FCSNW2018 French header

Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Volet 8 – Participation des Autochtones
Projet d’assainissement de Rayrock – Stratégies pour obtenir et maintenir un permis d’exploitation social
Ron Breadmore, Andrew Richardson, George Lafferty
Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de communiquer les approches et les expériences réussies du permis d’exploitation social pour un projet d’assainissement d’une mine.
Abstract

La mine de Rayrock est une ancienne mine d’uranium située à 145 km au nord-ouest de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. Rayrock se trouve sur les terres traditionnelles du peuple des Tłıchǫ (prononcé « klee-cho ») qui appellent le site « Kwetııɂaà » ou « là où le rock rencontre la rivière ». L’exploration a débuté en 1955 et la mine a été exploitée de 1957 à 1959. Environ 208 000 kg de concentré de minerai d’uranium ont été produits ainsi que 71 000 tonnes de résidus non neutralisés. Affaires autochtones et du Nord Canada (autrefois le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien) (AANC) a déclaré le site comme étant abandonné et, en 1996, a couvert les résidus exposés et les ouvertures de la mine. De 1999 à 2009, AANC a effectué une surveillance annuelle et, bien que seulement nécessaire légalement tous les dix ans après 2009, des discussions avec le gouvernement des Tłıchǫ suggèrent qu’une fréquence de surveillance aux trois ans serait plus appropriée. La caractérisation supplémentaire du site s’est produite entre 2013 et 2017, et l’assainissement final est prévu pour 2019-2020.

Les Tłıchǫ ont fait part de leurs préoccupations par rapport à Rayrock depuis le moment où la mine a été exploitée. Certains aînés ont signalé une mortalité massive des poissons dans la rivière Marian, voisine du site; certains travailleurs Tłıchǫ sur le site ont signalé avoir des brûlures cutanées et, après la fermeture de la mine, il y a eu des rapports signalant une augmentation de l’incidence des cancers parmi les travailleurs Tłıchǫ. La perception des risques a été davantage alimentée par l’auteur Tłıchǫ Richard Van Camp qui a publié cette courte histoire « The Uranium Leaking from Port Radium and Rayrock Mines is Killing Us » (L’uranium fuyant des mines de Port Radium et de Rayrock nous tue) sur YouTube, et elle a été plus tard diffusée à la radio de la CBC.

La demande du Conseil exécutif des Tłıchǫ pour participer davantage au projet de Rayrock a mené à un certain nombre d’initiatives de participation :
2012 – Le Comité des aînés Kwetııɂaà (CAK) est composé d’aînés Tłıchǫ, dont certains qui ont travaillé au site de Rayrock.
2013 – Un étudiant Tłıchǫ aide à effectuer les travaux de caractérisation du site sur le terrain et travaille maintenant à temps plein pour le gouvernement Tłıchǫ.
2014 – Les aînés Tłıchǫ aident à effectuer les évaluations archéologiques et des dangers sur l’ensemble du site en plus de participer à un atelier sur les risques qui comprend une table ronde avec le médecin hygiéniste en chef des Territoires du Nord-Ouest et l’inspecteur en chef des mines des Territoires du Nord-Ouest qui ont parlé des expositions professionnelles, des cancers et de l’indemnisation des travailleurs.
2015 – L’exercice « Sur le terrain » avec les membres du CAK et le gouvernement Tłıchǫ a été effectué sur la rivière Marian, en aval de Rayrock, par canoë et camping éloigné. La saison sur le terrain s’est terminée par une bénédiction du site.
2016 – Le programme de formation Building Environmental Aboriginal Human Resources (BEAHR) a permis d’octroyer des certificats en gestion des sites contaminés à 12 étudiants Tłıchǫ.
2017 – Atelier d’analyse des options d’assainissement avec le gouvernement Tłıchǫ; quatre diplômés du BEAHR travaillent sur le programme sur le terrain de l’évaluation des risques écologiques (ERE) finale de phase  III.

Nous considérons avoir obtenu le permis d’exploitation social. L’assainissement final et la surveillance à long terme du site de Rayrock – en partenariat complet avec les Tłıchǫ – cela fera en sorte que le permis d’exploitation social est « conservé ».

