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 Halifax Convention Centre, 1650 Argyle Street, Halifax, Nouvelle Écosse
4-5 juin, 2019 

 


L’avenir et le transport des SPFA dans les eaux de surface et les sédiments : Possibilité pour du transport à longue distance?
Ian Ross1, Nava Garisto2, Erika Houtz3, Jennifer Kirk2, Shannon Dunn3, Erica Kalve4, Matthew Schnobrich4, Jeff Mcdonough4, Allan Horneman4
1Arcadis UK
2Arcadis Canada Inc.
3Arcadis US
4Arcadis
L’objectif de cette présentation est de discuter de l’avenir et du transport des SPFA par le transport de sédiments.
Abstract

Les substances per- et polyfluoroalkyliques (SPFA) constituent un groupe important de plusieurs de milliers de xénobiotiques, avec des caractéristiques d’avenir et de transport variables. De nombreux SPFA peuvent montrer une capacité pour le transport à longue distance dans les plans d’eau, mais certains sont significativement moins mobiles et peuvent constituer une source permanente à long terme plus localisée. Les différentes sources de SPFA, comme les revêtements ou mousses extinctrices, peuvent jouer un rôle très important dans leurs caractéristiques d’avenir et de transport. L’utilisation généralisée des SPFA a mené à des concentrations de fond dans les sols, les eaux de surface, les eaux souterraines, les eaux de pluie, la neige et, par conséquent, le biote. Confirmer que les SPFA détectés dans plusieurs matrices ne comprennent pas de fond sera essentiel. Afin de mettre au point un modèle de site conceptuel pour évaluer les risques que les SPFA peuvent poser aux récepteurs spécifiques au site, une compréhension de la nature, de l’emplacement ainsi que des caractéristiques d’avenir et de transport de différents précurseurs polyfluorés et d’acides perfluoroalkyliques semble essentielle.

Des exemples de sites particuliers de partitionnement de SPFA à chaînes longues et courtes dans les sédiments des eaux de surface seront présentés. La détection de concentrations élevées de précurseurs polyfluorés dans les courtes chaînes d’acides perfluoroalkyliques dans les sols de surface à l’aide d’outils d’analyse avancés sera également décrite.

Un examen des concentrations de fond de SPFA dans plusieurs matrices fournira un certain pragmatisme pour l’évaluation des SPFA. Une vue d’ensemble des caractéristiques de biotransformation des deux principales classes de précurseurs d’acides perfluoroalkyliques visera à évaluer leur importance relative lors de l’élaboration de modèles de site conceptuels, avec des exemples de concentrations de précurseurs dans les eaux de surface provenant de récents déversements de mousses extinctrices par rapport à des sources et panaches plus altérés et atténués.

Certaines SPFA dont couramment détectés dans les eaux de surface en raison de leur mobilité et persistance extrêmes, mais des détections de faible niveau peuvent parfois être considérées comme des concentrations de fond et peuvent ne pas provenir du site local faisant l’objet d’une enquête. Le transport atmosphérique à longue distance de SPFA doit être pris en compte lorsqu’on enquête sur les sites touchés par des SPFA. Pour certaines enquêtes de site, il est clair que les « longues chaînes » d’acides perfluoroalkyliques amphiphiles démontrent une sorption beaucoup plus importante des sédiments et des matières organiques naturelles que leur analogue à plus courte chaîne. On pense que certains précurseurs d’acides perfluoroalkyliques sont plus mobiles que les acides perfluoroalkyliques qu’ils forment, mais ils peuvent également souffrir de la biotransformation vers les acides perfluoroalkyliques tout en se déplaçant dans les surfaces aérobiques et les eaux souterraines. Des résultats de récents sites d’enquêtes montreront la façon dont certaines catégories de précurseurs sont moins mobiles et constituent une source d’acides perfluoroalkyliques à long terme.

