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Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Des chauves-souris dans les beffrois : prise en compte des chauves-souris inscrites à la liste de la LEP dans les territoires domaniaux
Chris Albrecht, SNC-Lavalin inc.
L’objectif de cette présentation est de démontrer ce qu’est une planification et une gestion efficaces des travaux d’assainissement de sites fédéraux en présence d’espèces en péril.
Abstract

Lorsque des terres fédérales sont contaminées, ceux qui planifient des activités d’assainissement doivent tenir compte de la présence d’espèces en péril qui sont inscrites en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En 2014, la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et deux autres chiroptères ont été inscrits à la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la LEP en raison du déclin catastrophique de leurs populations dans les régions orientales de l’Amérique du Nord, déclin provoqué par une infection fongique connue sous le nom de syndrome du museau blanc. La petite chauve-souris brune est répartie sur une vaste étendue du Canada et est protégée en vertu de la LEP partout où elle se trouve. L’espèce est connue pour habiter des infrastructures anthropiques en tous genres, dont des usines, des mines et des bâtiments patrimoniaux, qui font parfois l’objet de travaux d’assainissement.

La LEP interdit de tuer des individus, de détruire ou de perturber une « résidence » et de rendre une résidence non fonctionnelle. La destruction d’habitats essentiels (actuellement définis dans la proposition de stratégie de rétablissement, comme des hibernacles, des grottes et des mines) est également interdite. Il faut un permis en vertu de la LEP pour autoriser la perturbation ou la destruction d’un habitat essentiel ou d’une résidence sise dans un territoire domanial.

La version définitive d’une stratégie de rétablissement qui inclut une définition spécifique à une espèce de ce qu’est une « résidence » et la détermination d’un habitat essentiel n’a pas encore été publiée, mais il est probable que les gîtes de colonies de maternité dans des structures anthropiques seraient vus comme étant des « résidences » et seraient donc protégés. La planification de projets d’assainissement de sites contaminés dans des territoires domaniaux doit inclure la prise en compte des risques de contrevenir à la LEP dans des sites où la petite chauve-souris brune pourrait être présente.

La présentation que voici fera le point sur la protection juridique de la petite chauve-souris brune et de la gestion des populations en vertu de la LEP, sur l’écologie générale de cette espèce en portant une attention particulière aux endroits où des activités d’assainissement pourraient recouvrir partiellement des zones où l’espèce est présente, et sur l’identification de modalités d’analyse et de gestion du risque d’une infraction à la LEP associée à un projet d’assainissement, garantissant ainsi que toutes les mesures ont été prises pour éviter de nuire à l’espèce et aux individus. Un exemple de projet impliquant la planification de la démolition et de l’assainissement d’un complexe de scierie industrielle dans un territoire domanial permettra d’alimenter la discussion.

Les défis de réaliser des travaux conventionnels d’excavation et de disposition de sols contaminés dans le contexte d’un milieu vulnérable – Réserve nationale de faune de Columbia
Kate Lindfield1 et Steve Custeau2
1SLR Consulting (Canada) ltée
2Matcon Environmental ltée
L’objectif de cette présentation est de démontrer qu’en adoptant la bonne approche et un équipement adéquat, l’excavation et la disposition s’avèrent une option viable d’assainissement de milieux écologiquement vulnérables.
Abstract

La réserve nationale de faune (RNF) de Columbia se trouve dans la partie sud du spectaculaire sillon des Rocheuses, près des villes d’Invermere et de Radium, et comporte une multitude de terres humides adjacentes aux cours supérieurs de la rivière Columbia. Les quatre secteurs de la RNF ont été administrés par le Service canadien de la faune depuis les années 1970 et offrent un important habitat pour la reproduction et le repos d’oiseaux migrateurs qui se déplacent le long de la voie migratoire du Pacifique. Par ailleurs, la RNF procure à des espèces fauniques non migratrices un habitat important, dont plusieurs sont en péril. Le site du projet se situe dans le secteur du marais Wilmer de la RNF de Columbia et comporte une terrasse en gradins sise sur des sédiments glaciolacustres à granulométrie fine, et flanquée de pentes escarpées se dirigeant vers les marécages aux abords de la sinueuse rivière Colombia, soixante mètres plus bas.

Le site visé a servi de dépotoir non officiel pendant des décennies. Plusieurs évaluations environnementales et phases d’assainissement réalisées depuis 2002 ont permis de révéler la présence d’importantes quantités de déchets constitués entre autres d’automobiles, de matériaux de construction, de débris métalliques et d’ordures ménagères. Les déchets ont été jetés dans le marais, le long des pentes et ont été enterrés dans la zone en amont du site. Des carrosseries de voitures ont également servi de fondations pour le sentier construit pour se rendre au marais à partir de la terrasse en gradins. On a constaté la présence de contaminants préoccupants, dont des métaux, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et des hydrocarbures pétroliers dans les sols, dans les sédiments et l’eau de surface en contact avec les déchets.

Plusieurs programmes d’enlèvement des déchets et des sols ont été exécutés entre 1997 et 2017, retirant ainsi plus de 9 000 tonnes de déchets et de sols contaminés par ceux-ci. L’emplacement de ces déchets et sols au milieu d’un habitat vulnérable sur le plan écologique, combiné à une topographie accidentée et instable et à des sols géotechniquement vulnérables a compliqué l’exécution des programmes d’assainissement, et ce, tant des points de vue technique que logistique.

Au cours de la présentation, l’on décrira succinctement les méthodes appliquées au cours de la phase d’assainissement 2016-2017 et les difficultés à manœuvrer avec de la machinerie lourde pour exécuter le programme conventionnel d’excavation et d’enlèvement dans une zone écologiquement vulnérable. L’on fera également état de l’importance de mettre sur pied une équipe de spécialistes composée d’un entrepreneur en travaux de terrassement utilisant un équipement spécialisé dans ce domaine, des biologistes, des géotechniciens, des spécialistes des sites contaminés et les organismes de réglementation responsables, afin de réaliser de façon sécuritaire l’objectif d’extraire autant de débris que possible des pentes tout en limitant la perturbation de l’environnement vulnérable et en restaurant le site à un état proche de celui précédant les déversements de déchets. Comme il s’est avéré impossible d’enlever tous les déchets dans le cadre du programme d’assainissement 2016-2017, la présentation fait donc état des techniques appliquées par la suite pour prendre des mesures concernant les déchets qui ont été laissés en place.

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