section header FR

 Halifax Convention Centre, 1650 Argyle Street, Halifax, Nouvelle Écosse
4-5 juin, 2019  

Étude de cas – Traitement physico-chimique à l’échelle du projet pilote de sols contaminés par les SPFA
Colin Morrell, CleanEarth Technologies inc.
L’objectif de cette présentation est de présenter le processus de traitement physico-chimique pour exposer les forces et les faiblesses de la technique en tant qu’outil de gestion des sites contaminés par des SPFA.
Abstract

Un essai à l’échelle du projet pilote, que l’on croit être le premier de son genre au monde, sera mené pour un client du gouvernement australien. Des mousses à formation de pellicule aqueuse (mousses AFFF) extinctrices ont été utilisées à cet endroit à compter des années 1970 jusqu’au début de la période d’élimination progressive en 2004. En 2016, une évaluation environnementale menée sur le site du client a permis d’identifier les zones contaminées par des substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) provenant de l’utilisation historique des mousses AFFF. Selon les résultats de cette évaluation, 2500 tonnes de sols identifiés comme étant contaminés par des SPFA ont été sélectionnées et désignées par l’essai à l’échelle du projet pilote du traitement physico-chimique.

La présentation résumera les résultats de l’essai à l’échelle du projet pilote sur les sols contaminés de SPFA. Un aperçu du processus de traitement physico-chimique intégré des sols et de l’eau sera fourni ainsi qu’un résumé des résultats des essais axés sur le type de sol, les concentrations initiales de SPFA et les résultats atteints. Les résultats seront comparés aux objectifs d’assainissement établis pour le site, présentés sous forme de la quantité de SPFA totales et de SPFA lixiviables ainsi que d’élimination de masse mesurée par des épreuves de précurseur oxydable total (POT) et de l’analyse du fluor organique total (FOT).

Colin Morrell, premier vice-président, Recherche et développement, CleanEarth Technologies Inc.
Colin Morrell est le premier vice-président de la recherche et du développement au sein de CleanEarth Technologies Inc. Il possède de l’expérience en évaluation et en assainissement de sites contaminés. M. Morrell dirige l’équipe des SPFA de CleanEarth, qui est concentrée sur le développement et la prestation de solutions d’assainissement de sites contaminés par les SPFA. Le développement de solutions est poussé par un éventail de mécanismes qui comprennent des ententes avec les fournisseurs, des recherches internes et externes, des essais en laboratoire et des partenariats avec des universités, principalement dans le domaine du lavage des sols amélioré.

L’assainissement in situ d’un panache contaminé par des SPFA à l’aide de charbon activé colloïdal
Rick McGregor, InSitu Remediation Services Ltd
L’objectif de cette présentation est de décrire la mise en œuvre et les résultats d’un projet d’assainissement in situ achevé sur un site au Canada central, où se trouvait un panache de mélange d’hydrocarbures pétroliers et de substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA). La présentation fournira les résultats de la surveillance au cours d’une période de deux ans, ainsi que des renseignements détaillés sur la distribution des réactifs utilisés dans l’assainissement du panache contaminé par des composés de SPFA.
Abstract

