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Halifax Convention Centre, 1650 Argyle Street, Halifax, Nouvelle Écosse
4-5 juin, 2019  

Gestion des incertitudes dans la conception d’enquêtes de sites de PFA et communication des résultats des projets dans l’objet d’une pratique en évolution
Rosa Gwinn, Claire Mitchell, Jennifer Li
AECOM
L’objectif de cette présentation est de partager les leçons sur la gestion de l’incertitude apprises par l’exécution de plus de 100 évaluations préliminaires et une douzaine d’enquêtes de sites pour les PFA.
Abstract

Bien que la pratique d’enquête pour la présence de contaminants soit mature et professionnelle, les enquêtes pour la présence de substances per et polyfluoroalkyliques (PFA) présentent un nouveau enjeu pour les praticiens en raison des incertitudes associées aux rejets de PFA, de l’évolution des règlements concernant les PFA et des incertitudes associées à l’évaluation des risques. Comme méthode de gestion des incertitudes entourant les contaminants émergents, les propriétaires de sites contaminés de PFA et leurs consultants en environnement peuvent appliquer des méthodes quantitatives et qualitatives ainsi que des approches créatives de gestion de contrats pour gérer les incertitudes au cours d’une enquête. Cette présentation fournit des exemples provenant de notre expérience à aborder et à gérer l’incertitude de projets d’entreprise lors de plusieurs phases de projets, tout en reconnaissant qu’il existe des préoccupations en évolutions associées aux contaminants émergents et que des leçons sont apprises à leur sujet continuellement.

La source principale de PFA à des sites militaires provient de séances d’entraînement ou d’application de mousse à formation de pellicule aqueuse (AFFF) à la suite de spécifications d’ordre militaire provenant du Département de la défense (DoD) des États-Unis pour la lutte contre les incendies de pétrole dans les années 1970 et 1980. Les mousses AFFF étaient considérées, et en effet présentées comme étant écologiques, et ne faisaient pas l’objet de suivis ou d’inventaire en tant que déchet dangereux. Les séances d’entraînement pour l’utilisation ainsi que l’application des mousses AFFF ne figurent donc pas aux registres et les rejets dans l’environnement sont en grande partie fondés sur des sources incertaines, comme les souvenirs personnels (p. ex., des entrevues) et l’imagerie aérienne. Sur le plan pratique, il est difficile de concevoir une approche d’enquête lorsque les emplacements et l’ampleur des rejets de PFA possèdent un degré si élevé d’incertitude. De plus, des modifications effectuées aux emplacements des rejets au cours des décennies suivantes, y compris, par exemple, la remédiation d’un secteur de formation à la lutte contre les incendies, introduisent également des risques d’atteinte des objectifs d’échantillonnage.

Nous présenterons des exemples d’application d’outils statistiques, comme Visual Sample Plan or VSP, pour la gestion quantitative de l’incertitude dans la conception de l’échantillonnage à des sites dont la taille et l’emplacement sont incertains. La méthode prendra en compte la taille potentielle d’un rejet, la tolérance si un rejet est manqué et l’ampleur (c.-à-d., le coût) d’un programme d’échantillonnage pour réaliser les objectifs de qualité des données. De plus, nous allons discuter comment l’utilisation d’un outil statistique peut être combinée à des mécanismes de passation de marchés pour tenir compte de l’incertitude tout en protégeant contre les niveaux d’efforts non-contrôlés. Cela peut être réalisé grâce à une structure de passation de marchés « axée sur les menus » qui permet la flexibilité dans la conception et l’approche de l’échantillonnage. En fin de compte, une fois que les données sont recueillies, la communication de l’incertitude dans les résultats d’échantillonnage peut aussi être gérée si les intervenants sont mobilisés tout au long de l’élaboration de l’approche.

