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Élaboration d'outils efficaces de participation des Premières nations, du public et des intervenants internes dans les projets du port d'Esquimalt
Michael Bodman1, Leroy Banack2, Andrew Smith3
1Défence nationale
2F&M Management Ltd.
3Services publics et Approvisionnement Canada
L'objectif de cette présentation est de mettre en évidence les outils et les stratégies de communication utilisés pour faire participer les Premières nations, le public et les intervenants internes dans le cadre de la réalisation efficace de multiples projets de construction maritime et d’assainissement des sédiments dans le port d'Esquimalt.
Abstract

Le gouvernement du Canada investit d'importantes ressources dans la réfection de l'infrastructure fédérale de la Base des Forces canadiennes (BFC) Esquimalt, ainsi que dans l'enlèvement des sédiments contaminés du port d'Esquimalt. Le port d'Esquimalt fait partie du territoire traditionnel de la nation Esquimalt et de la nation Songhees et est également entouré de trois municipalités. De plus, le port d'Esquimalt abrite la cale sèche d'Esquimalt de Services publics et Approvisionnement Canada (une installation qui effectue un volume important de travaux de construction et de réparation de navires), ainsi que la Flotte du Pacifique de la Marine royale canadienne. La mise en œuvre réussie d'un certain nombre de projets simultanés d'infrastructure maritime et d'assainissement dans un petit plan d'eau, comme le port d'Esquimalt, avec un grand nombre de parties intéressées nécessite l'élaboration et la mise en œuvre d'un ensemble solide d'outils de mobilisation et de communication.

Le ministère de la Défense nationale (MDN) reconnaît l'importance de ses relations avec la nation Esquimalt et la nation Songhees, lesquelles nations comptent le port d'Esquimalt dans leurs territoires traditionnels. Cette relation a créé des occasions de générer des avantages économiques pour les nations voisines et d'intégrer les connaissances et les coutumes écologiques traditionnelles dans les projets de construction et d'assainissement.

La BFC Esquimalt et les responsables des projets de construction et d'assainissement qui y sont mis en œuvre ont également adopté une approche proactive pour faire participer le public des environs. Les séances d'information publique, les médias sociaux et les événements communautaires sont quelques-uns des outils utilisés pour donner au public l'occasion de se renseigner sur ce qui se passe à la BFC Esquimalt, mais aussi de donner son avis et de faire part de ses commentaires.

À la BFC Esquimalt, un grand nombre d'intervenants internes s'occupent de l'état de préparation opérationnelle de la Flotte du Pacifique ainsi que de tous les projets de construction et d'assainissement en cours dans le port d'Esquimalt. Afin de s'assurer que les opérations courantes de la Marine coexistent efficacement avec tous les projets de construction et d'assainissement, une série d'outils de communication visuelle a été élaborée. Ces outils ont permis à l'information de planification pertinente de circuler efficacement entre les intervenants, et chaque intervenant a pu utiliser l'information à ses propres fins de planification.

À la BFC Esquimalt, un grand nombre d'intervenants internes s'occupent de l'état de préparation opérationnelle de la Flotte du Pacifique ainsi que de tous les projets de construction et d'assainissement en cours dans le port d'Esquimalt. Afin de s'assurer que les opérations courantes de la Marine coexistent efficacement avec tous les projets de construction et d'assainissement, une série d'outils de communication visuelle a été élaborée. Ces outils ont permis à l'information de planification pertinente de circuler efficacement entre les intervenants, et chaque intervenant a pu utiliser l'information à ses propres fins de planification.

Ces nouveaux outils ont également simplifié la communication d'activités complexes et ont apporté de nombreux avantages globaux au projet, notamment :

- Un outil visuel qui a permis à l'équipe de direction de recevoir facilement des mises à jour sur les activités portuaires prévues de façon hebdomadaire.

