FCSNW2018 French header

Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Partenariats et mobilisation pour intégrer l’innovation à la prévention et à la gestion de la contamination à Parcs Canada
Mikailou Sy, Jean-Claude Prévost, Brent O’Rae
Parcs Canada
L’objectif de cette présentation est de communiquer l’approche de Parcs Canada d’intégrer l’innovation à la gestion au moyen des partenariats et de la mobilisation.
Abstract

Parcs Canada protège et met en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada, et en favorise chez le public la connaissance, l’appréciation et la jouissance, de manière à en assurer l’intégrité écologique et commémorative pour les générations d’aujourd’hui et de demain. L’Agence est gardienne de plus de 90 % des secteurs de biens immobiliers fédéraux, mais seulement 2 % des sites contaminés fédéraux. Plus de 70 % de cette contamination est causée avant l’établissement d’un parc ou avant la désignation d’un lieu historique national, alors que les 30 % qui restent sont le patrimoine commun des activités subséquentes de l’Agence et de celles des tiers dûment autorisés.

La gestion des sites contaminés fédéraux au sein de Parcs Canada s’organise autour d’une saine intendance environnementale qui prévient une plus grande contamination, qui réduit au minimum l’empreinte écologique liée aux activités d’évaluation et d’assainissement des sites, qui atténue les risques pour la santé humaine et l’environnement, qui atteint un coût-efficacité et une efficience et qui intègre les responsabilités mandatées. La prestation du programme fait fond premièrement sur les partenariats stratégiques avec les milieux universitaires, et sur la collaboration interministérielle. Elle profite aussi du leadership en matière de gestion interne et de la mobilisation des gestionnaires et des spécialistes de nombreuses communautés : la conservation des ressources, la gestion des biens et de l’environnement, les finances et la planification de l’investissement.

Cette présentation souligne la manière dont Parcs Canada a fonctionné en partenariat avec le Collège militaire royal du Canada (Kingston, en Ontario), Services publics et Approvisionnement Canada (Ottawa, en Ontario) et plusieurs entreprises du secteur privé du Québec et de l’Alberta afin d’intégrer un éventail de technologies novatrices à son approche de prévention et de gestion de la contamination. Les technologies suivantes seront présentées et abordées : l’absorbant naturel du pétrole à base de fibres d’asclépiade (HydroPAB), la fluorescence induite par laser (FIL), le [Rapid Soil Analysis Systems (RSAS) (Systèmes d’analyse rapide des sols (SARS)] et les billes de Re-usable Hydrocarbon Sorbent (RHS) (Sorbant d’hydrocarbures réutilisable). La mise en œuvre de ces innovations réduira l’empreinte écologique, le temps et les coûts associés à la gestion des sites contaminés fédéraux à Parcs Canada, tout en répondant aux responsabilités mandatées, particulièrement pour les milieux éloignés et écosensibles. L’approche démontre une forte correspondance avec d’autres programmes du gouvernement fédéral, un des piliers centraux dans la conception et la prestation du Plan d’action sur les sites contaminés fédéraux (PASCF).

Stratégie novatrice pour l’assainissement d’une mine de charbon abandonnée dans une collectivité des Premières Nations
Jeff Christie1, Mark Adamson1, Trish Miller2, Ervin Selak3
1Golder Associés Ltd.
2TAM Environmental Ltd.
3Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de souligner l’application novatrice d’une analyse des isotopes stables dans le cadre de l’évaluation du risque, et les avantages de la mobilisation des intervenants et de l’assainissement durable des sols contaminés.
Abstract

L’ancienne Reserve Coal Mine, située environ à six kilomètres au sud-est de Nanaimo, en Colombie-Britannique, exploitée sur les terres de réserve de la Première Nation Snuneymuxw, RI no 3 entre 1913 et 1939. L’exploitation minière occupait une empreinte approximative de huit hectares (le site) et incluait de nombreuses pièces d’infrastructure opérationnelle : une ligne de chemin de fer et deux puits de mine qui mesuraient environ 299 m et 321 m au-dessous du niveau du sol. Nanaimo River est située à l’ouest du site. En raison de l’exploitation minière, la plus grande partie du secteur du site, détenu par certificat de possession (CP) par 19 membres de la collectivité, repose maintenant sur des déchets qui comprennent un mélange de la roche de morts-terrains, de charbon, du mâchefer et de la cendre. Une série d’études environnementales ont permis de conclure que la contamination associée aux déchets a contaminé le sol, les sédiments, l’eau souterraine et l’eau de surface avec les métaux et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Une importante pile de stockage (estimée à 90 000 m3) de déchets miniers est présente sur le côté nord du site. Au total, le volume estimatif de déchets miniers du site est de 300 000 m3.

