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Présentations orales 

Palais Des Congrès Du Toronto Métropolitain, Toronto, Ontario
255 Front St West, North Building, Toronto Ontario 
13 au 15 juin, 2018 


Collaboration entre plusieurs intervenants : Projet d’assainissement des sédiments du récif Randle à Hamilton en Ontario
Jon Gee, Environnement et Changement climatique Canada
L’objectif de cette présentation est de partager notre perspective sur la façon avec laquelle cette collaboration unique entre plusieurs intervenants s’est établie et de quelle façon elle changera le visage et la réputation du port de Hamilton.
Abstract

Le récif Randle est une région de sédiments fortement contaminés située sur la rive sud du port de Hamilton à l’extrémité ouest du lac Ontario et il est considéré comme le plus large et l’un des sites de sédiments fortement contaminés les plus complexes des Grands Lacs.

Le Projet d’assainissement des sédiments du récif Randle comprend la construction d’une installation de confinement technique de 6,2 hectares au-dessus des sédiments les plus fortement contaminés, ainsi que le dragage et le dépôt des sédiments contaminés à l’extérieur de l’installation et le plafonnement et l’isolation in situ des sédiments ciblés restants pour un total général de 695 000 m3 de sédiments sont gérés. La construction a commencé en septembre 2015. Environnement et Changement climatique Canada dirige le projet et le coût du projet de 138,9 millions de dollars est partagé également entre le Canada, l’Ontario et la communauté locale – les municipalités de Hamilton et de Burlington, la région de Halton, l’Administration portuaire de Hamilton et Stelco.

En raison de la longue histoire de contamination (plus de 150 ans) venant de multiples sources, il n’était pas possible d’appliquer le principe du pollueur-payeur pour assainir le site. En revanche, un modèle de responsabilité partagée a été adopté avec le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Ontario et la communauté locale pour participer également dans la conception et la mise en œuvre d’une solution. Cet ancien site est une priorité pour l’assainissement en vertu de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, l’Accord Canada-Ontario concernant la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème des Grands Lacs et dans les plans de la communauté locale pour transformer une ville dominée par l’industrie lourde en une économie du savoir la fine pointe avec un secteur riverain propre et dynamique.

Dans cette présentation, les représentants d’Environnement et Changement climatique Canada et de la Ville de Hamilton partageront leurs perspectives sur l’évolution du projet et son cadre de financement, ses défis et l’importance du Projet d’assainissement des sédiments du récif Randle.

Le Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle : Mise à jour sur l’état de construction de la phase 1 et de la phase 2
Dave Lawrence, Services publics et Approvisionnement Canada
L’objectif de cette présentation est de présenter l’état actuel de la phase 1 et de la phase 2 du Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle.
Abstract

Le Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle est un plan de nettoyage d’une partie particulièrement contaminée du port de Hamilton, sur le lac Ontario. Le récif de Randle est le plus vaste site du côté canadien des Grands Lacs, dont les sédiments (695 000 m3) ont été contaminés par des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et le projet de nettoyage consiste à construire une installation de confinement technique (ICT) ainsi que le dragage et le dépôt des sédiments contaminés de l’extérieur de l’installation vers l’ICT. Le projet se compose de trois phases :
• construction de l’ICT;
• transport par dragage des sédiments contaminés de l’extérieur vers l’intérieur de l’ICT;
• encapsulation de l’ICT.

Le concept du Projet d’assainissement des sédiments du récif Randle a été mis au point en 2003 et les travaux de conception et les consultations ont été réalisés progressivement au cours des années qui ont suivi. Des ententes de financement et de partenariat dans le cadre du projet ont été conclues en 2013. Un financement de 138,9 millions de dollars a été accordé au projet par différentes parties prenantes, dont Environnement et Changement climatique Canada, le ministère de l’Environnement et de l’Action en matière de changement climatique de l’Ontario, l’Administration portuaire de Hamilton, U. S. Steel Canada, les municipalités de Hamilton et de Burlington et la région de Halton.

En juillet 2015, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a attribué le marché de la construction de l’ICT de la phase 1. Un contrat de service a également été attribué en juillet 2015 pour la construction de la Phase 1, l’administration des contrats et les services au site d’hébergement. En juin 2017, le SPAC a attribué le contrat de dragage pour la phase 2.

