Résumés des exposés

Atelier régional sur les laboratoires écologiques 2013 de l'IBIC et LECan
Les 4 au 5 septembre 2013 au Centre des congrès d’Ottawa
Ottawa (Ontario)


 Volet 2 : La durabilité et la réduction de la demande en énergie

Le 4 septembre - 10 h 30 à 11 h 15

Quelle est la Façon de Réduire les Coûts Immobiliers et de Fonctionnement Liés à Votre Laboratoire?

Dans un contexte où nous cherchons à construire des laboratoires et des vivariums plus efficaces du point de vue énergétique, l’approche ayant le plus d’impact est souvent de réduire la circulation d’air vers l’extérieur. De nouvelles approches concernant la conception ont été élaborées au cours des dernières années comme la demande de contrôle fondée sur le taux de changement d’air du laboratoire, les poutres refroidies (refroidissement hydraulique) et le contrôle des vannes d’expulsion et utilisées avec succès afin de réduire, de façon sécuritaire, ces circulation d’air dans les laboratoires à aussi peu que 2 renouvellement par heure et couper la consommation d’énergie de façon importante. Bien qu’on ait discuté de ces concepts de façon individuelle dans le passé, cette discussion permettra de parler de façon compréhensive de la façon dont ces technologies et d’autres techniques de réduction de l’utilisation.

Gordon Sharp, Président, Aircuity, inc.


Le 4 septembre - 11 h 15 à 12 h

La conservation de l’énergie dans les hottes à aspiration commence avec une « Boite intelligente » (“Smart Box”)

Cette présentation offrira un aperçu d’une conception pratique et de méthodes d’application pour la conservation de l’énergie dans les hottes à aspiration. Le concept d’une « boîte intelligente » qui introduira des concepts avancés permettant d’accroitre l’efficacité des hottes à aspiration sera lui aussi présenté.

David Weber, Vice-Président, Waldner Inc.
David Weber, vice-président de Waldner Inc., est responsable du développement des affaires en Amérique du Nord pour Waldner Allemagne, il possède plus de 25 années d’expérience dans le domaine des meubles de laboratoires et des hottes à aspiration.


Le 4 septembre - 13 h 30 à 14 h 15

Méthodes Novatrices Visant à Améliorer la Sécurité et à Réduire la Consommation D’énergie dans les Édifices de Laboratoire

Avec une consommation d’énergie qui coûte en moyenne 7 dollars par pied carré, les bâtiments de laboratoires peuvent avoir certains des plus hauts coûts de fonctionnement parmi tous les édifices de tout genre. Les systèmes de ventilation des laboratoires comprenant des hottes pour la fumée, les enceintes de sécurité biologique et les autres instruments de contrôle de l’exposition qui sont nécessaires pour protéger le personnel d’une exposition à des substances nocives produites au cours des activités de recherche. Toutefois, le fonctionnement des systèmes de ventilation peut représenter plus de 60 % des coûts utilitaires du bâtiment.

Cette présentation discutera les nouvelles méthodes et normes accessibles pour réduire la consommation d’énergie tout en améliorant la sécurité des laboratoires.

Thomas C. Smith, Président et Directeur général, Exposure Control Technologies, inc.


Le 4 septembre - 14 h 15 à 15 h

Occasions pour les Laboratoires et les Économies D’énergie qui Peuvent Encourager le Renouvellement des Installations

Les installations de laboratoire sont, en raison de leur nature, des endroits qui consomment beaucoup d’énergie et qui peuvent devenir très complexes, car elles sont localisées conjointement avec d’autres aires de soutien occupées. Les aires réservées aux laboratoires doivent pouvoir continuer à fonctionner et à s’ajuster à l’installation hôte et à utiliser les systèmes de l’édifice dans leur état actuel. Les laboratoires prennent généralement de l’âge et leur équipement n’est pas, dans plusieurs cas, facilement remplaçable ou mis à niveau en raison du manque de fonds immobiliers accessibles en ces temps où les ressources sont limitées. Il en résulte que des problèmes surgissent en ce qui concerne la santé, la sécurité ainsi que le confort des occupants, dans ces édifices.

Avec la hausse du prix de l’énergie (malgré la baisse du coût du gaz naturel au cours des dernières années), la réalisation d’économies au niveau de la consommation d’énergie offre une occasion importante pour financer certains renouvellements de laboratoires qui sont nécessaires tout en réduisant les coûts liés au fonctionnement. La Programme de l’initiative des bâtiments fédéraux (IBF) est le mécanisme des ministères et agences du gouvernement fédéral qui permet de réaliser ces économies et de les convertir en dollars d’investissements immobiliers qui sont ainsi autofinancés.