Participation autochtone au projet d’assainissement de Rayrock
Stephanie Joyce1, Michael Weber1, Tyanna Steinwand2, Jessica Hum2 1Arcadis Canada Inc.
2Gouvernement Tłıchǫ
L’objectif de cette présentation est de fournir certains renseignements généraux à propos du programme Building Environmental Aboriginal Human Resources (BEAHR) et de décrire un récent programme sur le terrain où les étudiants du BEAHR se sont intégrés avec succès.
Abstract

La première partie de la présentation servira à introduire le programme Building Environmental Aboriginal Human Resources (BEAHR). Les programmes de formation du BEAHR sont conçus pour être mis en œuvre dans des communautés et pour intégrer la culture autochtone et les connaissances locales à l’expérience pratique sur le terrain. Nous présenterons les objectifs du programme et des étudiants, avec des exemples de cours et d’expériences pratiques sur le terrain offerts aux étudiants.

La deuxième partie de la présentation décrira le programme sur le terrain de 2017 à l’ancienne mine de Rayrock. La mine de Rayrock est une ancienne mine d’uranium située à environ 145 km au nord-ouest de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, et située dans les limites de l’entente sur la revendication territoriale globale des Tłıchǫ. Au cours des dernières années, des évaluations environnementales ont été effectuées en vue de l’assainissement du site. Le programme sur le terrain de 2017 comprend plusieurs études environnementales différentes, y compris celles qui suivent : une étude hydrographique des voies de vidange en aval, une étude bathymétrique des lacs du site, un programme de pêche global pour les lacs du site, une évaluation de la végétation des zones touchées, un programme d’échantillonnage et de collecte des petits mammifères, une évaluation de l’habitat benthique et un programme de prélèvement d’échantillons des principaux sédiments. Les quatre étudiants BEAHR ont participé au programme sur le terrain de 17 jours, avec un grand succès. Nous avons rencontré des défis logistiques et appris des leçons. Par exemple, le site de Rayrock est accessible chaque jour par hydravion à partir de Yellowknife, donc il faut prendre des dispositions pour le transport quotidiennement. Ces défis seront présentés, ainsi que des commentaires personnels des étudiants du BEAHR et du personnel sur le terrain.

La troisième et dernière partie de la présentation se penchera sur l’avenir. Les plans d’avenir pour la participation des étudiants du BEAHR à Rayrock seront également présentés ainsi que les avantages prévus d’avoir des étudiants de ce programme qui participent activement à la collecte des données. Ce sera important alors que le projet d’assainissement de Rayrock effectue des discussions dans la collectivité et va vers le choix d’une option d’assainissement. Nous espérons que les étudiants du BEAHR participeront à d’autres programmes de surveillance environnementale à long terme. Les sites et les occasions potentielles seront communiqués, ainsi que les renseignements sur la façon de faire participer les étudiants du BEAHR à d’autres programmes environnementaux dans le Nord.

Évaluation des risques pour la santé humaine liée à la consommation d’aliments traditionnels à Hopedale, à Terre-Neuve-et-Labrador
Kelly Johnson et Mark Richardson
Stantec Consulting Ltée
L’objectif de cette présentation est de mettre en évidence les résultats du prélèvement d’échantillons des biotes et des aliments pour détecter les BPC à Hopedale, fournir un aperçu de l’étude diététique de la communauté, résumer l’évaluation des risques pour la santé humaine et des conseils concernant la consommation qui en résultent, et discuter des répercussions au sein du contexte d’une communauté autochtone isolée ayant des besoins culturels et nutritionnels profonds envers les terres et les points d’eau environnants.
Abstract

De nombreux sites dans le nord du Canada ont été contaminés en raison des activités militaires gouvernementales qui se sont produites avant que leurs répercussions environnementales ne soient entièrement comprises. La communauté de Hopedale, dans le nord du Labrador, se trouve sur l’un de ces sites. Au cours des années 1950 et 1960, la United States Air Force (USAF) a exploité une installation de radar militaire à environ un kilomètre au nord de Hopedale. Les pratiques de rejet et d’élimination des déchets historiques de la USAF ont entraîné une contamination étendue qui touche l’utilisation des terres, du port et l’amassage d’aliments traditionnels (la chasse et la pêche). Les aliments traditionnels dans la collectivité sont un des principaux composants en raison des difficultés associées à l’obtention de nourriture provenant d’autres sources.

