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Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Volet 7B – Défis des sites nordiques et isolés
Projet d’assainissement de la mine Faro : collaborer avec des partenaires pour parachever la fermeture de la mine
Lou Spagnuolo, Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de décrire succinctement comment une approche axée sur les partenariats peut contribuer au bon déroulement d’un projet de décontamination d’un site.
Abstract

Situé au Yukon à environ 200 km au nord-est de Whitehorse, le site minier Faro produisait du plomb et du zinc par intermittence depuis les années 1960 jusqu’en 1998 lorsqu’Anvil Range Mining Corporation a été mise sous séquestre. À une époque, il s’agissait de la plus grande mine à ciel ouvert au monde et c’est maintenant l’un des plus vastes sites contaminés au Canada, avec plus 320 millions de tonnes de roches stériles et 70 millions de tonnes de résidus miniers; les deux génèrent des acides et percolent des métaux dans l’environnement à proximité. Affaires autochtones et du Nord Canada est responsable du financement des travaux d’assainissement du site minier Faro et travaille en étroite collaboration avec tous nos partenaires et notamment avec le gouvernement du Yukon, la Nation Kaska et la Première Nation de Selkirk. La présentation que voici portera sur l’examen du modèle de partenariat mis en œuvre pour exécuter le projet de manière plus inclusive.

De 2003 à 2008, l’équipe du projet a réalisé différentes études de caractérisation des problématiques environnementales sur le site et celles-ci ont mené à la formulation de diverses options viables de fermeture. En 2009, il a été possible de dégager un consensus sur l’approche à privilégier, à savoir la « stabilisation sur place ». Ce plan repose entre autres sur la mise à niveau des ouvrages de dérivation et de retenue des eaux de sorte à stabiliser les résidus miniers, sur la reconfiguration des déclivités des décharges de roches stériles pour améliorer la stabilisation à long terme et sur la pose de revêtements en sol technique pour couvrir les résidus miniers et les roches stériles. Cette option prévoit également un réseau collecteur des eaux contaminées menant à un système de pointe de traitement de ces eaux contaminées après la fermeture.

Depuis 2009, l’équipe du projet a travaillé à peaufiner l’approche de principe approuvée et a produit un plan de fermeture exhaustif. En 2018, ce plan sera présenté à l’Office d’évaluation environnementale et socioéconomique du Yukon et, par la suite, à l’Office des eaux du Yukon aux fins d’examen. Après l’obtention de toutes les autorisations nécessaires, la mise en œuvre du plan de fermeture devrait débuter en 2022 et prendre fin au terme d’environ 15 ans.

Avant l’exploitation du gisement minier, le peuple des Kaska assurait sa subsistance à même le territoire. Par ailleurs, la mine abandonnée est en amont du territoire ancestral de la première nation de Selkirk. Outre le risque de conséquences catastrophiques sur l’environnement, le gouvernement du Yukon s’intéresse également aux retombées pour l’économie du territoire. Aussi manifeste-t-on un intérêt particulier à restituer les lieux à leur vocation d’avant l’exploitation minière et à réduire autant que possible les impacts à venir sur la qualité des eaux, tout en s’assurant que la région en tire des bénéfices socioéconomiques. Par conséquent, par un dialogue permanent et respectueux entre gouvernements, les responsables du Projet d’assainissement de la mine Faro s’engagent à développer une relation positive et à long terme qui entraînera une participation significative de toutes les parties concernées.

Assainissement de la mine Tundra
John MacKenzie1, Warren Bebeau1, Giselle Cotta2, Joel Gowman3 et Siobhan Sutherland3
1AECOM
2Services publics et Approvisionnement Canada
3Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de faire un résumé des travaux d’assainissement du projet et de mettre en évidence les défis techniques de l’assainissement du site minier Tundra, notamment lors de la période de construction de 2017, dont l’identification de sources d’emprunts, la conception selon la profondeur du substratum et la protection du pergélisol, la construction au-dessus de l’aire de confinement des résidus miniers et la gestion du potentiel de sédimentation et d’érosion dans la conception.
Abstract

Située au Yukon à environ 240 km au nord-est de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, la mine Tundra est une ancienne une mine d’or souterraine en exploitation entre les années 1964 et 1968 et a pris en charge l’exploitation de la mine Salmita à proximité de 1983 à 1987. Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) a assumé la responsabilité du site en 1998 après la mise sous séquestre de la mine et son abandon par l’exploitant.