- La réduction de bon nombre des facteurs de risque des projets repérés dans l'ensemble du programme pour le port d'Esquimalt (p. ex. conflits entre le programme d'assainissement, le programme de construction et/ou le programme opérationnel).

- La communication visuelle de l'enchaînement des mesures correctives a facilité l'intégration avec d'autres projets portuaires, ainsi que l'identification des zones exposées au risque de recontamination.

Ces outils de communication sont utilisés lors de séances d'information régulières et appuient la gouvernance efficace de l'important volume de capacités, de programmes et de projets à la BFC Esquimalt.

Michael Bodman, B.Sc., PMP, est l'officier responsable des activités d'assainissement du port d'Esquimalt pour les Forces maritimes du Pacifique basé à Esquimalt, en Colombie-Britannique. Michael est un professionnel de l'environnement depuis 19 ans et est actuellement le gestionnaire du Projet d'assainissement du port d'Esquimalt (PAPE). En plus des tâches liées au PAPE, Michael fournit un soutien environnemental à d'autres grands projets d'immobilisations à la Base des Forces canadiennes Esquimalt. Il a également participé à divers programmes environnementaux liés aux évaluations environnementales, à la gestion des déchets solides, aux vérifications environnementales, à la qualité de l'air et à la prévention de la pollution. 

L’enlèvement du roc aux Jetées A et B et l’intégration de la technologie dans la construction maritime de haut risque.
Tyler Slobodan1, Jasna Czaharinki2, Jared Wells3
1Construction de défense Canada
2Ministère de la défense nationale
3Western Grater
L’objectif de cette présentation est de mettre en évidence l'enlèvement des roches sous-marines océaniques et les différents défis surmontés lors de travaux maritimes à haut risque.
Abstract

Le Département de Défense National (DDN) renouvelle les Jetées A et B à CFB Esquimalt. Une activité importante pour la recapitalisation est d’enlever la roche sous l’eau. Cette tâche commence avec un programme d’essai de dynamitage sous-marin à 0.5 km de la Jetée B. Ce programme suivi du dynamitage de production à la Jetée B ont rencontré quelques défis techniques. Ces défis techniques comprennent des contraintes comme dynamiter à proximité de structures de l’ère victorienne, des réservoirs de déchets huileux, et les navires de la marine.

Après consultation avec les experts, les limites sur les vibrations (en mesure de pic vitesse des particules ou PVP) ont été établies pour la protection des infrastructures sensibles pendant les opérations de dynamitage. Les limites de PVP de 0-5 mm/s initialement spécifiées par l’équipe de conception des Jetées A et B pour la protection des infrastructures sensibles ne sont pas facilement réalisable par l’entrepreneur de dynamitage mandaté pour l’enlèvement du roc dans l’emprise de la Jetée B. Des nouvelles technologies ont été introduites pour aider à réduire le risque associé avec des limites de PVP supérieures afin de rendre le dynamitage à cet endroit dans le port d’Esquimalt réalisable et productif. Plus précisément, les véhicules télécommandés, combiné avec des méthodes d’enquête conventionnelles, ont été introduits pour surveiller une cale sèche et un mur de blocs datant du XIXe siècle adjacent au dynamitage à l’aide d’imagerie sonore. Après chaque opération de dynamitage, la structure de la cale sèche a été surveillée pour déterminer si le dynamitage avait impacté ces structures. L’entrepreneur de dynamitage a également utilisé des détonateurs numériques filaires et détonateurs numériques sans fil pour aider à minimiser les vibrations générées par chaque dynamitage. L’utilisation des détonateurs numériques ont présenté un certain nombre de défis à surmonter. Ces défis incluent la gestion des effets de l’eau salé sur les éléments numériques, l’installation et l’entretien des circuits numériques dans la température froide, et les impacts des retards de détonation en raison des autres facteurs environnementaux (ex. Phoques dans la zone d’exclusion des mammifères marins).

