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 Halifax Convention Centre, 1650 Argyle Street, Halifax, Nouvelle Écosse
4-5 juin, 2019  

Résumés d’affiches
Test précurseur oxydable total : Mise au jour de la contamination continue par les composés de SPFA par le biais du processus d’altération biotique et abiotique
Katrina Zwambag et Tammy Andrews
ALS Environmental
L’objectif de cette présentation est de familiariser les consultants à la méthodologie du test POT, à la possibilité de SPFA caché sur place et à l’ application.
Abstract

Il existe des centaines de produits chimiques qui peuvent être classés comme des substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA). Les laboratoires accrédités déterminent environ 30 de ces produits chimiques précis. Dans bon nombre de mousses extinctrices et d’autres produits contenant des SPFA, la majorité de ces produits peuvent être regroupés dans des molécules plus complexes incluant des composés polymériques. L’analyse traditionnelle des SPFA ne cible que les analytes clés et, par conséquent, peuvent sous-estimer grandement ou non la présence de SPFA dans l’environnement. Le test précurseur oxydable total (POT) et la détermination du fluor organique total ont été suggérés comme moyen de mettre au jour la présence de ces composés cryptiques sous-jacents de SPFA. Le test POT est un test empirique effectué dans les conditions fixes de réactifs et de température par le biais d’une forte oxydation. Sans mesurer les composés cachés des SPFA, le potentiel de contamination continue à mesure que ces composés passent à travers les processus d’altération en se décomposant pour former les composés communs des SPFA constitue une grande responsabilité. De nombreux essais d’oxydation ont été effectués afin d’acquérir une connaissance plus approfondie du test POT, y compris de l’impact de la concentration et des différences entre la mousse de première génération et les mousses modernes. Le cas étudié sur les mousses extinctrices de première génération et les mousses extinctrices modernes sera représenté sous forme de graphique et fera l’objet de discussion. De plus, des études de cas relatives aux échantillons sur le terrain qui démontrent les difficultés de montrer l’oxydation complète par le biais du test POT seront affichées avec les composantes clés pour obtenir des processus d’oxydation complets. Le bilan de masse sera présenté pour interpréter les résultats de l’étude de cas. Un grand point de discussion à l’appui du test POT est la mobilité des composés des SPFA et, par conséquent, la contamination continue. Potentiellement, des réapplications d’une mousse à formation de pellicule aqueuse (AFFF) et même les mousses d’entraînement sans fluor peuvent contribuer à remobiliser les composés actuels des SPFA en raison de l’affinité pour les matières organiques et la réintroduction de solvants dans le site de contamination. Cette évaluation conclut le cas pour étendre les suites analytiques afin de couvrir d’autres SPFA qui peuvent découler d’une altération qui pourrait inclure une certaine oxydation et une hydrolyse er, t, avoir de meilleurs modèles pour prédire les paramètres environnmentaux de dégradation de l’AFFF.

Katrina Zwambag, gestionnaire intérimaire de LC/MS, Laboratoire environnemental de Waterloo, ALS Environmental
Katrina Zwambag a entrepris sa carrière chez ALS Environmental il y a 10 ans et est passée d’analyste de laboratoire à gestionnaire du service de LC/MS. Katrina a fait partie intégrante de chaque service dans lequel elle a travaillé, en apportant de nombreuses améliorations à l’efficience du laboratoire. Elle possède également une bonne maîtrise et une bonne connaissance de nombreuses techniques utilisées en laboratoire. Sa connaissance des composés organiques et des instruments applicables est vaste. Katrina est chargée d’assurer la coordination quotidienne du service de LC/MS, y compris la validation des méthodes, le contrôle de la qualité et l’entretien des instruments.

La bioaccumulation de SPFA dans les vers de terre provenant des sols amendés de sorbants
Julie Jarjour1, Jinxia Liu1, Gabriel Munoz2, Mélanie Desrosiers3, Sebastien Sauve2
1Université McGill 
2Université de Montréal
3Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec, ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
L’objectif de cette présentation est de démontrer l’efficacité de différents sorbants sur divers sols pour réduire l’apport des SPFA dans les vers de terre.
Abstract

L’utilisation de mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF) pour éteindre des feux de liquides inflammables a introduit des substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles dans différents milieux environnementaux, y compris le sol. La stabilisation du sol à l’aide d’amendement du sorbent a démontré le potentiel de réduction de la lixiviation des SPFA à partir de sol contaminé et de biodisponibilité. Cependant, les comportements des SPFA après les amendements devront faire l’objet d’une évaluation plus poussée pour valider cette approche. L’apport des vers de terre (Eisenia fetida) à la suite de l’amendement sera étudié puisqu’il constitue un moyen largement utilisé pour évaluer la biodiversité du sol. Trois amendements différents seront utilisés pour la présente étude : le biochar tiré de copeaux de pin; le carbone activé à base de charbon (F-400); et un argile absorbant modifié. Trois sols de surface prélevés à Montréal ont été choisis en fonction de divers propriétés du sol. Un mélange de SPFA représentatifs incluant quatre sulfonates de perfluorolkyl (SPFA), six perfluorocarboxylates (PFCA), trois (n:2) acides sulfoniqus de fluorotélomère, et 6:2 bétaines de fluorotélomère sulfonamidoalkylique (6:2 FTAB) seront utillisés pour enrichir les sols à des concentrations pertinentes. Les sols enrichis seront amendés à l’aide de 4% de sorbant auxquels les vers de terre seront exposés pour un test de la phase d’absorption jusqu’à ce qu’un état stable soit atteint. La présente étude examinera le lien entre les différents facteurs qui contribuent à la réduction de la bioaccumulation des SPFA et traitera de ce sujet. Les conclusions permettront de déterminer les amendements appropriés pour différents types de sol et les SPFA et d’établir les matériaux rentables nécessaires pour stabiliser les SPFA dams le sol.

Julie Jarjour, étudiante en génie de l’environnement de l’Université McGill
Julie Jarjour a des antécédents en génie agricole et en génie de l’environnement. Elle a participé à des projets de recherche liés aux SPFA incluant la migration des SPFA des textiles et la bioaccumulation des SPFA dans les vers de terre. Elle effectue actuellement une recherche pour sa thèse de maîtrise sur la bioaccumulation provenant des sols amendés par le sorbant dans les vers de terre.

Réponse toxicologique des Chironomus dilutus à six composés perfluoroalkyles
Chris McCarthy et Henry Yee
Jacobs
L’objectif de cette présentation est de présenter les résultats de la recherche en cours sur l’écotoxicité sous-étudiée, mais fréquemment détectée des SPFA dans l’espoir de brosser un portrait des évaluations des sites contaminés.
Abstract

Une étude à plusieurs volets a été réalisée sur six substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) dans le but d’obtenir des données permettant d’évaluer la toxicité relative à propotionnelle entre les substances. Les six substances ont été sélectionnées à partir de la liste de la troisième règle de surveillance des contaminants non réglementés (Third Unregulated Contaminant Monitoring Rule, UCMR3) de l’US Environmental Protection Agency (EPA), des valeurs préliminaires dans l’eau potable de Santé Canada (janvier 2017), et les documents d’orientation disponibles d’Environnement et Changement climatique Canada. Deux des substances, le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) et l’acide pentadécafluorooctanoïque (APFO), ont fait l’objet d’études approfondies. Les quatre autres substances (l’acide perfluorononanoïque [APFO], l’acide perfluorobutanesulfonique [APFBS], l’acide perfluorohexanesulfonique [APFHxS], et l’acide perfluoroheptanoïque [PFHpA]) sont couramment détectés dans les eaux souterraines, en particulier près des rejets de mousse à formation de pellicule aqueuse (MFPA), mais on en sait bien moins sur leur potentiel toxicologique. Des essais échelonnés sur 10 jours visant à déterminer la concentration aiguë et des essais biologiques de renouvellement définitif chronique échelonnés sur 20 jours ont été effectuées sur les six composés à l’aide du moucheron d’eau douce, le Chironomus dilutus. Les doses d’exposition ont été établies au-dessus et en-deçà des concentrations pertinentes sur le plan environnemental. Les paramètres de mesure incluaient les suivants, à savoir : le pourcentage de survie des larves, la croissance des larves, et le nombre de larves, de nymphes, et d’adultes émergents à la fin de l’essai. Les résultats des essais de survie aiguë échelonnés sur 10 jours ont servi à éclairer les dosages pour les tests de croissance chronique échelonnés sur 20 jours. Un ajustement a été apporté à la courbe de réponse au dosage de chaque composé. Une analyse statistique supplémentaire a été effectuée pour évaluer le lien entre le SPFO plus toxique et les autres composés. Les résultats concordent avec le travail precedent qui montre que le SPFO est la SPFA la plus toxique. Une deuxième série d’essais chroniques sera effectuée à titre de suivi pour examiner l’additif et la toxicité synergiques potentiels. Les organismes seront exposés à des mélanges contenant des proportions différentes des six composés, basées sur les pourcentages de concentrations détectées dans les données recueillies sur le terrain. Les résultats de ce travail seront considérés avec d’autres travaux en cours qui testent les mêmes composés et les mêmes mélanges pour rechercher des schémas de similitude entre différentes catégories d’organismes.

Chris McCarthy, responsable de pratique en matière d’évaluation des risques écologiques, Jacob
Depuis 2011, Chris McCarthy a dirigé la pratique en matière d’évaluation des risques écologiques de CH2M (rôle qui est maintenant assumé par Jacob) avec un personnel d’environ 30 employé(e)s ayant différents antécédents et différents niveaux d’expérience.

Il donne comme consigne aux équipes de gestion des risques d’évaluer la probabilité et l’importance des effets indésirables pour la biote non humaine exposée à des contaminants dans les dépôts de déchets dangereux et qui travaillent avec des ingénieurs à des stratégies de gestion des risques. Chris possède une expérience dans l’évaluation d’une vaste gamme de contaminants incluant des SPFA, le chrome hexavalent, le mercure, l’arsenic, les radionucléides, les biphényles polychlorés (BPC) et les dioxines et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Depuis 2016, Chris a participé aux travaux liés aux SPFA incluant : une subvention de recherches sur l’écotoxicité des SPFA; a effectué une présentation demandée au groupe de travail sur la gestion des sédiments (GTGS); a présidé une séance sur le risque écologique des SPFA à la réunion annuelle de la SETAC en Amérique du Nord; a effectué des présentations sur la recherche relative aux SPFA aux réunions régionales, nationales et internationales de la SETAC; et a publié un manuscrit approuvé par des collègues sur les renseignements disponibles pour l’évaluation des risques écologiques des SPFA. Tout récemment, Chris a publié la section d’évaluation des risques écologiques et est membre du groupe de travail sur la rédaction relative à l’écotoxicité pour le document d’orientation sur les SPFA du prochain Interstate Technology & Regulatory Council (ITRC). Il est également membre de l’équipe de formation sur les SPFA de l’ITRC.

Traitement des SPFA du sol : accent sur la desorption rentable
Scott Grieco1, Roger Richter2, Timothy Fitzpatrick3, Bill Diguiseppi1, Katie Rabe1
1Jacobs
2Iron Creek Group
3SGS
L’objectif de cette présentation est de discuter des technologies d’assainissement du sol et de présenter les données élaborées pour le traitement thermique du sol.
Abstract

Contexte/Objectifs. Des études récentes indiquent que les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) sont relativement courantes en association non seulement avec les aires d’entraînement à la lutte contre les incendies, comme on s’y attendrait, mais à proximité des hangars d’aviation, des casernes de pompiers municipales, des installations d’épuration des eaux usées, des sites d’enfouissement, des installations industrielles et des lieux d’accident de transport. À l’échelle du Canada et des États-Unis, l’examen réglementaire détaillé croissant et la sensibilisation du public ont amené de nombreuses administrations à émettre des niveaux de sensibilisation, des niveaux d’orientation ou des normes de nettoyage mandatées dans le sol et les eaux souterraines. L’usage et l’occurrence répandus ont également le potentiel d’influer sur les sites militaires, les services publics, les friches industrielles privées et les projets généraux de nettoyage dirigés par la province. Les projets de construction, de démolition et de réaménagement à ces sites impliquent souvent l’excavation et le retrait de sol enclavé. Compte tenu de la probabilité de rencontrer un sol enclavé par les SPFA, il est important d’envisager une stratégie corrective. Le traitement thermique des sols enclavés par des composés de SPFA est une technologie prometteuse, mais la température et le temps optimaux de traitement, ainsi que les économies connexes n’ont pas été évaluées en profondeur.

Approche/Activités. Cette présentation fournit un examen des technologies de traitement des sols disponibles, y compris la stabilisation et la séquestration sur place et le lavage des sols.

La présentation met l’accent sur les efforts récents de désorption thermique à des plages de températures basses à modérées. L’étude 1 a été effectuée de 400 à 650 ºC entre 60 et 80 minutes, et a démontré une élimination de 89 à >99,99 %. L’étude 2 a été effectuée entre 250 et 350 ºC à l’aide de temps de séjour plus long sur place (jusqu’à 8 jours) et a montré une élimination de >99,4 %.

Les leçons et les résultats tirés des études thermiques précédentes et récentes (incluant les travaux futurs et les données manquantes) seront résumés, ainsi que la compétitivité des renseignements sur les coûts généraux avec les technologies limitées actuelles et les technologies non thermiques d’assainissement du sol qui ont été démontrées.

Scott Grieco, ingénieur principal et chef de l’exercice relatif aux nouveaux contaminants en Amérique du Nord, Jacobs
Le Dr Scott Grieco est ingénieur principal et chef de l’exercice relatif aux nouveaux contaminants en Amérique du Nord avec Jacobs. Son domaine d’expertise est le traitement des nouveaux contaminants et des composés environnementaux persistants. Il compte 26 années d’expérience en essais de traitabilité, en évaluations de système et en conception de procédé. Scott pratique dans le domaine des nouveaux contaminants (NC) depuis les huit dernières années. Il a complété des représentations à l’échelle du laboratoire, des représentations-pilotes et des représentations à grande échelle de NC, y compris de l’eau souterraine, de l’eau potable du sol et de l’eau potable municipale, et les rejets d’écoulement des dépotoirs pour les SPFA. Il est également professeur invité à la State University of New York College of Environmental Science & Forestry. Il détient un BS en génie chimique, une MS en génie de l’environnement et un doctorat en génie des bioprocessus et un ingénieur professionnel enregistré à New York.

Enquête sur la contamination par les SPFA provenant de compost industriel appliqué au sol et de sources AFFF
Ian Ross1, Martin Gavin2, Jake Hurst1, Erika Houtz3, Benjamin Kapfenberger2, Thomas Held4
1Arcadis UK
2Arcadis Canada Inc.
3Arcadis US
4Arcadis Germany GmbH
L’objectif de cette présentation est de démontrer une enquête sur la contamination par les SPFA indirectement introduits par l’application de boues et d’engrais sur une zone précédemment non contaminée. L’accent est sur la présentation des résultats et des leçons tirées de l’enquête.
Abstract

Contexte et objectifs. Une grande superficie de sol touché par des substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) a été découverte à la suite de certaines activités de compostage, il y a dix ans. Des boues industrielles ont été mélangées avec du sol composté et étendues sur des terres agricoles comme engrais jusqu’à une profondeur de 30 cm, entraînant la contamination par SPFA sur plus de 3,7 km2. L’engrais est principalement composé de polyalkylphosphates et certains polymères fluorés. Les polyalkylphosphates n’ont pas pu être mesurés étant donné qu’aucune analyse commerciale n’est actuellement disponible. Le sol et les eaux souterraines contiennent de fortes concentrations d’acide perfluorocarboxylique et d’acide perfluorosulfonique, suggérant que la contamination d’origine a déjà fait l’objet d’une biotransformation vers les acides perfluoroalkylés persistants (APFA), mais les concentrations des précurseurs résiduels restants n’ont pas été estimées. Par conséquent, l’analyse de la quantité totale de précurseurs oxydable a été utilisée pour enquêter sur le sol. La contamination du sol composté est recouverte dans certaines régions par une seconde contamination par SPFA provenant de l’utilisation de mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF). Dans ce domaine, la distribution de SPFA diffère de la contamination industrielle relative aux boues.

Approche et activités. Les résultats de l’analyse de la quantité totale de précurseurs oxydables des sols touchés par les polyalkylphosphates montrent que des quantités substantielles de précurseurs demeurent encore dans le sol, mais les eaux souterraines étaient presque exemptes de précurseurs. Ces résultats ont été confirmés par l’analyse du fluor organique absorbable. Dans la zone touchée par l’AFFF, des concentrations importantes de précurseurs ont été détectées dans les eaux souterraines et on suppose que les surfactants d’hydrocarbures se produisant dans l’AFFF ont créé un environnement biogéochimique fortement réducteur, conservant les précurseurs transformables en aérobiose, alors que dans le reste de la région, les conditions oxydantes permettent une biotransformation rapide et complète des précurseurs vers des APFA immédiatement après leur transport dans les eaux souterraines.

