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Programme d’évaluation de l’exposition et de sécurité des travailleurs de la mine d’amiante Clinton Creek
Patrick Campbell, Wood
L'objectif de cette présentation est de partager l’exemple du projet de Clinton Creek et son utilisation possible pour tout projet de construction où l’amiante ou d’autres dangers pour les travailleurs peuvent être préoccupants. Il s’agit d’un projet clair et pratique qui montre aux gestionnaires de site comment évaluer et confirmer les dangers, et ajuster les protocoles sur place en conséquence, de façon rentable.  
Abstract

Clinton Creek est une mine d’amiante abandonnée située à 100 km au nord-ouest de la ville de Dawson, au Yukon, et est actuellement gérée par le gouvernement du Yukon. La mine à ciel ouvert était ouverte de 1967 à 1987, lorsque l’amiante de valeur économique était exploité. 16 millions de tonnes de roche serpentine et 940 000 tonnes d’amiante chrysotile ont été enlevées. Alors qu’un plan de cessation d’exploitation a été tenté, les chenaux de ruisseaux locaux et les dépôts de stériles et de résidus ont été déstabilisés, entraînant une érosion et des inondations importantes. Depuis 2003, le gouvernement du Yukon gère le plan d’assainissement en mettant l’accent sur le maintien de l’intégrité environnementale du site et sur l’absence d’effets néfastes sur la santé et la sécurité humaines.

Wood a été chargé d’effectuer des études sur le terrain au site afin de déterminer les options de fermeture de la mine dans le cadre de la stratégie de remédiation de la mine Clinton Creek. Les programmes sur le terrain de 2017 et 2018 comprenaient une évaluation géotechnique des zones de stériles et de résidus pour évaluer la stabilité. Dans le cadre de ce programme, une équipe d’hygiénistes du travail et de spécialistes de la sécurité a été constituée afin de préparer une procédure détaillée de travail sécuritaire en matière d’exposition à l’amiante et de procéder à une évaluation de l’exposition des travailleurs à l’amiante. Le processus d’évaluation des risques possibles pour les travailleurs exposés à l’amiante d’origine naturelle (NOA), l’élaboration de pratiques de travail sécuritaires, l’achèvement d’une évaluation de l’exposition des travailleurs et l’amélioration des procédures de travail sécuritaires fondées sur l’évaluation de l’exposition seront présentés.

Le gouvernement du Yukon ne disposait que de très peu de données sur l’exposition possible des travailleurs et des occupants des lieux qui pourraient avoir une incidence sur la gestion du site, la construction et la réhabilitation ainsi que sur les habitants locaux. Le programme de surveillance de l’exposition à l’amiante a été élaboré initialement en déterminant les scénarios d’exposition possibles et en les améliorant en fonction des observations sur le terrain. Des échantillons d’air ambiant ont été prélevés au départ avant les activités de remuement. Les échantillons d’air ambiant ont été prélevés dans les cabines des véhicules, sous le vent au travail et dans l’unité mobile de décontamination, entre autres. Des échantillons de travail quotidiens ont été prélevés en fonction de l’activité de remuement. En général, des échantillons ont été recueillis conformément à la méthode 7400 du National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) et analysés sur place avec certains échantillons analysés par la méthode 7402 du NIOSH. Les limites d’exposition professionnelle du projet ont été ajustées pour une journée de travail de 12 heures. À partir de l’évaluation de l’exposition des travailleurs, on a déterminé que les procédures pratiques de travail sécuritaire étaient efficaces pour réduire les concentrations de fibres d’amiante dans l’air en deçà des normes réglementaires au Yukon, ainsi que des normes internationales plus strictes établies pour le projet (American Conference of Government Industrial Hygienists). En fonction des résultats scientifiques, l’équipe a confirmé que l’on pourrait réduire les procédures de travail sécuritaire trop prudentes et coûteuses utilisées dans le cadre du programme initial sur le terrain. Même si l’équipement de protection individuel de base était toujours nécessaire, on a pu réduire efficacement les procédures de travail (c’est-à-dire la suppression de la poussière, l’équipement et la décontamination des travailleurs, et les procédures de repos des travailleurs) tout en assurant un niveau élevé de protection des travailleurs, ce qui a permis de réduire les coûts du projet et d’améliorer la productivité sur place.

Il s’agit d’un projet clair et pratique qui montre aux professionnels comment évaluer et confirmer les dangers, et ajuster les protocoles sur place en conséquence. On peut utiliser certains aspects de ce projet pour tout projet de construction où la NOA ou d’autres dangers naturels pour les travailleurs peuvent être préoccupants.

