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Volet 12b : Les friches industrielles
Méthodologie pour l’élaboration des options de gestion environnementale du site de l’ancien dépotoir Sambault
Marc Andre Carrier et Jean-Marc Lauzon
TechnoRem
L'objectif de cette présentation est de mettre en lumière la méthodologie des différentes étapes qui ont menées à l’élaboration des options de gestion environnementale du site de l’ancien dépotoir Sambault.  
Abstract

En 2012, TechnoRem a été mandatée par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) afin d’améliorer les connaissances sur le contexte physique et la qualité environnementale du site de l’ancien dépotoir Sambault en vue d’évaluer les différentes options de gestion environnementale. Sur la base des études antérieures et des travaux de caractérisation réalisés, le portrait environnemental du site a été mis à jour, un modèle conceptuel a été développé et des travaux de modélisation numérique de l'écoulement de l'eau souterraine et du transport des contaminants ont été réalisés dans le but de proposer des mesures visant à protéger l’aquifère de roc fracturé exploité comme source d’eau potable par la municipalité voisine de Saint-Isidore-de-Laprairie.

Entre 2015 et 2016, des essais de traitabilité en laboratoire et des essais pilotes de terrain ont été réalisés afin de tester différents procédés de traitement des eaux de lixiviation provenant du site en vue de documenter une filière de traitement efficace et économique rencontrant les critères fédéraux et les objectifs environnementaux de rejet proposés pour les paramètres problématiques. Par la suite, les plans et devis ont été préparés en 2017 pour la mise en œuvre du scénario retenu par SPAC, et plus spécifiquement des mesures suivantes afin de contrôler la migration des enclaves de contamination des eaux souterraines: 1) le recouvrement du site en surface, 2) le confinement hydraulique des eaux souterraines dans les zones affectées par l'aménagement d’un peu plus d'une trentaine de puits de pompage, 3) la construction d'une station de traitement des eaux pompées et l'aménagement d'une conduite de rejet. Les travaux de mise en œuvre de ces mesures sont présentement en cours de réalisation par la firme Golder Associés, sous la surveillance de TechnoRem.

Cette présentation mettra en lumière la méthodologie des différentes étapes qui ont menées à l’élaboration des options de gestion environnementale du site de l’ancien dépotoir Sambault.

Marc-André Carrier, chargé de projets, TechnoRem
Marc-André Carrier est chargé de projets pour la firme TechnoRem depuis 2016. Il cumule plus d'une quinzaine d’années d’expérience dans le domaine des sciences de la terre et de l’environnement, principalement en caractérisation hydrogéologique, géologique et environnementale. Il a participé à plusieurs projets en hydrogéologie régionale et locale ainsi qu’en restauration in situ et ex situ de sols et de l’eau souterraine.

Évaluation des teneurs de fond en métaux dans l’eau souterraine à la Base des Forces canadiennes Valcartier : valorisation des données existantes par l’utilisation de méthodes de classification automatique
Martine Rivest1, Youri Brochu1, Alicia Moreno2, François Beaudoin1
1Golder Associés
2Ministère de la Défense Nationale
L'objectif de cette présentation est de montrer une étude de cas d'évaluation des teneurs de fond en métaux dans l'eau souterraine. L'emphase sera mise sur le développement d'un protocole d'analyse spécifique au site de la Base des Forces canadiennes de Valcartier et l'application d'une méthode de classification automatique pour identifier les stations d'échantillonnage représentatives des teneurs de fond.  
Abstract

Dans le cadre d'une étude visant à évaluer les teneurs de fond en métaux dans l'eau souterraine du territoire de la Base des Forces canadiennes de Valcartier (Base), un protocole d'analyse statistique des données a été élaboré en collaboration avec le Ministère de la Défense nationale (MDN) afin de tirer profit efficacement de la vaste base de données environnementales de la Base. L'approche développée se démarque en innovation par l'intégration d'analyse statistique multivariable et de classification automatique dans un protocole permettant la gestion des résultats d'analyses géochimiques de l'eau souterraine en provenance de plus de 1400 puits d'observation, échantillonnés sur une période de 15 ans, et sur un territoire couvrant 220 km2 où de multiples activités d'entrainement militaire ont eu lieu depuis 1914.