Comme la réglementation, la toxicologie et la connaissance des sites font du rattrapage aux préoccupations en matière de santé présentées par les PFA dans l’eau potable, certains outils écologiques peuvent aider à communiquer et à expliquer les incertitudes des résultats. Selon l’auditoire, une combinaison créative d’outils quantitatifs et qualitatifs peut être justifiée.

Rosa Gwinn, chef de la technologie et des ressources, AECOM
La Dre Rosa Gwinn a fourni son expertise technique et en matière de gestion de projet à des clients privés et gouvernementaux pendant plus de 25 ans dans le domaine de la contamination environnementale, y compris en matière de contaminants conventionnels et émergents. Ses domaines d’intérêt spécialisés vont de biorestauration à l’application de statistiques à des questions environnementales associées aux risques, à la répartition et aux tendances. Elle a mis au point une méthodologie d’échantillonnage progressive pour caractériser le niveau de composantes de munitions dans les sédiments de cours d’eau. Au cours des 10 dernières années, elle a géré des programmes d’échantillonnage à grande échelle et axés sur le rendement à des installations fédérales situées partout aux États-Unis et dans ses territoires pour la US Army Corps of Engineers (USACE) et la Army National Guard (ARNG) qui sont axés sur les composantes de munitions et les PFA.

Gestion des risques associés aux PFA à l’aide de programmes par l’entremise d’un programme établi et solide de mobilisation des intervenants et des communautés
Nathan Hagelin1 et Leisa Prowse2
1Wood
2Leisa Prowse Consulting
L’objectif de cette présentation est de démontrer, grâce à une étude de cas, qu’un programme de mobilisation communautaire solide, intentionnel, bien conçu et bien exécuté entraîne des liens de confiance et instaure la confiance dans les travaux techniques effectués dans le cadre d’un programme d’enquête pour la présence de PFA.
Abstract

Introduction : La gestion des risques associés aux substances per et polyfluoroalkyliques (PFA) présentent des difficultés provenant de plusieurs directions d’ordre technique et réglementaire. Le monde a été en grande partie pris au dépourvu par l’ampleur et le rythme du problème, des idées fausses, de la frénésie médiatique, des relations de confrontations et une pénurie de renseignements et d’outils fiables contribuent tous considérablement à cet enjeu émergent. Dans ce contexte difficile, la mobilisation des intervenants et de la communauté est cruciale. La mobilisation des intervenants et de la communauté doit être effectuée de façon proactive, solide, bien documentée, bien dotée, souple et adroite. Le programme d’enquête et de gestion des PFA du Département de la défense de l’Australie possède un programme exemplaire de mobilisation des intervenants et de la communauté en place, qui vise à garder la communauté renseignée et engagée.

Objectif : L’enquête environnementale de la caserne Lavarack est l’une des 13 enquêtes en cours en Australie par le Département de la défense. La caserne Lavarack, située à Townsville dans la région du Queensland septentrional, a présenté un processus de mobilisation des intervenants et de la communauté compatible à l’approche du Département de la défense à la mobilisation partout en Australie, tout en abordant aussi les différences présentes dans la collectivité locale. Des renseignements cohérents sont communiqués, la communauté est engagée et l’intérêt des médias est géré de façon proactive. Les PFA, de par leur nature, présentent des enjeux graves et persistants qui exigent des actions conscientes. Ce qui n’est pas connu au sujet des PFA du point de vue de la santé est tout aussi difficile à gérer que la contamination répandue qui a pénétré dans de nombreuses collectivités. La mobilisation, par des messages soigneusement rédigés, véridiques, fréquents et accessibles, est essentielle à l’établissement de la confiance et de la crédibilité auprès des intervenants, qui comprennent les membres des collectivités, des autorités réglementaires locales et de l’état, des responsables de la santé et des organismes de surveillance.