Les travaux d’extraction de minerai ont laissé le site Tundra avec des risques environnementaux et géomorphologiques. Au moment d’assumer le contrôle, AANC a entrepris la garde et l’entretien du site et a réalisé une évaluation de l’ensemble du site afin de déterminer l’ampleur de ces risques. Un plan global d’assainissement a été élaboré à la suite d’études et de consultations auprès des parties prenantes et les travaux à réaliser pour assainir le site ont été décomposés en deux phases. Des travaux d’assainissement de phase I ont été réalisés en 2007 et les activités primaires incluaient la démolition et l’élimination sur place des installations de concentration, la condamnation des ouvrages souterrains, l’enlèvement et l’élimination hors site des matières dangereuses et la fermeture et le revêtement de l’ancienne décharge.

Voici les préoccupations environnementales relevées dans le plan d’assainissement qui devront être traitées lors des travaux de la phase II :
• des roches stériles potentiellement acidogènes;
• des résidus miniers à forte teneur en arsenic;
• des eaux contaminées à l’arsenic dans l’aire de confinement des résidus miniers;
• des sols contaminés aux hydrocarbures pétroliers.

Les travaux d’assainissement de la phase II ont été exécutés entre 2010 et 2017 et comprenaient généralement ce qui suit :
• l’épuration de plus de un million de mètres cubes d’eaux contaminées à l’arsenic;
• le traitement sur place des sols contaminés aux hydrocarbures pétroliers;
• l’enlèvement et la relocalisation de plus de 200 000 mètres cubes de résidus miniers provenant de l’aire de confinement;
• la disposition de roches stériles potentiellement acidogènes et de sols contaminés aux hydrocarbures pétroliers traités dans l’aire de confinement des résidus miniers;
• la construction et l’étalement granulométrique d’une aire de confinement des résidus miniers, l’installation d’un système de géomembrane bitumineuse et la pose d’un matériau de revêtement couvrant une superficie de plus de 26 hectares;
• l’excavation et l’étalement granulométrique d’un fossé de dérivation en périphérie de l’aire de confinement des résidus miniers, y compris
l’installation d’un système de géomembrane bitumineuse et la pose de cailloux de drain;
• la construction d’un canal entre le bassin de réserve et le bassin supérieur;
• la stabilisation et le cuirassement du bassin supérieur au moyen de granulats;
• des emprunts de granulats de diverses sources;
• des emprunts de sols de revêtement et la stabilisation de l’aire d’emprunts du bassin inférieur à l’ouest;
• un nouvel étalement granulométrique et le cuirassement du bassin inférieur;
• le nettoyage général du site, des travaux mineurs de démolition, l’étalement granulométrique et l’entretien.

Mine de diamants Jericho : la stabilisation d’un site en région éloignée
Mark Yetman1 et Michael Bernardin2
1Affaires autochtones et du Nord Canada
2Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est de détailler la vie du projet et la façon de planifier l’assainissement du site depuis l’assainissement intégral jusqu’à la stabilisation du site.
Abstract

La mine de diamants Jericho est une ancienne mine dont la gestion relève d’Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC). Le site n’est pas admissible au Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), car la contamination s’est produite après 1999. La présentation portera sur l’historique de la mine et sur la façon dont AANC en a eu la garde et le contrôle. AANC a dirigé le projet au moyen de deux phases de garde et d’entretien, étudié les options de vendre le site et a éventuellement fait avancer le projet au moyen d’une évaluation environnementale et a formulé des options d’assainissement.