Patrick Campbell, spécialiste et gestionnaire principal adjoint de l’environnement, Groupe de la santé, de la sécurité et de l’environnement, Wood
Patrick Campbell est un spécialiste et gestionnaire principal adjoint de l’environnement du groupe de la santé, de la sécurité et de l’environnement à Winnipeg (Manitoba). Patrick a plus de 20 ans d’expérience dans l’évaluation et la gestion des questions de santé et de sécurité au travail et d’environnement au Canada. Il est un spécialiste de l’environnement agréé du Canada (SEAC) et un professionnel en sécurité agréé du Canada (PSAC). Patrick est un chef de file spécialisé dans le secteur de service de la réhabilitation de site de Wood. Il connaît bien l’évaluation et la gestion des propriétés contaminées pour répondre aux exigences réglementaires, juridiques et de gestion du site. À titre de gestionnaire principal des clients et de responsable technique, Patrick a géré de nombreux contrats pour Services publics et Approvisionnement Canada, Services aux Autochtones Canada, Construction de Défense Canada/ministère de la Défense nationale, Laboratoires Nucléaires Canadiens et d’autres organismes locaux, provinciaux et fédéraux. Grâce à son expérience pratique ou en tant que membre d’une équipe de recherche appliquée, Patrick évalue des méthodes d’évaluation, d’assainissement et de gestion des risques des sites contaminés qui sont rentables et fiables. Patrick a remporté un certain nombre de prix d’ingénierie provinciaux et nationaux pour des mesures novatrices et durables d’assainissement de l’environnement et d’intervention d’urgence, y compris le Prix Un arbre à aimer de l’Association des firmes d’ingénieurs-conseils. Patrick aide régulièrement les propriétaires, les gestionnaires et les entrepreneurs à s’acquitter de leurs obligations environnementales par le biais de services d’éducation et de consultation.

Vérification de l’environnement, de la santé et de la sécurité dans le Nord – Protéger l’environnement et promouvoir la santé et la sécurité par une amélioration continue
Amy Elder1 et Andrea Jenney2
1Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
2BluMetric Environmental
L'objectif de cette présentation est de communiquer les constatations de la vérification et la façon dont elles ont été utilisées pour mettre en œuvre les changements qui ont contribué à réduire les risques pour la santé et la sécurité, et les répercussions possibles sur l’environnement sur les sites contaminés.  
Abstract

Au cours des 12 dernières années, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) a effectué des vérifications de la conformité liées à l’environnement, à la santé et à la sécurité (ESS) de leur Programme des sites contaminés du Nord (PSCN) et de leurs projets dans le cadre de leur Système de gestion (SG) de l’ESS. Le portefeuille de sites contaminés de RCAANC comprend des sites militaires, pétroliers et gaziers abandonnés, ainsi que des sites miniers situés dans tout le Nord du Canada et dont beaucoup se trouvent dans des régions éloignées. Ces sites éloignés présentent des risques pour la santé et la sécurité et des aspects environnementaux uniques puisque l’évaluation, l’assainissement et la surveillance de ces sites nécessitent des déplacements et des travaux éloignés, une interaction possible avec la faune, de même que des exigences réglementaires qui s’appliquent à de nombreuses administrations. Chaque année, RCAANC sélectionne des sites candidats pour qu’ils soient représentatifs de la portée variée, de l’étape d’évaluation, d’assainissement ou de surveillance, du type de contaminant, et de la localisation régionale des sites dans son portefeuille. Avec une pratique croissante, RCAANC a modifié la portée et les méthodes d’audit pour veiller à ce que les objectifs de vérification soient atteints malgré les conditions particulières des sites éloignés. Voici des modifications apportées : l’ajustement pour un temps minimal sur place au moyen d’entrevues hors site; demandes de documents préalables à la vérification; et priorisation des secteurs de vérification afin de s’assurer que les secteurs à risque plus élevé sont couverts. Cette présentation porte sur les constatations du programme de vérification sur plusieurs années et montrera comment RCAANC a pris ces constatations et a mis en œuvre des changements dans ses programmes et ses politiques afin de réduire les risques pour la santé et la sécurité et les répercussions possibles sur l’environnement dans ses sites de projets. Voici quelques-unes des constatations des vérifications antérieures : émissions atmosphériques; gestion des combustibles et des matières dangereuses; gestion de la faune; accès aux sites éloignés; sécurité des véhicules; occupation sécuritaire du lieu de travail; sensibilisation et formation en matière de sécurité. La communication de ces constatations et résultats du programme pourrait aider d’autres ministères responsables à améliorer la mise en œuvre de leur propre programme de vérification de la conformité.