Les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) ont été identifiées par de nombreux organismes de réglementation comme étant des composés source de préoccupations pour l’environnement. Au cours des dernières années, les autorités de réglementation ont établi un certain nombre de valeurs réglementaires axées sur la santé ainsi que des critères d’évaluation possédant des valeurs pour les eaux souterraines typiquement inférieures à 50 nanogrammes par litre (ng/L). Des études des subsurfaces mènent à croire que les composés sont répandus dans l’environnement et sont récalcitrants. Traditionnellement, les eaux souterraines contaminées sont extraites et traitées à la surface à l’aide de milieux de traitement, comme le charbon activé et les résines échangeuses. Ces technologies de traitement sont généralement coûteuses et peu efficientes et peuvent durer pendant des décennies. L’application de technologies d’assainissement in situ est commune pour une grande variété de composés sources de préoccupations; toutefois, l’application de technologies in situ pour les SPFA est toute nouvelle. Cette étude comportait l’application de charbon activé colloïdal à un site au Canada. Des composés PFA, l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et l’acide sulfonique perfluorooctane (SPFO), ont été détectés dans l’eau souterraine à des concentrations maximales de 3 300 ng/L et 1 500 ng/L, respectivement, avant l’assainissement. L’aquifère peu profond à sable limoneux était de nature anaérobique et possédait une vitesse d’écoulement des eaux souterraines d’environ 300 m/an. Le charbon activé colloïdal a été appliqué à l’aide de technologies de fonçage de puits, ce qui a eu comme résultat l’élimination du APFO et du SPFO à des concentrations égales et inférieures à la limite de détection analytique (> 20 ng/L) au cours d’une période de 26 mois. L’analyse de la présence d’autres SPFA après l’injection a révélé que toutes les concentrations des SPFA analysées étaient inférieures à leurs limites de détection respectives. Des examens détaillés de carottes recueillies après l’injection ont indiqué que le charbon activé colloïdal a été distribué efficacement dans la zone ciblée de l’aquifère contaminé et qu’il était possible de détecter des concentrations de charbon activé à une distance de jusqu’à 5 m du point d’injection. Les résultats de l’étude portent à croire que le charbon activé colloïdal pourrait être efficacement appliqué pour traiter des concentrations faibles à modérées de SPFA dans un aquifère anaérobique peu profond.

Rick McGregor, président, InSitu Remediation Services Ltd
Rick McGregor est le président de InSitu Remediation Services Ltd et possède plus de 26 ans d’expérience dans l’évaluation et l’assainissement des eaux souterraines et des sols. M. McGregor a travaillé dans plus de 30 pays et est l’auteur de nombreux articles sur l’évaluation et l’assainissement des eaux souterraines. Il détient une maîtrise ès sciences de la Waterloo University en hydrogéologie et géochimie et est professionnel certifié de l’eau souterraine au Canada et aux États-Unis. Il a récemment publié le premier document sur l’assainissement in situ des eaux souterraines contaminées par des SPFA à un site au Canada central.

Mise à l’échelle réussie et destruction de SPFA dans le sol par broyage à boulets
Nick Battye1, Lauren Turner2, Omneya El-Sharnouby2, David Patch1, Kevin Jaansalu1, Bernard Kueper2, Kela Weber1
1 Collège militaire royal du Canada
2 Université Queen’s
L’objectif de cette présentation est de faire part des premiers résultats de broyage à boulets à l’appui de la destruction des SPFA dans du sol recueilli d’un véritable site contaminé.
Abstract

Nous avons démontré que le broyage à boulets peut détruire des substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) dans les sols contaminés. Des sols contaminés par des SPFA provenant d’un site d’aire de formation à la lutte contre les incendies (AFLI) de plus de 50 ans ainsi que du sable de silice dosé de SPFA ont été utilisés dans tous les essais. Trois différentes tailles de broyeurs à boulets ont été utilisées pour évaluer et démontrer l’échelonnabilité. Une série de 13 composés de SPFA s’étendant dans l’ensemble et au-delà de ceux possédant des valeurs directrices canadiennes a fait l’objet de suivis dans tous les cas. Nos résultats démontrent que jusqu’à 97 % des SPFA sont détruites en quelques minutes dans deux types de sols, le sable et l’argile, et qu’aucun produit de SPFA identifiable n’est produit. Les technologies d’assainissement traditionnelles ne sont pas efficaces pour la destruction des SPFA; cette méthodologie d’assainissement sur le terrain des sols contaminés par des SPFA est rentable et sera mise à l’échelle sur le terrain afin d’élaborer des exigences opérationnelles détaillées.

Nick Battye, géoscientifique, Groupe des sciences de l’environnement, Collège militaire royal du Canada
Nick Battye est géoscientifique avec le Groupe des sciences de l’environnement, situé au Collège militaire royal du Canada à Kingston, en Ontario. Le Groupe des sciences de l’environnement est une équipe multidisciplinaire de recouvrement des coûts située de façon unique au sein d’une université reconnue qui fait partie du gouvernement fédéral du Canada. Au nom de divers gouvernements et organismes fédéraux, le Groupe a mené des recherches fondamentales et a mis en application des projets à plus de 150 endroits partout au Canada et concernant une vaste gamme d’enjeux écologiques et de technologies, avec un accent sur les sites contaminés, les contaminants émergents et les régions éloignées.

Questions fr

fb icon   Twitter icon   linkedIn icon