Un élément central de l'approche propose était de permettre l'identification des puits d'observation existants qui soient représentatifs de la teneur de fond naturelle en métaux parmi plus de 1400 puits d'observation. Ces puits ont été aménagés sur des sites d'entrainement militaire possédant des niveaux et des signatures de contamination différents et sont répartis dans des unités hydrostratigraphiques et des bassins versants distincts. Habituellement, lors d'une caractérisation environnementale de l'eau souterraine, la délimitation de l'étendue d'un panache de contamination implique l'installation de puits d'observation périphériques. L'information fournie par ces puits d'observation, normalement situés en dehors de la contamination, peut être utilisée et valorisée lors de l'évaluation des teneurs de fond sur un site, et ainsi, permettre d'éviter des travaux de caractérisation supplémentaires.

La complexité du problème de l'évaluation des teneurs de fond à l'échelle de la Base ayant été mise en évidence par une étude antérieure, une approche d'évaluation successive des sites d'entrainement et reposant sur des lignes d'évidences multiples, telles que le contexte historique et hydrogéochimique, a donc été élaborée et mise en application. Cette approche visait à prendre en compte les spécificités de chaque site d'entrainement, tout en s'assurant de la cohérence des puits d'observation identifiés comme étant représentatifs de la teneur de fond avec les concentrations en métaux mesurées.

En raison de l'énorme quantité de données disponibles et du grand nombre de paramètres géochimiques analyses, des méthodes d'analyse multivariable et de classification automatique (unsupervised learning) ont été testées pour distinguer des regroupements de puits d'observation potentiellement représentatifs de la teneur de fond de ceux étant plutôt associés à une contamination anthropique en métaux. Dans un premier temps, l'analyse en composantes principales a permis de visualiser la présence, ou non, de ces regroupements en fonction de la corrélation entre les différents paramètres. Un algorithme de classification automatique a ensuite servi à regrouper les puits en fonction des différences observées dans les résultats d'analyses chimiques et les signatures hydrogéochimiques observées, le cas échéant. Ces méthodes ont été adaptées de manière à prendre en compte adéquatement des limites de détection multiples (censored data) et de la présence de données aberrantes (outliers). L'application de ce protocole a également été initiée sur la Base des Forces canadiennes à Bagotville.

Suite à l'identification des puits représentatifs situés en dehors de la contamination, l'évaluation des teneurs de fond dans l'eau souterraine a été effectuée en se basant sur les recommandations provenant d'ouvrages de référence d'organismes reconnus (p.ex. Environnement et Changement climatique Canada, US Environmental Protection Agency, Naval Facilities Engineering Command, United States Army Corps of Engineers).

Martine Rivest, Golder Assocés
Martine Rivest est ingénieure en hydrogéologie chez Golder Associés dans le groupe de Gestion environnementale de sites. Depuis 2013, elle participe, entre autres, à des projets de caractérisation environnementale, des suivis de la qualité de l'eau souterraine et des études statistiques. Elle détient un doctorat en géostatistique de l'École Polytechnique de Montréal pour des travaux de recherche qui visaient l'élaboration d'un modèle statistique d'estimation des concentration de contaminants dans l'eau souterraine.

Application d’une approche conception-construction pour la mise en place de mesures de mitigation environnementale à l’ancien dépotoir Sambault, Saint-Isidore-de-la-Prairie, Québec
Fabien Comby, Golder Associés
L'objectif de cette présentation est de donner un aperçu des défis rencontrés et des solutions mises en œuvre au cours de la réalisation de ce projet d'approche conception-construction selon la double perspective du donneur d’ouvrage et de l’entrepreneur.  
Abstract

Depuis 2010, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) assure la gestion de l’ancien dépotoir Sambault, situé à 30 km au sud de Montréal. Les activités historiques sur ce site d’environ 150,000 m2 sont à l’origine d’une contamination des sols, de l’eau souterraine et des eaux de surface au-delà des valeurs réglementaires applicables pour différentes familles de contaminants (métaux, hydrocarbures pétroliers C10-C50, hydrocarbures aromatiques polycycliques, composés organiques volatils, solvants chlorés, etc.).

Suite à un appel d’offres publics, Golder Associés a été mandaté pour réaliser le projet donc l’objectif d’ensemble est d’assurer une gestion environnementale globale du site. Celle-ci comprend des travaux de profilage et d’imperméabilisation des cellules de déchets afin de réduire l’infiltration des eaux météoriques, la mise en place d’un système de confinement hydraulique afin d’empêcher la migration du panache d’eau contaminée à l’extérieur des limites du site et vers l’aquifère du roc, la mise en œuvre d’un système de traitement de l’eau pompée afin de respecter les recommandations et critères de rejet à l’environnement applicables, la construction d’un bâtiment abritant ce dernier et enfin leur mise en service, rodage, opération et entretien.