Nous présenterons les résultats d’une évaluation des risques pour la santé humaine effectuée chez les résidents de Hopedale concernant l’exposition au biphényle polychloré (BPC) par l’intermédiaire des aliments prélevés dans la nature provenant de chaînes alimentaires terrestres et aquatiques. L’évaluation des risques tient compte des denrées alimentaires propres aux communautés nordiques et des tendances de consommation d’aliments traditionnels en incorporant de vastes échantillons de biotes ainsi que d’une étude diététique communautaire et d’un programme d’échantillonnage des aliments traditionnels. L’évaluation des risques établit ultimement des conseils concernant la consommation des aliments pour les résidents locaux, ce qui limite leur consommation de chabot, de morue de roche et d’autres poissons vivant au fond des cours d’eau du port de Hopedale. Les recommandations et les conseils concernant la consommation de poisson ont été formulés et présentés à la collectivité en collaboration étroite avec le gouvernement du Nunatsiavut, et un comité d’intervenants a été spécialement formé pour l’évaluation de Hopedale.

Nous mettrons en évidence les résultats de l’échantillonnage des aliments et des biotes, fournirons un aperçu de l’étude diététique de la communauté, résumerons l’évaluation des risques pour la santé humaine et des conseils de consommation qui en découle, et nous discuterons des répercussions au sein du contexte d’une communauté autochtone isolée ayant une dépendance nutritionnelle et culturelle profonde envers les terres et les cours d’eau environnants. Nous montrerons que la gestion de ces sites nordiques va au-delà de l’assainissement des substances chimiques dans l’environnement – elle nécessite une participation directe des résidents locaux ayant des préoccupations profondes pour la santé et la sécurité de leur famille et de leur communauté.

Élaboration d’un instrument d’enquête diététique sur les aliments traditionnels et collecte volontaire d’échantillons d’aliments traditionnels en appui de l’évaluation des risques pour la santé humaine de la mine Giant
Harriet Phillips1, Stacey Fernandes1, Caroline Lucas1, Nicole Thackeray1, Jane Amphlett2, Erika Nyyssonen3
1CanNorth Environmental Services
2Affaires autochtones et du Nord Canada
3Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
L’objectif de cette présentation est de décrire une méthode pour effectuer une enquête diététique et un programme d’échantillonnage volontaire des aliments traditionnels dans la communauté en plus de discuter des points importants dont il faut tenir compte, des points à éviter et de la façon de résumer les renseignements de manière compréhensible pour la communauté.
Abstract

En 2010, le rapport d’évaluation des promoteurs (REP) pour le projet d’assainissement de la mine Giant a été présenté à l’Office d’examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie (OEREVM) aux fins d’approbation pour effectuer les activités d’assainissement sur le site. Comme résultats (mesure 10), l’OEREVM a indiqué qu’une évaluation quantitative des risques pour la santé humaine (ERSH) est nécessaire avant d’obtenir les approbations réglementaires. Une ERSH a été effectuée en 2016 afin de respecter ces exigences. Une partie importante de l’ERSH comprend une consultation communautaire avec la Première Nation des Dénés Couteaux-Jaunes ainsi que l’Alliance métis North Slave.

Un instrument d’enquête diététique a été conçu pour recueillir des renseignements sur la quantité d’aliments traditionnels que ces communautés consomment afin de réduire les incertitudes dans l’ERSH. Ces activités d’enquête diététique ont permis de partager les connaissances traditionnelles. De plus, un programme d’échantillonnage volontaire des aliments traditionnels a été entrepris pour recueillir des échantillons auprès de la communauté afin de représenter les différents types d’aliments consommés par les gens. Ce programme a permis de recueillir plus de 100 échantillons.