Résultats et leçons apprises. L’assainissement du sol contaminé par SPFA est seulement nécessaire dans la mesure où l’infiltration de l’eau de pluie du sol faiblement contaminé laissé en place ne causera pas un dépassement des valeurs de l’intervention pour les eaux souterraines établies par les organismes de réglementation. Étant donné que l’étendue de la zone contaminée du sol est grande, l’infiltration mènera à une accumulation de SPFA dans les eaux souterraines passant dans la zone contaminée. Néanmoins, au début du projet, on ignorait à quelle vitesse et pendant combien de temps les SPFA seraient transportés du sol vers les eaux souterraines et à quelle vitesse les précurseurs seraient biotransformés en des APFA persistants. Par conséquent, une étude a été entreprise pour déterminer les coefficients de sorption propres à chaque site. Ces coefficients de sorption ont été utilisés dans un modèle de transport des contaminants pour calculer l’extension du panache et prévoir l’influence de futures mesures d’assainissement des sols.

Pour le site, une étude de faisabilité provisoire a été réalisée pour rechercher des solutions de traitement, y compris des technologies efficaces et éprouvées, ainsi que des technologies d’assainissement innovantes, mais pas encore à maturité. Afin de finaliser l’étude de faisabilité, un projet de recherche et développement a été lancé pour concevoir un meilleur modèle prédisant la sorption et la libération de SPFA et déterminer le taux de production microbienne de SPFA à partir de sols contaminés par des précurseurs.

Martin Gavin, gestionnaire de marché national, secteur gouvernemental, Arcadis Canada Inc.
Martin Gavin a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de la construction et de la planification d’assainissement dans tout le Canada. Depuis 2001, M. Gavin travaille comme ingénieur et gestionnaire de site dans les sites contaminés de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut. M. Gavin a occupé de nombreux rôles supérieurs dans le programme de fermeture de la Société de développement du Cap-Breton qui se concentrait sur la fermeture et la remise en état du patrimoine minier des anciennes opérations et des avoirs fonciers du Cap-Breton. En tant que gestionnaire de projet principal et directeur pour le projet d’assainissement de la mine Giant dans les Territoires du Nord-Ouest, M. Gavin a été responsable de la planification d’assainissement, des approbations réglementaires et de la mise en œuvre à grande échelle de ce projet d’assainissement du gouvernement fédéral, évalué à des centaines de millions. En tant que membre actif du Comité consultatif technique de gestion de programme, il a fourni des directives techniques sur les activités de remise en état pour les projets dans le Nord canadien.

Gestion et traitement des eaux d’incendie usées contaminées par des concentrations élevées de SPFA
Bill Malyk, Katy Falk, Kevin Olness
Wood
L’objectif de cette présentation est de discuter des mesures de gestion et d’atténuation des risques potentiels et de la responsabilité associées à l’élimination des eaux d’incendie usées contaminées par des SPFA à une station aérienne militaire américaine active.
Abstract

Introduction. Les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) ont émergé mondialement en tant que contaminants de haut profil et hautement prioritaires. Bien qu’on ait mis l’accent principalement sur l’acide sulfonique perfluorooctane (SPFO) et l’acide perfluorooctanoïque (APFO), surtout dans l’eau potable, les autorités réglementaires de plusieurs pays et États ont étendu leur portée pour inclure les lignes directrices et promulgué le règlement autour des autres SPFA et des autres voies. De plus, on s’attend à ce qu’un examen plus approfondi soit mis en place sur la gestion et l’élimination des mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) et des eaux d’incendie usées et la réglementation continuera d’évoluer pour inclure les autres SPFA à mesure que la recherche sur les répercussions potentielles sur la santé de cette classe chimique se développe.

L’évaluation des eaux d’incendie usées et des eaux de rinçage générées par le nettoyage des systèmes de stockage des eaux d’incendie est en train d’être achevée afin de développer une méthode plus robuste, rentable et efficace pour évaluer les eaux d’incendie usées à des installations militaires.

Méthodes. Le projet est réalisé en deux étapes, en commençant par une première évaluation de la traitabilité visant à surveiller l’efficacité du traitement des SPFA en utilisant un système de trains de traitement mobiles pour des concentrations inférieures aux limites respectives d’avis sanitaire à vie de la Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis et de filtrage régionaux. Le système de traitement mobile sera modifié en fonction de l’évaluation initiale et utilisé pour traiter l’eau d’incendie restante touchée stockée dans des réservoirs souterrains sur le site ainsi que l’eau de rinçage générée pendant le nettoyage des réservoirs.

L’étude sur l’évaluation de la traitabilité initiale sera effectuée sur les eaux d’incendie usées les plus fortement concentrées, un réservoir de stockage souterrain d’eaux d’incendie usées de 40 000 gallons, y compris l’eau générée par le rinçage triple du réservoir, dont la quantité estimée représenterait jusqu’à 20 % du volume du réservoir. L’application de la méthode de traitement initial au réservoir de stockage souterrain ayant la plus haute concentration de SPFA fournira la meilleure indication quant au succès futur de la méthode dans le traitement de l’eau dans les autres réservoirs de stockage souterrains. Les concentrations les plus élevées sont actuellement identifiées à plus de 6 ppm pour le SPFO.

L’échantillonnage du système de traitement comprend l’analyse de l’EPA 537.1 Liste modifiée de 26 analytes de PFAS permettant d’évaluer l’efficacité de la méthode de traitement pour éliminer les composés de SPFA à chaîne courte et à chaîne longue par rapport aux critères respectifs. Une analyse supplémentaire comprendra les huiles et les graisses, les sulfures dissous, le point d’éclair, le cyanide et les métaux dissous afin d’assurer que l’eau traitée répond à toutes les exigences de rejet dans les égouts sanitaires.

Au cours de la deuxième étape, les résultats de l’essai initial de traitabilité peuvent être utilisés pour optimiser ou modifier le processus de traitement (p. ex., augmentation de la taille des lits de milieu, changement de récipient, réduction du débit pour augmenter le temps de contact avec le lit vide, etc.). Toute modification sera mise en œuvre à la suite de la première évaluation du traitement ou avant la mise en œuvre de la méthode de traitement à tout le reste des réservoirs de stockage souterrains pour les eaux d’incendie usées. Un traitement supplémentaire d’une quantité de 360 000 gallons d’eaux d’incendie usées est prévu.

Le système de traitement mobile monté sur remorque sera constitué de trains de récipients parallèles (principal et en attente) de traitement, montés sur une remorque à plateau pour permettre la mobilisation d’un réservoir de stockage souterrain à un autre, selon les besoins. Chaque train de traitement (trains principaux et en attente) sera composé des récipients de milieu de traitement en série :

  • Deux récipients avec de l’argile biologique pour enlever les huiles et les graisses.
  • Trois récipients avec du charbon actif en grains (CAG) pour éliminer les composés organiques volatils (COV) et les composés organiques semi-volatils (COSV). Certains SPFA seront également éliminés par le CAG.
  • Cinq récipients avec des récipients en résine à échange d’ions pour éliminer les composés de SPFA.

Chaque train de traitement sera précédé par un système de filtration à double sac qui sera utilisé en amont du train de milieu de traitement afin d’enlever les particules en suspension du courant des eaux usées avant leur entrée dans le train de traitement.

L’eau traitée sera contenue temporairement dans deux réservoirs distincts de rétention en acier de 10 000 gallons – ou un de 20 000 – situés en aval des deux trains de traitement. L’eau traitée sera stockée temporairement sur place jusqu’à ce que des données de caractérisation de l’échantillon et des permis de rejets de lots soient obtenus pour chaque lot d’eau traitée avant le déversement dans les égouts sanitaires.

Résultats et conclusion. Les résultats des travaux de traitabilité qui seront exécutés à partir de janvier 2019 seront présentés. Les données présentées seront les suivantes :

  • Les résultats recueillis sur le rendement du système et les échantillons de déversement par lot selon les volumes spécifiés traités pour les composés de SPFA.
  • Les résultats de l’efficacité du nettoyage de réservoir afin de déterminer l’efficacité du processus de triple rinçage à l’élimination des SPFA des réservoirs de stockage.
  • Les défis relevés, les modifications évaluées et mises en place pour le traitement de l’eau restante.
  • Les meilleures pratiques de gestion pour une gestion efficace et une réduction des risques associés au stockage et à l’élimination des eaux d’incendie usées.

Bill Malyk, ingénieur principal, Wood
Bill Malyk est ingénieur principal et possède plus de 27 ans d’expérience dans la gestion de l’eau dans les industries et les projets de traitement des eaux usées. M. Malyk est l’expert en la matière pour Wood en ce qui concerne le traitement de l’eau pour des SPFA. Ses domaines d’expertise comprennent le choix et la conception du traitement, le dépannage opérationnel et l’évaluation économique pour les systèmes de traitement de l’eau et des eaux usées. L’expérience de M. Malyk englobe un large éventail d’industries et de systèmes de traitement. Il apporte à chaque projet une vaste connaissance de la sélection, de la conception et de l’exploitation du système de traitement des déchets, dans les systèmes physiques ou chimiques comme dans les systèmes de traitement biologiques. Il a acquis son expérience de travail dans le cadre de projets en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Australie, en Europe, en Afrique, en Inde et en Chine.

Enquête et assainissement de plusieurs zones sources de SPFA à un aéroport afin de protéger un approvisionnement en eau à risque
Martin Gavin1, Benjamin Kapfenberger1, Ian Ross2, David Atkinson2, James Lemon2, Jonathan Miles2, Jake Hurst2, Erika Houtz3, Jeff Burdick3
1Arcadis Canada Inc.
2Arcadis UK
3Arcadis US
L’objectif de cette présentation est de mettre en évidence la nécessité de comprendre l’historique de l’utilisation des AFFF aux aéroports et aux aérodromes, comme de multiples zones sources sont typiques. La présentation met l’accent sur les zones sources identifiées et les approches d’assainissement, y compris les résultats.
Abstract

Guernsey, une dépendance de la Couronne britannique, est situé dans la manche entre l’Angleterre et la France et représente l’une des îles Anglo-Normandes. Des concentrations des substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) ont été détectées dans les eaux de surface qui sont utilisées comme source d’approvisionnement en eau potable pour la population de l’île. Le bassin versant touché, qui comprend un des principaux réservoirs d’approvisionnement en eau de l’île, collecte les eaux de surface et les eaux souterraines provenant des environs de l’aéroport des îles. L’aéroport a été identifié comme une source potentielle pour la contamination détectée de SPFA. Les objectifs du projet étaient d’examiner l’étendue des répercussions des SPFA dans l’aéroport et le milieu environnant; la question de savoir si les conditions existantes étaient susceptibles de se détériorer davantage; et, en fin de compte, de déterminer une solution appropriée protégée pour préserver l’approvisionnement en eau de l’île dans l’avenir.

En tant qu’étape immédiate, un examen documentaire détaillé et une évaluation des risques préliminaire ont été effectués, examinant les utilisations historiques de mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) à l’aéroport par l’intermédiaire des dossiers des accidents d’aéronefs, des procédures de formation et du stockage du matériel. Le résultat de cette étude a déterminé 11 emplacements sources possibles qui nécessitaient une évaluation plus poussée. Des enquêtes de site ont suivi, y compris de l’échantillonnage intensif du sol, des eaux souterraines et des eaux de surface, permettant de déterminer les répercussions des SPFA à sept de ces emplacements. Selon une modélisation détaillée de l’avenir et du transport, quatre de ces emplacements ont été considérés comme nécessitant des mesures correctives. Tous les travaux d’enquête ont été entrepris à un aéroport actif sans interruption des opérations.

Une fois les activités d’enquête terminées, un système de traitement de l’eau sur mesure a été conçu, comprenant l’installation de deux tranchées de captage souterraines sur l’aérodrome pour intercepter les eaux souterraines touchées par les SPFA. Le système de traitement de l’eau recueille et traite également les eaux de surface touchées. Avec une capacité de traiter jusqu’à 20 litres d’eau par seconde, le système assure que les concentrations de SPFA sont inférieures aux critères d’eau potable avant le déversement dans le bassin versant.

À la suite de l’installation du système de traitement de l’eau, les sols déterminés comme contaminés par des SPFA dans les quatre zones d’origine dans l’ensemble de l’aéroport ont été excavés et contenus dans une digue de sol construite à cet effet. Les sols sont encapsulés de manière à les isoler complètement de l’environnement local, tout en agissant comme une barrière acoustique afin d’atténuer la pollution par le bruit provenant des opérations sur le terrain d’aviation.

Le projet met en évidence la nécessité de comprendre l’historique de l’utilisation des AFFF aux aéroports et aux aérodromes, comme de multiples zones sources sont typiques. La solution de traitement réduit les concentrations de SPFA dans l’eau potable tout en éliminant le risque de lixiviation des principales zones sources en isolant le matériel contaminé dans un cadre plus large de réaménagement.

Martin Gavin, National Market Manager, Government Sector, Arcadis Canada Inc.
Martin Gavin has more than 20 years of experience in construction and remediation planning throughout Canada. Since 2001, Martin has worked as an engineer and site manager in contaminated sites in Nova Scotia, New Brunswick, Ontario, Northwest Territories and Nunavut. Martin held numerous senior roles on the Cape Breton Development Corporation (CBDC) closure program which focused on closing and rehabilitating the mining legacy of the former operations and land holdings in Cape Breton. As Senior Project Manager and Director for the Giant Mine Remediation Project in NWT, Martin was responsible for remediation planning, regulatory approvals and implementation of this large scale federal government remediation projects valued in the hundreds of millions. As an active member of the Program Management Technical Advisory Committee (PMTAC), he provided technical direction on rehabilitation activities for projects throughout Canada’s North.

Enquêtes sur les SPFA dans la région de l’Atlantique
Susan Barfoot et Lynn Pilgrim
Wood
L’objectif de cette présentation est de discuter des EES et des approches fondées sur les risques pour les sites contaminés par les SPFA dans la région de l’Atlantique, de mettre en évidence les leçons apprises, d’offrir les prochaines étapes suggérées et d’ouvrir la discussion pour mieux aligner la gestion des sites contaminés par les SPFA.
Abstract

Objectifs. Une utilisation répandue et à long terme de mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) pour les activités de formation à la lutte contre les incendies a entraîné des libérations de substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) qui sont susceptibles de poser un risque important pour la santé humaine et les récepteurs environnementaux. La compréhension des effets à court et long terme des SPFA fait encore l’objet de recherches, les méthodes d’analyse sont variées et en évolution, et les directives stratégiques et réglementaires sont encore en évolution. Tous ces facteurs créent des défis pour comprendre le véritable risque posé par les produits chimiques persistants. L’expérience du projet des SPFA sur divers sites a permis de mieux comprendre les répercussions des SPFA dans tous les milieux pouvant exister sur et hors site.

Approche et activités. Une évaluation des SPFA au moyen d’un processus de gestion des sites contaminés, y compris une approche par étapes et des principes normalisés d’évaluation des risques (comme avec d’autres contaminants) produira un résultat défendable pour informer les prochaines étapes et les mesures plus larges. Cela revêt une importance primordiale pour les sites comprenant des récepteurs sur place et hors site qui peuvent être directement touchés par la contamination par les SPFA (p. ex., des puits d’eau potable, des zones d’importance écologique). Le processus d’évaluation doit continuellement être réévalué en fonction des changements à la réglementation et des préoccupations des intervenants afin d’assurer l’application d’une approche holistique qui tient compte non seulement des considérations sur place, mais d’un modèle conceptuel plus général du site qui comprend toutes les sources possibles, les récepteurs et les voies dans la région touchée.

Cette présentation comprendra des études de cas propres à la région de l’Atlantique, une description de la façon dont les défis sont traités dans la planification et l’exécution des enquêtes de site, une discussion sur la gestion des répercussions hors site et l’approche « de l’extérieur vers l’intérieur » pour l’évaluation des risques et la présentation des leçons apprises. L’objectif est d’offrir quelques prochaines étapes suggérées et d’ouvrir la discussion pour mieux aligner la gestion des sites contaminés par les SPFA.