Amy Elder, analyste, Direction générale du Programme des sites contaminés du Nord, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Amy Elder est analyste à la Direction générale du Programme des sites contaminés du Nord (PSCN) de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) à Gatineau (Québec). Amy est gestionnaire de projet pour les vérifications de la conformité liées à l’environnement, à la santé et à la sécurité pour le PSCN et représente l’Administration centrale dans le Groupe de travail sur l’environnement, la santé et la sécurité du PSCN de RCAANC.

Relever le défi : Une approche pour l’assainissement des piliers de couronne dans les anciennes mines éloignées
Patty Ogilvie-Evans, Conseil de recherche de la Saskatchewan
L'objectif de cette présentation est d’examiner les défis rencontrés dans l’assainissement des mines abandonnées, en mettant l’accent sur l’atténuation des risques associés aux piliers de couronne instables et aux travaux souterrains. On communiquera les mesures prises et les leçons tirées tout en établissant la voie à suivre pour atténuer ces risques.  
Abstract

Le Conseil de recherche de la Saskatchewan (CRS) gère la remise en état de 37 anciennes mines (Projet CLEANS [Nettoyage des mines abandonnées dans le nord de la Saskatchewan]) sur des terres publiques dans le nord de la Saskatchewan au nom du ministère de l’Économie de la Saskatchewan. La première découverte enregistrée d’uranium au Canada remonte aux années 1930, lorsque la pechblende, un important minéral contenant de l’uranium, a été découverte dans les Territoires du Nord-Ouest. La recherche d’uranium a rapidement donné lieu à une croissance exponentielle de l’exploration qui a entraîné l’exploitation de plusieurs mines dans la région d’Uranium City, en Saskatchewan. Bon nombre des mines en exploitation établies dans les années 1950 à 1960 ont été abandonnées lorsque la demande d’uranium a diminué. Ces anciennes mines abandonnées et éloignées constituent maintenant des risques possibles pour la santé et la sécurité du public. Parmi les dangers du site, mentionnons les ouvertures des chantiers d’exploitation souterrains et les piliers de couronne possiblement instables (définis comme une masse rocheuse située au-dessus d’une pente supérieure de la mine). L’évaluation de la stabilité à long terme de la surface des piliers de couronne qui recouvrent les mines souterraines est un élément important de la fermeture des mines.

En Saskatchewan, des exigences réglementaires sont en place pour traiter les ouvertures des chantiers souterrains et pour assurer une fermeture ou une surveillance adéquate en vue de la sécurité publique à long terme. Toutefois, il n’existe aucune directive pour l’atténuation des piliers de couronne possiblement instables. À mesure que d’autres anciens sites miniers au Canada sont récupérés, des situations semblables peuvent se présenter dans d’autres administrations. Compte tenu de ces défis, l’équipe du Projet CLEANS a continué de rechercher et de mettre en œuvre des mesures d’atténuation pour réduire ces risques. L’approche retenue doit également examiner les méthodes et les pratiques d’exploitation historiques ainsi que l’effet du temps sur la stabilité des piliers de couronne. Dans cette présentation, on examinera les défis rencontrés sur les sites du Projet CLEANS et on communiquera les mesures prises et les leçons retenues par le CRS afin de tracer la voie à suivre pour atténuer ces risques. Au moyen d’exemples récents d’applications et de cas de remise en état provenant d’anciens sites éloignés, on présente l’approche du CRS pour l’assainissement des piliers de couronne.

Patty Ogilvie-Evans, géologue principale, Conseil de recherche de la Saskatchewan
Patty Ogilvie-Evans est géologue principale au Conseil de recherche de la Saskatchewan (CRS) et fait partie de l’équipe d’assainissement de l’environnement du CRS qui travaille avec le Projet CLEANS (Nettoyage des mines abandonnées dans le nord de la Saskatchewan). Patty est géologue en Saskatchewan depuis 16 ans et possède une expérience dans l’exploitation minière souterraine et à ciel ouvert et plusieurs années sur l’exploration de l’uranium, de l’or et du diamant en Saskatchewan. Elle travaille principalement en étroite collaboration avec les projets d’assainissement pour aider à déterminer et à comprendre les travaux souterrains sur les anciens sites abandonnés du nord de la Saskatchewan et pour aider à l’assainissement global de ces sites à titre de responsable technique. Elle a joué un rôle déterminant dans l’élaboration et le progrès de la fermeture de mines de remplacement mise en œuvre sur des sites éloignés. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences de la Terre de l’Université de la Saskatchewan et est titulaire d’une désignation de géoscientifique professionnel dans la province.

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