A l’exception des travaux de recouvrement du site en surface pour lesquels le devis était prescriptif, le projet a été réalisé selon un mode conception-construction à parti d’un concept préliminaire développé par TechnoRem. À ce titre, Golder était responsable de concevoir et de réaliser l’ingénierie détaillée du système de pompage et de traitement d’eau permettant l’atteinte de critères de performance et d’en réaliser la construction au fur et à mesure.

Cette présentation donnera un aperçu des défis rencontrés et des solutions mises en œuvre au cours de la réalisation de ce projet selon la double perspective du donneur d’ouvrage et de l’entrepreneur. Par exemple, les contraintes de garantie de performance et d’échéancier ont requis la mise en œuvre d’un mode de gestion de projet spécifique ainsi que l’application de méthodologies et l’utilisation d’outils spécialisés. Elle abordera également la technologie de traitement d’eau innovante d’électro-coagulation implémentée afin de pouvoir gérer la grande variété de contaminants présents. Enfin, la présentation partagera le retour d’expérience, les facteurs clés de réussite comme la communication et la collaboration entre les différentes parties impliquées ainsi que les avantages d’une telle approche conception-construction dans le cadre d’un projet environnemental complexe.

Ce projet débuté à la fin de l’année 2017 est maintenant entré dans la phase de rodage et comprend un système de confinement hydraulique de 47 puits de pompage, un système de traitement d’eau d’une capacité de 200 lpm incluant 18 réacteurs d’électro-coagulation et un bâtiment en structure d’acier de 3,600 pi2.

Fabien Comby, associé et directeur des opérations, Assainissement – Opérations de construction, Golder Associates
Fabien Comby, ing., PGP, DBIA, est un ingénieur de plus de 18 ans d’expérience acquise à l’échelle nationale et internationale dans de nombreux projets d’assainissement de sites à grande échelle. M. Comby a obtenu un diplôme en génie géophysique de l’École de Physique du Globe de Strasbourg (1994). Il est inscrit à titre d’ingénieur professionnel dans la province de Québec et détient une certification de Professionnel de la gestion de projet (PGP) et une certification de la Design-Build Institute of America (DBIA).

M. Comby travaille en tant que gestionnaire des opérations pour les services d’assainissement de l’environnement au sein des Opérations de construction. À ce titre, il est responsable de l’élaboration de la stratégie d’assainissement, de la préparation et de l’examen des propositions, de la gestion des risques, du développement des entreprises et de l’exécution globale des projets dans l’est du Canada.

Fonderie Saint-Germain - Gestion environnementale d’une friche industrielle contaminée
Jonathan Roussy, Services publics et Approvisionnement Canada
L'objectif de cette présentation est de donner un exemple de la gestion générale d'une friche industrielle dévolue à un gardien de dernier recours.  
Abstract

En vertu de la Loi canadienne sur les sociétés par actions, les sociétés enregistrées sous charte fédérale tombent automatiquement dans l’inventaire immobilier de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) au moment de leur dissolution. C’est dans ce contexte que SPAC est devenu propriétaire du site de l’ancienne fonderie Saint-Germain, une propriété présentant un lourd passif environnemental.

Après avoir été informé en 2010 par les autorités provinciales que le terrain du site de la Fonderie St-Germain lui avait été dévolu, SPAC a dès lors entrepris diverses études pour connaître l’état de la situation environnementale du site et pris des mesures pour assurer la sécurité du public, dont la démolition de bâtiments vétustes qui étaient sur le terrain.

Les études ont permis de constater que les résidus produits lors des opérations de la fonderie ont été étendus sur toute la surface de l’aire de travail du site, et ce jusqu’à 2,4 mètres d’épaisseur à certains endroits. Ces derniers constituent des matières dangereuses lixiviables en vertu du règlement provincial sur les matières dangereuses. Le niveau de contamination des sols sous-jacents variait en fonction de leur contenu en résidus de fonderie.

Le projet de réhabilitation de l’ancienne aire de travail entrepris à l’automne 2016 comprenait l’excavation et l’élimination de plus de 12 000 m3 de matières dangereuses et plus de 12 000 m3 de sols contaminés. Le financement du projet provient principalement du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). Les travaux de réhabilitation se sont poursuivis jusqu’en mars 2019. Plusieurs embûches ont retardé la réalisation des travaux et au final, les quantités se sont révélées 45 % supérieures aux quantités estimées initialement.