Ian Ross, Directeur technique principal et responsable technique de l’assainissement mondial in situ/Responsable mondial des SPFA, Arcadis
Ian Ross, Ph. D., est un Directeur technique principal et Responsable technique de l’assainissement mondial in situ/Responsable mondial des SPFA, Arcadis de Leeds, West Yorkshire (Royaume-Uni).

Au cours des quatre dernières années, il s’est concentré uniquement sur les SPFA après avoir initialement travaillé sur des options pour la gestion du perfluorooctane sulfonate en 2005 après l’incendie de Buncefield au Royaume-Uni. Il faisait partie de l’équipe de création et d’examen du document d’orientation des SPFA CONCAWE et a publié plusieurs articles sur l’analyse des SPFA, l’enquête et l’assainissement de site, y compris un chapitre d’un livre récent sur la gestion des SPFA.

Il a été concentré sur la biorestauration des xénobiotiques depuis plus de 26 ans à la suite de trois projets de recherche universitaire appliqués parrainés par l’industrie. À Arcadis, il a travaillé à la conception et la mise en œuvre de technologies d’assainissement innovatrices chimiques, physiques et biologiques.

Il a évalué l’avenir et le transport, la possibilité de biodégradation et les options de traitement pour les contaminants, y compris les hydrocarbures, les solvants chlorés, les nitroaromatiques, les SPFA, le lindane (hexachlorocyclohexane), les biphényles polychlorés (BPC), l’aldrine, la dieldrine et le DDT.

Il a de l’expérience avec de multiples caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des technologies de traitement et a remporté plusieurs prix nationaux et internationaux d’assainissement pour la conception de leur application.

Enquête de l’efficacité in situ de persulfate à activation thermique pour la dégradation de l’APFO et du SPFO dans les eaux souterraines
Janice Cooper1, Carol Ptacek2, Neil Thomson2
1Stantec Consulting
2Université de Waterloo
L’objectif de cette présentation est de partager une expérience de première main et des connaissances acquises grâce à la réalisation des études de laboratoire de traitement pour les APFO et SPFO.
Abstract

L’assainissement efficace in situ de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et de l’acide sulfonique perfluorooctane (SPFO) est l’objectif continu de nombreuses études de laboratoire. Une enquête a été effectuée pour déterminer la possibilité d’élimination d’APFO et de SPFO aqueux dans les eaux souterraines en utilisant du persulfate à activation thermique. Les facettes de ce projet ont été (1) d’évaluer le rendement d’une électrode sensible au fluorure de différentes combinaisons de matrice qui étaient représentatives des activités d’assainissement des eaux souterraines in situ; (2) d’enquêter sur l’élimination d’APFO et de SPFO avec l’ajout de permanganate au persulfate à l’air ambiant ou à activation thermique; et (3) de comparer l’élimination d’APFO à l’aide de persulfate à l’air ambiant ou à activation thermique dans différentes expériences sur des sédiments en suspension.

Une enquête systématique des répercussions des réactifs à base d’oxydant et un agent d’extinction, de la géochimie aqueuse et de la présence de sédiments a été effectuée pour l’électrode sensible au fluorure, afin de fournir des directives sur l’utilisation de cet outil d’analyse. La récupération d’échantillons de matrice était dans les limites définies par la United States Environmental Protection Agency (USEPA) et les inclinaisons de l’électrode étaient conformes avec l’inclinaison de la courbe d’étalonnage, en présence de persulfate et dans différentes phases aqueuses géochimiques. L’électrode sensible au fluorure peut être utilisée avec prudence comme outil pour suivre la production de fluorure lors des processus de dégradation utilisés pour les SPFA.

