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 Halifax Convention Centre, 1650 Argyle Street, Halifax, Nouvelle Écosse
4-5 juin, 2019  

L’approche « l’extérieur vers l’intérieur » : Un nouveau paradigme pour l’évaluation des risques, la gestion des risques et les enquêtes de site pour la présence de SPFA
Jody Berry, Tony Rodolakis, Amy Quintin
Wood
L’objectif de la présentation est de fournir des éléments de preuve que cette approche « d’extérieur vers l’intérieur » axée sur les risques est mieux adaptée pour la gestion des SPFA que les cadres traditionnels d’études de réhabilitation et d’études de faisabilité.
Abstract

Contexte/objectifs : En raison de leur présence répandue dans les mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF), les substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) sont entrées dans la chaîne alimentaire et ont contaminées de vastes zones d’eaux souterraines. Les SPFA sont soupçonnées d’être une cause de cancer et de la formation de tumeurs, d’affaiblissement du système immunitaire et ont des effets négatifs sur le développement des fœtus. Pourtant, même avec la rareté des conducteurs de réglementation, il existe clairement un besoin de faire enquête et de procéder à la réhabilitation de la contamination aux SPFA afin de protéger la santé humaine et l’environnement, ainsi que pour éviter les frais de litige et des dommages aux relations publiques. L’approche traditionnelle d’études de réhabilitation et d’études de faisabilité (ER/EF) est d’identifier la source, délimiter la nature et l’étendue, puis caractériser les risques aux récepteurs hors site, un processus délibéré et aiguillé. Plus de préoccupations de la part du public et plus de pressions sociales, ainsi que des caractéristiques physiques et chimiques qui rendent les SPFA très mobiles, en plus d’une mauvaise compréhension du devenir des SPFA ont forcé la création d’un nouveau paradigme dans le cadre duquel les risques sont cernés, et les voies d’exposition hors site sont entièrement évaluées même avant que les sources ne soient entièrement caractérisées, c’est-à-dire une approche « extérieur vers l’intérieur ». Cette présentation fournit des éléments probants que l’approche axée sur les risques d’« extérieur vers l’intérieur » est mieux adaptée à la gestion des SPFA que les cadres traditionnels d’ER/EF.

Approche/Activités : À plusieurs sites, y compris aux États-Unis et en Australie, des responsables ont adopté une approche d’« extérieur vers l’intérieur » selon laquelle les zones potentiellement affectées sont examinées pour la présence de récepteurs à risque; des échantillons sont ensuite prélevés de ces zones et les données obtenues sont utilisées pour évaluer le risque. Ensuite, les parties intermédiaires du modèle conceptuel du site (MCS), comme les sources, les mécanismes de transport et les voies complètes d’exposition, sont remplies au fur et à mesure qu’elles sont déterminées. Cette approche aide à communiquer rapidement les risques à la santé humaine et à l’environnement (ou leur absence) aux organismes de réglementation et aux membres du grand public.

Les évaluations des risques à la santé humaine de l’« extérieur vers l’intérieur » ont utilisé une combinaison de normes sanitaires et des lignes directrices ainsi que des concentrations alimentaires propres à chaque site (p. ex. œufs, poisson et légumes) afin de calculer les risques potentiels découlant du perfluorooctanesulfonate (PFOS), de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et du sulfonate de perfluorohexane (PFHxS).

Les évaluations des risques à l’environnement de l’« extérieur vers l’intérieur » ont compté sur un ensemble incohérent de rares, mais grandissants, jalons de dépistage de protection des contacts directs et des expositions à la chaîne alimentaire, complétés par des examens de tissus prélevés à des sites particuliers afin de pouvoir élaborer des facteurs de bioconcentration, des facteurs de bioaccumulation, des facteurs d’accumulation biotes-sédiments (FABS) et des facteurs de bioamplification afin de pouvoir améliorer les estimations des risques.

Deux études de cas sont présentées dans le cadre desquelles une approche de l’« extérieur vers l’intérieur » a été utilisée pour illustrer les avantages et les risques associés au cadre traditionnel d’ER/EF. Les facteurs évalués comprennent les attentes des intervenants comparativement aux résultats obtenus, les échéanciers, les coûts, les impacts de réglementation, la gestion des incertitudes et les risques au client.