La présentation portera sur les difficultés associées au financement des travaux d’assainissement et à la reformulation de la portée des options d’assainissement de sorte à s’adapter au budget disponible. Puis, on y traitera des défis de procéder à des appels d’offres successifs pour un projet initialement pensé comme une mobilisation par une route d’hiver, par la suite reformulé et présenté comme un projet de navette par aéronef C-130 Hercules. Les révisions de la portée ont été priorisées en évaluant les risques associés au site et le coût des activités de garde et de contrôle (le facteur principal étant l’aménagement des ressources en eau).

La mise en œuvre du plan de stabilisation du site de Jericho s’est déroulée au cours de l’été 2017. Voici quelques-unes des difficultés rencontrées :
• l’obtention tardive des approbations réglementaires (en raison des volumes d’eau déplacés sur le site)
• la mobilisation au moyen d’un aéronef C-130 Hercules. Puisqu’aucun de ces aéronefs n’est disponible actuellement au Canada, l’approbation de Transports Canada a été demandée pour autoriser le travail et l’on a mis en place des restrictions quant à ce qui pouvait être aéroporté. Il y a eu aussi des retards en raison des conditions météorologiques et de la non-disponibilité de l’aéronef.
• Excavation du barrage à l’ouest (barrage principal gelé).

La mise en œuvre d’un plan de stabilisation du site plutôt que d’un plan d’assainissement intégral signifie que le site présente encore des risques. Les risques résiduels ont été évalués et documentés dans un registre des risques du projet et les risques avec une cote élevée sont gérés dans le cadre d’un plan à long terme d’exploitation, d’entretien et de surveillance du site. Ce plan pour Jericho débute en 2018 et son exécution devrait se poursuivre jusqu’à ce que les risques résiduels aient été atténués.

Projet d’assainissement de la mine Faro : projet de travaux urgents de réalignement de la fourche nord du ruisseau Rose
Geoff Karcher1, Jim Cassie2 et Jack Seto2
1Affaires autochtones et du Nord Canada
2BGC Engineering inc.
L’objectif de cette présentation est de donner un aperçu du projet de travaux urgents de réalignement de la fourche nord du ruisseau Rose et plus précisément des facteurs techniques et conceptuels à prendre en compte pour gérer les défis associés à la présence du pergélisol et autres défis de la mise en séquence en raison de l’emplacement nordique du projet.
Abstract

Faro est une mine spécialisée dans l’extraction de plomb et de zinc qui est située dans la région centrale du Yukon et qui a était en exploitation de 1969 à 1998, année où le dernier propriétaire a fait faillite et a laissé la mine à l’abandon. La mine abandonnée a été cogérée par le gouvernement fédéral, représenté par Affaires autochtones et du Nord Canada, et par le gouvernement du Yukon, représenté par sa Direction de l’évaluation et des mines abandonnées. Le complexe minier Faro est composé de trois mines à ciel ouvert, 300 millions de tonnes de roches stériles acidogènes, 50 millions de tonnes de résidus miniers acidogènes, de deux digues à stériles, de plusieurs canaux de dérivation, ainsi que de plusieurs voies de circulation et de service. La planification de la fermeture est en cours d’élaboration, mais un projet de « travaux urgents » a été mis en place afin d’atténuer un risque important de contamination avant la mise en œuvre de la fermeture comme telle.

Le projet de travaux urgents pour réaligner la fourche nord du ruisseau Rose fait appel à la conception et à la construction d’un nouveau canal de dérivation des eaux sans contact et d’un réseau collecteur des eaux en contact pour réaligner le ruisseau et protéger les eaux propres du ruisseau qui s’écoulent du bassin versant en amont de la nappe contaminée de la décharge de roches stériles. La présentation que voici portera particulièrement sur les défis de la conception du projet de réalignement de la fourche nord du ruisseau Rose et des contraintes imposées par un milieu nordique, y compris les emplacements non précisés de nappes contaminées, l’importante infrastructure minière à proximité, la gestion de la formation de glaces dans le canal, le pergélisol et les défis que cela génère, y compris l’amincissement de la couverture et le ralentissement de la fonte, les restrictions à l’établissement et les implications sur le séquencement. Les impacts sur les habitats de poissons et la compensation et gestion des eaux contaminées au cours des travaux de construction sont d’autres aspects de ce projet dont il faut tenir compte.