Susan Barfoot, ingénieure principale en environnement et gestionnaire de projet, Wood
Susan Barfoot est ingénieure principale en environnement et gestionnaire de projet chez Wood à St. John’s (T.-N.-L.). Mme Barfoot a 18 ans d’expérience dans la conduite des évaluations environnementales de sites, les évaluations des risques pour la santé humaine de niveau II et III, les évaluations des risques environnementaux, l’examen et de l’analyse des options d’assainissement, la planification de gestion des risques et l’assainissement pour divers contaminants préoccupants, y compris les hydrocarbures pétroliers, les métaux, les HAP, les composés organiques volatils (COV) et les SPFA, dans une variété de milieux dans les sites de la région de l’Atlantique. Mme Barfoot a également cinq ans d’expérience de travail avec le gouvernement provincial de Terre-Neuve-et-Labrador, où elle était responsable de l’examen réglementaire des sites contaminés dans la province afin de s’assurer qu’ils ont été gérés en conformité avec les directives, les politiques et les règlements du gouvernement provincial et a fourni une aide technique et des conseils en ce qui concerne la gestion des sites contaminés. Cette précieuse combinaison de connaissances réglementaires et d’application pratique a fourni à Mme Barfoot l’occasion d’offrir de la valeur à ses clients et, plus récemment, d’appliquer les directives fédérales à la gestion des sites fédéraux contaminés. Mme Barfoot a également partagé son expérience avec ses pairs en tant que membre actif du comité PIRI de la région de l’Atlantique depuis 2009.

Enquête de site détaillée pour la présence de SPFA à l’aide d’outils d’analyse perfectionnés
Ian Ross1, Adam Dawe2, John Vogan3, Erika Houtz4, Allan Horneman3, Jeff Mcdonough3
1Arcadis UK
2Arcadis Canada inc.
3Arcadis
4Arcadis US
L’objectif de cette présentation est de démontrer les avantages de l’utilisation des outils d’analyse perfectionnés pour identifier la présence de substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) au cours d’enquêtes de site, de décrire comment interpréter les données et de discuter des meilleurs lieux où appliquer l’utilisation de tels outils.
Abstract

Les évaluations de plusieurs sites associés à des activités de formation à la lutte contre les incendies à l’aide de méthodes d’échantillonnage à haute résolution et en employant des essais du précurseur oxydable total (POT) dans la zone non saturée sont présentées pour démontrer la pertinence des précurseurs dans l’élaboration de modèles conceptuels du site pour les sites affectés par des mousses extinctrices. Les évaluations préliminaires d’un des sites ont démontré que les substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) étaient présentes dans les eaux souterraines, à des niveaux mesurables en mg/L, en raison d’applications historiques fréquences de mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF). À cet endroit, la présence de plusieurs acides perfluoroalkyliques (APFA) à longue et à courte chaîne et le sulfonate de fluorotélomère 6:2 est réglementée dans l’eau potable. Donc, la distribution des précurseurs des APFA dérivés des mousses AFFF qui pourraient former du sulfonate de fluorotélomère 6:2 et des APFA est considérée comme étant d’importance considérable à ce site. Les objectifs de l’enquête étaient de caractériser le site afin de déterminer la distribution des APFA et de leurs précurseurs dans le sol et les eaux souterraines par rapport aux paramètres biogéochimiques, à la pétrographie et à la distribution d’autres composés organiques. Afin d’élaborer un modèle conceptuel du site plus robuste, d’autres objectifs étaient de déterminer si la présence de matières organiques améliorait la sorption des précurseurs des AFPA et de déterminer la mesure dans laquelle les conditions d’oxydoréduction ont influencé la transformation des précurseurs des APFA.

Des échantillons d’eau souterraine et de sol ont été caractérisés pour la présence de SPFA à l’aide d’une liste d’analytes ciblées ainsi qu’un essai POT et de la méthode par fluorure organique adsorbable (FOA) afin de mesurer de façon indirecte la quantité totale de SPFA. La distribution des SPFA dans les sols a également été évaluée par rapport au carbone organique total et à la distribution de la taille des particules. Les eaux souterraines ont été caractérisées pour la présence d’anions principaux, y compris le fluorure, les cations, le carbone organique total et les paramètres biogéochimiques. La distribution des SPFA a été mesurée dans la pétrographie à plusieurs horizons afin de cibler des zones nettement différentes de façon à ce que les horizons de migration chimique et les horizons non migratoires aient été évalués pour leur contenu en SPFA.

La délimitation verticale et horizontale des SPFA à ce site sera présentée en relation à l’hydrogéologie et à la pétrographie du site. Les résultats démontrent que près de 98 % de la masse totale des SPFA dans les sols a été estimée de se produire dans les 1,8 premiers mètres de la couche supérieure des sols non saturés. Il est clair que les sols non saturés à de nombreux sites représenteront probablement des sources continuelles d’APFA au fur et à mesure que la transformation des précurseurs a lieu, surtout puisque la lixiviation des SPFA des zones sources dans la nappe phréatique est facilitée par les augmentations saisonnières de l’eau de pluie et les fluctuations du niveau des eaux souterraines.

Les coefficients de partage obtenus sur le terrain ont été déterminés pour les SPFA individuelles et la quantité totale des précurseurs d’APFA par rapport aux conditions biogéochimiques localisées. Les rapports de concentrations entre les précurseurs d’APFA et les APFA ont été déterminés dans différentes zones d’oxydoréduction du site et, après avoir ajusté en fonction du flux de masse, ont été utilisés pour déterminer la susceptibilité de biotransformation des précurseurs d’APFA en présence de plusieurs types d’accepteurs d’électrons terminaux. Les leçons apprises sur la manière d’utiliser de façon sélective les outils de caractérisation perfectionnés pour fournir le plus de valeur dans la détermination de l’emplacement de la masse des contaminants feront l’objet de discussion. L’utilisation de la méthode d’essai POT était importante afin d’identifier l’emplacement de la masse de contaminants et leur concentration. Les objectifs en matière de qualité des données pour l’interprétation des données des essais POT seront décrites de façon détaillée, comme décrit dans l’ébauche du document d’orientation du Queensland Department of Environment and Science (anciennement le Department of Environment and Heritage Protection) afin de permettre de comprendre le raisonnement de comment et pourquoi utiliser la méthode d’essai POT.

Ian Ross, Senior Technical Director and Global, In Situ Remediation Technical Lead/Global PFAS Lead, Arcadis UK
Ian Ross, Ph.D., is a Senior Technical Director and Global, In Situ Remediation Technical Lead/Global PFAS Lead at Arcadis from Leeds, West Yorkshire, UK.

His focus for the last four years has been on solely on PFAS after initially working on options for perfluorooctane sulfonate (PFOS) management in 2005 after the Buncefield Fire in the UK. He has was part of the team authoring and reviewing the CONCAWE PFAS guidance document and has published several articles on PFAS analysis, site investigation and remediation, including a recent book chapter on PFASs management.

He has been focussed on the bioremediation of xenobiotics for over 26 years as a result of three applied industrially sponsored academic research projects. At Arcadis he has worked designing and implementing innovative chemical, physical and biological remediation technologies.

He has evaluated the fate and transport, biodegradation potential and treatment options for contaminants including hydrocarbons, chlorinated solvents, nitroaromatics, PFAS, lindane (hexachlorocyclohexane), polychlorinated biphneyls (PCBs), Aldrin, Dieldrin and dichlorodiphenyltrichloroethane (DDT).

He has experience with multiple physical, chemical and biological treatment technologies and has won several national and international remediation awards for designing their application.

Études préliminaires en laboratoire de la traitabilité de l’eau contaminée par des SPFA
Ryan Thomas, Fred Taylor, Sophia Dore, Donald Pope, Jennifer Wasielewski
GHD
L’objectif de cette présentation est de fournir un aperçu stratégique des technologies d’assainissement actuelles, nouvelles et intégrées ainsi que des enjeux et des risques associés qui doivent être gérés afin d’offrir la prestation réussie d’un projet tout en abordant le rendement et l’efficacité à court et à long terme. Les résultats d’études à l’échelle du laboratoire à l’aide de charbon activé, de résine d’échanges ioniques et de traitements d’oxydation et de réduction perfectionnés seront évalués et comparés sur le plan de la faisabilité, de l’efficacité et économique.
Abstract

Les substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) sont une catégorie de composés anthropiques qui sont communément retrouvés dans l’eau portable, les eaux de surface, les eaux souterraines, les sols et les lixiviats de dépotoirs. La Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis a établi une limite d’avis sanitaire de 70 ng/L pour l’acide perfluorooctanesulfonique (SPFO) et l’acide perfluorooctanoïque (APFO) pour l’eau potable tandis que certains états américains possèdent des seuils d’intervention plus conservateurs. Les technologies d’assainissement pour détruire les SPFA ne se sont pas révélées comme étant efficaces ou rentables, tandis que les technologies qui retirent les SPFA des flux de déchets sont généralement entièrement démontrées.

De nombreux enjeux sont associés à l’échantillonnage, à la détection analytique et à l’assainissement des SPFA. Des technologies d’assainissement novatrices sont nécessaires afin de fournir des solutions pour l’assainissement des SPFA, en particulier à des sites complexes où d’autres contaminants sont présents et peuvent entraver les traitements en faisant concurrence pour les sites de liaison ou pour les réactifs. Certains paramètres qui ont une incidence sur les traitements réussis d’assainissement des SPFA comprennent les composés inorganiques, la demande chimique en oxygène (DCO) et les contaminants secondaires, comme les composés organiques.

Les technologies actuelles les plus courantes pour le traitement des SPFA dans l’eau et le lixiviat font usage de la sorption des SPFA dans un milieu, comme le charbon activé ou les résines d’échanges ioniques, afin de créer un flux de déchets qui doivent être traités à nouveau (p. ex., la régénération thermique). D’autres technologies qui détruisent les SPFA sont actuellement l’objet de nombreuses études. Cette présentation fournira un aperçu stratégique des technologies d’assainissement actuelles, nouvelles et intégrées ainsi que des enjeux et des risques associés qui doivent être gérés afin d’offrir la prestation réussie d’un projet tout en abordant le rendement et l’efficacité à court et à long terme. Les résultats d’études à l’échelle du laboratoire à l’aide de charbon activé, de résine d’échanges ioniques et de traitements d’oxydation et de réduction perfectionnés seront évalués et comparés sur le plan de la faisabilité, de l’efficacité et économique.

Les éléments à considérer en matière de la conception qui sont examinés dans le cadre des études comprennent le temps de contact nécessaire adéquat pour le traitement des SPFA, les différents oxydants pour les mécanismes de destruction et les exigences en matière de qualité de l’eau pour le traitement efficace.

Thomas Ryan, Scientifique de l’environnement, Groupe des technologies novatrices, GHD
Le Dr Ryan Thomas est membre du Groupe des technologies novatrices au sein de la société d’ingénieurs GHD, basée à Niagara Falls, dans l’état de New York. Il a contribué à l’élaboration des fiches signalétiques et des lignes directrices techniques de réglementation des SPFA pour le Interstate Technology and Regulatory Council (ITRC). Il a fourni des conseils au sujet des articles acceptables et interdits en plus d’aider à établir les protocoles d’échantillonnage des SPFA. Le Dr Thomas est codirecteur du comité d’orientation sur les SPFA pour GHD Amérique du Nord et du sous-groupe sur le sort et le transport, les propriétés physiques et chimiques et la caractérisation de sites de l’ITRC. De plus, il contribue à la préparation et au rendement d’étude de traitabilité sur des échantillons d’eau souterraine et de sols, qui comprennent des analyses comme la spectrométrie optique à plasma induit (SO-PI), la spectroscopie ultraviolette visible (UV/Vis) et la chromatographie en phase gazeuse (CPG). Le Dr Thomas contribue également à des évaluations de technologies d’assainissement, qui comprennent un examen des données du site afin d’évaluer les solutions d’assainissement, d’évaluer les méthodes de traitement existant et de prononcer des recommandations.

Étude de cas : Délimitation des SPFA et traitement de l’eau sur le site d’une aire de formation à la lutte contre les incendies de la Base des Forces canadiennes Comox
Doug McMillan1, Mark Edwards1, Dave Osguthorpe2, Pamela Cushing3, Marie Goulden3, Andrew Smith2, Ruby Pennel2, David Kettlewell1
1SNC-Lavalin inc.
2Services publics et Approvisionnement Canada
3Ministère de la Défense nationale
L’objectif de cette présentation est de présenter une étude de cas pour la délimitation des contaminants sources de préoccupations, y compris les substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) dans les sols, les sédiments, les eaux souterraines et les eaux de surface, sur le site d’une aire de formation à la lutte contre les incendies de Base des Forces canadiennes Comox. De plus, les efforts et les résultats de la mobilisation, de l’établissement et de la mise à l’essai d’un système de traitement de l’eau pour l’assainissement de l’eau contaminée par des SPFA provenant d’un étang de retenue sur le site de l’aire de formation à la lutte contre les incendies seront présentés.
Abstract

Entre septembre 2018 et mars 2019, une évaluation environnementale de site de phase III visant à délimiter la contamination précédemment identifiée par des hydrocarbures, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des métaux et des substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) dans les sols, les sédiments, les eaux souterraines et les eaux de surface de l’aire de formation à la lutte contre les incendies (AFLCI) de la Base des Forces canadiennes (BFC) Comox, située à Lazo, Colombie-Britannique, a été achevée. L’objectif de cette évaluation était de délimiter les SPFA et les autres contaminants sources de préoccupations (CSP) afin de permettre des activités de planification de l’assainissement et d’évaluation de risques.

Pour appuyer les efforts d’assainissement, une évaluation d’un système existant d’assainissement par extraction multiphase qui n’était plus utilisé sur le site de l’aéroport de Williams Lake a été demandée pour ensuite être transportée sur le site de la BFC Comox pour mettre en œuvre un processus de traitement de l’eau de surface et d’essai pilote au site de l’AFLCI. Cette présentation examinera différentes configurations du système de traitement de l’eau afin d’identifier une utilisation simple et efficace afin de réduire la concentration des SPFA dans les eaux de surface qui migrent hors du site. Des recommandations seront prononcées au sujet de l’utilisation régulière du système de traitement de l’eau au site de l’AFLCI et au sujet de l’expansion potentielle des activités de traitement des eaux usées à d’autres zones de la BFC Comox.

L’AFLCI de la BFC Comox a été utilisée à compter de la fin des années 1960 jusqu’à environ 2009. Les exercices de formation étaient menés sur une surface à revêtement de gravier entourée d’une voie périphérique de gravier dont les eaux usées étaient évacuées vers un étang de rétention direction nord-est. Les exercices de formation comprenaient jusqu’en 2002 l’utilisation de mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF) contenant des SPFA. Trois autres préoccupations environnementales au site d’AFLCI concernent l’entreposage et l’utilisation d’hydrocarbures, d’huiles usées et d’eaux usées. Des enquêtes environnementales ont été menées sur le site de l’AFLCI depuis 2002 qui ont révélé la présence de SPFA dans des échantillons pour la première fois en 2014. Les conditions estivales sèches et les conditions hivernales humides saturées qui ont été observées au site de l’AFLCI augmentent le risque de ruissellement des eaux de surface et le potentiel de la migration hors site.

Dans le cadre de cette étude de cas, les conférenciers examineront l’historique des enquêtes environnementales sur le site de l’AFLCI, décriront l’environnement physique unique de la région et leurs enjeux associés, examineront le plan d’échantillonnage et d’analyse des CSP, décriront les méthodes et les précautions associées à l’échantillonnage des SPFA et décriront les résultats de l’enquête. Ils résumeront également les résultats des activités de traitement des eaux de surface et de l’essai pilote du système de traitement de l’eau ainsi que les prochaines étapes possibles pour le site.

Doug McMillan, Gestionnaire principal de projet, SNC-Lavalin inc.
Doug McMillan est un Gestionnaire principal de projet avec SNC-Lavalin inc. possédant plus de 18 ans d’expérience de projets d’évaluation et d’assainissement de sites contaminés dans l’ouest du Canada. M. McMillan a géré et mené une vaste gamme de projets pour des clients de gouvernements fédéraux et régionaux visant à traiter la contamination des sols, des eaux souterraines, des vapeurs du sol, des eaux de surface et des sédiments à des emplacements des hautes terres, des zones intertidales et maritimes. Il a également coordonné de grandes équipes de professionnels pour fournir des services intégrés en matière d’environnement et d’infrastructure.

Étude sur les essais sur banc de la stabilisation des sols contaminés par les SPFA
Stephanie Joyce1, Matt Pourabadehei1, David Liles2, Jeff McDonough2, Ian Ross3, Danielle Toase4
1Arcadis Canada Inc.
2Arcadis US
3Arcadis UK
4Arcadis Australia
L’objectif de cette présentation est de présenter les résultats d’une analyse d’un essai au banc de stabilisation du sol pour des sols contaminés par des substances per- et polyfluoroalkyles (SPFA).
Abstract

Dans le cadre d’un projet plus vaste pour un ministère du gouvernement fédéral, une étude d’essai sur banc a été effectuée sur des sols contaminés par des substances per- et polyfluoroalkyles (SPFA) obtenus sur un site dans le Nord du Canada. Le sol a été transporté du Nord du Canada à un laboratoire en Caroline du Nord, aux États-Unis. L’étude d’essai au banc a analysé trois agents de stabilisation différents, y compris un réactif en poudre composé d’un mélange de charbon activé et d’hydroxyde d’aluminium (désormais appelé réactif en poudre); un argile organique et un mélange de charbon activé en poudre et de chlorure de polydiallyldiméthylammonium (PAC/PolyDADMAC), à différentes concentrations (0,5 %, 2,5 % et 5 %).