Méthodologie : Le processus de mobilisation des intervenants et de la communauté de la caserne Lavarack utilise de nombreux systèmes complémentaires pour informer et engager les membres de la collectivité intéressés. Les procédures et les outils sont tous deux présentés et partagés. Une base de données est derrière le processus de mobilisation et toutes les interactions avec les intervenants et les membres des collectivités y sont enregistrées. Il existe une page sur le site Web du Département de la défense qui fournit des coordonnées pour l’équipe de projet, y compris une ligne téléphonique et une adresse de courriel. Des réponses le jour même sont offertes pour les demandes de renseignements. Des fiches de renseignement et des mises à jour de projet sont entreposées et tenues courantes sur la page Web, avec les produits livrables du projet. Au début du projet, un sondage a été utilisé pour recueillir de l’information sur l’utilisation de l’eau borée et de surface dans le secteur à l’enquête. Des rencontres communautaires sans rendez-vous ont eu lieu régulièrement et l’équipe de projet, ainsi que des représentants du Département de la mini et des organismes de réglementation, y assiste. Les réponses de la Foire aux questions du projet sont exhaustives et les communications sont uniformes dans l’ensemble du projet et entre les autres enquêtes du Département de la défense. Les séances sans rendez-vous sont planifiées à des lieux accessibles et leur promotion est effectuée au moyen d’annonces imprimées et en ligne. Nous avons effectué la prestation de ces séances à un centre de conférences, au stade local et dans un centre commercial local, ce qui nous a permis d’atteindre de différents membres de la collectivité. Un porte-parole est sélectionné pour la communication avec les médias.

Conclusions : Le résultat net de ce programme soigneusement planifié, exécuté dans des banlieues résidentielles adjacentes à la caserne Lavarack, est la cohérence, la transparence, des liens de confiance et l’instauration de la confiance dans la mesure maximale du possible dans un contexte d’incertitudes et d’inconnus. Cette présentation fera appel à l’expérience à la caserne Lavarack pour mettre en évidence les outils les plus efficaces pour la mobilisation des intervenants et de la communauté, ainsi que les leçons principales apprises dans le cadre de la prestation du processus de mobilisation.

Leisa Prowse, directrice, Leisa Prowse Consulting
Leisa Prowse possède plus de 25 ans d’expérience dans la mobilisation des intervenants et de communautés, la communication, l’évaluation des répercussions sociales et la planification locale et régionale. Possédant un mélange rare de qualifications en matière de communications et d’urbanisme et plus de 200 projets à son actif, Mme Prowse comprend les projets complexes et litigieux en matière de planification et d’infrastructure.

Mme Prowse a fait ses preuves dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies exhaustives de mobilisation et de communication, offrant la prestation d’une gamme entière de techniques et gérant avec succès les enjeux sensibles des intervenants et des communautés. Elle est habile à faciliter des discussions avec des personnes et des groupes s’étendant de 5 à 5000 personnes et elle a travaillé avec des collectivités dans des régions urbaines, régionales et éloignées ainsi qu’avec des intervenants représentant un grand éventail de groupes culturels.

Mme Prowse est membre de l’Association internationale pour la participation publique (IAP2) et est l’ambassadrice de l’Australasie au sein de l’IAP2.

Participation de la collectivité : « Participer ou ne pas participer : telle est la question ».
Vicki Pearce2 et Brendan Bilston1
1Conscia Pty Ltd.
2Emerging Compounds Treatment Technologies (ECT2)
L’objectif de cette présentation est de discuter des avantages d’un processus proactif de participation publique, quel que soit le niveau apparent d’intérêt du public.
Abstract

Contexte : Susciter la participation du public au sujet d’un enjeu peut être un défi en raison des différences d’intérêts, d’éducation, de langue, d’antécédents culturels et d’autres facteurs liés à ceux que l’on consulte. La participation devient plus difficile lorsqu’un problème à forte charge émotive fait l’objet de discussion, comme la contamination, et le défi est encore amplifié lorsque le contaminant est émergent et qu’il existe de l’incertitude en ce qui concerne les répercussions sur la santé et l’environnement et qu’il n’existe que des critères de réglementation limités.