Les répercussions de l’ajout de permanganate aux systèmes de traitement par persulfate à activation thermique (60 °C) et à l’air ambiant (20 °C) pour l’élimination des APFO et SPFO ont été étudiées en utilisant un rapport molaire de 1:100 de permanganate : persulfate. L’APFO a été éliminé avec succès (à plus de 99 %) dans le système de persulfate à activation thermique avec le permanganate (oxydant double) et le système de persulfate à activation thermique dans les eaux souterraines simulées ultrapure et au bicarbonate de sodium après sept jours. Des carboxylates perfluorés à chaîne courte et des ions de fluor aqueux ont été générés et ont indiqué que l’APFO était dégradé dans ces expériences. L’élimination de l’APFO n’était pas évidente dans le système à l’air ambiant à double oxydant et dans le système de permanganate chauffé et il n’y avait aucune indication d’élimination de SPFO par toutes les combinaisons d’oxydants. L’élimination de l’APFO et du SPFO n’était pas améliorée dans le système de persulfate à l’air ambiant ou à activation thermique avec l’ajout de permanganate au ratio testé.

Les défis pour la mise en œuvre du persulfate à activation thermique pour l’élimination de l’APFO dans les milieux d’eau souterraine comprennent l’interaction du persulfate et de l’APFO avec les sédiments aquifères. L’élimination de l’APFO a été comparée à l’aide de trois différents sédiments dans des réacteurs à fonctionnement discontinu de sédiments en suspension. Au moins 60 % de l’APFO initial a été éliminé après sept jours dans les trois échantillons de sédiments en utilisant le persulfate à activation thermique. Les carboxylates perfluorés à chaîne courte demeurent présentes dans les systèmes plus longtemps et moins d’APFO ont été éliminés lorsque les sédiments étaient présents dans les réacteurs. L’APFO absorbé a été extrait de chacun des trois sédiments et a été trouvé aux concentrations les plus élevées dans les sédiments avec la plus grande teneur en carbone organique dans des conditions de pH acide. Le persulfate à activation thermique était encore efficace pour l’élimination de l’APFO dans les réacteurs de sols en suspension, mais à une efficacité d’élimination diminuée.

Le financement pour ce projet de recherche a été fourni par la subvention à la découverte du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) (C. Ptacek PI), une subvention de recherche et développement coopératif du CRSNG (N. Thomson PI), et de l’American Petroleum Institute (N. Thomson PI), en plus des bourses accordées à J. Cooper, y compris les bourses d’études supérieures de l’Ontario et les bourses d’études supérieures du CRSNG – Programme de maîtrise.

Janice Cooper, Spécialiste de l’environnement, Stantec Consulting
Janice Cooper a terminé sa maîtrise en sciences à l’Université de Waterloo et a mené des recherches sur le traitement de l’APFO et de SPFO en utilisant le persulfate à activation thermique. Elle travaille maintenant comme Spécialiste de l’environnement à Stantec Consulting, à Waterloo, en Ontario.

Destruction des SPFA dans le sol et dans les déchets provenant d’enquêtes à l’aide de la combustion lente
David Major1, Jason Gerhard2, Kela Weber3, Alexandra Duchesne2, David Reynolds4, Joshua Brown2, Gavin Grant1, David Patch3, David Thomas5
1Savron
2University of Western Ontario
3Collège militaire royal du Canada
4Geosyntec Consultants International, Inc
5Chevron
L’objectif de cette présentation est de démontrer la destruction des SPFA en utilisant la combustion lente dans un traitement rentable pour les sols et d’autres milieux contaminés.
Abstract

Le Strategic Environmental Research and Development Program (SERDP) du United States Department of Defense (US DoD) a financé un projet utilisant le processus de traitement autonome pour l’assainissement actif (STAR) par combustion lente afin de traiter les substances composées per- et polyfluoroalkyliques dans les sols ou les déchets provenant d’enquêtes (IDW). Les IDW comprennent des déblais de forage du sol, ainsi que les dépenses de charbon actif (CAG), des flux de déchets générés par le traitement de l’eau provenant du développement et de l’échantillonnage de puits.