Les travaux sur le chantier de la phase 1 du récif Randle ont commencé en avril 2016 à la suite de la mobilisation de l’équipement nautique provenant de l’Ontario, du Québec et de la Nouvelle-Écosse et la livraison de palplanches en provenance d’Iuka, au Mississippi. La construction de la première moitié de l’ICT, consistant à poser deux palplanches et à effectuer un dragage et un remblai entre les palplanches, s’est réalisée selon le calendrier en décembre 2016. Malgré les niveaux d’eau record du lac Ontario en 2017, installation des palplanches, le dragage et le remblai de la deuxième moitié de l’ICT ont été achevés à temps en décembre 2017. Le scellement final du mur d’amarrage sera achevé au printemps 2018.

Les préparations du site pour la phase 2 ont commencé à l’automne 2017 avec la mobilisation de l’équipement prévue à la fin de l’hiver et au printemps 2018. Le dragage est prévu commencer en mai 2018.

La présentation fera état du contexte du Projet d’assainissement des sédiments contaminés du récif Randle et fera le rapport sur les progrès et sur l’état de la phase 1 et la phase 2 des projets de construction et de dragage.

Évaluer les risques sur les amphibiens dans les sites contaminés au Canada
Elissa Liu1, Ute Pott1, Francesca Knight2
1Environnement et Changement climatique Canada
2Ministère des Pêches et des Océans
L’objectif de cette présentation est de présenter le document d’orientation sur l’évaluation du risque écologique pour les amphibiens (ERE module 6).
Abstract

Le potentiel des effets néfastes sur les amphibiens provenant de l’exposition à des contaminants anthropiques a reçu une plus grande attention au cours des dernières années en raison des diminutions des populations d’amphibiens. Bien que des examens écotoxicologiques exhaustifs sur les amphibiens ont été publiés, les amphibiens sont souvent exclus des évaluations fédérales des risques écologiques, car les renseignements sont soit non accessibles, soit difficiles d’accès. Afin de faciliter les évaluations des risques pour les amphibiens, le Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) a élaboré un module d’orientation technique sur l’évaluation des risques écologiques (module 6).

L’objectif de ce module d’orientation technique est d’aider les évaluateurs des risques à déterminer comment évaluer les amphibiens sur les sites contaminés fédéraux. PASCF a fourni une orientation pour l’évaluation des risques écologiques qui favorise l’application d’une approche fondée sur le poids de la preuve pour évaluer le risque en ce qui concerne les contaminants pour tous les récepteurs, y compris les amphibiens. Les risques sur les sites contaminés fédéraux peuvent être évalués en utilisant une ou plusieurs de ces quatre différentes catégories d’élément de preuves suivantes : 1) preuves toxicologiques propres à un site; 2) preuves toxicologiques indirectes (par exemple les données sur la toxicité basée sur la documentation); 3) preuves biologiques propres à un site (par exemple : études sur le terrain sur le site d’intérêt); 4) preuves biologiques indirectes (par exemple études biologiques sur le terrain rapportées dans la documentation scientifique). Pour les preuves toxicologiques propres à un site, les méthodes de toxicité standard pour les amphibiens sont fournies dans le module d’orientation. Pour les preuves toxicologiques indirectes, les données sur la concentration et la réaction des amphibiens à la toxicité ont été compilées pour les métaux qui sont particulièrement toxiques pour les amphibiens selon la documentation. Dans le document d’orientation, les données sur la toxicité qui couvrent de multiples paramètres sont illustrées en tant que graphiques d’études multiples sur la concentration et la réponse. Cela permet à l’évaluateur de risque à aller au-delà des estimations ponctuelles basées sur les quotients de risque et à évaluer les risques dans le contexte de l’ampleur des effets et de l’incertitude dans un éventail de concentrations présentes sur les sites contaminés fédéraux. Pour les preuves biologiques spécifiques à un site et les preuves biologiques indirectes, des études de cas sur les amphibiens sont fournies dans le document d’orientation.