Le réactif en poudre et l’argile organique lient et immobilisent les SPFA à leurs surfaces au moyen d’une sorption chimique et physique. Le PAC/PolyDADMAC est un coagulant organique polymérique qui favorise la complexation entre les SPFA et les particules du sol. Le polymère (PolyDADMAC) enrobe les particules de PAC pour améliorer la capacité d’adsorption des particules de sol. Au cours de cette étude d’essai au banc, un mélange traité et l’autre non ont été analysés, en fonction des recherches effectuées par Kurt Pennell (Université Brown). Les trois réactifs sont considérés comme étant des agents de stabilisation, puisqu’ils ne détruisent pas les SPFA. Les SPFA demeurent dans le sol, se lient aux particules stabilisantes et le risque de leur disponibilité sera géré, à la suite du traitement.

Le sol contaminé a été mélangé à des agents stabilisants sélectionnés et à de l’eau désionisée dans une éprouvette. Après la centrifugation, un échantillon d’eau a été présenté pour une bioanalyse des précurseurs oxydables totaux (POT).

Les résultats préliminaires sont très semblables pour les trois agents de stabilisation. Chaque réactif était plus efficace pour l’adsorption de la plus longue chaîne de SPFA que pour celle de la courte chaîne de ces substances. Le mélange de PAC/PolyDADMAC traité à 2,5 % a été le plus efficace pour adsorber la courte chaîne de SPFA, suivi par le réactif en poudre à 5 %. L’additif d’argile organique a été le plus efficace pour adsorber le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), une substance qui est actuellement réglementée au Canada. Dans l’ensemble, l’augmentation de la réduction observée entre la concentration à 2,5 % et celle à 5 % ne semble pas mériter le coût supplémentaire de l’agent stabilisant. Selon les résultats préliminaires, le mélange d’argile organique à 2,5 % a été choisi comme étant la meilleure option pour les analyses à venir. C’est fondé sur sa capacité à adsorber le SPFO, sa disponibilité en Amérique du Nord et sa longévité signalée. On a mélangé un plus grand lot de sol, d’agent stabilisant et d’eau. Ce lot de subira une analyse de dissolution selon la méthode (méthode 1314) du cadre d’évaluation environnementale de dissolution (CEED) à un laboratoire externe. Le lixiviat sera analysé au cours d’une bioanalyse POT. Les résultats sont attendus au début de 2019 et seront inclus dans la présentation.

Stephanie Joyce, gestionnaire de projet, Arcadis Canada Inc.
Stephanie Joyce est une gestionnaire de projet avec Arcadis Canada Inc. qui travaille au bureau d’Ottawa. Elle possède plus de 14 années d’expérience en consultation environnementale, se spécialisant dans l’évaluation des sites environnementaux, la surveillance à long terme et les demandes réglementaires. Mme Joyce a effectué plus de 60 évaluations de sites environnementaux de phase I, de phase II et de phase III dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et en Ontario. Ses clients comprennent principalement des ministères gouvernementaux fédéraux, territoriaux et municipaux. Ses responsabilités sur de récents projets ont inclus celles de gestionnaire de projet pour la préparation des documents d’orientation pour effectuer des évaluations d’anciens sites d’entraînement de lutte contre les incendies pour des contaminations aux SPFA et la démonstration des technologies d’assainissement des SPFA. Elle gère actuellement une étude d’essai au banc évaluant les technologies de stabilisation du sol.

Stratégies d’assainissement de sites contaminés aux SPFA
Shona Lawson, Kelly Gurski, Leah Palmer
Ministère de la Défense nationale
L’objectif de cette présentation est de fournir des renseignements sur la mise en œuvre d’options d’assainissement pour les sites contaminés aux SPFA. Ces options peuvent s’avérer efficaces pour la mise en œuvre sur d’autres sites contaminés aux SPFA.
Abstract

Nous avons mis en œuvre une combinaison de stratégies pour deux sites contaminés adjacents ayant un sol et des eaux souterraines contaminés. Les principaux contaminants préoccupants sont les substances per- et polyfluoroalkyles (SPFA). L’un des sites est une ancienne zone d’entraînement des pompiers (ZEP) et le deuxième site est un ancien site d’enfouissement. Les options d’assainissement incluent l’insertion d’un revêtement en fibre de verre dans une section d’environ 500 mètres d’une voie dégradée d’eaux pluviales qui s’écoule dans une tourbière. Cette méthode visait à empêcher que les contaminants infiltrent les deux sites. Un essai avec un système de filtration au charbon activé granulaire pour traiter les eaux souterraines contaminées a été l’option d’assainissement mise en œuvre sur le deuxième site. L’option d’assainissement de revêtement des eaux pluviales s’est révélée un succès jusqu’à présent et de plus amples travaux de revêtement pour les trous d’homme et autres sections d’environ 100 mètres devraient s’achever en 2019. Les résultats préliminaires provenant du système de filtration indiquent qu’il pourrait s’agir d’une option efficace pour les eaux souterraines contaminées par les SPFA et autres contaminants.

Shona L. Lawson, agente de l’environnement, ministère de la Défense nationale
Shona L. Lawson, M. Sc., B. Sc., RPBio., PBiol., a plus de 20 ans d’expérience de travail en sciences de l’environnement. Mme Lawson a travaillé pour le gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux, l’industrie privée et des organisations des Premières Nations. C’est une agente de l’environnement qui travaille pour le ministère de la Défense nationale. Elle gère et met en œuvre une variété de programmes environnementaux sur une base opérationnelle de l’Aviation royale canadienne, y compris, entre autres, les sites contaminés.

Kelly Gurski, agent de l’environnement, ministère de la Défense nationale
Kelly Gurski, baccalauréat en sciences de l’environnement, a plus de 20 ans d’expérience dans ce domaine. Il a travaillé pour les gouvernements fédéral et provinciaux, l’industrie privée et avec des organisations des Premières Nations. M. Gurski est un agent adjoint de l’environnement au ministère de la Défense nationale. Il gère et met en œuvre une variété de programmes environnementaux sur une base opérationnelle de l’Aviation royale canadienne. M. Gurski joue un rôle clé dans la gestion des sites contaminés.

Leah Palmer, technicienne en environnement, ministère de la Défense nationale
Lean Palmer, B. A., a plus de six ans d’expérience en tant que technicienne en environnement avec le ministère de la Défense nationale, sur une base opérationnelle de l’Aviation royale canadienne. Elle joue un rôle de premier plan dans la gestion des sites contaminés et à la mise en œuvre de projets connexes.

Au-delà de l’engagement : Le rôle du travail d’équipe, de la responsabilisation et de la transparence dans l’amélioration des relations avec les partenaires autochtones et l’établissement de la confiance dans le gouvernement
Amy Deveau1 et Tara Chisholm2
1Services aux Autochtones Canada
2Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord
L’objectif de cette présentation est d’échanger sur des expériences portant sur l’engagement significatif et proactif avec des partenaires des Premières Nations.
Abstract

Assainissement de Shannon Park, ajout au projet de réserve et de développement économique Shannon Park a été le site d’une collectivité Mi’kmaw qui a été détruit par l’explosion de Halifax en 1917. Shannon Park est par la suite devenu une communauté résidentielle du ministère de la Défense nationale (MDN) des années 1950 au début des années 2000. À la suite du démantèlement de la communauté en 2004, une partie de la propriété a été transférée à Services aux Autochtones Canada (SAC) / Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord (RCAAN) en prévision de la création d’une réserve urbaine pour la Première Nation de Millbrook. Millbrook est actuellement à la tête d’un projet mixte de développement résidentiel et commercial à Shannon Park si la propriété devait faire partie de ses terres de réserve.

La politique ministérielle Ajout aux réserves nécessite que les terres respectent les normes environnementales pour l’usage auquel elles sont destinées. On a détecté une contamination aux hydrocarbures et aux métaux dépassant les normes résidentielles pour les sols et les eaux souterraines des Recommandations canadiennes pour la qualité de l’environnement du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME) à trois endroits sur le site.

Cette présentation discutera de la façon dont un engagement proactif, soutenu et respectueux avec les partenaires autochtones peut faire avancer les deux objectifs immédiats d’assainissement en plus de nouer des relations de travail et de confiance à long terme. Elle présentera également certains des défis qui surviennent lorsque la politique et les pratiques techniques établies sont prises en compte dans les solutions d’assainissement.

Ce type d’engagement a une applicabilité plus vaste avec l’augmentation de la sensibilisation du public aux contaminants émergents. La présence potentielle de contaminants émergents peut soulever des préoccupations pour les collectivités autochtones et les intervenants touchés.

Amy Deveau, agente de l’environnement, Services aux Autochtones Canada
Amy Deveau est une agente de l’environnement à Services aux Autochtones Canada. Elle est originaire de Meteghan, en Nouvelle-Écosse, et elle a obtenu son baccalauréat en biologie à la St. Francis Xavier University en 2007. Elle est également titulaire d’une maîtrise en études environnementales de la University of Victoria où elle a collaboré avec des aînés Kwakwaka’wakw afin de consigner les connaissances écologiques traditionnelles et pour analyser une espèce d’algue comestible pour détecter la présence de métaux lourds. Mme Deveau travaille au bureau régional de l’Atlantique de Services aux Autochtones Canada depuis 2015.

Points à considérer pour l’enquête sur les SPFA en Colombie-Britannique
Lindsay Paterson, SLR Consulting (Canada) Ltd.
L’objectif de cette présentation est de fournir un aperçu du cadre réglementaire de la Colombie-Britannique et des points à considérer connexes pour effectuer les enquêtes sur les SPFA sur des terres conformément à la compétence réglementaire provinciale.
Abstract

La British Columbia Ministry of Environment and Climate Change Strategy (BC ENV) a publié des normes numériques (limites réglementaires) pour les substances per- et polyfluoroalkyles (SPFA) dans le sol et dans l’eau en novembre 2017 dans le cadre des modifications de l’étape 10/11 du règlement sur les sites contaminés de la Colombie-Britannique (BC CSR) De concert avec la publication des normes numériques du CSR, les nouvelles méthodes analytiques pour les SPFA dans le sol et l’eau ont également été publiées par le BC ENV.

Cette présentation examinera les points à considérer pour effectuer des enquêtes sur les SPFA sur des terres sous compétence réglementaire provinciale, y compris : les activités commerciales et industrielles particulières sur lesquelles les normes du BC CSR s’appliquent; la dérivation des normes du sol et de l’eau, et l’exposition des voies et des récepteurs pris en compte dans l’élaboration des normes; les exigences axées sur le rendement des méthodes du BC Environmental Laboratory Manual pour les SPFA dans le sol et l’eau, ainsi que la façon dont celles-ci peuvent différer des trousses d’analyses normalisées offertes par les laboratoires commerciaux; et des éléments déclencheurs pour des avis au BC ENV et d’autres aspects de l’Environmental Management Act de la Colombie-Britannique et le BC CSR que les gardiens fédéraux devraient connaître lorsqu’ils effectuent des enquêtes sur les SPFA.

Lindsay Paterson, scientifique principale du sol chez SLR Consulting (Canada) Ltd.
Lindsay Paterson est une scientifique principale du sol chez SLR Consulting (Canada) Ltd. en Colombie-Britannique.

Élaboration d’un système intégré de traitement du sol et de l’eau pour le traitement des zones sources contaminées par les SPFA
Colin Morrell, CleanEarth Technologies
L’objectif de cette présentation est de  passer en revue les défis et les processus qui suivent l’élaboration du système intégré de traitement des eaux et de traitement physique et chimique pour le traitement des zones sources contaminées par les SPFA.
Abstract

Cette présentation donnera un aperçu des résultats de l’étude des essais au banc qui ont été utilisés pour élaborer un système de traitement physique et chimique du sol et des eaux en deux étapes conçu pour dissoudre les substances per- et polyfluoroalkyles (SPFA) à la phase aqueuse avec un traitement subséquent en aval de l’eau traitée. Les défis rencontrés et les leçons tirées des efforts en laboratoire feront l’objet de discussions et on présentera un aperçu de la façon dont ces défis ont été surmontés dans le système intégré de traitement du sol. La conception du système est fondée sur des essais de traitement en laboratoire effectués sur des sols contaminés aux SPFA provenant d’un certain nombre d’endroits en Australie. Ces essais de traitement en laboratoire ont été la première étape de l’élaboration et de l’atténuation des risques du système de traitement des SPFA dont les essais sont prévus en Australie au cours du premier trimestre de 2019. L’essai du traitement intégré a résulté en de faibles niveaux de SPFA totales et de concentrations lixiviables dans le sol traité. Les résultats des traitements des sols seront présentés comme étant un retrait de masse comme mesuré par la bioanalyse du précurseur oxydable total (POT) et du fluor organique total (FOT) et par comparaison avec les critères du plan national de gestion environnemental australien.

Colin Morrell, premier vice-président, recherche et développement, CleanEarth Technologies
Colin Morrell est le premier vice-président de la recherche et du développement chez CleanEarth Technologies et il a de l’expérience dans l’évaluation et l’assainissement des sites contaminés. M. Morrell dirige l’équipe sur les SPFA de CleanEarth, qui est axée sur l’élaboration et la mise en œuvre de solutions d’assainissement des SPFA. L’élaboration de solutions est dirigée par un éventail de mécanismes, y compris les ententes avec les fournisseurs, la recherche interne et externe, les essais en laboratoire et les partenariats universitaires principalement dans les domaines du lavage des sols amélioré.

La gestion des risques et l’établissement de priorités des ressources aux sites contaminés par des SPFA
Douglas Smith et Dylan Galt
GHD
L’objectif de cette présentation  consiste à partager des connaissances en ce qui concerne une priorisation efficace des ressources pour s’attaquer à la contamination par des SPFA dans des sites.
Abstract

La reconnaissance de contaminants émergents tels que les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) présente des défis particuliers qui compliquent la prise de décisions éclairées. En ces temps d’incertitude réglementaire et d’évolution rapide de la science portant sur le risque de SPFA, l’industrie et les décideurs sont à la recherche de stratégies efficaces qui permettraient de déterminer les responsabilités potentielles et de proposer solutions concrètes et pragmatiques.

Avant de pouvoir prendre des décisions éclairées, il faut d’abord bien comprendre la problématique sous ses différents angles et ne pas se limiter à la toxicologie des constituants des SPFA, mais également les mécanismes de dégagement, les caractéristiques du site (par exemple, la topographie et la géochimie), ainsi que les voies d’exposition à des risques potentiels, voies par lesquelles les SPFA peuvent se transporter des opérations vers l’environnement. Les risques pour la santé humaine et l’environnement font encore l’objet de nombreuses recherches, mais nous disposons de peu de données sur la toxicité de la plupart des composés des SPFA (y compris des composés à chaîne courte, lesquels sont des substituts fréquents). Pour compliquer encore davantage les choses, l’ampleur de la couverture médiatique, le grand intérêt qu’y porte le public et l’examen minutieux des organismes de réglementation sont autant de facteurs qui expliquent que les délais sont écourtés et qu’il y a lieu d’adopter une approche graduée pour informer les organisations dans leur processus de prise de décisions.

À l’heure actuelle, les options pour traiter adéquatement les eaux usées ou les eaux souterraines pour les SPFA sont limitées. Bien que le charbon actif en granulés (CAG) puisse séparer les SPFA des effluents d’usine, cette technologie est probablement inefficace comme traitement d’affinage permettant de satisfaire aux critères très faibles pour les eaux souterraines qu’adoptent plusieurs organismes de réglementation pour de grands volumes d’eaux souterraines contaminées. De plus, compte tenu de la persistance des SPFA et de leur grande solubilité, à l’avenir, des rejets de volumes même négligeables de SPFA dans le site pourraient annuler des années d’efforts de traitement.

La présentation que voici donne un aperçu de l’approche multidisciplinaire, y compris le recensement des sources, la toxicité des SPFA, une enquête, le devenir et le transport, l’évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement et l’incertitude quant à la réglementation et aux collectivités. Des mesures d’atténuation des risques seront également examinées, y compris les possibilités de substitution de produits, l’élaboration de plans de pratiques exemplaires en matière de gestion des rejets, l’élaboration d’un plan de gestion environnementale pour protéger les récepteurs, le traitement ciblé et la remise en état et la participation des parties prenantes.