L’équipe Jetée B a effectué 18 dynamitages réussis pendant deux fenêtres de travail en perçant 10-12 mètres de roche sous une moyenne 10 m de l’eau. L’entrepreneur en dynamitage a préparé chaque trou avec une double amorce, et parfois a dû tripler ou quadrupler les platelages des poids de charge pour briser la roche tout en respectant les limites de vibrations établies. En outre, l’équipe a développé des stratégies qui incluent la création d’une tranchée de roche fragmentée entre l’infrastructure sensible et le site de dynamitage pour la protéger davantage en minimisant la transmission des vibrations à travers la roche.

Des limites de dynamitage à la Jetée B étaient également requises pour protéger les poissons et les mammifères marins avec la limitation des bruits sous-marins. Les limites sonores sous-marines ont été atteintes grâce à diverses combinaisons de mesures d’atténuation qui incluent entre autres : changer les profondeurs de la couverture des charges, changer le délai de détonation, l’utilisation de trois différents types de détonateurs (ex. pyrotechnique, numérique, sans fils) et, par l’installation d’un double rideau de bulles pour chaque dynamitage.

Comme le dynamitage est limité à deux fenêtres à moindre risque dans le port d’Esquimalt, l’entrepreneur de dynamitage a dû passer à un horaire de 24 heures par jour pour le forage, avec un évènement de dynamitage à chaque trois jours pour atteindre les exigences de calendrier. Le forage et le dynamitage avec cette fréquence a nécessité une quantité importante de gestion adaptive et une constante coordination des parties prenantes pour réaliser efficacement le programme de dynamitage à ce jour.

Slobodan est le coordonnateur maritime sur le projet des Jetées A et B qui est évalué à plus de 600 millions de dollars. La majorité de ses efforts pendant les quatre dernières fenêtres de fraye du poisson ont été concentrés sur le forage et le dynamitage pour enlever le roc sous-marin qui se trouve dans le port d’Esquimalt afin de créer un espace d’accostage pour la nouvelle flotte navale canadienne. Avant de prendre la relève de coordonnateur maritime, Tyler faisait partie de l’équipe de gestion de la construction qui a aidé DDN/DDC à construire et entretenir l’infrastructure maritime qui soutient la flotte actuelle. Tyler a une connaissance approfondie de la grande construction institutionnelle/commerciale/industrielle grâce à son expérience dans le secteur privé occupant divers rôles au cours de cette période.

 

Poissons, phoques, varech, roches… et de nombreux écueils – Exploration des défis uniques de l’intégration de la conformité environnementale et de la compensation des pertes d’habitat dans les projets de construction maritime – projet de réfection des jetées A et B et projet de construction
Shauna Davis1, Becky MacInnis2, Michael Bodman2, Tonya Hughes2
1Construction de défense Canada
2Ministère de la défense nationale
L’objectif de cette présentation est d’explorer les défis uniques de l’intégration de la conformité environnementale et de la compensation des pertes d’habitat dans les projets de construction maritime.
Abstract

La Base des Forces canadiennes (BFC) Esquimalt, principal port d’attache de la Marine royale canadienne (MRC) dans le Pacifique, est située à l’extrémité sud de l’île de Vancouver (Colombie-Britannique). La BFC Esquimalt traverse une période de transformation importante pour s’assurer qu’elle appuie efficacement la MRC au cours du 21e siècle. Deux projets maritimes importants s’inscrivant dans cette transformation sont le projet de réfection des jetées A et B et le projet de construction de quais flottants pour petits bateaux. Ces projets exigent une surveillance environnementale considérable pour protéger le milieu marin.

Approche/activités : Les activités de construction liées aux projets des jetées A et B et des quais flottants pour petits bateaux peuvent avoir des répercussions importantes sur la vie aquatique, notamment les mammifères marins, les poissons, les mollusques et crustacés et le varech. Un projet d’assainissement à l’échelle du port est également en cours en vue de régler le problème de la contamination associée à l’exploitation historique du port. Puisque des activités de démolition ont lieu pour permettre la construction de nouvelles infrastructures, les mesures d’assainissement s’attaquent à la contamination de plusieurs façons en tirant avantage de l’enlèvement des structures.