Résultats/Leçons apprises : En utilisant l’approche « extérieur vers l’intérieur », nous avons été en mesure de démontrer rapidement les situations dans lesquelles il n’y avait que des risques négligeables à la santé humaine et à l’environnement provenant des SPFA et également d’identifier les secteurs prioritaires pour la gestion immédiate des risques, ce qui a permis aux clients de rapidement satisfaire les préoccupations du public et de concentrer leurs efforts futurs sur le contrôle de la source.

Jody Berry, ingénieur principal en environnement, Wood
En tant qu’ingénieur principal en environnement au sein de Wood, Jody Berry agit comme spécialiste technique sur les enquêtes de sédiments et les évaluations des risques écologiques pour divers organismes fédéraux, comme le ministère des Pêches et des Océans, le ministère de la Défense nationale et Transports Canada. M. Berry est l’agent réviseur technique pour les enquêtes de dépistage des SPFA dans les milieux terrestres, marins et d’eau douce. Il est un évaluateur des risques de sites contaminés chevronné qui se spécialise dans l’évaluation des répercussions possibles aux personnes, à la faune et à la vie aquatique et a mené des évaluations des risques pour des centaines de sites au Canada, en Australie et aux États-Unis. M. Berry a effectué des liaisons avec des organismes municipaux, provinciaux et fédéraux, comme le ministère de l’Environnement, Santé Canada et le ministère des Pêches et des Océans.

Tony Rodolakis, Wood Environment & Infrastructure Solutions, Inc.

Une approche programmatique à la protection de la santé humaine et de l’environnement contre les SPFA
Melissa Helton, Wood
L’objectif de la présentation est de discuter et mettre en évidence la participation de Wood aux protocoles, aux outils, aux stratégies et aux systèmes principaux. Les difficultés de l’identification des exigences harmonisées aux politiques et aux règlements actuels ont été surmontées afin de mettre en œuvre l’exécution en temps opportun de projets et l’atténuation en temps opportun des expositions et des risques à la santé humaine et à l’environnement.
Abstract

Contexte/Objectifs : La U.S. Air Force (USAF) a mis sur pied un programme de lutte contre les SPFA pour traiter des rejets de substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) résultant de son utilisation de mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF). À l’aide de ce programme, la USAF a amorcé plusieurs mesures et actions d’intervention, comme : la publication de mémoires d’orientation et de lignes directrices; la réorganisation de ses installations de formation de lutte contre les incendies; la révision de ses protocoles de formation; la mise en œuvre du remplacement des mousses AFFF à base d’acide perfluorooctanoïque (APFO); l’exécution d’évaluations préliminaires ou d’inspections de sites (EP/IS) pour déterminer s’il existe un danger à la santé humaine et à l’environnement; l’exécution et la promotion de recherches en techniques d’analyse, en évaluations des risques et en technologies de traitement; et la mise en œuvre de mesures d’atténuation pour minimiser les expositions à l’eau potable. Cette présentation portera sur comment l’USAF a évalué les SPFA dans l’ensemble des États-Unis à l’aide d’une approche de projet proactive et programmatique mettant l’accent sur quatre aspects principaux de la gestion de projet : la conception et l’initiation; la définition et la planification; le lancement et l’exécution du projet; et le rendement et le contrôle. Chaque aspect a été approché individuellement pour tenir compte du statut dynamique et en constante évolution sociale, scientifique et réglementaire de cette catégorie émergente de contaminants. De plus, les résultats et les leçons apprises de ces processus seront communiqués.