Roy Samhaber, Gestionaire de projet principal, Ameresco Canada inc.

Rob Bohnen, Ingénieur de projet, Ameresco Canada inc.


Le 4 septembre - 15 h 30 à 16 h 15

Adoption du Code National de L’énergie : Défis et Occasions pour les Laboratoires

Le nouveau Code national de l’énergie du Canada pour les bâtiments (2011) sera adopté par les provinces au cours des prochaines années. Le Code présente de nouvelles exigences concernant un rendement énergétique minimum pour tous les édifices et il remplace le vieux Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments de 1997 qui constitue présentement la référence citée par LEED et les autres normes concernant les édifices verts au Canada. Cette présentation illustrera les exigences relatives aux laboratoires du nouveau Code de 2011 dans le contexte des laboratoires. Les discussions seront axées sur la mise en oeuvre des exigences relatives à l’énergie permettant de respecter le code et présenteront des exemples de solutions potentielles adoptées lors de projets récents.

Sarah Chernis, Modélisatrice d’énergie/Coordinatrice de la durabilité, Smith Carter


 Le 4 septembre - 16 h 15 à 17 h

Les installations de recherche en métallurgie qui intègrent des mesures renouvelables et autres pour diminuer leur empreinte énergétique de façon importante

Ressources naturelles Canada a choisi de déménager le Centre canadien de la technologie des minéraux et de l'énergie (CANMET) d’Ottawa à Hamilton afin qu’il soit plus près du secteur manufacturier de l’acier qu’il dessert par le biais de recherche et de tests métallurgiques. Le nouvel édifice hausse la barre en ce qui concerne la conception écologique des édifices industriels au Canada, visant LEED Platine et à dépasser la limite du défi de 2030 au moment de sa conception. Il s’agit du principal locataire du parc d’innovation de McMaster situé sur le site de 37 âcres de brownfield de l’ancienne manufacture de Westinghouse.

La surface de 16 000 m2 (172 000 pi2) réservée aux laboratoires et aux bureaux comprend un programme de recherche industrielle complexe mené dans un édifice interconnecté où les systèmes de design et de fonctionnement travaillent en harmonie pour réaliser un environnement de travail très confortable et rempli de lumière. Un processus intégré de conception a constitué un forum essentiel pour trouver des solutions novatrices qui maximisent le rendement des diverses initiatives de conception écologique. Celles-ci comprennent un objectif très élevé d’intensité énergétique de 335kWh/m2 afin d’atteindre une réduction de 70% de l’utilisation d’énergie comparativement à des installations similaires situées dans des endroits géographiques semblables. Ces cibles comprennent l’utilisation de l’énergie nécessaire aux laboratoires, une partie de laquelle comprend l’énergie intense utilisée pour la fonte, le coulage et la formation de l’acier, du magnésium et autres métaux.

L’équipe de conception a identifié les conditions particulières au site qui étaient fondamentales pour les stratégies de collecte passive d’énergie et les a couplées à une enveloppe thermique de haut rendement. L’orientation des longues façades de l’édifice des côtés sud et nord offre une utilisation plus aisée de la lumière du jour et facilite le contrôle thermal par le biais de l’orientation particulière de l’ombrage ou de filtres solaires et d’une grande surface de toiture qui permet l’exploitation de l’énergie solaire.

Des détecteurs de la lumière du jour et d’occupation contrôlent automatiquement l’éclairage et les stores afin de réduire l’utilisation de l’énergie électrique et de maximiser l’énergie passive durant la saison de chauffage. La stratégie de vitrage et d’ombrage solaire pour le périmètre dirige la lumière profondément dans les espaces grâce à l’utilisation de vitres permettant le passage de la lumière et la réduction adaptée d’ombrage solaire réduit l’éblouissement. La combinaison de ces stratégies réduit de façon importante l’énergie électrique nécessaire pour l’éclairage.

Le principe directeur appliqué aux systèmes mécanique, électrique et d’énergie renouvelable était de cibler le maximum d’efficacité possible et le moins de perte d’énergie. La grande toiture de cet édifice de trois étages permet l’installation de plusieurs sources d’énergie, y compris celle de 209 panneaux solaires pour capter la chaleur. Deux circuits de refroidissement en boucle distincts parcourent l’édifice afin de refroidir l’équipement de recherche et de recueillir la chaleur rejetée pour qu’elle soit utilisée ailleurs. Les systèmes de processus et solaire passifs fournissent près de 95 % de l’énergie nécessaire chaque année pour chauffer l’édifice. Tout supplément d’énergie thermique ou provenant des processus est envoyé dans un système source de puits de forage de 152 m. de profondeur utilisé pour le refroidissement durant l’été.