Autres méthodes de condamnation des puits d’anciennes mines en région éloignée
David Sanscartier et Patty Ogilvie-Evans
Saskatchewan Research Council
L’objectif de cette présentation est d’illustrer des méthodes de condamnation de puits de mines souterraines appliquées dans le nord de la Saskatchewan et les leçons apprises à ce sujet.
Abstract

Le Saskatchewan Research Council (SRC) est chargé de la gestion des travaux d’assainissement de 37 anciennes mines sises sur des terres publiques dans le nord de la Saskatchewan pour le compte du ministère de l’Économie de la Saskatchewan. Les sites comportent des puits qui doivent être condamnés adéquatement, question d’assurer la sécurité publique à long terme. En Saskatchewan, la loi oblige à condamner les puits au moyen d’une cloison en béton armé conçu par un ingénieur. En région éloignée, c’est tout un défi, car il n’y a pas de routes pour s’y rendre ou encore l’accès se limite à une route de glace pendant les quatre à six semaines de froid hivernal.

Depuis les tout débuts du projet CLEANS, plusieurs autres méthodes ont été appliquées avec succès : pose de cloisons en acier inoxydable, de cloisons en roc, de remblais avec des roches stériles et de bouchons en mousse de polyuréthane. Ces méthodes ont gagné l’acceptation des organismes de réglementation, qui estiment que ce sont des méthodes sécuritaires et durables de fermeture de mines en régions éloignées, et sont appliquées peu à peu dans le cadre d’autres projets en Saskatchewan et ailleurs. En plus de satisfaire aux obligations réglementaires, l’approche retenue doit satisfaire à des critères tels le coût concurrentiel du cycle de vie, la durée de vie suffisante en service, la facilité du transport, la prévention des accès non autorisés, la résistance aux feux de forêt, la facilité de l’installation et les ajustements minimaux sur les lieux. La présentation portera sur les différentes méthodes appliquées aux sites miniers et les leçons apprises de leur application.

Évaluation et assainissement de l’ancienne base aéroportée des États-Unis de Hopedale, une région isolée du nord de Terre-Neuve-et-Labrador : un cas exemplaire sur dix ans
Jim Slade, Stantec Consulting ltée
L’objectif de cette présentation est de communiquer le récit de l’exécution d’un programme complexe d’évaluation du site, d’analyses des risques et d’assainissement subséquent d’une ancienne base militaire américaine située dans une collectivité éloignée du Nord.
Abstract

Au cours des années 1950, les Forces aériennes des États-Unis ont construit une station radar à des fins militaires à environ un kilomètre au nord de Hopedale, au Labrador. La station de Hopedale a été en service jusqu’en 1968, année où elle a été déclarée désuète. On a donc procédé à son abandon, laissant sur place la totalité des infrastructures, des équipements et des matériaux. En 1985, la province de Terre-Neuve-et-Labrador a assumé la responsabilité des lieux et a démoli tout ce qui restait de structures associées à la station déclassée. En 1998 cependant, des préoccupations au sujet d’une possible contamination ont incité la province à mener une enquête environnementale du site. Les enquêtes subséquentes au site jusqu’au milieu de la décennie 2000-2010 ont indiqué la présence de concentrations de polychlorobiphényles (PCB) supérieures aux normes acceptables. En 2007, la province a commandé un examen des données générales et historiques disponibles afin de réaliser une analyse des lacunes et d’élaborer un plan pour le site et la municipalité de Hopedale, y compris le nouveau lotissement résidentiel, les ruisseaux et les étangs d’eau douce et le port de Hopedale.