Jonathan Roussy, spécialiste en environnement, Services publics et Approvisionnement Canada
Géologue accrédité, Jonathan Roussy a complété sa maîtrise en science de la Terre, à l'Université Laval en 2003. Il a travaillé, pendant 7 années, pour la firme Franz Environnement, en tant que responsable des activités de terrains et chargé de projet relatifs aux sites contaminés. Il travaille depuis 10 ans à Services publics et Approvisionnement Canada en tant que spécialiste en environnement sur tous les aspects associés à la gestion des sites contaminés fédéraux.

Utiliser la justice sociale comme un instrument de réaménagement des friches industrielles dans les communautés marginalisées
Reanne Ridsdale, Université Ryerson
L'objectif de cette présentation est d’étudier la signification de la justice sociale, de la justice environnementale, ainsi que les avantages et les fardeaux du réaménagement des friches industrielles. Cette présentation expliquera l’état de la pratique de l’intégration de la justice sociale dans les projets de réaménagement des friches industrielles et proposera des moyens de progresser au moyen d’un cadre et d’outils initiaux.  
Abstract

Le réaménagement des friches industrielles peut apporter des avantages multiples aux quartiers, tant du point de vue économique que du point de vue du développement communautaire. La cohésion sociale peut être touchée lorsque les communautés vivent en présence de contamination et de zones chroniquement sous-développées. Les communautés marginalisées sont confrontées à des difficultés disproportionnées dans le développement et la revitalisation de leurs quartiers, et souvent, avec la présence de sites contaminés, d’autres obstacles s’ajoutent aux investissements futurs. En général, les communautés marginalisées attirent moins de développement et d’investissements que les régions à revenu élevé (Eckerd et Keeler, 2012; McCarthy, 2010, McCarthy, 2009). Et les friches industrielles ainsi que les sites contaminés existent dans les communautés pauvres à une plus grande proportion. Par conséquent, des possibilités économiques limitées entravent les efforts de réaménagement parce que les friches industrielles peuvent réduire le taux d’investissement, ce qui tient la revitalisation à distance. Parfois, les communautés marginalisées sont exclues des programmes de statu quo des friches industrielles, puisque les sites normalement plus riches sont nettoyés en premier (Eckerd et Keeler, 2012; McCarthy, 2010; McCarthy, 2009). Selon McCarthy (2009), les investissements dans les collectivités les plus pauvres pourraient se traduire par un rendement équivalent plus élevé que dans les collectivités les plus riches. Cela suggère fortement le besoin d’une nouvelle approche novatrice.

Les villes affichent de plus en plus d’inégalités spatiales disproportionnées et systématiques, comme l’accès aux services sociaux, les possibilités d’investissement, le développement économique et les concentrations de pauvreté. Cela crée une possibilité particulière d’utiliser la justice sociale comme objectif pour cibler les projets de réaménagement des friches industrielles dans les communautés marginalisées. En adaptant le financement futur des projets de réaménagement en mettant explicitement l’accent sur les communautés qui en ont le plus besoin.

La justice sociale est la « condition dans laquelle tous les membres de la société ont des droits fondamentaux, de la sécurité, des possibilités, des obligations et des avantages sociaux communs » (McCarthy, 2010, p. 241). L’objectif de la mise en œuvre de la justice sociale dans un projet de friche industrielle est de réduire le fardeau des inégalités dans la société. La planification stratégique peut faire passer les politiques locales sur les friches industrielles en projets qui présentent des avantages accrus pour toutes les collectivités, en particulier les groupes marginalisés, comme les peuples autochtones du Canada.

Cette présentation est fondée sur les recherches de l’auteure pour sa thèse. Cette présentation examinera la signification de la justice sociale, de la justice environnementale, ainsi que les avantages et les fardeaux du réaménagement des friches industrielles. Cette présentation expliquera l’état de la pratique de l’intégration de la justice sociale dans les projets de réaménagement des friches industrielles et proposera des moyens de progresser au moyen d’un cadre et d’outils initiaux. La recherche pour cette présentation se fonde sur un examen exhaustif de la documentation et comprendra des exemples novateurs de toute l’Amérique du Nord.