Le STAR est un processus de combustion lente pour le traitement de sols contaminés et de déchets organiques liquides. Le processus est autonome après une courte durée, à faible énergie nécessaire pour « l’allumage » pour des composés à faible volatilité et à énergie élevée comme les hydrocarbures pétroliers. L’énergie libérée par les contaminants réactifs est utilisée pour préchauffer et brûler les contaminants dans la zone adjacente. Un front de combustion autonome se propage à travers les milieux poreux contaminés à condition qu’un flux d’air suffisant soit fourni. Le STAR peut détruire une variété de composés organiques récalcitrants avec une efficacité d’élimination habituellement de plus de 99 %. Le STAR a été récemment démontré à Waterfront Toronto pour traiter les hydrocarbures sous terre et sous la nappe phréatique en utilisant des appareils de chauffage insérés à des endroits ciblés et dans les sols placés sur des systèmes de base modulaires à faible profil au-dessus du sol, appelés STARx HottPads™.

En raison de la grande stabilité thermique des SPFA, des températures supérieures à 900 °C sont exigées pour détruire ces composés et des températures égales ou supérieures à 1000 °C sont nécessaires pour réduire au minimum la production de fluor organique volatile à courte chaîne et des dioxines et furanes fluorés. De l’acide fluorhydrique (FH) sera produit en plus grande abondance et le fluor organique volatile ainsi que les dioxines et furanes fluorés en moindre abondance, tout en augmentant la combustion totale des SPFA. Comme les SPFA ne sont pas des contaminants pouvant soutenir la combustion lente en soi comme les hydrocarbures pétroliers, un carburant de remplacement est nécessaire. Dans le cadre de la présente étude, le CAG a été utilisé comme carburant de remplacement.

Des essais ont été effectués pour établir la quantité de CAG nécessaire pour créer des mélanges combustibles produisant des températures supérieures à 900 °C. Des essais ultérieurs ont examiné l’avenir des FPSA absorbé sur le CAG et ensuite combiné à du sable ou un sol contaminé avec des SPFA et mélangé avec du CAG non contaminé dans des conditions incandescentes. Les résultats révèlent que le front de combustion lente s’est propagé de manière autonome dans les mélanges contenant des FPSA, détruisant tous le CAG et le carbone organique et générant des températures de plus de 900 °C. Les concentrations de SPFA après le traitement dans les résidus de sable, du sol et de cendre étaient inférieures aux limites de détection (0,05 µg/kg). L’analyse initiale des émissions a indiqué que plus de 82 % du fluor disponible a été capturé comme FH avec seulement de petites quantités de SPFA émis, qui pourraient par la suite être capturées par charbon actif et traitées. Les résultats obtenus jusqu’à maintenant sont prometteurs, suggérant que STAR peut fournir une technique efficace d’assainissement pour les sols touchés par les SPFA et les IDW à l’échelle des champs des sites fédéraux canadiens.

David Major, Administrateur délégué, Savron (une division de Geosyntec Consultants, Inc.), et Éditeur adjoint de 1re classe, Ground Water Monitoring and Remediation
Dr David Major, Ph. D., BCES, a aidé à mettre au point et à commercialiser des technologies d’assainissement comme des barrières réactives perméables de fer zéro valent, des biomarqueurs moléculaires, des cultures de bioaugmentation et, actuellement, la technologie de combustion lente de Savron (STAR). David a siégé à divers conseils consultatifs scientifiques nationaux, y compris le comité d’experts d’EPA des États-Unis sur l’assainissement des liquides non aqueux denses (LNAD) (DNAPL Remediation Challenge: Is There a Case for Source Depletion) et le National Research Council Committee des États-Unis sur la géologie appliquée et la géotechnique appliquée dans le nouveau millénaire. Il a codéveloppé et enseigné le cours Interstate Technology & Regulatory Council (ITRC) sur l’atténuation naturelle surveillée, la biorestauration accélérée et la biorestauration des LNAD. Il a reçu plusieurs prix, dont : le Prix des anciens de la Faculté des sciences de l’Université de Waterloo (2007) en reconnaissance de ses réalisations professionnelles; le Space Hall of Fame® (2007) pour avoir aidé la NASA à commercialiser des « produits spatiaux au profit de la planète Terre »; ASTM C.A. le Prix Hogentogler (2015); et le prix ICE Telford Premium (2016) pour des articles sur la technologie d’amélioration des sols.