Dans le cadre d’une évaluation environnementale du site et de l’évaluation des risques pour la santé humaine et pour l’environnement (ERSHE) de l’ancien site militaire et du lotissement résidentiel à proximité, l’on a procédé au prélèvement d’un grand nombre d’échantillons de plusieurs milieux dans les environs. L’ERSHE portait sur l’évaluation l’effet des concentrations d’hydrocarbures pétroliers, de métaux, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), de PCB et de composés organiques volatils (COV) dans les sols, les eaux souterraines, les eaux de surface et les tissus des plantes et des animaux sur les humains ainsi que sur les divers récepteurs dans des environnements d’eau douce, marins et terrestres. Des impacts ont été recensés en milieu marin et voici ce qui a été fait : le prélèvement d’échantillons d’eau en profondeur dans le port, le prélèvement de carottes de sédiments marins pour la datation au plomb-210 et au césium-137, les impacts sur l’aire délimitée par le port et la collecte de données bathymétriques et océanographiques sur les courants et les taux de sédimentation aux fins d’alimenter un modèle de transport des sédiments marins dans le port. L’ERSHE a tenu compte du risque associé au site ainsi que des effets possibles sur les autochtones de la collectivité locale qui exploitent la zone comme territoire de chasse.

Un plan de gestion des risques (PGR) a été rédigé en 2010. La mise en œuvre du PGR (de 2011 à 2016) incluait la préparation d’un appel d’offres, la supervision de l’entrepreneur, une consultation publique, un rapport de fermeture et des ateliers auxquels participaient les parties prenantes depuis 2011. Les sols contaminés au hydrocarbures pétroliers ont été traités sur place au moyen d’un biotertre provisoire (approximativement 1 700 tonnes); les sols contaminés aux métaux et aux PCB ont été transportés dans un établissement d’assainissement hors site (environ 6 000 tonnes). D’autres phases d’assainissement sont en attente d’un financement.

La présentation portera sur les difficultés et les complexités de l’exécution de ce programme, sur le partage des leçons apprises et sur la valeur de la participation de la collectivité, ainsi que sur un aperçu de ce qui reste à faire.

L’hiver approche! Les défis des sites nordiques et isolés : accès aux sites, exécution des activités et obstacles logistiques
Meredith Guest1, Jordan Stones2 et Robert Price2
1SNC-Lavalin inc.
2Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est de relever certains défis logistiques propres au travail dans les rudes conditions des régions nordiques et isolées et à faire état du genre de planification nécessaire à l’atténuation de ces défis pour mener le projet à bon port.
Abstract

La rigueur du climat dans les régions isolées dans le Nord impose de nombreuses difficultés à l’exécution de travaux d’assainissement. Lorsqu’il faut travailler dans un climat glacial en plein hiver, il est essentiel de bien se préparer à les surmonter.

Ces difficultés seront discutées dans le contexte de l’exécution d’un programme pluriannuel portant sur l’évaluation de trois cours de voirie en activité le long de l’autoroute de l’Alaska, dans les régions éloignées du nord de la Colombie-Britannique, sur leur assainissement et sur l’analyse des risques, et ce, dans la perspective d’atténuer de façon significative le passif environnemental. L’approche globale à l’assainissement des sites incluait une combinaison de techniques, dont l’excavation de sols, l’assainissement sur place et l’analyse des risques. Les circonstances ont voulu qu’une partie importante des travaux ait été entreprise au cours de l’automne et de l’hiver, sous des températures extrêmement basses, ce qui compliquait passablement l’exécution du programme.

Bien que le calendrier des programmes de travaux ne présente pas de circonstances idéales, on ne peut pas toujours faire autrement. Ces circonstances se produisent en raison de la durée des programmes, de l’accélération des phases d’évaluation et d’assainissement, des activités d’utilisation des sites, de la planification et de la disponibilité de fonds. D’autres conditions peuvent obliger à planifier l’exécution de travaux en plein hiver, comme l’accès, des travaux supplémentaires d’assainissement ou des activités de recherche. Ces tâches sont souvent nécessaires pour respecter les échéances des programmes.