Les activités de ces deux projets comprennent la démolition de jetées, le dynamitage sous-marin du substrat, le dragage de sédiments et de roches, le renforcement des rives et l’installation de pieux. Une série d’études et d’évaluations environnementales ont été préparées pour les deux projets afin d’obtenir les autorisations de Pêches et Océans Canada. Sur la base de ces documents et des autorisations connexes, des mesures d’atténuation intensives ont été adoptées en collaboration avec les intervenants et les organismes de réglementation pour assurer la protection du milieu marin. Des récifs artificiels ont été aménagés avant la construction pour compenser les pertes d’habitat, le varech a été récupéré et relocalisé, et des activités de sauvetage du poisson ont été menées avant le début des travaux. Pendant la construction, des biologistes de la vie marine ont mesuré les niveaux de bruit sous-marin et ont effectué une surveillance continue des poissons et des mammifères marins. Des plans de surveillance de la qualité de l’eau ont été élaborés en fonction de la contamination des sédiments.

Au fur et à mesure que de nouveaux renseignements étaient recueillis, il est devenu évident que certaines restrictions relatives aux travaux en milieux aquatiques devaient être mises à jour d’après l’information recueillie dans le cadre du programme d’essais de dynamitage sous-marin. La présence de phoques communs dans la zone d’exclusion des pinnipèdes de 200 m constituait un défi de taille. Ces phoques sont généralement curieux et habitués à la vie dans un port industriel, ce qui a pour conséquence d’obliger le report de certaines explosions de plusieurs heures, voire d’une journée. À la suite des essais de dynamitage, les experts-conseils des projets ont effectué une évaluation des seuils de bruit sous-marin, qui comprenait un examen des seuils scientifiques et acoustiques actuellement utilisés pour les mammifères marins par d’autres administrations. En se fondant sur cet examen et sur les données recueillies au cours des essais de dynamitage, les responsables des projets ont été en mesure de fournir au MPO une justification adéquate pour adopter les plus récents seuils de bruit sous-marin de la NOAA (2018) pour les mammifères marins, tout en réduisant de 200 m à 100 m la zone d’exclusion requise pour les pinnipèdes. Il en a résulté une réduction des délais de dynamitage, des coûts de construction du projet et des répercussions sur le calendrier, et la protection des mammifères marins a été maintenue.

• Leçons apprises : Grâce à une approche de gestion adaptative, des modifications aux mesures d’atténuation ont été apportées de façon proactive pendant la construction. Parmi les exemples clés, mentionnons : l’ajustement des seuils de bruit sous-marin conformément aux nouvelles études et directives tout en protégeant les mammifères marins; le perfectionnement de la récupération du poisson à diverses étapes de la mise en œuvre du projet; des essais sur le terrain pour faire évoluer les techniques de détection et d’exclusion du poisson en vue de réduire l’impact du dynamitage sous-marin.

Becky MacInnis, officier de l’environnement, ministère de la Défense nationale
Becky MacInnis (B. Sc.), chimiste et agronome, est officier de l’environnement pour le ministère de la Défense nationale à la BFC Esquimalt, à Victoria, en Colombie-Britannique. Elle a accumulé plus de 14 ans d’expérience dans l’industrie de l’environnement, dont la majorité a été consacrée à des projets du gouvernement fédéral, tant à titre d’experte-conseil qu’au sein de Construction de Défense Canada (CDC) et du MDN. CDC. Mme MacInnis fournit un soutien environnemental à la Marine royale canadienne à la BFC Esquimalt, y compris dans le cadre de grands projets d’immobilisations, pour s’assurer que les travaux sont exécutés conformément aux exigences en matière d’atténuation des effets sur l’environnement, de surveillance et de réglementation.

 

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