Douglas Smith, écogéologue principal et gestionnaire principal de projet, GHD
Douglas Smith est un écogéologue principal fort d’une expérience de seize ans en qualité de consultant. Cela comprend treize ans en Amérique du Nord et près de trois ans en Australie. À titre de gestionnaire principal de projet, M. Smith travaille avec les clients afin de livrer des solutions pragmatiques et axées sur le risque pour le traitement de contaminants conventionnels et de contaminants émergents comme les SPFA. L’expérience de M. Smith en matière de remise en l’état comprend des projets de stabilisation in situ, d’excavation, d’élimination, de recouvrement et de confinement, ainsi que des programmes d’assainissement des eaux souterraines.

Cadre d’évaluation des risques pour la santé humaine des sites fédéraux contaminés par des SPFA
Sue-Jin An, Nicole Somers, Thalia Zis, Christine Levicki, Luigi Lorusso
Santé Canada
L’objectif de cette présentation  consiste à échanger sur le cadre de Santé Canada pour les évaluations des risques pour la santé humaine des lieux fédéraux contaminés aux SPFA pour permettre des évaluations uniformes fondées sur des renseignements à jour.
Abstract

Contexte. Santé Canada élabore des lignes directrices sur l’évaluation des risques à la santé humaine (ERSH) des sites contaminés fédéraux. Ces dernières années, les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) ont retenu beaucoup d’attention en raison de leur persistance dans l’environnement et de leurs propriétés chimiques particulières. Ces substances sont thermiquement et chimiquement stables, résistantes à la dégradation biotique ou abiotique (sauf dans les cas de transformations de précurseurs) et leur présence a été décelée dans des endroits éloignés de leurs points d’origine. L’usage de composés tensioactifs (surfactants) de SPFA s’est généralisé comme ingrédients de revêtements pour textiles, de produits de papier et d’ustensiles de cuisine, et dans les mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) lorsque nécessaire pour des interventions d’extinction d’incendies d’hydrocarbures. Plusieurs des recherches en cours sur les SPFA effectuées dans les sites fédéraux contaminés ont été associées à la formation sur la lutte contre les incendies et des activités d’entretien. La nécessité d’outils permettant d’évaluer les sites potentiellement contaminés est devenue évidente après avoir observé la présence de ces substances dans les sols et les eaux à la suite d’activités antérieures et actuelles.

Objectif et approche. Comme les données scientifiques relatives aux SPFA et aux sites contaminés se multiplient rapidement, la Division des lieux contaminés de Santé Canada a élaboré un cadre pour guider la réalisation d’ERSH de sites fédéraux contaminés aux SPFA. L’affiche présentera une brève description de la méthodologie recommandée par Santé du Canada pour l’ERSH de lieux fédéraux contaminés par des SPFA et donnera un aperçu de ce qui suit : la caractérisation des lieux, y compris les considérations hors site, le recensement des contaminants, y compris l’étude de précurseurs de SPFA, le recensement de personnes qui pourraient avoir été exposées et la façon dont elles ont pu être exposées, ainsi que l’évaluation de la toxicité et des risques. L’affiche fera état de valeurs préliminaires pour les SPFA dans les sols et les eaux souterraines de Santé Canada pour la santé humaine et présentera également des options sur la façon d’évaluer chacune de SPFA pour lesquelles l’on ne dispose pas de valeurs préliminaires ni de valeurs de référence pour la toxicité.

Thalia Zis, spécialiste de l’environnement, Division des lieux contaminés, Santé Canada
Thalia Zis est spécialiste de l’environnement à la Division des lieux contaminés de Santé Canada et prodigue des conseils d’expert aux ministères chargés de la garde qui sont visés par le programme du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). Mme Zis passe en revue les enquêtes sur l’environnement des sites et les évaluations de risques pour la santé humaine des lieux contaminés fédéraux et participe à l’élaboration de la ligne directrice de Santé Canada. Mme Zis travaille à Santé Canada depuis 2016. Avant de se joindre à ce ministère, elle a œuvré dans le domaine des services conseils en environnement pendant plus de dix ans au cours desquels elle s’est spécialisée dans les évaluations de risques à la santé humaine des lieux contaminés.

Approches à la surveillance après la formation de dépôts visant à mesurer les concentrations dans l’environnement de médicaments, de pesticides et d’antibiotiques employés dans l’industrie canadienne de l’aquaculture et leurs effets sur l’environnement
Carrie Bentley1, Nicole MacDonald1, Cory Dubetz2, Lisa Macdonald1, Colin McVarish1, Ian Bryson1 et Jason Bernier1
1CBCL Limited
2Pêches et Océans Canada
L’objectif de cette présentation  consiste à partager de l’information émanant d’une analyse de la documentation sur la toxicité des agents thérapeutiques approuvés et nouveaux pour les organismes non ciblés et des programmes internationaux de surveillance des agents thérapeutiques dans le but de déterminer les approches appropriées sur le plan scientifique à la surveillance du comportement de ces agents une fois libérés dans l’environnement.
Abstract

L’aquaculture est une pratique bien établie dans le monde entier et est en train de devenir une industrie commerciale à grande échelle au Canada, où environ 45 espèces distinctes sont élevées à des fins commerciales. Alors que notre dépendance à l’endroit de l’aquaculture s’accroît, nous nous devons de cerner et de comprendre les risques et les conséquences possibles pour la santé de l’environnement. L’emploi de divers produits thérapeutiques (c’est-à-dire les médicaments, les pesticides et les antibiotiques) est parfois nécessaire au traitement de poissons infestés de parasites ou de pathogènes. Il existe environ une douzaine d’agents thérapeutiques dont l’emploi est actuellement approuvé au Canada et plusieurs autres qui sont de nouveaux candidats à l’approbation. Au Canada, Pêches et Océans Canada a publié récemment le Règlement sur les activités d’aquaculture (RAA) et la Norme relative à la surveillance de l’aquaculture en vertu de la Loi sur les pêches; qui porte principalement sur la matière exerçant une demande biochimique en oxygène. Au Canada, il se fait actuellement de la recherche afin de mieux comprendre les sensibilités d’espèces non ciblées par les agents thérapeutiques de sorte à informer les considérations relatives à la surveillance qui pourraient être incluses en vertu du RAA. Nous avons effectué une analyse de la documentation sur la toxicité des agents thérapeutiques approuvés et nouveaux pour les organismes non ciblés et des programmes internationaux de surveillance des agents thérapeutiques dans le but de déterminer les approches appropriées sur le plan scientifique à la surveillance du comportement de ces agents une fois libérés dans l’environnement. Ce rapport servira de ressource pour prendre des décisions éclairées sur l’emploi sécuritaire d’agents thérapeutiques par l’industrie canadienne de l’aquaculture et sur leur surveillance.

Carrie Bentley, scientifique principale en environnement, CBCL Limited
Carrie Bentley travaille à CBCL Limited, à Halifax (Nouvelle-Écosse) en qualité de scientifique principale en environnement. Elle compte quatorze ans d’expérience de travail et de vie dans trois provinces canadiennes : l’Île-du-Prince-Édouard, l’Alberta et la Nouvelle-Écosse. Mme Bentley se spécialise dans les domaines des pêches et de la biologie de la faune, des évaluations environnementales, de l’octroi de permis en vertu de la réglementation et de la toxicologie en milieu aquatique. Elle a obtenu son baccalauréat en sciences avec spécialisation en biologie et une maîtrise ès sciences en biologie à la University of Prince Edward Island (UPEI). Sa thèse de maîtrise était intitulée « Assessing the Toxicity of Prince Edward Island Stream Sediments Using Asian Medaka Embryolarval Bioassays » (évaluation de la toxicité des sédiments de ruisseaux de l’île du Prince-Édouard au moyen de titrages biologiques sur le medaka au stade larvaire et embryonnaire). Mme Bentley a travaillé pendant plusieurs années au département de biologie de l’UPEI et y a mené des recherches sur les effets sublétaux chez le poisson (Oryzias latipes) de la présence significative sur le plan environnemental de mélanges de pesticides employés en agriculture sur l’Î.-P.-É. Elle a consacré la plus grande partie de sa vie professionnelle au secteur des services-conseils et a acquis une expérience de la gestion de projets, de l’octroi de permis en vertu de la réglementation, de la direction d’études dans le domaine de l’écologie et des évaluations environnementales. Sa plus récente expérience à CBCL Limited a été en tant que coauteure de deux rapports portant sur les approches à la surveillance après la formation de dépôts visant à mesurer les concentrations dans l’environnement de médicaments, de pesticides et d’antibiotiques employés dans l’industrie de l’aquaculture au Canada et leurs effets sur l’environnement.

Les précurseurs de SPFA : Identifier la responsabilité potentielle future pour des sites contaminés
Terry Obal, Heather Lord et Pasquale Benvenuto
Maxxam Analytics
L’objectif de cette présentation  consiste à renseigner le public sur le comportement de nouveaux composés et le risque éventuel d’une obligation d’assainir des sites contaminés par des SPFA.
Abstract

Les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) sont des substances chimiques omniprésentes, persistantes et anthropiques qui se bioaccumulent chez l’humain et dans le biote. La toxicité de certaines SPFA, telles que l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), a été observée dans le cadre d’études sur les animaux. La possibilité d’effets délétères chez l’humain est soupçonnée et est encore à l’étude.

La contamination par des SPFA, au même titre que d’autres composés anthropiques, est habituellement le résultat de rejets directement dans l’environnement. La documentation fait état de la possibilité que des SPFA se forment in situ à la suite d’une transformation de composés « précurseurs » qui peuvent également être présents sur le site comme contaminants, mais ne sont pas mesurés dans le cadre d’analyses périodiques. Parmi les composés communs de précurseurs de SPFA, mentionnons les alcools fluorotélomériques et les sulfonates fluorotélomériques. La transformation d’un précurseur vers une SPFA « produit fini » a d’importantes incidences sur les efforts d’assainissement. En mettant l’accent sur le retrait des SPFA cibles seulement, sans tenir compte de la présence possible de précurseurs de SPFA sur un site, la transformation de ces précurseurs en SPFA préoccupants peut survenir au fil du temps, donnant possiblement lieu à une responsabilité éventuelle.

Lors d’une analyse d’échantillons de routine pour des SPFA, le laboratoire présentateur signale actuellement des résultats pour une liste exhaustive de produits finis connus de SPFA et de composés précurseurs, dans un vaste éventail de matrices environnementales. Toutefois, cette seule analyse ne permet pas de mesurer le potentiel de formation de SPFA en raison de la transformation de composés précurseurs au fil du temps aux produits finis réglementés. Une des approches pour mesurer le potentiel de formation de SPFA dans l’eau et le sol consiste à appliquer l’épreuve TOP (total des précurseurs oxydables).

Reposant sur une méthode[1] publiée antérieurement, cette épreuve a été commercialisée pour mesurer l’ampleur potentielle des impacts de précurseurs de SPFA qui peuvent être présents dans des sols et des eaux contaminés.

La présentation vise à discuter de l’épreuve TOP, en précisant les exigences en matière de prélèvement d’échantillons, en indiquant la manière d’interpréter les résultats obtenus et en examinant ses avantages et ses contraintes.

[1] Houtz, E. F. et D. L. Sedlak (2012), Environ. Sci. Technol., vol. 46, p. 9342-9349

Terry Obal, conseiller scientifique en chef, Maxxam Analytics
Terry Obal, Ph. D. est conseiller scientifique en chef chez Maxxam Analytics. Le mandat de M. Obal consiste à s’assurer que Science@Maxxam et sa valeur sont totalement disponibles à nos clients, aux organismes de réglementation et à la population générale. Ce mandat est réalisé en développant et en validant de nouvelles méthodes et de nouveaux processus à Maxxam, et en offrant aux clients de Maxxam une forte représentation technique, un soutien en consultations et des avis d’experts.

Au cours des cinq dernières années, M. Obal a dirigé le développement et la commercialisation de méthodes robustes, fiables et défendables permettant de déterminer la présence de SPFA dans un vaste éventail de matrices environnementales.

M. Obal a une expérience de plus de trente ans en chimie analytique, en gestion de laboratoire et en services-conseils en chimie de l’environnement. Il est titulaire d’un B. Sc., d’une M. Sc. et d’un Ph. D. en chimie. Il est actuellement vice-président du conseil d’administration de l’Ontario Environmental Industry Association (ONEIA), vice-président de la Fédération des chimistes professionnels du Canada (FCPC) et est chimiste agréé (C.Chem.) en Ontario par l’entremise de l’Association des chimistes professionnels de l’Ontario (ACPO).

Procédé perfectionné de biodégradation in situ du TCE à l’ancien site d’enfouissement de Gloucester
Phil Dennis1, Jeff Roberts1, Sandra Dworatzek1, Lynn Warner2, Clayton Truax3 et Stephanie Joyce4
1SiREM
2Transports Canada
3Services publics et Approvisionnement Canada
4Arcadis Canada
L’objectif de cette présentation  consiste à discuter de l’application d’un procédé perfectionné de biodégradation in situ afin de traiter les eaux souterraines contaminées au TCE à l’ancien site d’enfouissement de Gloucester et de l’emploi de cette technologie novatrice pour réhabiliter des sites contaminés par des solvants chlorés au Canada.
Abstract

L’ancien site d’enfouissement de Gloucester est situé sur un terrain de Transports Canada adjacent à l’aéroport international d’Ottawa, à environ 10 km au sud d’Ottawa. Entre 1969 et 1980, des déchets liquides y ont été expédiés, principalement des solvants organiques dans des contenants en verre qui ont ensuite été incinérés (Jackson et coll., 1989). Cette méthode d’élimination a entraîné la contamination d’un aquifère d’épandage fluvioglaciaire par des solvants chlorés, dont le tétrachloroéthylène (PCE), le trichloroéthylène (TCE), le 1,1,1-trichloroéthane (1,1,1-TCA) et le 1,4-dioxane.

Les Dehalococcoides (Dhc) sont les seuls microorganismes connus qui sont capables d’une déchloration séquentielle complète du PCE, en le convertissant en TCE, en dichloroéthylène (DCE) et en chlorure de vinyle (CV), puis en éthène non toxique. La bioaugmentation peut être utilisée pour ajouter des microorganismes Dhc aux eaux souterraines. Une culture de bioaugmentation, le KB-1®, a été mise au point au Canada; elle comprend les microorganismes Dhc et figure à la liste intérieure des substances pour l’assainissement des eaux souterraines.

Au site d’enfouissement de Gloucester, le pilote d’essai de biodégradation a débuté en 2013, principalement pour s’attaquer à la présence dans les eaux souterraines du TCE à des teneurs dans les centaines de parties par milliard. Les essais de base ont indiqué une faible abondance de Dhc dans la plupart des endroits, ce qui laisse entendre que le nombre de ces microorganismes clés est insuffisant pour réaliser une biodégadation efficace du TCE. Dans le cadre d’un essai pilote in situ, on a décidé d’appliquer un procédé perfectionné de biodégradation consistant à utiliser un donneur d’électrons (EHC-L) et la bioaugmentation avec KB-1®.

Le site d’enfouissement de Gloucester fut la première installation fédérale à être bioaugmenté avec la KB-1® lorsque 20 litres de la culture ont été appliqués en octobre 2013. Des essais de réaction de polymérisation en chaîne quantitative (qPCR) ont été faits pour évaluer l’établissement de la population de Dhc sur le site après la bioaugmentation. Ces essais ont indiqué la présence de 107 Dhc/L dans un point d’injection trois mois après la bioaugmentation. En revanche, on n’a pas décelé de Dhc dans les puits en aval, très probablement en raison de l’hydrogéologie du site. Une deuxième application de KB-1® a été effectuée en septembre 2014. Le substrat donneur d’électrons a été changé pour mieux répondre à l’hydrogéologie du site et de plus, le gradient hydraulique au site a été augmenté par pompage des eaux souterraines. Après la deuxième bioaugmentation, on a clairement constaté des bienfaits au-delà des points d’injection. En novembre 2016, on a décelé la présence de Dhc dans trois puits de surveillance en aval dans une fourchette de 107 à 108/L, indiquant la présence d’une forte population de déchloration en aval de la zone d’injection. Étant donné le succès de l’essai pilote, des efforts d’assainissement à grande échelle sur le site sont actuellement prévus.

Avec des eaux souterraines dont les températures varient de 8 à 11 °C, le site d’enfouissement de Gloucester est caractéristique de plusieurs sites au Canada où les eaux souterraines sont relativement froides (c’est-à-dire que leur température est inférieure à 10 °C). L’expérience à Gloucester où des Dhc ont été établis à forte abondance dans les eaux froides des eaux souterraines est conforme aux observations faites dans des sites comparables au Canada, en Suède et en Alaska.