Reanne Ridsdale, étudiante au doctorat, Université Ryerson
Reanne Ridsdale est étudiante au doctorat à l’Université Ryerson et a reçu une bourse de recherche universitaire Ryerson pour la période 2016-2019. Ses recherches portent principalement sur la revitalisation des friches industrielles, la régénération des collectivités dans une optique de justice sociale et la gestion des terres contaminées sur les terres autochtones. Elle a récemment donné plusieurs cours à l’Université de Brandon. En 2018, Mme Ridsdale a reçu une subvention de Mitacs Accélération en partenariat avec le Canadian Brownfields Network, qui a mené un projet de recherche pour la 15e année de la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie. En 2018, elle a reçu le prix Vision CBN HUB (Hero’s Underpinning Brownfield). En 2015, Mme Ridsdale a terminé sa maîtrise à l’Université de la Saskatchewan. Ses recherches portaient sur la façon dont la durabilité contribue à l’assainissement durable et son efficacité dans la prise de décisions. Cela inclut notamment l’examen des composantes d’un cadre durable, qui comprend une participation solide des intervenants, le maintien d’objectifs intergénérationnels et l’atteinte d’un équilibre socioécologique. Elle a été stagiaire auprès du Saskatchewan Research Council dans le cadre d’une subvention de Mitacs Accélération. Elle a participé à la mobilisation des intervenants et à l’intégration d’une communauté exhaustive en tant que stagiaire en planification à PrairieWild Consulting. Elle est membre active du Canadian Brownfields Network, SuRF Canada, et a coécrit un article avec l’équipe internationale de l’Initiative SuRF.

Enquête pancanadienne : Fermeture à risque des sites contaminés à faible vulnérabilité
Ralph Bock, Wood Environment and Infrastructure
L'objectif de cette présentation est de présenter une enquête auprès des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et de fournir un résumé de l’état des « fermetures fondées sur le risque ». On discutera des méthodes généralement acceptables, des conditions de fermeture, de l’acceptabilité, de la durabilité, des formes de contrôle et des garanties financières.  
Abstract

La science et la réglementation des sites contaminés sont une pratique relativement nouvelle dans le cadre de la réglementation sur le bien-être public. Les approches traditionnelles axées sur l’élimination ou l’amélioration de la source à une « valeur recherchée » ont été le choix préféré pour les organismes de réglementation et les organismes réglementés depuis 30 ans.

Des concepts tels que le « processus décisionnel fondé sur le risque » ont commencé à influencer les sites contaminés dans les années 1990, et la notion d’évaluation du risque un peu plus tard dans la décennie.

La présentation à l’étude permettra de partager une enquête réalisée dans l’ensemble du paysage fédéral, provincial et territorial et de fournir un résumé de l’état des « fermetures fondées sur le risque ». On discutera des méthodes généralement acceptables, des conditions de fermeture, de l’acceptabilité, de la durabilité, des formes de contrôle (physiques, techniques ou administratives) et des garanties financières.

De plus, on présentera l’utilisation d’autres outils pour évaluer la menace d’effets néfastes et établir des priorités pour les sites. Le paradigme actuel consacre essentiellement des niveaux d’effort semblables, à tous les sites, quel que soit le risque d’effets néfastes. Alors que les organismes de réglementation et les organismes réglementés font face à des restrictions et des contraintes croissantes, le public et les gouvernements locaux s’attendent à ce que les deux parties mettent en place des mécanismes de fermeture qui assurent une protection adéquate de l’environnement et favorisent le réaménagement en quelque chose d’autre qu’un terrain vacant géré. Un élément essentiel de ce projet est la discussion d’un système de triage pour les sites touchés, pour s’assurer que « nous » ne mobilisons pas une « équipe de traumatologie » complète pour une cheville foulée ou une gorge douloureuse. Tout comme dans le système de santé, certains sites peuvent ne pas être prioritaires et doivent attendre avant d’être vus.

Ralph Bock, associé, Wood Environment and Infrastructure
Ralph Bock est un professionnel de l’environnement qui a plus de 30 ans d’expérience, notamment dans les sites contaminés et la gestion d’urgence environnementale. Il a œuvré pour le ministère de l’Environnement de la Saskatchewan pendant 23 ans dans divers domaines, allant de la réglementation de l’extraction de potasse et de l’industrie lourde à la gestion d’urgences environnementales de grande envergure. Fort de son expérience en matière de réglementation, il comprend et connaît le régime et l’orientation de la réglementation à l’échelle provinciale et nationale. Il connaît bien les processus de réglementation et de délivrance de permis aux niveaux national et provincial dans l’ouest du Canada et dans l’ouest des États-Unis. Il a joué un rôle clé dans l’élaboration des chapitres, normes et lignes directrices du Saskatchewan Environmental Code. M. Bock a agi à titre d’expert en la matière auprès d’organismes nationaux et internationaux. Il a offert des formations et des présentations aux niveaux national et international. Il a été qualifié d’expert à la Cour provinciale et à la Cour du Banc de la Reine de la Saskatchewan.

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