Approche/Activités : L’approche de l’USAF est conforme à un nouveau protocole de lutte contre les contaminants appelé « Identify, Respond, and Prevent » (identifier, intervenir et prévenir) pour traiter de la contamination au perfluorooctanesulfonate (PFOS) et à l’acide perfluorooctanoïque (APFO) à toutes les installations de l’USAF (actives, de la Réserve, Garde nationale aérienne et du programme de Base Realignment and Closure [BRAC]). Un critère pour les activités d’atténuation conforme avec la politique de l’USAF appelé les « 3 P » (probabilité, proximité et voies [pathways]) est utilisé après la confirmation de la présence de PFOS ou d’AFPO à un niveau supérieur à l’avis sanitaire à vie. La USAF réévalue constamment les priorisations fondées sur les changements à la réglementation et sur les préoccupations des intervenants à l’aide d’une approche à niveaux à l’égard de la contamination retrouvée dans le récepteur de l’eau potable et de l’eau souterraine. Un élément essentiel du succès du programme de l’USAF est une stratégie de communication avec tous les intervenants (Département de la défense [DoD], les représentants fédéraux et des états, les organismes de réglementation, les collectivités, les entrepreneurs). Cela comprend l’élaboration d’une page Web au sujet du PFOS et de l’AFPO, de l’orientation et une trousse d’outil en matière d’Affaires publiques, la sensibilisation des médias et des réunions publiques et de mobilisation communautaire.

Afin de déterminer les solutions technologiques au nettoyage des rejets de PFOS et d’AFPO, le DoD des États-Unis a modifié ses investissements afin de se concentrer sur les nouveaux contaminants. Les recherches sont financées par le Strategic Environmental Research and Development Program (SERDP) et l’Environmental Security Technology Certification Program (ESTCP. Une mise à jour sur les activités de recherche fera l’objet de discussion.

Melissa Helton, directrice adjointe de projet, Wood
Melissa Helton est directrice adjointe de projet au sein de Wood dans leur bureau de Knoxville, Tennessee. Mme Helton possède plus de 20 ans d’expérience en enquêtes environnementales et en réhabilitation et possède beaucoup d’expérience en gestion de projet de programmes fédéraux et du secteur privé. Elle est la gestionnaire de programme pour plusieurs ordres d’exécution particulièrement attribués dans les cas où des mousses AFFF ont été utilisées ou entreposées et des SPFA ont été rejetées dans les eaux de surface, les sédiments, le sol, les eaux souterraines et l’eau potable. Les activités d’ordres d’exécution comprennent mener des inspections de site, la délimitation, la conception de projets de réhabilitation, le traitement de têtes de puits et l’installation et l’opération des systèmes de traitement résidentiels et municipaux situés à 22 bases de l’USAF du programme de BRAC et de 30 bases de l’USAF actives partout aux États-Unis.

Enjeux de la gestion de sites : Lorsque les contaminants émergents renversent vos plans de fermeture de site
Suzanne O’Hara, David Reynolds, Leah MacKinnon
Geosyntec Consultants International inc.
L’objectif de la présentation est d’examiner des études de cas pour des sites où les SPFA ont considérablement modifié ou renverser les plans de fermeture de site, lier ces cas à certaines lignes directrices en matière de renversements de fermeture de site selon la voie de contamination de l’intrusion de vapeurs et comment cela est associé aux sites contaminés fédéraux du Canada.
Abstract

Il a été dit que : « Les seuls endroits où nous ne trouvons pas de SPFA sont où nous ne cherchons pas » (Heidi Grether, directrice du Department of Environmental Quality du Michigan [traduction]).

La présence répandue des substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA) dans l’environnement et de ses nombreuses sources possibles forcent la création de modèles conceptuels de sites (MCS) complexes et causent des difficultés dans la distinction entre les sources et les impacts. La majorité des composantes des SPFA ne peuvent pas être détectées à l’aide des techniques d’analyse disponibles sur le marché. Des progrès ont été réalisés dans l’élaboration de techniques analytiques pour améliorer la détection de ces composantes, y compris des recherches récentes effectuées par les auteurs de cette présentation et des partenaires universitaires et de l’industrie pour l’élaboration de techniques d’analyse fondées sur la résonance magnétique nucléaire (RMN) et le dépistage complet du fluorure sur le terrain, mais cela pourrait prendre plusieurs années avant que la caractérisation exhaustive des sites ne soit réalisable. Cependant, la présence détectée répandue de certaines SPFA dans les humains et la faune ainsi que l’accumulation de preuves de la bioaccumulation des SPFA ont soulevé des préoccupations au sujet de la santé des humains et des risques écologiques et ont exercé des pressions sur les organismes de réglementation pour l’élaboration de critères environnementaux alors que la compréhension scientifique des comportements et des risques associés de ces composés sont encore en cours de développement.