L’établissement efficace d’une solide population de Dhc, au moyen d’un produit de bioaugmentation homologué par le gouvernement fédéral, à ce site complexe est de bon augure pour l’application de cette approche à d’autres installations fédérales. La présentation que voici portera essentiellement sur l’étude de cas du site d’enfouissement de Gloucester et sur une discussion des leçons apprises qui peuvent servir à l’application d’un procédé perfectionné de dépollution des sols et des eaux d’autres sites au Canada.

Phil Dennis, gestionnaire principal, SiREM
Phil Dennis a plus de 25 ans d’expérience de travail dans les domaines de la biologie moléculaire, de la microbiologie et de l’assainissement de l’environnement avec un accent sur les microorganismes qui aident à dépolluer nos eaux souterraines. M. Dennis est titulaire d’une maîtrise ès sciences appliquées en génie civil de l’Université de Toronto et d’un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en biologie moléculaire et en génétique de l’Université de Guelph. Il est membre fondateur du SiREM, un chef de file de l’industrie de la bioaugmentation et des essais en assainissement de l’environnement où, en qualité de gestionnaire principal, il se consacre essentiellement à la recherche et développement et à la gestion des services d’analyse en génétique moléculaire.

La filtration sur charbon actif en granulés de l’eau potable et des eaux souterraines pour en retirer l’APFO : 12 ans de succès
Bjorn Cuento et Christopher Walker
AECOM
L’objectif de cette présentation  consiste à partager l’expérience du traitement à long terme de l’eau potable pour l’APFO.
Abstract

L’acide perfluorooctanoïque (APFO) est un surfactant persistant dans l’environnement dont la présence a été décelée dans un vaste éventail de milieux, y compris les eaux de surface et les eaux souterraines qui servent de sources en eau potable. Dans les usines de production d’eau potable du bassin versant de la rivière Ohio, les systèmes de traitement au charbon actif en granulés (CAG) parviennent à enlever l’APFO depuis 2006. Dans certains cas, le traitement au CAG a été intégré aux systèmes de production d’eau potable avec les systèmes de traitement déjà en place. Des systèmes de traitement au CAG à plus petite échelle ont été employés pour le traitement de l’eau potable de résidences et le traitement des eaux souterraines de source ponctuelle d’un site d’enfouissement de déchets solides en cessation de service. S’il existe d’autres technologies viables d’extraction de l’APFO, aucune ne peut être appliquée de manière pratique aux usines de production d’eau potable actuelles en raison de leurs débits élevés. À ce jour, dix systèmes de filtration au CAG sont en activité dans huit usines de production d’eau potable. Un onzième en est à l’étape de la conception et devrait être opérationnel d’ici la fin de 2019.

Bjorn Cuento, ingénieur de projets, AECOM
Bjorn Cuento a travaillé comme chargé de projets, ingénieur de projets, estimateur de projets, agent de santé et de sécurité et inspecteur du contrôle de la qualité dans le cadre d’une multitude de travaux en génie de l’environnement et de travaux de construction. Il a travaillé comme ingénieur professionnel dans le cadre de services de consultation en environnement et de projets de réfection. L’expérience de M. Cuento porte sur la caractérisation des sites, la modélisation conceptuelle des sites, la conception de l’assainissement, la surveillance des eaux, des sols et de l’atmosphère et le fonctionnement et la maintenance des équipements. Il a participé à la gestion de projets, à la conception, à la rédaction et à la révision de plans de travail, aux directives en matière de sécurité, à l’analyse de risque de projets et à des travaux de construction. M. Cuento maîtrise la réglementation des États, des municipalités et du gouvernement fédéral des États-Unis, dont le Department of Environmental Protection, le Department of Natural Resources and Environmental Control, l’Environmental Protection Agency, la Comprehensive Environmental Response, Compensation, and Liability Act (CERCLA), la Toxic Substances and Control Act, et Resource Conservation and Recovery Act (RCRA), et l’Occupational Safety and Health Administration.

Les pratiques exemplaires et la fonction des paramètres de l’évaluation de la qualité dans le cadre de l’analyse des SPFA
Bharat Chandramouli, Million Woudneh et Richard Grace
SGS AXYS
L’objectif de cette présentation consiste à discuter des pratiques exemplaires en matière d’analyse des SPFA en s’appuyant sur plusieurs années de données sur le contrôle de la qualité en provenance d’un laboratoire commercial.
Abstract

Les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) sont omniprésentes dans l’environnement et proviennent de plusieurs sources du secteur industriel, comme les mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) pour éteindre les incendies, et du secteur résidentiel, comme les emballages d’aliments et les revêtements hydrofuges. Certains acides perfluorocarboxyliques (APFC) et acides perfluorosulfoniques (APFS) comme l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) sont persistants dans l’environnement, bioaccumulables chez l’animal et ont été liés à un certain nombre de problèmes de santé, y compris le cancer de la vessie chez l’humain, la perturbation de la glande thyroïde, la toxicité hépatique et d’autres mesures toxicologiques. La contamination généralisée par les SPFA par l’utilisation de mousses AFFF présente un défi complexe d’assainissement en raison de la persistance et de la diversité de ces substances. La caractérisation des sites et une analyse exhaustive de la réussite des interventions en matière d’assainissement exigent une panoplie d’instruments permettant des mesures précises et reproductibles. La mesure des SPFA au moyen de la chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (CL-SM-SM) à dilution isotopique est devenue la norme en raison de sa sensibilité, de sa spécificité et de l’application de normes sur la substitution d’isotopes stables afin d’améliorer l’exactitude des données. Toutefois, l’absence de méthodes normalisées acceptables pour la mesure des SPFA oblige à utiliser des mesures incohérentes de la qualité des procédés et des données. Dans le cadre de la présente étude, nous résumons les pratiques exemplaires en matière de prélèvement, d’entreposage et d’analyse des échantillons de SPFA, au moyen de quinze ans et plus de données générées à l’interne sur le contrôle de la qualité des SPFA afin d’évaluer le rôle de la reprise de la substitution, de la caractérisation du laboratoire, de l’asymétrie des sommets, des ratios de transition et d’autres pour déterminer la qualité des données. Nous présentons une synthèse des pratiques exemplaires en matière de manutention, d’entreposage et d’analyse des échantillons et discutons des voies à adopter afin d’harmoniser les paramètres de la qualité de sorte à optimiser la qualité des données sur les échantillons.

Bharat Chandramouli, scientifique principal, SGS AXYS
Bharat Chandramouli, Ph. D., est scientifique principal et a cumulé une expérience de plus de 15 ans du développement, de la validation et de l’application de techniques visant à mesurer les polluants organiques persistants et les contaminants d’intérêt émergent, dont les SPFA. Il est l’auteur de plusieurs articles évalués par un comité de lecture et a rédigé maints chapitres au sujet des SPFA. M. Chandramouli a travaillé depuis 2008 avec SGS AXYS au développement et à la validation de méthodes sur les SPFA et à l’analyse des données sur ces substances provenant de diverses applications sur le terrain.

Prélèvement et analyse d’échantillons de SPFA pour assainir les sites contaminés : la science aujourd’hui
Terry Obal, Maxxam Analytics
L’objectif de cette présentation consiste à renseigner les participants sur les sciences et les pratiques en soutien au prélèvement et à l’analyse d’échantillons pour les SPFA.
Abstract

Le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), l’acide perfluorooctanoïque (APFO) ainsi que les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) afférentes retiennent de plus en plus l’attention des spécialistes de l’environnement et des organismes de réglementation en tant que composés de préoccupation d’ordre environnemental partout dans le monde. Au Canada comme aux États-Unis, les demandes d’analyses des SPFA augmentent sans cesse et à un rythme effréné. Plus récemment, un nombre croissant de pays aux quatre coins du monde passent de normes « provisionnelles » à des normes « réglementées » de qualité des eaux et des sols pour certains composés de SPFA, à mesure que de nouvelles données sur leur toxicité sont disponibles.

Au cours des cinq dernières années, des leçons ont été apprises quant à la mesure de la contamination de l’environnement par les SPFA. De nouvelles données scientifiques au sujet de ce groupe de composés appuient une approche plus pratique au prélèvement d’échantillons lorsqu’on examine la possibilité de sources de contamination de terrains. Et pourtant, cela renforce aussi la nécessité de redoubler de vigilance dans d’autres domaines du régime d’échantillonnage (par exemple, l’utilisation d’une eau exempte de SPFA). Quant au laboratoire, la liste des SPFA systématiquement analysées s’allonge de plus en plus, de sorte que plus de 30 composés y sont mesurés. Les substituts aux APFO, comme GenX, ADONA et F53B, attirent de plus en plus l’attention parce que ce sont des SPFA possiblement toxiques et plus mobiles.

La présentation que voici met l’accent sur le savoir scientifique actuel en matière de mesure des SPFA dans le cadre d’activités d’assainissement de sites, y compris : des approches pratiques et raisonnables au prélèvement d’échantillons; des listes élargies de SPFA signalées par le laboratoire, y compris des substituts aux SPFA; et l’atténuation de la responsabilité à venir par la détermination des composés précurseurs oxydables totaux (test POT).

Terry Obal, Chief Science Advisor, Maxxam Analytics
Dr. Terry Obal is the Chief Science Advisor at Maxxam Analytics. Terry’s mandate is to ensure that Science@Maxxam and its value are fully available to our customers, regulators and the public. This mandate is achieved through the development and validation of new methods and processes at Maxxam, and providing strong technical representation, consultative support and expert opinions to Maxxam clients.

Over the last five years, Terry has led the development and commercialization of robust, reliable and defensible methods for the determination of PFAS in a diverse range of environmental matrices.

Terry has over 30 years of experience in analytical chemistry, laboratory management and environmental chemical consulting. He holds B.Sc., M.Sc. and Ph.D. degrees in chemistry. He is currently: the Vice-Chair of the Board of Directors of the Ontario Environmental Industry Association (ONEIA); Vice-Chair of the Federation of Canada’s Professional Chemists (FCPC); and is an Ontario Chartered Chemist (C.Chem.) through the Association of the Chemical Profession of Ontario (ACPO).

Une approche prudente à la contamination croisée par des SPFA et les bénéfices des analyses de prémobilisation
Samuel Bartlett, Katherine Davis, Rosa Gwinn 
AECOM
L’objectif de cette présentation consiste à communiquer les résultats de l’échantillonnage préenquête de SPFA et à proposer une position raisonnable, mais prudente sur la gestion de la contamination croisée par des SPFA.
Abstract

Pour tout programme de prélèvement d’échantillons de substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA), la contamination croisée est un sujet de préoccupation. Selon les documents du guide disponible sur le prélèvement d’échantillons, il est généralement recommandé d’adopter une approche prohibitive afin de réduire le risque de contamination croisée. En interdisant l’utilisation de produits que l’on sait, ou soupçonne, qu’ils contiennent des SPFA, le risque de contaminer un échantillon est supprimé. Certains produits peuvent être exclus en toute confiance en fonction de leurs caractéristiques, comme les produits avec des propriétés de résistance à l’eau ou de résistance aux taches. Des produits comme ceux de soins personnels ou des matières courantes d’échantillonnage peuvent être plus difficiles à discerner et cela se complique davantage encore si les formulations sont inconnues ou protégées par un brevet. Une approche prohibitive peut être problématique pour de l’équipement de protection individuelle (EPI), car l’exclusion de certains EPI peut susciter des problèmes en matière de santé et de sécurité et mettre en danger le personnel si un substitut adéquat autre qu’une SPFA ne garantit pas un niveau comparable de protection. De même, d’autres matériaux d’échantillonnage – que l’on sait être exempts de SPFA – peuvent donner lieu à des problèmes de logistique ou hausser les coûts d’un projet simplement en raison de soupçons concernant la présence de SPFA. Une approche plus prudente et plus perspicace est justifiée afin de maîtriser les coûts d’un projet et de protéger le personnel sur le terrain, tout en préservant la qualité des données sur les SPFA en réduisant et en atténuant la contamination croisée par des SPFA. La réalisation d’analyses des SPFA dans des produits que l’on soupçonne qu’ils en contiennent avant la mobilisation pour un événement sur le terrain s’est avérée un moyen peu coûteux et efficace de détermination du potentiel de contamination croisée par des SPFA. En testant un produit soupçonné de contenir des SPFA, une équipe de projet peut prendre une décision éclairée, à savoir interdire ou permettre l’utilisation de ce produit, et ces renseignements peuvent être utilisés pour informer les projets à venir. Ce prélèvement d’échantillons avant une enquête a été utilisé sur un certain nombre de produits, y compris des EPI et divers matériaux de prélèvement d’échantillons; les résultats et les méthodologies de prélèvement seront communiqués dans le cadre de cette présentation.

Samuel A. Bartlett, ingénieur en environnement, AECOM
Samuel A. Bartlett a travaillé comme ingénieur en environnement auprès d’AECOM depuis plus de six ans. Il est membre de l’équipe de direction sur les SPFAS à AECOM, aide au développement des affaires avec des clients issus du gouvernement fédéral, notamment des Forces navales des États-Unis. Un article sur la gestion et l’atténuation de la contamination croisée par les SPFA rédigée par M. Bartlett et Katherine Davis Ph. D. a été publié dans la revue Wiley Remediation Journal au printemps de 2018. En 2012, il a obtenu son baccalauréat ès sciences (génie de l’environnement) du Worcester Polytechnic Institute.

Interstate Technical Regulatory Council : Capitalisation sur une coalition publique-privée visant à mettre sur pied un centre d’échange d’information central sur les SPFA
Shalene Thomas1, Virginia Yingling2, Bob Mueller3
1Wood
2Minnesota Department of Health
3New Jersey Department of Environmental Protection
L’objectif de cette présentation est de faire part de la façon dont l’équipe chargée des SPFA de l’ITRC a été mise sur pied, de définir les éléments clés de la réussite de la collaboration, de fournir un aperçu des documents techniques qui ont été remplis, ainsi que de la façon de participer à l’équipe chargée des SPFA de l’ITRC.
Abstract

L’Interstate Technology and Regulatory Council (ITRC) est une coalition publique-privée qui travaille à réduire les obstacles à l’utilisation de technologies et de processus environnementaux innovateurs d’assainissement de l’air, de l’eau et des déchets. En janvier 2017, l’ITRC a mis sur pied une équipe chargée des substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) pour produire des ressources techniques qui aideront les autorités de réglementation et autres intervenants à améliorer leur compréhension de la science actuelle en ce qui a trait aux SPFA.

La compréhension qu’a le milieu scientifique des sources de SPFA, de la caractérisation des emplacements, de l’évolution et du transport dans l’environnement, des méthodes d’analyse et de l’assainissement croît rapidement. Cependant, il n’existe pas de centre d’échange d’information central disponible qui présente ces renseignements de manière facilement accessible aux personnes autres que les experts en la matière. En conséquence, il y a une lacune dans la compréhension technique large dont les organismes de réglementation et les responsables des politiques ont besoin pour prendre des décisions éclairées et accélérées.

L’ITRC, avec l’aide de plus de 350 membres de l’équipe des SPFA de l’industrie, du monde universitaire, et des organismes de réglementation à l’échelle des États-Unis et du monde entier, a élaboré une série de fiches d’information, dont chacune synthétise des renseignements clés pour l’un des sujets de base suivants : (1°) les conventions d’appellation et les propriétés physico-chimiques; (2°) les règlements, les orientations et les avis; (3°) l’historique et l’utilisation; (4°) l’évolution et le transport dans l’environnement; (5°) les considérations relatives à la caractérisation de l’emplacement, les précautions relatives à l’échantillonnage et les méthodes d’analyse en laboratoire; (6°) les technologies et les méthodes d’assainissement; et, (7°) la mousse à formation de pellicule aqueuse (AFFF). Les trois premières fiches d’information ont été publiées en novembre 2017, les trois suivantes ont été publiées en mars 2018, et la fiche d’information relative à l’AFFF a été publiée en octobre 2018.

L’équipe de projet travaille maintenant en vue de l’élaboration d’une boîte à outils de divulgation des risques, d’un document d’application de la réglementation technique et d’un cours de formation par Internet, qui fourniront des hyperliens vers des ouvrages scientifiques pertinents, des points de vue d’intervenants, des défis techniques et des incertitudes, ainsi que l’étendue et la profondeur nécessaires que ne fournissent pas les fiches d’information.