La présentation mettra en évidence une situation qui s’est produite en région éloignée où il fallait effectuer des travaux d’excavation de plus de 30 000 m3 de sols à assainir; ces sols provenaient de trois cours de voirie. La présentation portera également sur des programmes d’essais d’assainissement effectués sur place et d’importants travaux de forage au cours de l’hiver. L’accent sera mis sur la préparation des chargés de projet et de leurs équipes lorsqu’il est impossible d’éviter certaines circonstances de cette nature.

Voici quelques exemples précis de ces défis : les risques à la santé et à la sécurité au travail dans un environnement glacial, les communications en région éloignée, le gel des sols à plus d’un mètre de profondeur, la durée des déplacements et les distances à parcourir pour se rendre aux sites en plein hiver, les restrictions au remblayage, le fonctionnement de la machinerie à des températures extrêmes (-40 °C) et les complications avec les géomembranes des installations de traitement des sols. En raison de l’isolement des projets et des sites, d’autres défis avaient compliqué l’exécution du programme, dont le maintien de communications adéquates et les rencontres avec des animaux sauvages.

Travailler dans le Grand Nord blanc – Impondérables, impondérables, impondérables : points à prendre en compte lors des évaluations environnementales et les analyses de risques associés à des sites
Jennifer Kirk, Samuel Lingwood, Charles Gravelle et Michael Weber
Arcadis Canada inc.
L’objectif de cette présentation est de discuter les difficultés du travail dans le Nord canadien et dans les régions éloignées, les leçons apprises et les points à considérer.
Abstract

L’exécution de travaux dans le Nord canadien et en région éloignée apporte son lot de difficultés, le genre de difficultés qui ne se produisent généralement pas dans des lieux moins isolés (c’est-à-dire plus accessibles ou dans des régions plus urbanisées du pays). Pour l’essentiel, l’exécution réussie de ces projets oblige à prévoir chacune des éventualités possibles et imaginables et à mettre en place plusieurs plans de contingence que l’on pourra invoquer si les circonstances l’exigent.

La présentation fera état des points à considérer en planifiant des travaux à effectuer dans des régions nordiques et isolées en général. Par exemple, que doit faire l’équipe du projet et que doit-elle savoir avant la mobilisation? Quelles sont les conditions qu’elle pourrait rencontrer une fois sur les lieux? Quelle formation spécifique les membres du personnel devraient-ils avoir suivi en matière de santé et sécurité et quels sont les autres points à planifier à cet égard? Comment fonctionnent les communications avec l’équipe du projet qui travaille en région éloignée et quelles sont les modifications qu’il faut apporter aux protocoles en matière de santé et de sécurité au travail?

Tout projet doit faire état des impondérables relatifs au climat et à des conditions de travail non sécuritaires (par exemple, la présence possible d’animaux sauvages). Il faut prévoir l’imprévisible. Les méthodes employées pour neutraliser ou atténuer les difficultés d’exécution des projets dans le Nord ou dans d’autres endroits isolés, y compris l’adoption de plans de contingence visant à garantir la sécurité du personnel et la réussite des projets, seront présentées et discutées.

Par exemple, la portée des projets à l’étape de la planification doit tenir compte des difficultés logistiques, comme la période de l’année et la variabilité du climat au cours des travaux prévus, le port d’un équipement de protection individuelle pour parer aux conditions glaciales, les restrictions de poids pour les hélicoptères, les restrictions au transport d’équipements et le séquencement des transports, la présence du pergélisol, les procédures de décontamination par temps froid, l’enlèvement des déchets de sites éloignés, le traitement des échantillons prélevés de l’environnement dans les temps requis, ainsi que les rendements terrain pour recueillir le plus de données en un seul et même déplacement.

L’on discutera aussi des études de caractérisation des sites permettant d’étayer une analyse des risques, malgré les limites des programmes de prélèvement d’échantillons dans le Nord, en citant des exemples de projets où l’on a réussi à composer avec les difficultés et à prévoir l’imprévisible.

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