Avec la prévalence des détections de SPFA, les limites actuelles des avis sanitaires dans l’eau potable qui sont établies au Canada et à l’étranger, ainsi que les niveaux réglementés prévus, il existe de nombreux sites dont le plan d’action de réhabilitation ou le plan de fermeture de site actuel devra être réévalué afin de tenir compte de la contamination aux SPFA. Semblablement à la voie de l’intrusion de vapeurs (IV) pour les sites de composés organiques volatils (COV), qui a fréquemment été exclue du processus d’enquête et de réhabilitation d’un site, plusieurs sites qui peuvent avoir atteint la fermeture devront être ou sont en cours de réévaluation afin de déterminer leur statut à l’égard des risques des SPFA.

Des milliers de sites fermés aux États-Unis ont été ou sont en cours de réévaluation et ont été rouverts si nécessaire en raison de la voie de contamination de l’IV. Les critères de classement sont appliqués aux réévaluations de sites et ont été sélectionnés selon les conditions des sites que l’on soupçonne jouent un rôle considérable dans la voie de l’IV. Des réévaluations semblables sont prévues ou sont en cours pour les risques potentiels associés au SPFA aux sites qui ont atteint la fermeture ou qui sont bien avancés dans leur voie de fermeture de site. Les détections de SPFA causeront de grands bouleversements et des renversements possibles de réhabilitations de sites sur les lieux déjà approuvés qui pourraient ne pas être en mesure de traiter la contamination aux SPFA. Le US Department of the Navy, par exemple, a émis des lignes directrices à l’égard des sites pour les gestionnaires de projets de réhabilitation qui comprennent la recommandation de tenir compte de l’échantillonnage pour les SPFA aux sites fermés si le modèle conceptuel du site laisse fortement croire que les SPFA ont contaminé le milieu et que le modèle du site appuie les expositions actuelles ou futures possibles. Le comportement des composantes des SPFA dans l’environnement peut grandement varier selon la composition du mélange de SPFA, la présence de co-contaminants et d’autres facteurs. Il est essentiel que les praticiens compétents qui comprennent sur le niveau fondamental les limites et les enjeux associés aux SPFA dirigent les efforts d’enquête et de réhabilitation pour réaliser le succès de l’atténuation des risques aux sites contaminés par les SPFA.

Cette présentation examinera des études de cas pour des sites où les SPFA ont considérablement modifié ou renverser les plans de fermeture de site, lier ces cas à certaines lignes directrices en matière de renversements de fermeture de site selon la voie de contamination l’IV et comment cela est associé aux sites contaminés fédéraux du Canada.

Suzanne O’Hara, hydrogéologue principale, Geosyntec Consultants International Inc.
Suzanne O’Hara est une hydrogéologue possédant plus de 20 ans d’expérience. Elle utilise son expérience pour soutenir ses clients grâce à son accent sur l’élaboration de modèles conceptuels de sites (MCS) et sur la réhabilitation d’eaux souterraines et du sol à l’aide de technologies novatrices et plus conventionnelles.

Son expertise en matière de réhabilitation comprend la réhabilitation sur les lieux, l’oxydation et la réduction chimique sur les lieux, le traitement autonome pour la réhabilitation active (STAR), la réhabilitation thermique, le traitement passif à l’aide de métaux à valence zéro et le traitement de biphényles polychlorés (BPC) dans les matériaux de construction.

Mme O’Hara a dirigé, géré, ou fourni un soutien technique pour des projets allant du développement de stratégies, à des enquêtes de sites, à la surveillance à long terme, à la conception de la surveillance et de la réhabilitation, à l’établissement des coûts et à la mise en œuvre, au devenir et au transport de contaminants et à l’élaboration de MCS.

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