Shalene Thomas, gestionnaire du Programme de nouveaux contaminants et responsable mondiale du Groupe de travail sur les SPFA, Wood
Shalene Thomas, gestionnaire du Programme de nouveaux contaminants et responsable mondiale du Groupe de travail sur les SPFA chez Wood, compte plus de 20 ans d’expérience comme experte-conseil en environnement, dont plus de 10 ans d’expérience dans le soutien de clients gouvernementaux et industriels avec les SPFA. En tant que responsable du Groupe de travail sur les SPFA chez Wood, elle supervise l’évolution et le transport (É et T), l’enquête, l’évaluation des risques, et les groupes de travail des SPFA sur l’assainissement dans l’expansion de la pratique et l’état de la science. Son expérience inclut l’évaluation toxicologique et la réponse technique aux critères réglementaires des SPFA axés sur le risque, la divulgation des risques relatifs aux SPFA, la gestion et la surveillance de l’évaluation des services environnementaux et l’évaluation des risques pour la santé et l’environnement, ainsi que la gestion de projets relatifs aux SPFA pour divers clients d’États, ainsi que des clients fédéraux et internationaux. Elle a agi à titre de conseillère technique pour plus de 100 sites de projets relatifs aux SPFA aux États-Unis, en Australie et au Canada. Elle agit actuellement à titre de co-responsable de la Fiche d’information relative à la mousse à formation de pellicule aqueuse (AFFF) dans le cadre de l’Équipe de l’Interstate Technology and Regulatory Council (ITRC) ainsi qu’en tant que membre du groupe de travail sur la réglementation.

Le cycle de vie d’un projet relatif aux SPFA
AnnieLu DeWitt, Clean Harbors Environmental Services
L’objectif de cette présentation est de illustrer chaque étape du cycle de vie d’un projet relatif aux SPFA, de l’analyse au dépôt de milieux épuisés.
Abstract

L’étape d’analyse de tout projet relatif aux substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (SPFA) est cruciale puisqu’elle peut déterminer le reste du chemin de tout le projet. Les méthodes d’essai évoluent et la liste de composés s’allonge. Le choix du laboratoire pour l’analyse des composés de SPFA, ainsi que les paramètres qui influenceront directement le traitement choisi est primordial. La communication est essentielle entre les nombreuses parties engagées dans le projet pour établir des objectifs de projet atteignables. Les projets sont complexes et variés en raison de la nature des composés et des industries où ils ont été utilisés au cours des 70 dernières années. Par conséquent, la façon d’aborder ce projet est déterminée par l’examen et la prise en considération des aspects uniques de chaque demande. Le traitement préliminaire souvent requis est tout aussi important pour le résultat que la méthode de traitement proprement dite des SPFA pour les flux de déchets complexes. Cette présentation examinera les facteurs rencontrés tout au long des étapes du projet de l’examen au dépôt final de milieux épuisés. L’expérience de ces projets a mené à l’élaboration des questions que nous posons à l’étape d’élaboration de l’approche qui sont utiles pour tous les types de projets de traitement de SPFA.

AnnieLu DeWitt, responsable technique nationale et responsable nationale des ventes pour le Programme de traitement des nouveaux contaminants et de l’eau du Groupe de services environnementaux chez Clean Harbors
AnnieLu DeWitt est responsable technique nationale et responsable nationale des ventes pour le Programme de traitement des nouveaux contaminants et de l’eau du Groupe de services environnementaux chez Clean Harbors.

AnnieLu apporte ses 25 ans d’expérience dans les domaines du laboratoire environnemental et de l’assainissement chez Clean Harbors pour aider les clients à interpréter leurs résultats d’analyse afin d’évaluer leurs options de traitement à l’aide de divers supports et de divers matériels pour le prétraitement afin d’atteindre leurs objectifs de projet. Après avoir travaillé comme chimiste de chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (CG/SM), et tout récemment comme chimiste de chromatographie en phase liquide couplée à un spectromètre de masse en tandem (LC-MS/MS) pour les composés de SPFA, elle croit à l’importance d’évaluer le projet dans son ensemble, de la suggestion des méthodes d’essai au début du projet qui aideront à déterminer les meilleures chaînes et les meilleurs moyens de traitement des flux de déchets complexes, et au fait d’informer les clients sur les options possibles pour le dépôt final de leur milieux épuisés.

AnnieLu DeWitt détient un baccalauréat ès sciences en chimie et en géologie de la Bridgewater State University

Les milieux synthétiques comme solution de traitement durable des PFAS
Dale Wynkoop1, Steve Woodard1, Vicki Pearce2
1Emerging Compounds Treatment Technologies
2Conscia Pty Ltd.
L’objectif de cette présentation est de démontrer l’efficacité et la durabilité de la résine dans l’assainissement des substances PFAS dans les eaux souterraines.
Abstract

Contexte
Partout dans le monde, les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sont devenues des contaminants hautement prioritaires en matière de gestion. Les substances PFAS sont très solubles dans l’eau, ont une faible volatilité et sont récalcitrantes à l’oxydation chimique; aux traitements biologiques et à d’autres méthodes communes d’assainissement. De nouvelles méthodes sont nécessaires pour réussir à traiter ces composés de façon durable. Le charbon actif en grains (CAG) peut efficacement absorber les substances PFAS dans l’eau, mais les changements fréquents de carbone limitent la durabilité de cette technologie. De plus, le CAG n’est pas efficace pour éliminer les substances PFAS ramifiées à chaînes courtes qui attirent davantage l’attention des chercheurs et des organismes de réglementation. La technologie des milieux synthétiques (résine) présente des progrès importants dans le traitement complet des substances PFAS tout en générant beaucoup moins de déchets. Combinée à la régénération sur place de la résine, cette technologie est durable et rentable.

Objectifs et approche
Un essai comparatif utilisant des eaux souterraines provenant du même endroit a été effectué à l’aide du CAG et de la résine comme milieux de traitement. Les séries d’essais avec CAG et résine utilisaient des séries de récipients, soit quatre de CAG avec 5 minutes de temps de contact en fût vide (TCFV) par récipient, pour un total de TCFV de 20 minutes, et trois récipients en résine avec un TCFV de 2,5 minutes par récipient, pour un total de TCFV de 7,5 minutes. Les volumes de lits (VL) étaient égaux pour chaque récipient; les débits ont été ajustés pour atteindre les TCFV souhaités. Des échantillons courants des deux séries ont été analysés pour y déceler du sulfonate de perfluorooctane (SPFO), de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et 21 autres composés de substances PFAS. Les processus de CAG et de résine ont fonctionné pendant un cycle de chargement initial pour évaluer la pénétration des substances PFAS. Le procédé avec la résine a fonctionné davantage avec des cycles alternatifs de charge et de régénération des substances PFAS pour évaluer l’efficacité de la régénération de la résine.

Résultats et discussion
Le système de résine a démontré une efficacité d’élimination cinétique plus rapide et une capacité de traitement nettement supérieure à celle du CAG. Comparativement à 5 minutes de TCFV, la résine Sorbix A3F a traité huit fois plus de VL que le filtre CAG F400 avant que le SPFO soit observé à des concentrations détectables, et cinq fois plus de VL avant que l’APFO soit observée à des concentrations détectables. De même, la résine Sorbix a démontré une capacité de traitement plus élevée pour tous les autres composés de substances PFAS dans la matrice des eaux souterraines. La principale raison pour laquelle la résine Sorbix a un rendement supérieur au CAG est son double mécanisme d’élimination des substances PFAS. La résine Sorbix est essentiellement un agent adsorbant avec une caractéristique d’échange d’ions, et la résine tire pleinement parti des propriétés uniques des composés des substances PFAS.

La durabilité est un autre avantage clé de la résine Sorbix par rapport au CAG. Il a été démontré que la régénération de la résine à l’intérieur du récipient avait été réussie dans des conditions quasi vierges pendant l’essai. À la différence du CAG, cela élimine la nécessité de transporter les milieux usagés hors du site pour la régénération ou l’élimination. La récupération sur place et la réutilisation de la solution de régénération usagée grâce à la distillation ont également été démontrées avec succès. Les résidus de distillation contenant des substances PFAS concentrées dans une solution de saumure étaient ensuite super concentrés sur un très petit volume de résine Sorbix à des fins de destruction thermique.

Dale Wynkoop, directeur mondial des ventes et des applications, Emerging Compounds Treatment Technologies
Dale Wynkoop est le directeur mondial des ventes et des applications d’ECT2 (Emerging Compounds Treatment Technologies). ECT2 est une entreprise d’équipement spécialisée dans la conception et la commercialisation de technologies de traitement des contaminants émergents difficiles à traiter. Les responsabilités de Dale comprennent le développement des affaires, la commercialisation et la conception de nouveaux produits.

Dale travaille dans l’industrie du traitement de l’eau depuis 1993 et s’est joint à ECT2 en 2017 pour diriger la commercialisation des technologies des médias synthétiques d’ECT2 pour le traitement durable des substances PFAS, du 1,4 – dioxane et d’autres contaminants émergents. Il a obtenu un baccalauréat en génie mécanique de l’Ohio State University en 1988.

Le déploiement accéléré et le démarrage du système de traitement des eaux souterraines par échange d’ions traitent de la contamination des substances PFAS dans les eaux pluviales d’une base aérienne australienne
Marilyn Sinnett1 et Vicki Pearce2
1Emerging Compounds Treatment Technologies
2Conscia Pty Ltd
L’objectif de cette présentation est de de discuter des défis associés au traitement des substances PFAS dans les eaux pluviales.
Abstract

Contexte et objectifs
L’utilisation historique de liquide concentré moussant formant une couche aqueuse extinctrice (AFFF) à la Base Williamtown de la Royal Australian Air Force (RAAF) en Nouvelle-Galles du Sud a entraîné la contamination des eaux souterraines et des eaux pluviales par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) qui migrent toutes les deux hors de la base. Après avoir défini la nature et l’étendue de la contamination par les substances PFAS, le ministère de la Défense de l’Australie (Défense) a demandé l’approvisionnement et l’exploitation d’un système de traitement de l’eau contre les substances PFAS pour gérer les eaux pluviales contaminées qui s’écoulent hors du site. Cette présentation décrit l’approche de la Défense pour gérer la contamination par les substances PFAS dans les eaux pluviales à la Base Williamtown de la RAAF, y compris la conception accélérée, la fabrication, le transport outre-mer, le démarrage et l’exploitation du système. Le projet a été compliqué étant donné l’évolution de la réglementation sur les substances PFAS en Australie pendant la fabrication et l’installation.

Approche et activités
La Défense a retenu nos services en mars 2017 pour fournir et exploiter un système de traitement de 3,2 L/s afin de démontrer l’efficacité de la technologie à base de résine échangeuse d’ions. La somme de tous les composés de substances PFAS mesurés dans les eaux pluviales équivaut en moyenne à 9,1 µg/l. Le système de traitement a été initialement conçu pour se conformer à la norme nationale sur l’eau potable de l’époque, selon laquelle la somme du sulfonate de perfluorooctane (SPFO) et du sulfonate de perfluorohexane (PFHxS) devait être inférieure à 0,5 µg/l, et l’acide perfluorooctanoïque (APFO) inférieure à 5,0 µg/l. Le système de traitement modulaire a été installé dans un contenant d’expédition de 12,2 mètres pour faciliter le transport et l’installation, y compris des filtres de prétraitement pour éliminer les solides en suspension, le fer et le carbone organique total. L’élimination des substances PFAS est effectuée par un ensemble de récipients secondaires de plomb qui contiennent de la résine échangeuse d’anion régénérable Sorbix A3F. L’ensemble du processus de conception, de fabrication, d’expédition et d’installation a été accéléré afin de réduire au minimum le temps requis pour entreprendre l’assainissement des substances PFAS. Un avion-cargo C-17 de la RAAF a été utilisé pour transporter le système modulaire des États-Unis jusqu’en Australie, réduisant ainsi d’un mois le délai de transport. L’unité est arrivée à la base de Williamtown le 28 mai 2017 et a été entièrement opérationnelle en moins d’un mois.

Résultats et leçons apprises
La phase 1 du système de traitement des eaux pluviales a commencé en juin 2017 et le système a entièrement été mis en service au début de juillet. Deux récipients de résine polie contenant chacun de la résine Sorbix LC1 ont été ajoutés au cours de l’installation du système pour tenir compte des nouvelles recommandations beaucoup plus strictes sur les substances PFAS dans l’eau potable en Australie et en Nouvelle-Zélande, où la somme du SPFO et du PFHxS doit maintenant être de 0,07 µg/l, et l’APFO de moins de 0,56 µg/l. L’importance du prétraitement dans la gestion des eaux pluviales a joué un rôle crucial pour le succès du système, tout comme la gestion du fer dans les eaux de pénétration. Le système fonctionne de façon continue et avec succès depuis sa mise en service en juin 2017. Aucune substance PFAS n’a été décelée dans les eaux résiduaires traitées. La Défense a récemment demandé que le système soit mis à niveau afin d’augmenter sa capacité à 8 L/s.

Andy Bishop, chef de l’exploitation, Emerging Compounds Treatment Technologies
Andy Bishop est le cofondateur d’ECT2 (Emerging Compounds Treatment Technologies). ECT2 est une entreprise d’équipement spécialisée dans la conception et la commercialisation de technologies de traitement des contaminants émergents difficiles à traiter. Andy est responsable de la direction des efforts d’ingénierie et de la gestion de projet pour les produits de l’entreprise.

Andy travaille dans le traitement de l’eau et des eaux usées depuis maintenant 19 ans. Il se concentre actuellement sur la mise au point de technologies novatrices et sur la conception et la construction de solutions pour le traitement du 1,4 – dioxane, des composés perfluorés et d’autres composés émergents.

Installation, exploitation et démarrage du premier système de résine régénérable au monde pour l’élimination des substances PFAS
Steve Woodard1 et Vicki Pearce2
1Emerging Compounds Treatment Technologies
2Conscia Pty Ltd.
L’objectif de cette présentation est de discuter de l’essai comparatif de la technologie de résine et du CAG pour le traitement des eaux souterraines contaminées par les substances PFAS.
Abstract

Contexte et objectifs L’United States Air Force Civil Engineering Center (AFCEC) mène actuellement des activités d’intervention visant à éliminer et à assainir les eaux souterraines contaminées par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) à l’ancienne base Pease Air Force au New Hampshire. Les deux principaux composés des substances PFAS que l’on trouve sur le site sont l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) à des concentrations combinées (APFO+SPFO) supérieures à la valeur recommandée de 0,07 microgramme par litre (µg/l) de l’Environmental Protection Agency des États-Unis.

L’AFCEC a donc demandé la réalisation d’un essai pilote comparatif en 2016 afin de comparer le rendement de la résine d’échange ionique régénérable (IX) et du charbon actif en grains bitumineux (CAG). Le système de résine régénérable a été sélectionné pour une application à grande échelle en fonction du rendement du système et d’un coût global de cycle de vie inférieur à celui du CAG.

Approche et activités Un système de 200 g/min a été fourni pour atteindre l’objectif principal du projet, soit de produire de l’eau traitée avec des concentrations combinées de SPFO et d’APFO inférieures à la limite de l’avis sur la santé de 70 ng/l. Le système de résine IX à grande échelle a été installé entre l’automne 2017 et le printemps 2018.

Le système d’élimination des substances PFAS comprend des filtres à sacs pour éliminer les solides en suspension, une filtration au CAG prétraitante lavable à contre-courant pour éliminer le fer, deux séries d’essais comparatifs de résine IX régénérables au plomb pour l’élimination des substances PFAS, un système de régénération en récipient pour retirer les substances PFAS de la résine IX, un système de distillation pour récupérer et réutiliser la solution régénérante, un système de super chargement des substances PFAS pour réduire davantage le volume de déchets des substances PFAS, et deux récipients de résine à usage unique comparatifs pour le polissage des substances PFAS. Les récipients polis contiennent un mélange de résines IX adaptées à la chimie générale de l’eau, aux espèces de substances PFAS et à leurs concentrations relatives.

Résultats et leçons apprises Le système d’assainissement des substances PFAS a traité plus de 9 millions de gallons d’eaux souterraines dont la concentration moyenne des substances PFAS dans les eaux de pénétration était de 70 µg/l. La qualité des eaux résiduaires du système de résine IX n’a détecté aucun des 13 composés de substances PFAS surveillées, y compris les espèces à chaîne courte, ce qui a permis d’atteindre facilement la cible de l’avis sur la santé de 70 ng/l.