Cette présentation discutera des principaux enjeux liés à l’organisation de l’enquête nutritionnelle et du programme d’échantillonnage volontaire des aliments traditionnels et présentera les résultats.

Ce que nous avons appris de la Commission de vérité et réconciliation et de la façon dont nous intégrons ces apprentissages dans l’étude des répercussions psychosociales liées aux projets d’assainissement des sites contaminés fédéraux
François Lauzon, Stantec Consulting Ltd. 
L’objectif de cette présentation est d’étudier l’intégration des « appels à l’action » de la Commission de vérité et réconciliation dans les plans de mobilisation du projet.
Abstract

En juin 2015, la Commission de vérité et réconciliation (CVR) a présenté le sommaire exécutif des résultats contenus dans son rapport final multivolume, y compris 94 « appels à l’action » (ou recommandations). Dans le rapport sommaire, on peut lire ce qui suit : « Les nouvelles politiques peuvent facilement être fondées sur un manque de compréhension des peuples autochtones semblable à celui qui a donné lieu aux pensionnats. […] Nous devons apprendre de l’échec des pensionnats afin de veiller à ce que les erreurs commises par le passé ne soient pas répétées à l’avenir. » Cet énoncé peut facilement s’appliquer à la façon dont les projets d’assainissement des sites contaminés peuvent être influencés par une « approche du sud » qui n’aborde simplement pas les stresseurs psychosociaux potentiels causés par les sites contaminés. Cette présentation discutera de l’importance de la « mobilisation » (comparativement à la consultation) auprès des Premières Nations et de la façon de choisir les « appels à l’action » provenant de la CVR qui pourraient être intégrés au plan de mobilisation du projet, en portant une attention particulière à la façon d’aborder les stresseurs psychosociaux potentiels dans la communauté.

Programmes de mobilisation de l’effectif de la communauté autochtone
Martin Gavin, Max McCormick, Jon Dimascio
Arcadis Canada Inc.
L’objectif de cette présentation est de décrire le processus et les réussites du programme de mobilisation pour le renforcement de la capacité dans les communautés autochtones au moyen de l’emploi, des contrats et de la formation.
Abstract

La population autochtone est le groupe culturel à la croissance la plus rapide au Canada en ce qui a trait aux naissances. Dans le domaine de l’assainissement environnemental, les projets de construction sont souvent effectués au sein des terres traditionnelles des peuples autochtones, ce qui présente une occasion parfaite de collaborer avec ces groupes. Un programme de mobilisation et d’avantages autochtone a été élaboré et mis en œuvre. Celui-ci est axé sur le renforcement des capacités des divisions commerciales des groupes autochtones, l’amélioration de la formation pour profiter des occasions d’emploi, l’offre d’emploi et le perfectionnement des compétences par l’intermédiaire de la consultation et du parrainage des programmes de formation officiels.

Au sein du secteur d’activité de la construction pour l’assainissement environnemental, nous faisons face au besoin pour des ressources compétentes et disponibles ainsi que de l’équipement dans les régions où les projets sont mis en œuvre. Ces régions sont souvent éloignées. Au moment de planifier ces projets, les entrepreneurs doivent examiner leurs options pour obtenir les ressources nécessaires pour effectuer le projet de la manière la plus efficace et la plus efficiente possible. La clé se trouve dans la décision d’importer de la main-d’œuvre et de l’équipement dans la région pour la période du projet d’assainissement ou d’utiliser les ressources locales.

L’importation de ressources, bien qu’en général simple au niveau logistique, n’apporte que très peu à la communauté lorsque le projet est terminé et ne laisse qu’un héritage très peu ou aucunement positif. Alors que la responsabilité sociale est un fondement primordial de la société, des entreprises et des organismes gouvernementaux, il a été nécessaire d’élaborer et de mettre en place un processus d’emploi des Autochtones. Ce processus d’emploi des Autochtones :
• détermine les communautés qui sont près des projets d’assainissement;
• mobilise les communautés pour déterminer le meilleur ajustement pour l’inclusion des entreprises de la communauté;
• collaborer avec le leadership et les aînés de la communauté pour déterminer ses capacités et ses objectifs d’affaires;
• consulter les divisions commerciales de la communauté pour déterminer la capacité et l’engagement envers la croissance.