Les tuyaux de refroidissement et de chauffage radiant encastrés sur place dans les endroits les plus exposés utilisent la masse thermique des plaques du plafond coulées sur place. Le système fonctionne à une température modérée en hiver et en été afin de réduire la condensation et offrir une grande stabilité des températures internes.

La ventilation de l’édifice est assurée par un système de déplacement découplé de 100 % de l’air frais livré par des caissons de ventilation du plancher des aires de bureaux, offrant aux occupants un contrôle individuel de chaque station de travail et bureau. Des diffuseurs à faible niveau, seuls ou intégrés dans l’ameublement de laboratoire, les murs ou la menuiserie préfabriquée, fournissent l’air aux laboratoires ou aux lieux publics. En ce qui concerne les espaces de laboratoire, le recours à une approche de ventilation par déplacement stratifié réduit l’énergie nécessaire aux ventilateurs et le changement d’air par heure requis puisque seules les zones occupées de ces espaces sont climatisées. L’air qui s’échappe des espaces relativement propres comme celui des bureaux est dirigé vers le penthouse et réutilisé en partie comme air de ventilation pour la zone de laboratoire. Un mur solaire de 700 m2, de faible technologie, consistant de plaques de métal finement perforées par lesquelles l’air arrivant est puisé, fournit un pré réchauffement de l’air de ventilation provenant de l’extérieur en hiver. Ce système a la capacité d’accroître la température de l’aire de 16 degrés centigrades lors d’une journée normale de janvier.

John Featherstone, OAA, AIA, LEED AP, Principal, Diamond Schmitt Architects
Avant d’obtenir son baccalauréat ès arts en architecture de l’université de Toronto, John Featherstone a œuvré pendant 20 ans dans le secteur de la construction domestique et industrielle. Il est membre de l’Institut royal d’architecture du Canada, du American Institute of Architects et de l’Association des architectes de l’Ontario. Il est également un professionnel agréé LEED qui, pendant toute sa vie, a porté un intérêt à l’écologie.

Depuis qu’il s’est joint à Diamond Schmitt Architects en 1998, où il est un directeur, John est le consultant principal en matière de laboratoire et le spécialiste de la conception d’installations complexes de recherche. Il possède une connaissance approfondie de la programmation de projet, de la planification, de la conception et de la construction.

L’expérience de John dans le domaine des laboratoires couvre plus de trois millions de pieds carrés de  travaux de construction et comprend de multiples projets exécutés à l’université de Colombie-Britannique et à l’hôpital général de Vancouver, à l’université McGill, à l’université de Toronto et quatre projets à l’université Queen de Kingston.

Il est actuellement directeur responsable de l’aménagement de l’extension des 5e et 6e étages de l’Institut de recherche sur le cancer de l’Ontario et du nouveau laboratoire de santé publique du centre de l’Ontario qui s’étend sur quatre étages et représente une surface totale de 200 000 pieds carrés. Ces deux projets sont situés dans la Tour MaRS Phase II, qui fait partie du Toronto’s Discovery District et qui sont présentement en construction.

Birgit Siber, B. Arch OAA RAIC LEED AP, Directrice, Diamond Schmitt Architects
Birgit Siber  oeuvre dans le domaine de l’architecture au sein de la firme Diamond Schmitt depuis 1996 et est devenue directrice en 2003. L’écologie est devenue un leitmotiv pour le travail de Birgit; elle préside le comité de conception écologique du bureau et elle fait la promotion active de la conception des édifices verts au sein du bureau et de la communauté. Elle s’adresse fréquemment aux participants des conférences canadiennes et internationales sur l’écologie et elle a participé récemment à un voyage qui lui a permis de donner des discours en Argentine et au Chili. Elle est engagée envers la conception d’édifices efficaces du point de vue de l’énergie et elle croit que le nouveau langage du milieu de la conception animera l’architecture d’une beauté et d’une clarté émergeant de la compréhension, du respect et de la préoccupation par rapport aux endroits et au climat.

Dans son rôle d’architecte de projet, Birgit s’est concentré sur un large éventail de projets de laboratoires et d’institutions, y compris celui de l’université de Guelph-Humber, qui incorpore le premier mur d’installation novateur de filtre biologique. Présentement, elle travaille sur l’édifice du Centre for Global Innovation Exchange à WLU.

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