Le système traite de 40 à 70 g/min depuis sa mise en service, ce qui est légèrement inférieur au débit prévu lors de la conception. Cette mesure a été prise pour tenir compte des concentrations de fer plus élevées que prévu dans les eaux de pénétration et d’une capacité inférieure à celle prévue du réseau de tranchées d’alimentation des eaux souterraines. La prolongation des temps de contact en fût vide (TCFV) dans le récipient de CAG de prétraitement lavable à contre-courant et les récipients en résine IX a donné lieu à des absorptions de substances PFAS supérieures aux projections. De plus, le calendrier de régénération de la résine a été modifié pour tenir compte du débit plus faible en retirant du service un des deux essais comparatifs. Cela a permis de charger les récipients en résine plus près des valeurs nominales. Cinq régénérations réussies de résine ont été réalisées à ce jour. Des modifications opérationnelles ont été apportées pour relever et corriger des défis mineurs liés au système de distillation, et les processus de récupération des régénérateurs et de super chargement se sont avérés fructueux. Le milieu d’origine des super charges est toujours opérationnel, ayant éliminé et concentré plus de 99,99 % de la masse des substances PFAS récupérée et, par conséquent, aucun déchet de substances PFAS n’a dû être transporté hors site à ce jour.

Steve Woodard, président, Emerging Compounds Treatment Technologies
Steve Woodard est président et cofondateur d’ECT2 (Emerging Compounds Treatment Technologies). ECT2 est une entreprise d’équipement spécialisée dans la conception et la commercialisation de technologies de traitement des contaminants émergents difficiles à traiter.

Steve travaille actuellement sur la commercialisation des technologies des milieux synthétiques pour le traitement durable des substances PFAS, du 1,4 – dioxane et d’autres contaminants émergents. Il a obtenu son doctorat en génie de l’environnement de l’Université Purdue en 1992.

Surpasser le carbone pour une élimination plus efficace des substances PFAS dans l’eau
Steve Woodard1 et Vicki Pearce2
1Emerging Compounds Treatment Technologies
2Conscia Pty Ltd.
L’objectif de cette présentation est de explorer la justification du changement de la technologie de traitement de l’eau à base de CAG pour la technologie à base de résine afin de traiter de façon durable les eaux souterraines contaminées par les substances PFAS.
Abstract

Le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) a été détecté pour la première fois dans l’approvisionnement public en eau de Portsmouth, au New Hampshire, en mai 2004. Le niveau était supérieur à l’avis provisoire sur la santé de 0,2 µg/l établi par l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis. La Ville a immédiatement fermé le puits contaminé, et la source de la contamination a pu être liée à deux autres puits d’approvisionnement en eau, les puits Smith et Harrison. Depuis, l’avis provisoire sur la santé de l’EPA a été mis à jour pour en faire un avis sur la santé à vie. Onze autres substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), dont l’acide perfluorooctanoïque (APFO), le perfluorobutyrate (PFBA), le sulfonate de perfluorobutane (PFBS), l’acide perfluoro-n-pentanoïque (PFPeA), l’acide perfluorohexanoïque (PFHxA), l’acide perfluorohexanesulfonique (PFHxS), l’acide perfluoroheptanoïque (PFHpA), l’acide perfluoroheptanesulfonique (PFHpS), le sulfonate fluorotélomère 6:2 (FTS), le FTS 8:2 et l’acide perfluorononanoïque (PFNA), pour lesquels aucun avis sur la santé n’a été émis, ont également été détectés dans les trois puits. En septembre 2016, la Ville a installé deux récipients au charbon actif en grains (CAG) pour retirer les substances PFAS des puits Smith et Harrison.

Il a par la suite été décidé qu’un essai pilote comparatif serait effectué pour comparer l’efficacité de la résine Sorbix LC1 échangeuse d’ions (IX) par rapport au Filtrasorb400 (F400) de CAG. Les essais avaient pour objectif de : (1) comparer la capacité de la résine Sorbix LC1 IX et du filtre F400 de CAG à retirer les substances PFAS du puits Haven; (2) comparer les paramètres de dimension et de conception du système à utiliser dans la préparation de l’évaluation technologique du système de traitement à grande échelle; et choisir la meilleure technologie d’élimination des substances PFAS pour une mise en œuvre à grande échelle en fonction de la comparaison des coûts du cycle de vie et des facteurs de risque.

Le système d’essai a été conçu et fabriqué pour pomper directement à partir du puits Haven à l’aide d’une pompe péristaltique. La palette était à double face, supportant des colonnes de résine d’un côté et des colonnes de CAG de l’autre. Chaque côté avait un débit vers l’avant de 112 gallons par jour et quatre colonnes en série, chacune ayant un diamètre de 1,5 pouce, une hauteur de milieu de lit de 30 pouces et un temps de contact en fût vide (TCFV) de 2,5 minutes. Cette configuration a facilité la comparaison de quatre différents TCFV : 2,5, 5, 7,5 et 10 minutes.

La concentration totale des substances PFAS dans les eaux de pénétration était en moyenne de 3,5 µg/l au cours de l’essai pilote dans l’année. La résine IX a nettement surpassé le CAG pour les 12 substances PFAS qui étaient présentes à des niveaux détectables. La colonne de CAG a été exploitée jusqu’à ce que la pénétration de l’APFO et du SPFO atteigne 0,07 µg/l avec un TCFV de 10 minutes. Cela s’est produit à environ 13 000 volumes de lit (VL). En revanche, les eaux résiduaires de la colonne du plus court TCFV (2,5 minutes) de la résine IX sont demeurées bien en deçà de la limite de l’avis sur la santé de 0,07 µg/l, même après le traitement de plus de 171 000 VL. Ces résultats démontrent clairement la capacité de traitement sensiblement plus élevée et la cinétique plus rapide associées à la résine Sorbix LC1 IX, comparativement au filtre F400 de CAG.

En se fondant sur les résultats de l’essai pilote comparatif, la Ville a choisi la résine Sorbix LC1 IX pour une mise en œuvre à grande échelle afin de retirer les substances PFAS de l’approvisionnement public en eau de Haven. La conception à grande échelle comprend deux étages de récipients secondaires en plomb en résine IX, chaque récipient ayant un TCFV de 5 minutes. Un seul étage de CAG a été inclus dans la position de polissage comme mesure supplémentaire de gestion des risques, en grande partie parce que les résidents de la Ville étaient déjà habitués au CAG.

Steve Woodard, President, Emerging Compounds Treatment Technologies
Steve Woodard is the President and co-founder of ECT2 (Emerging Compounds Treatment Technologies). ECT2 is an equipment company focused on developing and commercializing treatment technologies for emerging, difficult-to-treat contaminants.

Steve’s focus is currently on commercializing Synthetic Media technologies for the sustainable treatment of PFAS, 1,4-dioxane, and other emerging contaminants. He received his Ph.D. in Environmental Engineering from Purdue University in 1992.

L’application d’une analyse d’additivité afin de fournir une justification transparente et scientifique pour l’utilisation d’une approche additive dans les lignes directrices sur la qualité de l’eau potable
Sarah Labib et Richard Carrier
Santé Canada
L’objectif de cette présentation est de présenter la façon dont l’additivité est prise en compte dans l’élaboration de documents directifs techniques pour les SPFO et l’APFO.
Abstract

Santé Canada est chargé d’évaluer les risques pour la santé des Canadiens liés à l’exposition à des produits chimiques dans l’eau potable et d’établir des lignes directrices sur la qualité de l’eau potable. Même si les Canadiens sont exposés à de multiples produits chimiques simultanément (c.-à-d., mélanges), les efforts d’évaluation des risques sont axés sur la sécurité des produits chimiques individuels. La prise en compte des effets potentiels sur la santé causés par l’exposition à des mélanges doit être intégrée dans les évaluations des risques, mais la manière dont cela peut être réalisé n’est pas claire. Nous avons examiné l’utilisation d’une analyse de l’additivité, mis à jour par le cadre sur l’évaluation des risques des mélanges chimiques dans l’eau de source et l’eau potable récemment publié par l’Organisation mondiale de la Santé, comme méthode permettant de justifier le regroupement de produits chimiques pour l’évaluation des risques. Les considérations abordées comprenaient la nature de l’exposition, la probabilité d’exposition simultanée et les considérations toxicologiques (y compris les effets sur la santé). Comme substances d’essais, nous avons utilisé l’acide sulfonique perfluorooctane (SPFO) et l’acide perfluorooctanoïque (APFO), deux substances utilisées dans diverses applications commerciales ou industrielles, et pour lesquelles les lignes directrices sur l’eau potable sont actuellement en cours d’élaboration. Les résultats de l’analyse ont montré que les SPFO et l’APFO sont : (1) structurellement semblables; (2) utilisés dans des applications ou processus semblables; (3) concomitants dans l’eau potable au Canada (c.-à-d., probablement une exposition simultanée); (4) éliminé du corps humain très lentement (c.-à-d., une exposition simultanée interne probable); et (5), l’exposition aux deux substances est associée à des effets semblables sur la santé chez les humains et chez les animaux de laboratoire. Selon l’évaluation systématique de l’exposition et de l’information toxicologique, le regroupement des SPFO et de l’APFO pour une évaluation des risques, ainsi que la mise en œuvre d’une approche additive, est approprié dans l’intérêt de la protection de la santé humaine. Santé Canada a utilisé les résultats de cette analyse de l’additivité pour mettre en œuvre une approche additive pour des lignes directrices sur l’eau potable pour la première fois.

Richard Carrier, chef de section de la Division chimique, qualité de l’eau, Bureau de la qualité de l’eau et de l’air, Santé Canada
Richard Carrier est chef de section de la Division chimique, qualité de l’eau, Bureau de la qualité de l’eau et de l’air à Santé Canada à Ottawa.

Traitement efficace des contaminants émergents dans l’argile et le limon à l’aide de techniques électrocinétiques
Evan Cox, David Reynolds, James Wang, Leah MacKinnon, Mark Watling
Geosyntec Consultants International Inc.
L’objectif de cette présentation est de souligner le succès des nouvelles solutions novatrices d’assainissement pour le traitement de contaminants émergents dans l’argile et le limon à l’aide de techniques électrocinétiques associées à la biorestauration et à l’oxydation chimique. La présentation portera sur des études de cas et des techniques pertinentes aux sites contaminés fédéraux du Canada.
Abstract

Les contaminants dans l’argile et le limon sont des sources de polluants à long terme des eaux souterraines qui nécessitent des processus d’assainissement et de surveillance coûteux au cours de plusieurs décennies. Des progrès importants ont été réalisés au cours des quelques dernières années dans le domaine de l’application d’amendements améliorés par électrocinétique (EC) pour le traitement de sources de contaminants dans des matériaux de subsurface à faible perméabilité et très hétérogènes. L’EC est une approche novatrice qui utilise des mécanismes électrocinétiques pour faciliter la mobilisation des amendements dans l’argile et le limon à l’aide des processus d’électromigration, d’électroosmose et d’électrophorèse. Les approches EC ne dépendent pas de la conductivité hydraulique et peuvent donc réaliser une distribution uniforme et rapide des amendements dans l’argile et le limon. Les amendements peuvent comprendre des donneurs d’électrons (p. ex., des lactates), des accepteurs d’électrons (p. ex., des nitrates) ou des bactéries (p. ex., du genre Dehalococcoides ou Dehalobacter) pour la biorestauration in situ (EC-BIO) ou encore des oxydants, comme le permanganate ou du persulfate activé thermiquement pour l’oxydation chimique sur place (EC-PAT et EC-OCSP, respectivement). Ce qui est de pertinence particulière est que ces techniques d’EC peuvent être utilisées pour traiter des contaminants émergents comme le 1,4 – dioxane, le perchlorate, le sulfolane et des constituants sélectionnés des substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA). Cette présentation examinera comment et où chacune de ces technologies d’assainissement a été appliquée et présentera des résultats détaillés provenant d’études de cas récemment achevées.

Evan Cox, scientifique principal en chef de l’assainissement, Geosyntec Consultants International Inc.
Evan Cox est scientifique principal en chef de l’assainissement au sein de Geosyntec Consultants International Inc. possédant plus de 28 ans d’expérience confirmée dans le développement et l’application de nouvelles technologies d’assainissement in situ pour les contaminants émergents dans les milieux de la subsurface. Il collabore avec des programmes de recherche à intérêts privés et gouvernementaux pour mettre au point des technologies novatrices de traitement in situ et pour démontrer et de valider leur utilisation à pleine échelle aux fins de la généralisation de leur utilisation commerciale M. Cox a participé activement à la mise au point, la démonstration et la validation de nouvelles techniques d’électrocinétique in situ pour traiter les sources de contamination dans des zones à faible perméabilité et de matériaux hétérogènes. Dans le cadre de ses travaux de recherche, de développement et de mise en œuvre sur l’assainissement in situ, il a été l’auteur de plus de 50 publications professionnelles et d’articles au sujet de la dégradation des contaminants dangereux dans les milieux de la subsurface et a corédigé plusieurs documents d’orientation et cours pour les organismes de protection de l’environnement.

Méthodologies analytiques pour la détermination de la contamination par des substances per et polyfluoroalkyliques : sédiments, eaux de surface et tissus de poissons
Harry Behzadi, Société générale de surveillance (SGS)
L’objectif de cette présentation est de faire part des procédures d’échantillonnage des tissus de poissons et d’analyse des échantillons extraits pour la présence de composés organiques perfluorés à l’aide de la méthode de chromatographie en phase liquide et spectrométrie de masse (CPL-SM/SM).
Abstract

Les substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) sont une catégorie de produits chimiques synthétiques fluorés utilisés dans plusieurs produits industriels et de consommation, y compris dans des applications associées à la défense. Elles sont persistantes, on les retrouve à de faibles concentrations dans l’environnement et elles se bioaccumulent.

Les études ont démontré que ces composés sont détectés plus souvent dans les eaux de surface et les sédiments et ils se bioaccumulent dans les tissus des poissons. Puisque les SPFA à chaîne plus longue ont une plus grande affinité pour les poissons que les autres matrices environnementales, certains composés sont fréquemment retrouvés dans les tissus de poissons, mais non dans l’eau ou les sédiments. De façon plus générale, les SPFA sont les composés qui ont suscité le plus de préoccupations liées aux poissons en raison de leur occurrence fréquente dans l’environnement, leur bioaccumulation dans les tissus des poissons, leur potentiel comme risque à la santé humaine et la disponibilité des renseignements sur les effets sur la santé nécessaires pour élaborer des avis sur la consommation de poisson.

Dans le cadre de cette présentation, nous décrirons un aperçu des procédures d’extraction et de nettoyage pour les échantillons de tissus de poissons, y compris la taille des tissus les réactifs et les isotopes d’étiquetage utilisés pour cette méthode. Nous discuterons également de l’analyse des extraits d’échantillons pour la présence de composés perfluorés par CPL-SM/SM et comment la SM est utilisée à la résolution de la masse unitaire du mode de suivi de réactions multiples (MRM). De plus, la quantification et la calibration de la CPL-SM/SM seront expliquées en plus de détails pour comprendre les normes de paliers multiples et leurs critères d’acceptation, les critères d’identification des SPFA, comme le temps de rétention et les ions primaires et secondaires utilisés pour chacun des composés, et finalement les exigences et matière d’assurance et de contrôle de la qualité et leurs limites d’acceptation.

En résumé, les composés de SPFA sont largement distribués dans de nombreux plans d’eau partout aux États-Unis en raison des activités industrielles actuelles et historiques, ainsi que de la présence d’installations militaires. Ces composés sont une source de préoccupation puisqu’ils ne se décomposent pas dans l’environnement, se bioaccumulent dans les humains et le biote et pourraient poser des risques à la santé humaine.

Harry Behzadi, Ph. D., vice-président, développement des affaires pour l’Amérique du Nord, SGS
M. Harry Behzadi est actuellement vice-président du développement des affaires pour SGS-EHS (santé, sécurité et environnement) Amérique du Nord. Plus récemment, il a été responsable des opérations pour TestAmerica Inc. pour la région de l’ouest, puis vice-président des opérations pour la région de l’est avant de se joindre à SGS. Il a été le vice-président des opérations et le directeur technique d’entreprise pour Accutest Laboratories Inc.. Depuis 1994, M. Behzadi a été le fer de lance de la croissance et de l’expansion de l’entreprise Accutest dans le sud-est et au-delà vers la côte ouest. Il a établi une division du sud-est en 1995 et a développé le laboratoire d’une équipe de quelques employés à l’un des plus grands laboratoires environnementaux du sud avec un effectif de plus de 90 employés. Il a amorcé sa carrière il y a plus de 30 ans dans l’industrie pharmaceutique et a depuis été responsable de la gestion de laboratoires, de l’élaboration de méthodes d’analyse, de formation professionnelle et d’assurance et de contrôle de la qualité dans les industries écologiques autant que pharmaceutiques. Il a aidé plusieurs laboratoires à naviguer dans les processus de certification et d’accréditation au NELAP, ainsi que le Department of Defense et diverses entreprises Fortune 500. Son expertise englobe tous les aspects des affaires des essais environnementaux, y compris la gestion technique et des opérations, le développement de nouvelles méthodes, les acquisitions, l’intégration des opérations, les ventes et le développement de l’entreprise.