Cette mobilisation communautaire a entraîné la création et la mise en œuvre d’un programme propre à la communauté élaboré pour chaque projet de construction pour l’assainissement. Le programme est axé sur trois thèmes concernant les avantages prioritaires :
Communauté : Chaque projet et chaque communauté sont uniques. Idéalement, les compétences et l’équipement présents dans la communauté correspondront aux exigences du projet. Cette harmonisation survient rarement, nécessite que les entreprises collaborent avec les communautés pour déterminer a) les compétences, les ressources et l’équipement disponibles, b) les compétences, les ressources et l’équipement nécessaires pour ce projet ou ceux à venir et c) les occasions de perfectionnement pour la communauté.
Résidents : L’emploi de résidents est réellement une priorité du leadership de la communauté et doit être compris par les entreprises collaborant avec ces communautés. Il y a d’autres avantages liés aux résidents qui sont moins apparents et qui comprennent le perfectionnement des compétences et l’éducation postsecondaire.
Entreprise : L’inclusion de la participation est devenue une exigence pour de nombreuses soumissions pour les projets gouvernementaux et non gouvernementaux dans le domaine de l’assainissement. Alors que l’élaboration d’un programme de mobilisation sera avantageux au moment de soumissionner pour ces projets, il ne devrait pas être le facteur. Le facteur est l’avantage pour les entreprises qui collaborent avec les communautés pour mettre en place des sources d’employés formés et ayant de l’expérience dans l’ensemble du Canada qui sont disponibles pour les projets à venir.

Cette approche a été mise en œuvre avec succès pour de nombreux projets d’assainissement dans le sud du Canada (Ontario, Nouvelle-Écosse et Colombie-Britannique). Elle a également été mise en œuvre dans le Nord.

Examen historique dans les communautés du Nord : est-ce possible?
Andrew Henderson, Yedoma Environmental
L’objectif de cette présentation est de décrire l’état actuel des données environnementales historiques pour les communautés du Nord et pour proposer une approche coordonnée pour les efforts à venir.
Abstract

L’étape I des évaluations environnementales des sites comprend quatre composantes : un examen des documents historiques, une visite du site, des entrevues et une présentation de rapports. Dans les régions du Sud, les documents historiques sont souvent obtenus auprès de fournisseurs commerciaux ou une liste normalisée de ressources détenues par un consultant. Par contre, dans le Nord, les fournisseurs commerciaux sont souvent incapables de fournir beaucoup de renseignements historiques et les ressources normalisées comme les annuaires des villes et les régimes d’assurance-incendie ne sont pas disponibles.

Au cours des dernières années, les consultants et le gouvernement ont élaboré des cartes des propriétés et des bases de données des renseignements environnementaux historiques, y compris les déversements et les sites contaminés connus pour les communautés nordiques. Les renseignements sources sont souvent du domaine public, mais le choix des emplacements nécessite souvent des connaissances locales spécialisées, y compris les systèmes d’identification des immeubles de la ville, l’emplacement des entreprises historiques et les activités militaires historiques dans la région. Puisque les sources écrites sont limitées, la cartographie environnementale comprend également des entrevues avec les aînés et d’autres membres de la communauté présents depuis longtemps qui ont des connaissances à propos de l’histoire locale.

Dans le sud, les bases de données et les cartes environnementales nécessitent habituellement le paiement de frais d’abonnement ou des frais d’utilisation unique. Puisque les sources de renseignements dans le nord sont principalement gouvernementales et puisque leur interprétation repose principalement sur les connaissances locales, il y a une occasion de créer une nouvelle approche : une seule carte locale de tous les déversements connus, de tous les sites contaminés connus et autres renseignements environnementaux pertinents.

Cette présentation décrira où en sont les approches actuelles dans le secteur privé et au gouvernement et décrira la façon dont une approche combinée pourrait être utile aux résidents de la communauté, aux organismes du secteur public et aux consultants.