Lorsqu’une communauté ou que le grand public ne semble pas être trop intéressé au cours de la période initiale de mobilisation au sujet d’un enjeu comme les substances per et polyfluoroalkyliques (SPFA), il est raisonnable d’arriver à la conclusion que les gens n’en sont pas trop préoccupés et qu’inévitablement, la participation deviendra de moins en moins une priorité. Toutefois, le public exprimera un intérêt limité jusqu’à ce qu’un événement survienne et il deviendra alors très intéressé très rapidement. Il n’est pas toujours possible de prédire de façon proactive quel événement suscitera l’intérêt du public et quand la participation devrait devenir une plus grande priorité.

En Australie, la contamination causée par l’utilisation historique de mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF) a commencé à émerger comme un enjeu pour les propriétaires fonciers, y compris les services de protection contre l’incendie, le ministère de la Défense et les sociétés d’aéroports, ainsi que pour les organismes de réglementation environnementaux et des aéroports autour des années 2010-2011. Entre cette période et la dernière partie de 2015, la contamination aux SPFA a été recensée sur de nombreuses propriétés en Australie et des activités de participation communautaire ciblées ont été menées. À certains endroits, des sources d’eau de rechange ont été fournies à plusieurs foyers, mais le niveau de préoccupation de la part du public semblait être localisé à la communauté directement touchée et, le plus souvent, seulement quelques personnes parmi ces communautés touchées. Au début de septembre 2015, un organisme de réglementation de l’État a annoncé que la contamination aux SPFA avait été repérée dans une zone de pêche et lorsqu’un journal local, qui faisait partie d’un consortium national des médias plus large, a publié un reportage approfondi au sujet de cette situation, les préoccupations auparavant limitées du public se sont transformées du jour au lendemain. En réponse, les gouvernements de partout en Australie ont rapidement priorisé les enquêtes et la gestion de la contamination des SPFA. L’intérêt considérable du public, des médias et des politiciens était sans précédent pour l’industrie de la contamination et il a fallu un certain temps pour que le public reçoive les renseignements demandés et pour que ces renseignements soient présentés d’une manière qui pourrait facilement être comprise.

Leçons apprises. Si des renseignements ne sont pas disponibles de la part de sources dignes de confiance, l’écart sera comblé par divers autres moyens : le bouche-à-oreille, Google et les médias. Fournir des faits scientifiques étayés et crédibles au public ne comblera probablement pas l’écart d’information, mais entraînera facilement la peur, la colère, l’anxiété et des frustrations générales dans les communautés touchées lorsqu’un autre point de vue tout aussi bien étayé et scientifique est établi. Une fois la confiance du public perdue, cela prendra des mois ou peut-être même des années pour la retrouver. Un processus proactif de participation du public qui comprend des mises à jour régulières, peu importe le niveau apparent d’intérêt du public, sera plus susceptible d’entraîner des avantages à long terme.

Vicki Pearce, associée principale, Conscia Pty Ltd.
L’expérience de Vicki Pearce est fondée sur 19 ans passés au sein du ministère de la Défense de l’Australie. Mme Pearce a présenté plusieurs programmes de travaux de génie civil avec un budget annuel des dépenses en immobilisations de 40 à 100 millions de dollars et a géré de grandes transactions de transfert de propriété, y compris la négociation entre les gouvernements locaux et de l’État et le secteur privé. Mme Pearce possède une vaste expérience en suscitation de la participation des intervenants et du public, particulièrement en ce qui concerne les problèmes à forte charge émotive et les publics hostiles. Mme Pearce possède de l’expérience dans l’établissement de l’orientation stratégique de programme de gestion environnementale complexe et a mené avec succès des équipes multidisciplinaires provenant de partout dans le monde pour effectuer la prestation de ces programmes complexes et uniques. Elle possède également de l’expertise en conception et en exécution de multiples activités d’approvisionnement avec plusieurs mécanismes de passation de marchés.

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