DRA dans les puits de surveillance voisins du puits d’injection à la suite des injections. Cette conclusion est fondée sur les trois lignes de données probantes fournies ci-dessus.
  • À la suite de la réussite de l’étude pilote, on a approuvé la conception et la mise en œuvre à grande échelle. La mise en œuvre de la conception à grande échelle a débuté en janvier 2018.
Le projet de protection des terrains portuaires de Toronto : Approches qui répondent aux défis complexes de la restauration de la friche industrielle
Krista Barfoot1 and Meggen Janes2
1Jacobs
2Waterfront Toronto
L’objectif de cette présentation est d’explorer de multiples enjeux complexes associés avec la restauration des terrains portuaires de Toronto et les différentes stratégies appliquées pour répondre à ces défis.
Abstract

Les terrains portuaires sont une zone de 356 hectares bordés par le canal Keating et la rivière Don et le boulevard Lake Shore au nord, le port intérieur de Toronto à l’ouest, la rue Leslie à l’est et le lac Ontario et le parc Tommy Thompson au sud. Précédemment, le plus grand milieu humide du lac Ontario, la zone a été rempli au début des années 1900 pour rendre plus de terrains disponibles pour servir le secteur industriel grandissant de Toronto et pour le transport des marchandises. Bien qu’ils soient utilisés aujourd’hui pour à des fins industrielles et portuaires, ces terrains de friche industrielle sont généralement sous-utilisés, manque de services municipaux adéquats nécessaires pour d’autres utilisations et tombe à l’intérieur de la plaine d’inondation de la rivière Don. Les plans sont en cours d’élaboration pour protéger contre les inondations et revivifier cette partie précieuse de la ville par la restauration de l’embouchure de la rivière Don et étendre la rivière au sud et à l’est par les terrains portuaires. La réalisation de ce travail nécessite une réponse à de multiples enjeux complexes associés avec la construction d’une rivière à travers un site de friche industrielle – quelque chose qui n’a jamais été réalisé avant.

Cette présentation explorera quelques-uns des défis associés avec la restauration des terrains portuaires et les différentes stratégies appliquées pour répondre à ces défis, y compris :
• Permis et approbations – Navigation d’un cadre de réglementation complexe pour un travail qui n’a jamais été fait qui se situe « hors des sentiers battus » pour les approbations réglementaires standards;
• Délimitation des impacts du site et de la compréhension des risques du site – application des modèles et d’essais spécialisés pour caractériser la distribution de la contamination du site et évaluer le potentiel pour les risques élevés pour les récepteurs humains et écologiques sous des conditions conçues à l’avenir;
• Présence de liquide en phase non aqueuse – évaluation des options pour remédier aux impacts du liquide en phase non aqueuse en rapport avec la gestion des impacts en place, en particulier sur le long de la nouvelle rivière Don planifiée;
• Gestion du sol – élaboration d’une stratégie de réutilisation du sol du site pour faciliter l’harmonisation avec la réglementation future sur l’excès du sol et les objectifs de durabilité des intervenants étant donné le près de 1 million de mètres cubiques de sol anticipé qui sera produit par la construction du site;
• Gestion des odeurs – approche pour évaluer les effets néfastes potentiels des odeurs pendant la construction du site et la stratégie pour minimiser ces impacts.

Créer une nouvelle rivière à travers les terres portuaires de Toronto : mesures restauratives pour le sol d’un site de friche industriel
Meggen Janes, Waterfront Toronto
L’objectif de cette présentation est de présenter les résultats des tests en laboratoire et des essais pilotes ainsi que de discuter du processus de décision utilisé dans la sélection pour la restauration finale et/ou l’amélioration de la ou des technologies.
Abstract

Les terres portuaires sont une zone de 356 hectares (880 acres) à la pointe du port intérieur de Toronto. Précédemment l’un des plus grands milieux humides en Amérique du Nord, la zone a été remplie au début des années 1900 pour rendre plus de terrains disponibles pour servir le secteur industriel grandissant de Toronto et pour le transport des marchandises. Bien qu’ils soient utilisés aujourd’hui pour à des fins industrielles et portuaires, ces terrains de friche industrielle sont généralement sous-utilisés, contaminés, manque de services municipaux adéquats nécessaires pour d’autres utilisations et tombe à l’intérieur de la plaine d’inondation de la rivière Don. Les plans sont en cours d’élaboration pour protéger contre les inondations et revivifier cette partie précieuse de la ville par la construction d’un nouveau chenal par la rivière vers le lac Ontario.

Pour construire et protéger la région contre les inondations, plus d’un million de mètres cubiques de sol seront excavés. Une partie du sol sera réutilisée pour construire les murs de protection contre les inondations. Les pauvres conditions environnementales et géotechniques compliquent le retrait du sol et la création d’une nouvelle vallée de la rivière. Waterfront Toronto a amorcé un processus en 2016 pour mettre à l’essai des technologies innovatrices, mais éprouvées dans les catégories suivantes :
• Restauration in situ et/ou la stabilisation du liquide en phase non aqueuse;
• Stabilisation du sol in situ pour améliorer les conditions géotechniques;
• La restauration du sol in situ, sa modification et les technologies d’assèchement.

Dix études en laboratoire ont été réalisées et six essais pilotes sont en cours pour évaluer et maximiser les options pour la réutilisation du sol. Waterfront Toronto a mis à l’essai des technologies in situ qui restaureraient ou stabiliseraient la présence de liquide en phase non aqueuse à l’intérieur de la zone de projet avant l’amorce des travaux d’excavation. Un des principaux composants du projet est de prévenir tout déplacement de liquide en phase non aqueuse vers la future vallée de la rivière, de réduire à la surexcavation pour la conception des pentes du chenal et de traiter le sol excavé et dragué à des niveaux qui permettrait sa réutilisation à l’intérieur de la zone de projet. On anticipe que les matériaux excavés et dragués auront besoin d’être déshydratés, classés et restaurés pour réduire les concentrations de contaminants et/ou modifiés pour améliorer ses conditions géotechniques.

Les technologies éprouvées comprennent :
• La restauration in situ (traitement autonome pour la restauration active – combustion lente in situ);
• Traitement électrothermique (produit pour le rétablissement à l’aide d’un agent de surface – oxydation chimique à l’aide d’un agent de surface in situ – élimination à l’aide d’un agent de surface avec une oxydation chimique);
• Restauration ex situ (biorestauration améliorée, nettoyage du sol et traitement autonome pour la restauration active ex situ) • Gestion du risque (bloquer et adsorber et stabilisation);
• Amélioration géothermique (stabilisation du sol basée sur l’urée).

La traitabilité, la constructibilité et les coûts du cycle de vie ont été déterminés comme les principaux facteurs influençant la sélection d’une ou des technologies de restauration ou d’amélioration. Les résultats des tests en laboratoires et des essais pilotes seront présentés et le processus de décision dans la sélection de la mesure corrective finale sera discuté.

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