Une évaluation à l’échelle du laboratoire pour l’élimination des SPFA dans les eaux souterraines touchées par le lixiviat de décharge à l’aide de biocharbon contenant un milieu absorbant
Mahsa Shayan, Francisco J. Barajas, Daryl Beck
AECOM
L’objectif de cette présentation est de démontrer les résultats d’une étude de traitabilité en deux étapes à l’échelle du laboratoire effectuée pour illustrer l’élimination des SPFA des eaux souterraines en utilisant différents mélanges de milieux absorbants contenant du sol, des copeaux de bois et du biocharbon.
Abstract

Les milieux absorbants comme le charbon actif en grains (CAG) et les résines ioniques sont des méthodes communes de séparation pour éliminer les substances per- et polyfluoroalkyliques (SPFA) de l’eau. Cependant, d’autres matériaux, comme le biocharbon, peuvent être une solution de rechange plus appropriée et rentable pour les applications in situ afin d’éliminer les SPFA des eaux souterraines. L’objectif de cette étude était de démontrer et d’évaluer l’élimination des SPFA des eaux souterraines par différents mélanges de milieux contenant du sol, des copeaux de bois et du biocharbon.

L’élimination de l’acide perfluorooctanoïque (APFO) et de l’acide sulfonique perfluorooctane (SPFO), parmi d’autres composés de SPFA, était la cible de l’étude de traitabilité en deux étapes à l’échelle du laboratoire effectuée pour démontrer l’élimination des SPFA des eaux souterraines. L’étape 1 était axée sur des expériences par lots visant à sélectionner différents mélanges de milieux en fonction de leurs propriétés d’absorption. La première expérience a déterminé l’élimination de SPFA à quatre concentrations initiales à l’aide de mélanges de milieux composés à 100 % de sol; 50 % de sol et 50 % de copeaux de bois; 50 % de sol et 50 % de biocharbon de type A (taille de particule moyenne); et 50 % de sol et 50 % de biocharbon de type B (taille de particule large). Une deuxième série d’expériences a permis d’optimiser plus finement la composition du milieu en déterminant l’ampleur de l’élimination de SPFA à l’aide de différentes proportions de modifications de copeaux de bois et de biocharbon. L’étape 2 consistait en une expérience sur colonne visant à déterminer la rétention des SPFA dans des conditions d’écoulement traversant les compositions suivantes : 1) 14 % de copeaux de bois, 1 % de biocharbon et 85 % de sol; 2) 10 % de copeaux de bois, 5 % de biocharbon et 85 % de sol; 3) 5 % de biocharbon et 95 % de sol; et 4) 100 % de sol (témoin).

Les résultats de la première expérience par lots de l’étape 1 indiquent une élimination de 100 % de l’APFO et du SPFO a été atteint dans les mélanges contenant du biocharbon. Une élimination entre 69 % et 79 % pour le SPFO et une élimination entre 14 % et 28 % pour l’APFO ont été obtenues pour le témoin de sol. Le mélange contenant du sol et des copeaux de bois a atteint une élimination entre 66 % et 73 % pour le SPFO et une élimination entre 16 % et 23 % pour l’APFO. Les résultats de la deuxième expérience par lots indiquent que la meilleure composition de milieu a 15 % de copeaux de bois, 5 % de biocharbon et 80 % de terre avec une élimination de l’APFO et du SPFO à 98,5 % et 96,5 %, respectivement. Les résultats expérimentaux de l’étape 2 montrent la plus importante rétention de SPFA par les milieux contenant 5 % de biocharbon et 95 % de sol, avec une percée pour l’APFO et le SPFO se produisant après 6,7 de volume interstitiel d’eau souterraine. Ce mélange avait la plus forte capacité d’adsorption d’APFO et de SPFO, à 2,23 g/m3 0,22 g/m3.