Caractérisation et surveillance des sites aquatiques à l’aide de techniques d’échantillonnage passif dans le parc national de la Pointe-Pelée
Tara Bortoluzzi1, Mike Ryan1, Brent O’Rae2
1Ministère des Pêches et des Océans
2Agence Parcs Canada
L’objectif de cette présentation est de discuter de l’utilisation d’échantillonneurs passifs pour caractériser et surveiller les contaminants organiques et inorganiques dans les eaux de surface des sites aquatiques contaminés, à l’appui des décisions en matière de gestion des risques et d’assainissement.
Abstract

Les dispositifs d’échantillonnage passifs (DEP) lient les produits chimiques des milieux environnementaux (à savoir, l’air, l’eau et l’eau interstitielle des sédiments) et fournis des évaluations fiables des contaminants dissous librement et biologiquement disponibles dans ces milieux. L’utilisation des DEP en surveillance des concentrations de contaminants dans les eaux de surface comporte un certain nombre d’avantages par rapport à l’échantillonnage conventionnel par point ou par captage puisqu’ils mesurent les contaminants sur de longues périodes, fournissant des concentrations qui sont intégrées dans le temps (moyenne des expositions plus souple) et mesurent les contaminants dans des concentrations très faibles normalement sous les limites de détections des échantillons de petits volumes uniques. Les DEP peuvent aussi servir de substituts biologiques, ce qui réduit la nécessité d’avoir recours à l’échantillonnage létal des organismes vivants, et permet de déterminer la biodisponibilité des contaminants qui peuvent varier au fil du temps, un élément d’une importance cruciale pour correctement estimer l’exposition pour les évaluations des risques.

Le parc national de la Pointe-Pelée (PNPP) est situé à l’extrémité sud de l’Ontario et du Canada et consiste en une péninsule de 15 kilomètres de terres qui s’étend au sud de la municipalité de Leamington et qui est composé de marais et d’habitats forestiers qui s’étendent jusqu’au lac Érié. Le parc est l’habitat essentiel de centaines d’espèces d’oiseaux migrateurs et d’insectes y compris plus de 53 espèces en péril. Les contaminants potentiellement préoccupants retrouvés dans le parc sont liés à l’utilisation antérieure des pesticides (principalement le DDT, la dieldrine et l’arséniate de plomb) entre la fin des années 1940 et le début des années 1970, ainsi que des contaminants laissés par d’anciennes activités humaines sur place, comme des routes, des bâtiments et des sites d’enfouissement. Ces contaminants comprennent des métaux et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Le PNPP n’a que peu de données actuelles sur les contaminants en milieu aquatique pour la partie marécages du parc. Avec l’objectif qui est de maintenir la perturbation à un faible niveau pour l’écosystème du parc, des questions de gestion courante sur le sujet de l’ancienne pulvérisation de DDT dans le secteur pourraient être surveillées et traitées par l’utilisation de DEP. Trois DEP ont été utilisés pour examiner les contaminants des eaux de surface : des dispositifs d’échantillonnage à membranes semi-perméables (DMSP) afin de mesurer les HAP, les BPC et les pesticides chlorés; des échantillonneurs intégrateurs de substances organiques polaires (POCIS) dans le cas des pesticides polaires; et des échantillonneurs basés sur le gradient de diffusion sur couche mince (DGT) pour les métaux. Les DEP ont été placés dans des cages métalliques et déployés pendant 30 jours à dix endroits dans le marais afin de surveiller l’évolution temporelle et spatiale des contaminants. Les échantillons d’eau de surface et de sédiments de surface, ainsi que des échantillons de poissons ont également été recueillis sur les sites d’échantillonnage au moment de récupérer les DEP. L’analyse de la même série de contaminants a été réalisée à partir de ces échantillons en vue de permettre une comparaison croisée.

Les résultats seront présentés et ils feront l’objet d’une discussion, puis ils serviront à étayer la réalisation d’une évaluation des risques propres au site et la mise au point d’une stratégie de gestion des risques pour la compréhension des risques potentiels associés avec le PNPP. La recherche vise aussi à évaluer la valeur potentielle des approches d’échantillonnage passif pour fournir des données de haute qualité sur les contaminants afin d’évaluer, de gérer et de surveiller les sites avec efficience (par l’entremise d’une méthode minimalement invasive) tout en progressant vers la fermeture du site.

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