Projet d’assainissement du lac Ennadai : La délocalisation historique et la mobilisation communautaire
Charlotte Lamontagne et Courtney White
Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de démontrer la façon dont nous avons été en mesure de tendre la main à une communauté et de la consulter concernant une question extrêmement sensible sur le plan culturel. Notre objectif est de fournir des observations sur ce qui est arrivé, sur ce que nous avons fait pour tendre la main à la communauté et pour aider d’autres personnes qui étaient dans des situations similaires.
Abstract

Le Bureau régional du Nunavut de la Direction générale des sites contaminés du Nord d’Affaires autochtones et du Nord Canada est responsable de la supervision de l’assainissement et de la gestion des risques des sites contaminés hautement prioritaires au Nunavut en plus d’élaborer des plans pour traiter tous les autres sites. L’objectif du programme est de gérer ces sites pour protéger la santé et la sécurité du Nunavummiut, de protéger l’environnement et de réduire la responsabilité liée à ces sites.

Le lac Ennadai est situé dans la région centrale inférieure du Nunavut où une petite communauté d’Inuits s’est installée. En mai 1957, le gouvernement du Canada a construit une station météorologique dans la région. Selon les aînés, un véhicule est arrivé un jour et les occupants les ont informés qu’ils seraient délocalisés dans un jour ou deux et qu’ils devaient emballer leurs biens. Le gouvernement a transporté les Ihalmiuts par avion du lac Ennadai au lac Henik, qui était situé à 72 kilomètres du poste de traite de Padlei. Depuis ce jour, le site a été classé comme étant un site contaminé hautement prioritaire.

Cette présentation devrait décrire les défis uniques fournis par l’emplacement du site culturellement sensible et les anciens habitants du lac Ennadai, et en discuter. Elle comprendra la participation de la communauté et les visites du site offertes aux familles de ceux qui ont été délocalisés au cours de la construction de la station météorologique ainsi que les possibilités de retour sur le site à des fins culturelles et de guérison.

Au cours des évaluations initiales sur le site, nous avons tendu la main aux communautés et aux membres de la famille de ceux qui ont pris part à la délocalisation. Nous avons offert une visite du site à ceux qui ont été touchés afin qu’ils aient la possibilité de voir la terre qui était si importante pour eux et pour leur famille en plus de débuter des discussions à propos des difficultés qu’ils ont connues.

Les clés de la réussite des visites du site de ce projet seront décrites et résumées en un format qui peut être utilisé pour mettre en œuvre des possibilités similaires pour d’autres sites culturellement sensibles dans l’ensemble du Nord.

Projet d’assainissement de la mine Giant : mobilisation continue dans la préparation de l’assainissement du site
Geneva Irwin et Natalie Plato
Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de présenter l’inclusion de la mobilisation pour le projet d’assainissement de la mine Giant et de mettre à jour les participants sur ce dernier.
Abstract

La mine Giant a officiellement ouvert en 1948, à la suite de la découverte d’or dans la région de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. Après la fermeture de la mine en 2004, l’entretien et le contrôle de cette dernière sont passés aux mains d’Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC). On a porté attention aux problèmes environnementaux laissés derrière, y compris ceux concernant le trioxyde de diarsenic entreposé dans les salles souterraines. Le projet d’assainissement de la mine Giant a été élaboré en 2005, par l’AANC et le gouvernement des Territoires du Nord‑Ouest, avec pour objectif global de protéger la santé et la sécurité humaine ainsi que l’environnement.

En 2015, une entente environnementale a été signée entre six parties : le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, AANC, la Ville de Yellowknife, la Première Nation des Dénés Yellowknives (PNDYK), l’Alliance des Métis de North Slave (AMNS) et Alternatives North. L’un des principaux objectifs de l’entente est de « faciliter la collaboration entre les parties qui ont signé l’accord. » La mine Giant se trouve également au sein du territoire revendiqué des Dénés de l’Akaitcho et elle est située dans le voisinage des collectivités de la Première Nation des Dénés Yellowknives (PNDYK) de Ndilo et de Dettah. Cette mine est également située au sein d’un secteur d’utilisation traditionnelle des terres, appelé Mowhi Gogha De Niitlee, et ce dernier relève des dispositions inscrites dans l’Accord Tlicho (2003). La mine est également située au sein des limites municipales de la ville de Yellowknife, et donc, elle est régie par les règlements administratifs de la Ville et les exigences d’obtention de permis. Tous les facteurs font que la participation, la consultation et la collaboration sont essentielles à la réussite du projet.