Compte tenu de ces résultats, le biocharbon est démontré comme une modification qui augmente de façon importante l’élimination des composés de SPFA lorsqu’il est ajouté au sol. Ces résultats peuvent aider à la conception de barrières perméables si la masse totale de SPFA à éliminer et le pourcentage de biocharbon ajouté au milieu mélangé sont connus. Selon les documents sources, le biocharbon peut être une modification plus durable et rentable que d’autres absorbants pour la mise en place de barrières perméables afin d’achever un traitement in situ dans les eaux souterraines peu profondes touchées par les SPFA ou prévenir la migration hors site.

Mahsa Shayan, Ingénieure en environnement, assainissement – Ontario, AECOM
La Dre Mahsa Shayan, Ph. D., EIT, a onze ans d’expérience professionnelle et de recherche-développement (R-D) en matière de caractérisation du site et d’assainissement, spécialisée dans les études de l’avenir et le transport des contaminants et l’analyse des options correctives pour les sites touchés par une vaste gamme de contaminants émergents et classiques. L’expérience de Mahsa comprend les analyses de l’avenir et du transport des contaminants souterrains et l’assainissement des systèmes des sols et des eaux souterraines au moyen d’enquêtes sur le terrain, des expériences de laboratoire et des modèles numériques. Ses principaux intérêts visent la conception et l’évaluation de technologies de traitement in situ, y compris l’oxydation chimique in situ (OCIS) et la biorestauration accrue (BRA) ainsi que des recours combinés. Elle aussi a de l’expertise dans les utilisations intelligentes et ciblées d’outils de diagnostic moléculaire environnemental, y compris l’analyse isotopique spécifique du composé et les techniques de biologie moléculaire, pour le développement d’un modèle conceptuel de site et d’une évaluation du rendement de l’assainissement.

La stabilisation des sédiments in situ comme solution de rechange viable à l’excavation des sources d’origine des SPFA
Stephanie Joyce1, Paul Cipcigan1, Matt Pourabadehei1, Jeff McDonough2, Ankit Gupta2, Peter Storch3, John Ritchie4, Ian Ross5, Erika Houtz2
1Arcadis Canada Inc.
2Arcadis US
3Arcadis Australia
4Menard Oceania
5Arcadis UK
L’objectif de cette présentation est de présenter les résultats des tests de traitabilité qui ont été effectués pour explorer la stabilisation des sols in situ dans les sources d’origine en utilisant des fixants disponibles dans le commerce.
Abstract

L’application prolongée de mousses à formation de pellicule aqueuse (AFFF) contenant des substances per- et polyfluoroalkyliques (SPFA) dans les zones de formation à la lutte contre les incendies a entraîné la formation de sources à long terme de SPFA lixiviant dans le sol et les eaux souterraines. Le risque de lixiviabilité des SPFA provenant des zones sources de sol résultantes vers les eaux souterraines peut être atténué en réduisant leur mobilité dans le sous-sol par fixation. Les tests de traitabilité ont été effectués pour explorer la stabilisation de SPFA des sols in situ dans les zones sources de formation à la lutte contre les incendies en utilisant un milieu d’absorption disponible sur le marché (c.-à-d., « fixants »). La stabilisation des sols in situ présente une solution de rechange possible de gestion de zone source de SPFA qui élimine la gestion hors site des déchets de SPFA tout en protégeant les eaux souterraines de la lixiviation. La stabilisation des sols in situ consiste en l’utilisation de matériel de construction lourd, des tarières ou des outils de coupe pour mélanger le sol, l’eau et les fixants en place dans la zone de vadose et la zone saturée. La stabilisation des sols in situ réduit la lixiviabilité grâce à la stabilisation avec les fixants et minimise l’infiltration verticale et la variabilité dans la conductivité hydraulique latérale en homogénéisant les voies préférentielles avec des strates peu perméables. Les tests de laboratoire ont été menés avec quatre objectifs : 1) établir le rendement d’absorption de base des fixants choisis pour les SPFA; 2) tester le rendement comme une fonction de pH; 3) comparer le rendement avec et sans le Ciment Portland; et 4) obtenir des données de lixiviabilité pour démontrer la stabilité possible à long terme du traitement in situ.