En 2017, un processus de mobilisation collaborative a été amorcé avec les détenteurs du CP, dans le cadre d’une analyse officielle des options en matière d’assainissement pour le site. Au total, cinq options d’assainissement ont été évaluées par rapport aux critères qui comprenaient des mesures standard comme la durée, la facilité et le coût de la mise en œuvre, les critères précis des intervenants des terres pouvant être développées, la quantité de déchets enlevés et enfin une évaluation du caractère « écologique » d’une stratégie d’assainissement, en tenant compte de la stratégie canadienne sur les changements climatiques. Le site présentait différents défis relatifs au développement résidentiel communautaire en raison principalement de l’infrastructure minière subsurface. Cela, toutefois, présentait des occasions d’innovation pour la gestion des déchets sur place. Des essais pilotes sont en cours pour déterminer les détails de conception pour un déclassement permanent du puits de mine qui utilisera des déchets miniers stabilisés comme remblai dans les puits miniers.

Une évaluation des risques pour la santé humaine et des risques écologiques portant sur les conditions actuelles et futures a été menée pour aider la prise de décision sur l’assainissement du site. Un facteur important dans l’évaluation des risques consistait à déterminer si les plantes et les baies dont se nourrissent les humains et la faune ont absorbé des contaminants des déchets de charbon et des cendres. L’efficacité des procédures analytiques standard pour les HAP est gênée en ce qui concerne les matériaux végétaux par des interactions à la matrice, ce qui engendre des incertitudes sur le plan des études portant sur l’interaction trophique qui permettent de déterminer l’absorption des déchets miniers par les plantes, et ensuite des plantes aux consommateurs de plantes, y compris les humains. Nous avons ajouté l’analyse des isotopes stables (13C, 15N), une méthode communément utilisée pour l’étude des flux de substances nutritives du sol aux réseaux alimentaires, afin d’évaluer les risques pour la santé humaine et pour les récepteurs écologiques. Cette méthodologie, qui utilise l’abondance des isotopes dans la nature pour faire le suivi des flux élémentaires dans les réseaux alimentaires, a été premièrement signalée pour les écosystèmes des régions arctiques et la forêt boréale en 2007. L’évaluation du risque pour le site a adapté cette méthodologie dans une nouvelle approche relative au suivi des flux d’éléments des contaminants et à l’analyse de ceux-ci de sources intactes d’éléments, dans les écosystèmes des forêts.

Le projet a permis de souligner, en tout premier lieu, les avantages d’une mobilisation bilatérale significative. Deuxièmement, le projet a permis de souligner que la volonté de s’harmoniser à la stratégie sur les changements climatiques du Canada peut permettre des approches novatrices d’assainissement de sols contaminés, et que l’analyse des isotopes stables est une façon efficace d’évaluer les interactions trophiques dans les évaluations de la santé humaine et du risque écologique.

Y a-t-il une meilleure façon? Réévaluer notre approche en matière d’assainissement en évaluant la durabilité
Maylia Parker1 et Lori Bishop2
1Stantec Consulting Ltd.
2Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est de fournir un exemple pratique de la manière dont la durabilité peut être appliquée et mesurée sur les sites d’assainissement au Canada. Cela permettra une comparaison entre les approches d’assainissement standard et des options plus durables. Nous évaluerons aussi l’efficacité des outils d’assainissement durables disponibles.
Abstract

Dans le cadre de cette présentation, nous examinerons de nouveau l’approche d’assainissement à l’un des sites miniers déclassés au Cape Breton, en Nouvelle-Écosse. Les sites font partie actuellement de programmes de surveillance à long terme dans le cadre de la gestion et de l’assainissement du site. Des outils d’assainissement durable seront utilisés afin d’évaluer rétrospectivement l’approche d’assainissement pour le site et déterminer si une approche différente, plus optimale, aurait été sélectionnée si ces outils avaient été mis en œuvre au cours de la phase du plan d’action sur l’assainissement. Cette présentation fournira un exemple pratique de la manière dont la durabilité peut être appliquée et mesurée sur les sites d’assainissement au Canada. Cela permettra une comparaison entre les approches d’assainissement standard et des options plus durables. Nous évaluerons aussi l’efficacité des outils d’assainissement durables disponibles.

Questions fr

fb icon   Twitter icon   linkedIn icon