Le site a toujours eu une grande notoriété au sein de la collectivité, auprès des groupes d’intérêt particuliers et auprès des médias locaux pour des raisons autant positives que négatives. Cet intérêt, ainsi que les exigences particulières établies au moyen de la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie et d’autres lois, accords et règlements administratifs le rendent actuel sur l’équipe de projet afin qu’elle fasse participer les membres de la collectivité, les intervenants et les partenaires pour déterminer et mettre en œuvre le plan d’assainissement final pour le site. Cette présentation explorera les méthodes que l’équipe de projet a mises en œuvre pour respecter cette exigence. On discutera des défis, des répercussions et des réussites que la mobilisation et la consultation ont engendrés sur la planification du projet. On discutera des détails des changements au plan d’assainissement et de fermeture résultant de la mobilisation et de la consultation.

Projet d’assainissement de la mine Faro – mobilisation autochtone
Jesse George, Affaires autochtones et du Nord Canada
L’objectif de cette présentation est de communiquer les approches de mobilisation, les défis et les leçons apprises associés à la mine Faro.
Abstract

La mine Faro, l’une des plus grandes mines de zinc à ciel ouvert au monde, est devenue l’un des projets d’assainissement de mine abandonnée les plus complexes au Canada. Trente ans d’exploitation minière ont laissé 70 millions de tonnes de résidus miniers et 320 millions de tonnes de stériles, qui peuvent potentiellement laisser fuir des métaux lourds et de l’acide sur les terres et dans les cours d’eau environnants. Lorsque le dernier propriétaire a déclaré faillite en 1998, le gouvernement du Canada a entrepris de financer les travaux requis pour garder le site sécuritaire.

Le projet est situé sur le territoire traditionnel revendiqué du peuple des Kaska, et en aval de la Première Nation des Selkirk. La participation des Premières Nations fait partie de l’engagement du Canada envers la bonne gouvernance et le programme de réconciliation.

Des travaux considérables ont été effectués pour nouer des relations avec le peuple des Kaska et pour augmenter la participation des Premières Nations dans le projet. En juin 2016, le Secrétariat Kaska Faro a été mis sur pied comme méthode préférée des Kaska pour la participation accrue dans le projet. Il représente les intérêts du Conseil des Dénés de Ross River, de la Première Nation de Liard et du Conseil des Dénés de Kaska. Le Secrétariat permet aux Kaska de renforcer les capacités et d’être entièrement intégrés en tant que partenaires du projet, participant à tous les aspects du projet, du Comité de surveillance du projet et des groupes de travail sur un sujet en particulier aux activités quotidiennes. Il coordonne également la participation des Kaska dans le processus de planification et permet aux Kaska d’être un partenaire efficace et contributif dans toutes les étapes du projet.

Le Secrétariat Kaska Faro joue un rôle important dans le projet d’assainissement de la mine Faro et il a aidé à organiser les séances de consultation de la communauté à Ross River et à Watson Lake au cours de l’été de 2017. D’autres séances de consultation ont également eu lieu dans la ville de Faro, à Pelly Crossing, à Carmacks et à Whitehorse. Au cours de ces séances communautaires, l’équipe du projet a demandé des suggestions, des commentaires et des préoccupations concernant le plan d’assainissement du site de la mine Faro. La prochaine ronde de consultations devrait avoir lieu au début de 2018 et au cours de celles-ci, nous devrions examiner la façon dont les suggestions de la communauté ont été prises en compte et traitées dans la proposition de plan d’assainissement et de projet d’évaluation environnementale.

Questions fr

fb icon   Twitter icon   linkedIn icon