Des échantillons de sol en vrac et d’eaux souterraines ont été recueillis sur le site d’un aéroport australien connu pour être touché par les SPFA provenant de l’utilisation d’AFFF. Trois fixants disponibles sur le marché ont été choisis pour le programme d’essais en fonction de leur potentiel d’adsorption de SPFA anioniques : l’hydroxyde d’aluminium (AIOH)/mélange de carbone (AHCB); la cellulose pyrolysée (CP); et de l’argile modifiée (AM). Le programme comprenait des essais de contact par lots d’eaux souterraines et de sol touchés mélangé dans un ratio de liquide/solide de 2:1. Les lots étaient mélangés sur une table de mélange linéaire pendant 18 heures. Des lots témoins et de duplicata ont été effectués et le pH était surveillé à certains moments le long du processus. Après le mélange, des échantillons ont été séparés et les échantillons de filtrat ont été analysés pour rechercher une suite de 28 composés de SPFA en utilisant la chromatographie en phase liquide en parallèle avec la spectrométrie de masse (CPL-SM). De plus importants contacts par lots ont été effectués avec du sol et des eaux souterraines pour simuler un mélange de sol in situ. Des tests de lixiviabilité ont ensuite été effectués sur les lots traités avec et sans Ciment Portland.

Les trois réactifs testés ont montré une absorption efficace des SPFA. L’AM a démontré la meilleure élimination de sulfonates perfluorés, qui étaient les principaux contaminants. Le résultat à la dose la plus faible de 5 pour cent en poids représente une réduction de la concentration en phase dissoute supérieure à 99,9 %. L’AHCB a démontré la meilleure élimination globale des composés de carboxylates perfluorés, particulièrement pour les carboxylates perfluorés à chaîne courte. Les capacités d’absorption mesurées pour l’AHCB, la CP et l’AM des 28 suites normalisées de SPFA étaient de 25,6, 15,3 et 38,3 microgrammes de SPFA par gramme de fixant, respectivement. La CP montre une capacité d’élimination de SPFA à chaîne courte beaucoup moins élevée par rapport à l’AHCB et l’AM. Le test de lixiviation séquentielle de l’AM montre une diminution allant jusqu’à deux ordres de grandeur de la lixiviabilité par rapport à l’échantillon témoin. La masse totale de SPFA lixivié représentait environ 1 % de la masse totale de SPFA après environ 50 volumes interstitiels de lixiviation. Les tests démontrent l’important potentiel de cette technologie en tant qu’outil efficace pour l’atténuation de la migration des SPFA dans le sol et les eaux souterraines.

Stephanie Joyce, Gestionnaire de projet, Arcadis Canada Inc.
Stephanie Joyce a plus de 14 années d’expérience dans la consultation environnementale, se spécialisant dans les évaluations environnementales de sites, la surveillance à long terme et les applications réglementaires. Stephanie a effectué plus de 60 évaluations environnementales de site d’étape I, II et III dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et en Ontario. Ses clients comprennent principalement les ministères des gouvernements fédéraux, territoriaux et municipaux. Les récentes responsabilités de projet incluaient un chargé de projet pour la préparation de documents d’orientation pour la réalisation d’évaluation de zone de formation à la lutte contre les incendies concernant les répercussions des SPFA ainsi que l’évaluation et la démonstration des technologies d’assainissement des SPFA. Maintenant, elle gère une étude à l’échelle du laboratoire évaluant les technologies de stabilisation des sols.

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