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Les technologies géospatiales et la planification des infrastructures existantes dans les installations fédérales

Lauren Lupton et Matthew Barker
Pêches et Océans Canada

L’objectif de cette présentation est de présenter les outils et les techniques géospatiales pouvant être utilisés pour faciliter la prise de décisions en matière de planification des infrastructures maritimes et des installations portuaires, dans un environnement climatique, politique et fiscal en changement.
Abstract

Face à des installations portuaires vieillissantes, un accroissement de la demande de constructions marines et la menace des changements climatiques, le besoin de planifier des infrastructures à la fois durables et abordables est plus important que jamais. Compte tenu d’exigences en constante évolution, les solutions apportées par la planification doivent aussi rester flexibles.

Le rapport du Conseil des Académies Canadiennes (CAC) sur les principaux risques des changements climatiques pour le Canada* (publié le 4 Juillet 2019) place les infrastructures physiques et les impacts sur les communautés côtières au sommet de la liste de priorités. Viennent s’ajouter à ces risques des navires de plus en plus gros et un mouvement de modernisation des opérations, avec des agences fédérales telles que la Garde côtière Canadienne qui se tournent de plus en plus vers l’expédition conteneurisée.

Le rapport du CAC, commandé par le Secrétariat du Conseil du Trésor, met l’emphase sur le rôle que le gouvernent a à jouer en termes de planification de mesures d’adaptation et de gestion des priorités visant à réduire la vulnérabilité de la nation face aux changements climatiques. Pour les infrastructures physiques en particulier, le rapport défend que «[g]râce à une planification et des investissements judicieux, la majorité des infrastructures physiques canadiennes peuvent être plus résilientes aux risques climatiques.» (page 32).

L’exploitation d’un ensemble de technologies, logiciels et processus géospatiales produisant une variété de données peut servir à appuyer les agences fédérales dans cet effort, tout en réduisant à la fois les risques et les coûts associés.

Cette présentation démontrera comment l’utilisation de certaines technologies telles que le traitement de séquences vidéo et d’images capturées par drone, l’analyse d’imagerie aérienne grand format et l’utilisation d’outils de précision peut faciliter l’analyse de l’état d’installations, l’identification de contraintes liés à la planification et la construction de nouvelles installations ou leur amélioration. Une fois combiné avec d’autres sources d’information telles que des données bathymétriques et l’analyse de tsunamis, nous pouvons mieux comprendre l’état présent de nos infrastructures et ainsi identifier les opportunités au niveau de la planification et des contraintes.

Ces technologies, et les résultats qu’elles produisent, se sont avérés utiles dans un contexte de consultations avec des clients au sujet de leurs besoins futurs. Dans cette présentation, nous avançons que l’utilisation des technologies modernes de collecte et de traitement de données géospatiales peut aider le gouvernement fédéral à réduire les coûts à long terme en fournissant des données précises dès le début du processus de planification et sur lesquelles seront basées une planification à longue échéance viable et des décisions d’investissement éclairées.

 

Levés au moyen de véhicules sous-marins télécommandés – Évaluations d’infrastructures maritimes : études de cas
William Sherwood, ASI Group
L’objectif de cette présentation est de donner un aperçu des levés récents par véhicule sous-marin télécommandé pour évaluer l’état d’infrastructures maritimes. L’accent sera mis sur la précision, la répétabilité et la corrélation des données de levés de structures associés en surface.
Abstract

Le monde des levés au moyen de véhicules sous-marins télécommandés est en constante évolution. Dorénavant, de nouveaux capteurs plus sensibles et plus pratiques et un logiciel de traitement de données permettent un degré inégalé de précision et de répétabilité des observations directes et des analyses spatiales, comparable à celui qu’offre le lidar au-dessus de l’eau. L’observation directe a eu une incidence significative sur le processus de levés, car cela signifie que les utilisateurs finaux, à qui l’on aurait autrefois remis un rapport sommaire bien après l’achèvement des travaux de terrain, peuvent maintenant observer et, en grande partie, diriger les activités sur le terrain de l’entrepreneur par ROV (véhicule sous-marin télécommandé) et contribuer ainsi à assurer le meilleur résultat possible en matière de production de rapports.

Ajoutons que les rapports finaux sur les levés sous-marins ont beaucoup changé en ce sens que leurs structure peut dorénavant être intégrée et non linéaire. Cela signifie que les données peuvent être interrogeables par fonctionnalité, par anomalie classée selon leur gravité ou tout autre critère, et peuvent être corrélées par des liens à des données établies au moment de la construction ou autres données de construction originales, ainsi que des rapports d’inspection antérieurs d’infrastructures sous-marines ou en surface.

La présentation portera sur diverses analyses de cas, dont celles de travaux d’évaluation sous l’eau de Construction de Défense Canada dans l’ancienne cale sèche 19e C à Esquimalt, afin de surveiller l’état des structures pendant les activités de dynamitage sous-marin nécessaires pour affouiller le chenal maritime à proximité. La présentation portera aussi sur le sonar monofaisceau et multifaisceaux, le laser sous-marin et les applications hydroacoustiques et se conclura par un projet intéressant reposant sur une étude sur les espèces de poissons protégés dans le cadre de la construction d’ouvrages maritimes dans une localité précise.

William Sherwood, directeur, Aménagements maritimes, Division ROV, ASI Marine

Bill Sherwood a cumulé une expérience de plus de 30 ans dans le domaine de la robotique assistée par un véhicule sous-marin télécommandé, entre autres comme consultant auprès de la ville de New York dans le cadre de levés spécialisés sur des infrastructures hydrauliques. Il a conçu et mis au point des équipements et des méthodes hors du commun pour l’acquisition de données provenant de levés de lieux submergés et difficiles d’accès. Il est actuellement directeur, Développement des ROV, chez ASI Marine, une entreprise internationale spécialisée dans les levés en milieu marin et sise à Stoney Creek, en Ontario.

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